🎦Participez à notre prochain webinaire "Pépites" sur l'adaptation au changement climatique !
Pourquoi les entreprises de la cosmétique doivent-elles s’engager dans la transition bas-carbone ? 🌍
Comment peuvent-elles contribuer à la réduction globale des émissions de GES ?
Comment la FEBEA accompagne les entreprises du secteur dans la réalisation de leur bilan carbone ? 📉
Vous trouverez la réponse à ces questions lors du webinaire co-organisé avec la FEBEA où interviendront :
Déroulé du webinaire :


Autre constat tiré de cette même étude, 75% des responsables RSE sont peu ou non impliqués dans les choix liés au déploiement de ces outils. Résultat : des décisions sont prises pour accélérer l'innovation sans toujours considérer leur impact environnemental. Pourtant, l'IA n'est pas immatérielle, elle repose sur des infrastructures énergivores, des data centers et des chaînes d'approvisionnement complexes.
À mesure que ses usages se multiplient, cela peut peser lourd sur votre Bilan carbone® entreprise. Alors, quelle est réellement l'empreinte carbone de l'intelligence artificielle ? Comment la mesurer ? Quels leviers pour la réduire ? Et surtout, comment intégrer cet enjeu dans votre stratégie RSE ?
Dans cet article, nous décortiquons l'empreinte carbone de l'IA.rdres de grandeur, bonnes pratiques, réglementations, et outils pour agir dès maintenant au sein de votre entreprise !
📝À noter : la plupart des données partagées dans cet article sont extraites de l’Etude IA & RSE : où en sont les organisations en 2026.

L'empreinte carbone de l'intelligence artificielle regroupe l'ensemble des émissions de gaz à effet de serre générées tout au long du cycle de vie d'un système d'IA.
Elle se décompose en quatre grands éléments :
C'est la phase où le modèle "apprend" à partir de millions (voire milliards) de données.
Cette étape est très énergivore car elle mobilise des milliers de GPU (processeurs graphiques) pendant des jours, voire des semaines.
Plus le modèle est complexe (comme GPT-4, Claude, ou les modèles d'IA générative d'images), plus cette phase consomme d'énergie.
C'est la phase d'utilisation.
Chaque fois qu'un utilisateur pose une question à ChatGPT, génère une image avec Midjourney ou analyse un document avec une IA, le modèle “infère” une réponse.
L’usage quotidien dépasse rapidement l’empreinte initiale de l’entraînement.
Selon une étude publiée en 2024 par l’Association for Computing Machinery (ACM), il faudrait 200 à 600M de requêtes pour que l'énergie dépensée par l’usage soit supérieure à celle utilisée pour l'entraînement, pour des modèles allant de 560M à 7 milliards de paramètres.
Avec plusieurs millions d’utilisateurs par jour, ce seuil peut être franchi en quelques semaines seulement. À titre d’exemple, lors de la conférence OpenAI DevDay en octobre 2025, Sam Altman (fondateur de l’entreprise), revendiquait environ 800M d'utilisateurs quotidiens.
Plus largement, une analyse du modèle BLOOM (176 milliards de paramètres) montre que, sur l’ensemble de son cycle de vie, la phase d’inférence peut représenter entre 70 et 80 % des émissions totales lorsque le modèle est massivement utilisé.
À l’intérieur même de cette phase d’usage :
Ces ordres de grandeur rappellent un point essentiel : l’enjeu ne se situe pas seulement dans la conception des modèles, mais aussi dans les arbitrages d’usage au quotidien.
C’est justement ce que rappelait Mujahed Darwaza, Consultant climat et expert numérique chez Carbone 4 lors de notre webinaire IA : mode d’emploi pour les responsables RSE avec Marine Fouquet, CTO et Responsable Climat de WeCount et Guilhem Isaac Georges, VP Sustainability de Contentsquare,
"L'IA est un outil. C'est nous qui décidons ce dont on a envie d'en faire. Il y a des questions critiques à se poser comme “est-ce que le temps que je gagne est significatif ?”; “suis-je conscient des biais et des erreurs potentielles du modèle que j’utilise ?”, “L’impact de l’usage de l’IA est-il inférieur au problème que je cherche à résoudre ?”.”

La fabrication des serveurs, GPU, et autres équipements nécessaires à l'IA génère également des émissions. À cela s'ajoute leur fin de vie (recyclage, destruction).

📝A noter : Notons ici que l’impact de l’IA va bien au-delà du carbone. En effet, pour fonctionner, l’IA nécessite également l’usage de ressources abiotiques (minerais) et de l'eau. Il faut par exemple environ 200 kg de minerais pour fabriquer un simple ordinateur. L’entraînement de GPT-3 (la version en usage jusqu’à mars 2023 du robot conversationnel d’OpenAI) aurait consommé 700 000 litres d’eau dans les centres de données de Microsoft basés aux États-Unis.
L'IA s'inscrit dans un enjeu plus large : l'empreinte carbone du numérique.
En 2024, selon les données partagées par L’ADEME et l’Autorité de Régulation des Communications (ARCEP), le numérique représente déjà environ 4,4% des émissions de GES de la France.
L'IA vient amplifier cet impact :
Elle pousse à renouveler plus fréquemment le matériel pour suivre les exigences de performance.
Selon une analyse de Carbone 4, plus de 85% des émissions carbone d'une IA générative proviennent de la consommation électrique des data centers, répartie entre :
☝️ Exemple : L'entraînement initial de GPT-3 aurait généré environ 500 tonnes de CO₂e. Mais une fois le modèle déployé et utilisé par des millions de personnes quotidiennement, l'usage cumulé dépasse très largement l'impact de l'entraînement.
📝A noter : Plus un modèle est adopté, plus son impact bascule vers l'usage quotidien. C'est là que réside l'effet rebond. Chaque nouvelle fonctionnalité IA adoptée par une entreprise multiplie l'impact.
Pour mieux comprendre l'impact de l'IA, voici quelques ordres de grandeur :
Pour découvrir d’autres données, n’hésitez pas à faire un tour sur le site impactco2.fr

L'empreinte carbone d'une requête IA varie énormément selon :
À l’inverse, un modèle lourd comprend plusieurs milliards à plusieurs centaines de milliards de paramètres, avec une architecture complexe et profonde. La taille du fichier est généralement conséquente (plusieurs Go à plusieurs centaines de Go).
| Critère | Modèle léger | Modèle lourd |
|---|---|---|
| Paramètres | Millions | Milliards |
| Taille du fichier permettant d’utiliser le modèle | Mo | Go |
| Performance | Tâches simples/spécifiques | Tâches complexes/variées |
| Matériel requis | Standard (CPU/GPU modeste) | Puissant (GPU/TPU multiples) |
| Consommation | Faible | Très élevée |
| Empreinte carbone | g à kg CO₂e | Tonnes CO₂e |
| Déploiement | Local (edge, mobile) | Cloud (data centers) |
| Coût | Faible | Élevé |
✨Notre conseil : Si vous choisissez un fournisseur d'IA, interrogez-le sur la localisation de ses data centers et le mix énergétique utilisé.
L'industrie de l'IA reste en 2025 encore très opaque, rendant difficile toute évaluation précise de son impact environnemental.
À part Mistral IA, qui a réalisé la 1ère ACV d’un modèle IA (nous y reviendrons plus bas), aucun autre acteur du marché n’a encore enclenché le pas. Cela pose la question d’une éventuelle réglementation qui viserait à obliger ces dernières à réaliser une ACV. Voici cependant une donnée que l’on voit souvent.
"Une requête ChatGPT = 10 recherches Google".
Voilà un chiffre qui circule partout depuis 2023 et apparaît dans la grande majorité des articles sur l'empreinte carbone de l'IA. Le problème est que, comme le souligne le média Bonpote, il repose sur des bases fragiles.
Une publication scientifique récente a retracé l'origine de cette statistique : elle provient d'une remarque faite à la volée par John Hennessy (président d'Alphabet) lors d'une interview Reuters en 2023, où il estimait qu'une interaction avec une IA "coûtait probablement 10 fois plus" qu'une recherche Google classique.
Trois faiblesses majeures :
Maintenant, parlons des répercussions concrètes pour les entreprises.
Selon notre dernière étude WeCount menée auprès de plus de 500 professionnels RSE, 63% des entreprises ont déjà déployé des outils d'IA, et seulement 8% affirment ne pas vouloir s'y engager.
Cette adoption massive s'accompagne d'une multiplication des usages :
Si l’usage de l’IA devient la norme, le cadrage du sujet laisse quant à lui souvent à désirer.
Selon l’étude “IA & RSE : où en sont les organisations en 2026”, 75 % des responsables RSE ne sont pas ou peu impliqués dans les choix liés au déploiement de ces outils. Pire, 64% souhaitent mesurer l'impact carbone de l'IA… Mais ne savent pas comment procéder. Cette difficulté s'explique par le manque de standards méthodologiques et l'opacité des fournisseurs de modèles sur leurs données d'entraînement et d'infrastructure.
Et cela crée un risque majeur : le déploiement d'outils énergivores sans garde-fous environnementaux ou éthiques. Cette mise à l'écart empêche d'intégrer les critères de sobriété dès la conception, reléguant la RSE à un rôle de "pompier" qui doit gérer les impacts a posteriori.
✨Notre conseil : Lors de notre webinaire “IA : mode d’emploi pour les responsables RSE”, nous vous parlions d’ailleurs du cas inspirant de l’entreprise Content Square. Cette dernière a ainsi choisi d’intégrer un disclaimer dans chacune de leur présentation autour de l’IA. Une bonne pratique simple et efficace pour sensibiliser les équipes aux enjeux de l’IA.

L'IA crée un dilemme de communication pour les entreprises engagées :
✨Notre conseil : Mesurer, documenter, communiquer. Expliquez pourquoi vous utilisez l'IA, pour quels usages, avec quel impact, et quelles mesures de sobriété vous avez mises en place.
La CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) impose aux entreprises de mesurer et déclarer l'impact carbone de leur numérique, dont l'IA.
Concrètement, cela signifie :
Les entreprises qui ne mesurent pas l'empreinte carbone de leur IA s'exposent à :
Au-delà de l'impact climatique, l'IA a un coût énergétique qui pèse directement sur la rentabilité :
✨Notre conseil : Avant de déployer une IA, challengez le besoin réel. Est-ce vraiment nécessaire ? Une automatisation classique ne suffirait-elle pas ? Ensuite, posez des questions à votre DSI ou aux personnes qui travaillent sur les sujets de déploiement. Ils vous aideront à choisir un modèle et une architecture optimisée.
Pour réduire l'empreinte carbone liée à l’usage de l’IA au sein de votre entreprise, notre équipe a compilé 8 pistes alliant sobriété à la source et sobriété d’usage, mesure et gouvernance technique, réallocation du temps humain :

.png)
L’objectif à terme, c’est d’inverser cette pyramide et d’avoir ainsi plus de temps pour le déploiement de votre plan d’actions.
Côté collecte et reporting, vous garderez une expertise et vos travaux seront également plus fiables et solides pour construire votre plan de transition. Il s’agit donc de vous permettre d’avoir plus de temps sur le terrain avec les équipes, et moins dans les bureaux en train de faire du reporting.
C’est d’ailleurs également vrai pour vos parties prenantes : vous pourrez moins les solliciter pour de la collecte de données ou du reporting mais la mise en oeuvre d’actions concrètes et de collaboration
Voici la méthode en 4 étapes recommandée par WeCount pour auditer tout nouveau projet IA avant son déploiement :
Avant de parler technologie, questionnez l'utilité réelle du projet.
Questions clés à poser :
L'IA ne doit être déployée que si elle est strictement nécessaire. Beaucoup de besoins peuvent être résolus par des solutions plus sobres (automatisation simple, FAQ documentée, processus optimisé).
Si l'IA est justifiée, construisez des architectures hybrides où l'IA n'est sollicitée que pour les tâches complexes, et non par défaut pour l'intégralité du processus.
Exemples d'architectures hybrides :
Ne regardez pas uniquement le gain de temps ou de productivité. Comparez-le à l'impact carbone, sans oublier les risques d'effets rebonds.
Comment évaluer le ROI environnemental ?
Sortez du flou. Mesurez avant de déployer, même avec des ordres de grandeur.
Si le projet est validé, il doit être éco-conçu. Interrogez vos équipes techniques sur les choix d'architecture et de modèles.
Questions à poser à votre DSI ou aux personnes en charge du déploiement :
Challenger les choix techniques pour s'assurer que l'architecture est la plus sobre possible tout en répondant au besoin.
Cette méthode en 4 étapes permet aux responsables RSE de reprendre la main sur les projets IA et de s'assurer qu'ils sont alignés avec la stratégie climat de l'entreprise. Ne subissez plus l'IA, pilotez-la !
La majorité des entreprises utilisent des solutions IA via des services cloud (OpenAI, Microsoft, Google, etc.). Dans ce cas, c’est le scope 3 qui entre en jeu puisque les émissions associées relèvent des “achats de services” ou des “services numériques externalisés”.
Si l’entreprise exploite ses propres infrastructures, cela rentre alors plutôt dans le scope 2, dans la partie “consommation électrique des serveurs internes” ou dans des cas plus rares au scope 1 en lien avec les “émissions directes liées à l’énergie si des installations spécifiques sont opérées”.
Le véritable enjeu n’est pas le classement technique dans un scope, mais la capacité à :
Nous l’avons vu, l'IA n'est pas écologique pour une raison simple : chaque requête, chaque entraînement de modèle, chaque génération d'image mobilise des infrastructures énergivores qui consomment électricité, eau et métaux rares à grande échelle.
Heureusement, il est possible de tendre vers un modèle plus sobre. Explications.
L'IA responsable ne se limite pas à l'éthique ou à la transparence algorithmique. Elle intègre aussi la sobriété environnementale.
Une IA responsable, c'est :
La responsabilité est partagée.
Les éditeurs d'IA (OpenAI, Google, Anthropic, etc.) doivent :

Les hyperscalers (Microsoft, AWS, Google Cloud), donc les datacenters à grande échelle spécialisés dans la fourniture de grandes quantités de puissance de calcul et de capacité de stockage aux organisations et aux individus du monde entier, doivent :
Nous l’avons évoqué dans une partie précédente, pour tendre vers une IA plus durable, les entreprises utilisatrices doivent :

Plusieurs initiatives émergent pour standardiser la mesure de l'empreinte carbone de l'IA :
La Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD) n’impose pas explicitement de publier “l’empreinte carbone de l’IA” en tant que telle. En revanche, elle oblige les entreprises soumises à déclarer l’ensemble de leurs émissions significatives de gaz à effet de serre, dans le cadre des normes ESRS, notamment ESRS E1 (liée changement climatique).
Or, les usages numériques, y compris l’IA, entrent pleinement dans ce périmètre lorsqu’ils représentent un poste d’émission matériel. Concrètement, cela signifie que :
L’IA ne fait donc pas l’objet d’une obligation spécifique. L’analyse de son impact doit en revanche être intégrée dans le reporting lié à la CSRD.
Chez WeCount, nous accompagnons les entreprises dans la mesure et la réduction de leur empreinte carbone, y compris celle liée à l'IA.
Notre approche combine :
👉 Envie d’en savoir plus ? Échangez avec un expert WeCount.
L'empreinte carbone de l'IA regroupe les émissions générées tout au long de son cycle de vie : entraînement des modèles, usage quotidien (inférence), consommation des data centers et fabrication du matériel. Selon une étude Carbone 4, plus de 85% des émissions proviennent de la consommation électrique des data centers.
Selon le site de la Délégation Régionale Académique au Numérique Éducatif, une requête d’environ 400 tokens sur ChatGPT / GPT-4o mini (modèle à 35 milliards de paramètres) consomme environ 2 Wh d’électricité (ou 2 g de CO2 rejeté), soit plus de 6 fois la consommation d’une recherche Google classique estimée à 0,3 Wh. Pour ce qui est de l’impact global de l’outil ChatGPT, aucun rapport n’a été publié à ce jour par l’entreprise.
Plusieurs pistes. Il est possible de cartographier et quantifier les usages de l'IA par typologie et par équipe. Ensuite, pour chaque usage, l’enjeu est d’indiquer le type de modèle utilisé et la localisation des serveurs où le modèle tourne. Enfin, il s’agit d’associer à chaque usage identifié un facteur d'émission.
Quelques exemples de bonnes pratiques pour réduire l'empreinte carbone de vos projets IA : questionnez l'utilité de l'IA avant tout déploiement, limitez les usages non essentiels (images/vidéos), mesurez le ROI environnemental, utilisez un doc disclaimer en interne, optimisez l'architecture technique (modèles frugaux, data centers bas-carbone).
Si l'IA s'impose massivement, la fonction RSE reste encore trop souvent spectatrice : 75 % des responsables ne sont pas impliqués ou peu consultés dans les choix (étude WeCount). Pourtant, sans leur expertise, l'entreprise risque la « boîte noire » environnementale et l'effet rebond. Votre rôle est de transformer cette contrainte technologique en levier de transition.
Selon une étude de Cell Press, l'empreinte hydrique des systèmes d'intelligence artificielle pourrait représenter entre 312,5 et 764,6 milliards de litres d'eau pour l'année 2025. C’est plus que la consommation mondiale annuelle d’eau en bouteille. Un poids considérable qui souligne l’importance de la prise en compte de l’ensemble des impacts de l’IA sur la planète.
Selon une récente étude, elle serait d’environ 100 à 500gCO2e, soit 60 fois plus qu'une requête texte.

Empreinte carbone IA : états des lieux, perspectives et bonnes pratiques pour votre entreprise et votre pôle RSE.

Ce chiffre reste un minimum : la publication n’étant pas systématique, le nombre réel d’organisations engagées est probablement plus élevé.
La fiabilité d’un bilan carbone repose toutefois sur un élément déterminant : la qualité des facteurs d’émission utilisés. Ce sont eux qui permettent de convertir des données d’activité (kWh, kilomètres, euros, tonnes…) en émissions de gaz à effet de serre. Des facteurs imprécis, obsolètes ou mal adaptés peuvent conduire à des résultats biaisés et à des décisions mal orientées.
C’est précisément pour répondre à ce besoin que la Base Empreinte® s’est imposée comme la base de données de référence en France pour le calcul des émissions de gaz à effet de serre. Alors que contient-elle réellement ? À quoi sert-elle concrètement ? Comment l’utiliser dans un bilan carbone ou un reporting climat ? Et quelles sont ses limites ? On vous partage tous nos conseils.
La Base Empreinte® est une base de données publique française qui regroupe des facteurs d'émissions et des jeux de données d'inventaire nécessaires à l'évaluation de l'empreinte carbone de produits, services et activités. Cette base regroupe les données de deux bases existantes : la Base Carbone® et la Base Impact®.

L'objectif de cette base gérée et mise à disposition par l’ADEME est simple : démocratiser l'accès à des données environnementales fiables et officielles pour permettre à tous les acteurs, entreprises, collectivités, associations, bureaux d'études de mesurer leur impact environnemental de manière rigoureuse et harmonisée.
Les facteurs d’émission permettent de convertir directement des données d’activité (kWh consommés, kilomètres parcourus, tonnes de matériaux, euros dépensés…) en émissions de CO₂ équivalent (CO₂e).
Mise à disposition par l’ADEME, cette base est un référentiel national pour les entreprises, collectivités, bureaux d’études et consultants, garantissant cohérence méthodologique et socle commun de données dans les démarches de comptabilité carbone.
Concrètement, la Base Empreinte® fonctionne comme un référentiel ouvert et accessible où chaque facteur d'émission est documenté avec précision. Pour chaque élément, plusieurs données sont partagées :
☝️Exemple : si vous recherchez "raquette de tennis", la base fournit un facteur d'émission moyen de 20,22 kg CO2e/unité. Au-delà de cette info, vous trouverez également une panoplie d’éléments concernant la méthodologie utilisée pour parvenir à ce résultat. Cela vous permet ainsi de comprendre cette donnée et de l'utiliser correctement dans vos calculs.
L'interface permet de télécharger l'ensemble des données en format Excel ou de consulter directement en ligne les fiches détaillées de chaque facteur d'émission, avec accès à la documentation complète expliquant les périmètres et hypothèses de calcul.
📝A noter : vous pouvez également télécharger directement toutes les données référencées sur la Base Empreinte®. Cela peut être pratique notamment si vous voulez intégrer les informations directement dans vos outils ou fichiers.

La Base Empreinte® repose sur 6 grands principes qui garantissent sa fiabilité, sa transparence et son accessibilité :
.png)
La Base Empreinte® est accessible via deux supports :


💡Bon à savoir : Pour un usage ponctuel, la consultation en ligne peut suffire. En revanche, pour des calculs récurrents ou un pilotage dans la durée, l’intégration via API ou l’utilisation d’une plateforme carbone permet d’automatiser les mises à jour et de fiabiliser les données. C’est notamment le cas de la plateforme WeCount, qui s’appuie sur l’API de la Base Empreinte® pour garantir l’accès à des facteurs d’émission à jour et assurer leur traçabilité dans le temps.
La Base Empreinte® étant très généraliste, elle est utilisée dans de nombreux cas d’usage liés à la mesure et au pilotage des émissions :
C’est un socle transversal pour l’ensemble des démarches climat en France. Elle est donc particulièrement utile aux entreprises, aux organisations et aux collectivités territoriales.
📝A noter : Dans la pratique, l’utilisation de la Base Empreinte® nécessite de comprendre les hypothèses méthodologiques et de sélectionner les facteurs d’émission les plus pertinents.
Chez WeCount, nous accompagnons les entreprises pour structurer leur bilan carbone entreprise, maîtriser l’utilisation de la Base Empreinte® et monter en compétences en interne. Notre approche repose sur un programme collectif de 4 mois, combinant plateforme carbone, accompagnement expert et formation, afin de vous rendre autonome et capable de piloter votre stratégie climat dans la durée.
Pour rappel, une Analyse de Cycle de Vie (ACV) évalue les impacts environnementaux d’un produit ou service sur l’ensemble de son cycle de vie (matières premières, fabrication, transport, usage et fin de vie) et selon plusieurs indicateurs.
La Base Empreinte® permet de réaliser des évaluations environnementales simplifiées, mais elle ne constitue pas un outil pour mener une Analyse de Cycle de Vie (ACV) complète conforme aux normes ISO 14040 et 14044 ou destinée à un affichage environnemental réglementaire.
Les outils associés de l’ADEME, comme Bilan Produit®, ont avant tout un objectif pédagogique : ils permettent d’estimer des ordres de grandeur, d’identifier les principaux postes d’impact et d’initier une démarche d’éco-conception.
Les résultats reposent sur les principes de l’ACV (approche cycle de vie et multicritère), mais les données restent génériques et limitées à certains secteurs. La réalisation d’une ACV complète nécessite l’utilisation d’un logiciel spécialisé et une expertise dédiée.
La Base Empreinte® présente cinq atouts majeurs :
Malgré ses qualités, la Base Empreinte® a aussi certaines limites :
La Base Empreinte® n'est pas qu'un simple référentiel de données. C'est un outil stratégique indispensable pour toute entreprise engagée dans une démarche environnementale. Elle est devenue incontournable pour plusieurs raisons :
De nombreuses réglementations françaises et européennes imposent aux entreprises de mesurer et déclarer leur impact carbone. Voici un petit rappel :
La Base Empreinte® fournit les données officielles reconnues par les autorités françaises pour réaliser ces déclarations en toute conformité.
Réaliser un Bilan Carbone précis nécessite d’avoir accès à des facteurs d'émission fiables et à jour. La Base Empreinte® permet d’accéder à plus de 3 000 facteurs d'émission couvrant l'énergie, les transports, les matériaux, l'alimentation, les services, etc.
Ces derniers sont calculés à partir de données validées scientifiquement par l'ADEME et des comités d'experts sectoriels. En s'appuyant sur cette base, les entreprises évitent les approximations et disposent d'un référentiel commun pour comparer leurs performances dans le temps et face à leurs pairs.
💡Bon à savoir : Chez WeCount, notre plateforme carbone intègre la Base Empreinte® et permet d’accéder directement à des facteurs d’émission à jour, avec leur traçabilité méthodologique. Elle vous aide à centraliser vos données, fiabiliser vos calculs, piloter votre bilan carbone dans la durée et structurer votre stratégie climat et votre reporting CSRD.

C'est un véritable tableau de bord stratégique pour piloter sa transition bas-carbone de manière éclairée.
À l'heure où les consommateurs, investisseurs et régulateurs scrutent les engagements environnementaux des entreprises, la transparence est essentielle.
Utiliser la Base Empreinte®, c'est s'appuyer sur des données officielles, sourcées et auditables. Cela renforce la crédibilité de la démarche vis-à-vis des parties prenantes de l’entreprise (clients, investisseurs, salariés, etc).
Les grandes entreprises demandent de plus en plus à leurs fournisseurs de mesurer et réduire leur empreinte carbone. Cette pression se diffuse progressivement dans l’ensemble de la chaîne de valeur.
Dans ce contexte, de nombreuses PME sont amenées à produire des données environnementales structurées, notamment dans le cadre du standard volontaire VSME (Voluntary Sustainability Reporting Standard for SMEs), conçu pour répondre aux demandes de leurs clients et partenaires.
S’appuyer sur la Base Empreinte® permet de produire des calculs cohérents et transparents, facilitant la réponse à ces sollicitations et sécurisant l’accès aux marchés.
De nombreux dispositifs de financement publics ou privés soutiennent les entreprises engagées dans la transition bas-carbone (Diag Décarbon’Action, aides de l’ADEME, financements de Bpifrance, prêts ou crédits à impact, etc.).
Dans ce contexte, disposer d’un bilan carbone structuré et documenté constitue souvent un prérequis ou un élément clé d’instruction des dossiers. S’appuyer sur la Base Empreinte® permet de produire des calculs transparents et cohérents, renforçant la crédibilité de votre démarche auprès des financeurs.
La Base Empreinte® est bien plus qu'une base de données. C'est un levier stratégique qui permet aux entreprises de se conformer à la réglementation, de piloter leur décarbonation, de renforcer leur crédibilité et d'accéder à de nouvelles opportunités commerciales et financières. Ne pas l'utiliser, c'est prendre le risque de se retrouver en décalage avec les attentes du marché et de la réglementation.
Selon les besoins, sachez qu’il existe une quinzaine d’autres bases de données spécialisées qui complètent l'écosystème français et international. Aperçu de quelque unes d’entre elles :
Ces bases sectorielles offrent généralement une granularité plus fine que la Base Empreinte sur leur domaine de spécialité. Par exemple, Agribalyse propose des facteurs d'émission très détaillés pour différents types de yaourts, selon les modes de production agricole, etc.
💡Bon à savoir : La plupart des plateformes professionnelles de comptabilité carbone, comme WeCount, intègrent automatiquement ces différentes bases, permettant aux utilisateurs d'accéder à l'ensemble de ces ressources depuis une interface unique
La Base Empreinte® met à disposition des jeux de données permettant de convertir des données d’activité (kWh, kilomètres, tonnes, euros…) en émissions de gaz à effet de serre ou en indicateurs environnementaux.
Son utilisation repose sur deux étapes clés : rechercher la donnée adaptée, puis en comprendre les caractéristiques et les limites.
La recherche dans la Base Empreinte® peut se faire de plusieurs manières :
Cette organisation permet d’identifier progressivement la donnée la plus proche de votre activité ou de votre produit.
Chaque résultat correspond à un jeu de données documenté.
Une fiche fournit plusieurs informations essentielles :
Depuis 2025, trois statuts principaux existent :
💡Bon à savoir : Le niveau d’incertitude indiqué sur chaque fiche permet d’évaluer la robustesse du facteur. Il est recommandé de privilégier les données validées et les plus représentatives de votre contexte.
Les fiches sont organisées en plusieurs onglets :
Cette documentation permet de comprendre ce que couvre réellement la donnée et d’éviter les erreurs d’interprétation.
Une fois le facteur d’émission identifié, son utilisation repose sur un principe simple : convertir une donnée d’activité en émissions de gaz à effet de serre. Cela se passe donc en trois étapes :
Ce principe s’applique à l’ensemble des postes d’un bilan carbone, qu’il s’agisse des consommations d’énergie, des déplacements, des achats, des immobilisations ou plus largement des émissions indirectes liées à la chaîne de valeur.
.png)
La Base Empreinte® est pleinement intégrée dans le cadre réglementaire français et européen. Comme évoqué un peu plus haut, elle est encadrée par deux lois (L229-25 et L1431-3). Ce qu’il faut retenir :
Quelques conseils pour tirer le meilleur parti de la Base Empreinte® :
Chez WeCount, nous vous accompagnons dans la réalisation de votre bilan carbone, en combinant plateforme dédiée, accompagnement expert et formation des équipes.
Notre plateforme intègre la Base Empreinte® afin de centraliser vos données, sélectionner les facteurs d’émission les plus pertinents et garantir la traçabilité de vos calculs dans la durée.
À travers notre programme collectif Promotion Climat, vous avancez pendant 4 mois aux côtés d’une dizaine d’entreprises confrontées aux mêmes enjeux. Ce format vous permet de bénéficier de l’énergie du groupe, de partager vos retours d’expérience et d’échanger avec des homologues de votre secteur, tout en profitant d’un accompagnement individualisé par un consultant à chaque étape : cadrage du périmètre, collecte des données, calcul des émissions et analyse des résultats.
Notre approche : vous rendre autonome dans le pilotage de votre stratégie climat, pour disposer en interne des compétences et des outils nécessaires sur le long terme.
👉 Vous souhaitez structurer votre démarche ou fiabiliser votre bilan carbone ? Échangez avec un expert WeCount pour faire le point sur votre situation.
Un facteur d’émission est un coefficient permettant de convertir une donnée d’activité (kWh, km, €, tonnes, etc.) en émissions de gaz à effet de serre exprimées en kgCO₂e.
Elle n’est pas légalement obligatoire, mais elle constitue une référence fortement recommandée en France, notamment dans le cadre des BEGES, des bilans carbone et du reporting CSRD.
La Base Empreinte® permet de réaliser des évaluations environnementales simplifiées, notamment via l’outil Bilan Produit®, mais elle ne permet pas de mener une ACV complète conforme aux normes ISO 14040/44. Une ACV normée nécessite l’utilisation d’un logiciel spécialisé.
La base est régulièrement enrichie et mise à jour, mais certains facteurs peuvent rester inchangés plusieurs années. Il est donc important de vérifier la date et la source de chaque facteur.
Oui, et c’est même recommandé lorsque vous disposez de données primaires fiables (fournisseurs, mesures internes, ACV spécifiques). La Base Empreinte® sert alors de référence ou de solution par défaut.

Base Empreinte® : fonctionnement, usages, limites et bonnes pratiques pour fiabiliser vos bilans carbone, ACV et reportings CSRD.

Peut-on vraiment être "neutre en carbone" quand on est une entreprise ? Comment s'engager sérieusement pour la neutralité carbone sans tomber dans les pièges de la communication trompeuse ? Et surtout, que signifie réellement ce concept à l'échelle mondiale ?
Dans cet article, on décrypte la neutralité carbone : définition scientifique, application concrète, pièges à éviter, et stratégie climat pour les entreprises qui veulent agir avec sincérité et construire une feuille de route solide.
📋 Les 5 points clés à retenir sur la neutralité carbone
Selon le Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'évolution du Climat (GIEC) et l’Accord de Paris (2015), la neutralité carbone se définit comme un “équilibre entre les émissions de GES issue de l’activité humaine et la séquestration de quantités équivalentes de CO2”.
Par abus de langage, on parle souvent de "neutralité carbone", mais il s'agit bien de CO₂ équivalent, c'est-à-dire l'ensemble des gaz à effet de serre (CO₂, méthane, protoxyde d'azote, gaz fluorés, etc.).
Pour bien visualiser ce qu'est la neutralité carbone, imaginons une baignoire :
Pendant des milliers d’années, le robinet naturel et l’évacuation s’équilibraient. Le problème climatique vient du flux supplémentaire d’origine humaine, qui n’est pas entièrement compensé par les puits naturels.
L'objectif de neutralité carbone, c'est de stabiliser le niveau de l'eau en :

📝A noter : Même en "fermant" complètement le second robinet (zéro émission), il faudra du temps pour que le niveau baisse. En effet, le carbone reste longtemps dans l'atmosphère et a donc un effet sur le long terme. D'où le fait qu’il soit important d'agir dès maintenant.
En cohérence avec l'Accord de Paris, la France a décliné cet objectif mondial à l'échelle nationale via la Stratégie Nationale Bas-Carbone (SNBC).
L'objectif ultime : Atteindre la neutralité carbone d'ici 2050 sur le territoire français.
Le Ministère de la Transition Écologique a proposé une révision de cette SNBC en 2025, la SNBC 3, qui sera adoptée par décret en 2026 après les étapes de consultation. Cette dernière vise une baisse de 50 % des émissions brutes d'ici 2030 (contre 42 % précédemment).
Le Haut Conseil pour le Climat (HCC) a alerté dans son rapport 2025 et souligné qu'après une bonne année 2023, la baisse des émissions a fortement ralenti en 2024 (seulement -1,8 %). Pour atteindre les nouveaux objectifs de 2030, le rythme de réduction actuel devra doubler.
Quelles sont les trajectoires sectorielles pour les entreprises ? La SNBC fixe des budgets carbone précis, exigeant des transformations structurelles de la part des acteurs économiques :
Le graphique ci-dessous illustre le scénario de référence vers la neutralité carbone d'ici 2050. Il montre deux dynamiques complémentaires : une réduction progressive et importante des émissions de gaz à effet de serre (zone supérieure), et le maintien de la capacité d'absorption des puits de carbone (zone inférieure).
La neutralité carbone est atteinte lorsque les émissions résiduelles sont entièrement compensées par ces puits, soit un équilibre entre ce qu'on émet et ce qu'on absorbe.

La SNBC fixe des budgets carbone sectoriels à respecter pour rester sur la trajectoire +2°C.
📝A noter : Il existe une distinction importante entre l'inventaire national (approche territoriale) et l’empreinte carbone (approche consommation). L’inventaire national comptabilise les émissions produites par les ménages et les activités économiques présents sur le territoire français. C'est ce qui est utilisé dans la SNBC. L’empreinte carbone quant à elle comptabilise les émissions liées à ce que les Français consomment, que les biens soient produits en France ou importés. L'empreinte carbone de la France est beaucoup plus élevée que son inventaire national, car elle importe massivement des biens fabriqués à l'étranger.

L'Union européenne a également adopté son propre objectif de neutralité carbone via le Pacte vert pour l'Europe (Green Deal).
Objectif : Atteindre la neutralité carbone d'ici 2050 sur le territoire européen.
Moyens :
Pour s'engager vers la neutralité carbone, il existe une hiérarchie d'actions claire :
Principe clé: Réduction d'abord, compensation ensuite. Inverser cet ordre, c'est pencher du côté du greenwashing (et clairement, c’est toujours à éviter).
La neutralité carbone est un objectif climat collectif qui ne peut se concevoir qu'à l'échelle de la planète ou des États coordonnés via l'Accord de Paris. La raison est simple : l'atmosphère terrestre est un bien commun.
Les émissions de GES se mélangent dans l'atmosphère sans distinction de frontières. Que vous émettiez 1 tonne de CO₂ à Paris, New York ou Tokyo, l'impact climatique est le même.
Par conséquent :
En revanche, chacune de ces entités peut s'engager dans une "démarche de neutralité carbone", c'est-à-dire contribuer activement à l'objectif mondial en réduisant drastiquement ses émissions et en finançant des projets de séquestration chez des tiers.
Comme évoqué précédemment, chercher à appliquer une neutralité carbone arithmétique à l'échelle d'une entreprise engendre trois biais majeurs :
Si chaque entreprise ne comptabilise que ses émissions directes (scopes 1 et 2) en excluant le scope 3 (émissions indirectes : achats, transport, utilisation des produits vendus, fin de vie), le cumul des bilans carbone ne reflète pas la réalité globale.
👆 Exemple concret : Une entreprise de textile qui externalise sa production en Asie peut afficher un bilan carbone faible en France (scopes 1 et 2), tout en étant responsable d'émissions massives liées à la fabrication de ses vêtements (scope 3). Si elle se déclare "neutre" en compensant uniquement les scopes 1 et 2, elle masque l'essentiel de son impact.
Tous les acteurs ne sont pas égaux face à la séquestration de carbone.
Exemple : Un territoire rural doté d'un patrimoine forestier important peut revendiquer une neutralité carbone arithmétique en s'appuyant sur la séquestration naturelle de ses forêts, sans faire d'efforts de réduction. À l'inverse, un territoire urbain sans forêt devra fournir des efforts bien supérieurs pour réduire ses émissions.
Ce déséquilibre crée une inégalité et peut inciter certains à se reposer sur leurs lauriers, quand d’autres engagent de véritables mesures ambitieuses.
Focaliser son action sur l'atteinte d'un "zéro arithmétique" n’a pas de sens.
Pire, la recherche de la neutralité carbone pousse souvent les acteurs à privilégier des projets de compensation bon marché (plantation d'arbres à l'étranger, par exemple) plutôt que d'investir dans la décarbonation réelle de leur activité (rénovation énergétique, changement de process, éco-conception).
La compensation carbone est devenue l'alliée privilégiée des entreprises qui souhaitent afficher une neutralité carbone sans remettre en cause leur business model.
Le principe est simple. Il s’agit de financer des projets de réduction ou de séquestration de CO₂ chez des tiers (reforestation, énergies renouvelables, capture de carbone) pour "compenser" ses propres émissions.
Cela pose un problème de taille. La compensation ne doit jamais remplacer la réduction. C'est un complément, pas une solution miracle.
Depuis 2020, les annonces de "neutralité carbone" se sont multipliées. On le voit sur des campagnes d’affichage, sur des sites internets, sur les réseaux sociaux. Malheureusement, la quasi-totalité de ces communications sont fallacieuses, voire mensongères.
📝A noter : Quand une entreprise annonce sa neutralité carbone, posez-vous toujours les questions suivantes :Quel périmètre géographique ? (Europe, monde entier ?), Quel périmètre opérationnel ? (Scopes 1, 2, 3 ?), Quelle part de réduction vs compensation ?
Vous l’avez compris avec les exemples ci-dessus, les annonces de neutralité carbone ne sont plus sans conséquence. Le cadre juridique se durcit, et les entreprises qui communiquent de manière trompeuse s'exposent à des sanctions et à une perte de crédibilité majeure.
Notons l'existence de deux instances incontournables :
Alors comment repérer des allégations mensongères ? Pas toujours facile.
Heureusement, face à la multiplication des annonces de neutralité carbone, souvent floues ou trompeuses, des référentiels ont émergé pour structurer et crédibiliser les démarches climat des entreprises.
Ces cadres méthodologiques ne sont pas parfaits, mais ils permettent de distinguer les engagements sérieux du greenwashing. Voici comment s'y retrouver.
Les référentiels climat répondent à deux besoins essentiels :
Sans ces cadres, chaque entreprise pourrait définir sa propre "neutralité carbone" sans cohérence ni comparabilité. Le risque ? Un chaos méthodologique et une perte de crédibilité généralisée.
La Science Based Targets initiative (SBTi) est le référentiel international le plus reconnu pour valider les trajectoires de réduction des entreprises. Les entreprises soumettent leurs objectifs de réduction à la SBTi, qui les évalue et les valide s'ils sont alignés avec une trajectoire de limitation du réchauffement à +1,5°C.
Ce que couvre la SBTi :
📝A noter : Le référentiel SBTi parle de "contribution à la neutralité mondiale", pas de neutralité d'entreprise. Elle reconnaît que seule la planète peut atteindre la neutralité carbone, et que les entreprises doivent y contribuer.
La Net Zero Initiative (NZI) est un référentiel français développé par Carbone 4, soutenu par l'ADEME et une vingtaine d'entreprises pionnières. Il propose une approche structurante pour répartir les efforts des entreprises autour de trois piliers complémentaires :

La compensation (pilier C) ne doit jamais remplacer la réduction (pilier A). Elle est un complément.
Bien que très utiles, les référentiels SBTi et NZI présentent aussi quelques limites qu’il convient de prendre en compte
Les référentiels sont utiles pour structurer et crédibiliser une démarche climat, mais ils ne remplacent pas une stratégie climat opérationnelle et sincère. Une PME peut s'engager sérieusement pour la neutralité carbone sans passer par SBTi, à condition de suivre les principes de base : mesurer, réduire massivement, compenser en dernier recours.
Vous l'avez compris : une entreprise ne peut pas "être neutre en carbone". Mais elle peut (et doit !) s'engager dans une démarche de neutralité carbone en contribuant activement à l'objectif mondial.
Voici quelques étapes concrètes pour une stratégie climat crédible et ambitieuse, en s'appuyant sur les recommandations de l'ADEME.
Objectif : Réduire drastiquement vos émissions directes et indirectes (scopes 1, 2, 3) et augmenter les puits de carbone liés à votre patrimoine.
Avant de réduire, il faut mesurer. La première étape incontournable consiste donc à réaliser un Bilan Carbone® complet couvrant les trois scopes :
Résultat attendu : Identifier vos "points chauds" carbone, c'est-à-dire les postes d'émissions les plus importants sur lesquels concentrer vos efforts de réduction.
💡Bon à savoir : Chez WeCount, nous accompagnons les entreprises pour structurer leur bilan carbone entreprise et monter en compétences en interne. Notre approche repose sur un programme collectif de 4 mois, combinant plateforme carbone, accompagnement expert et formation, afin de vous rendre autonome et capable de piloter votre stratégie climat dans la durée.
Une fois votre bilan carbone réalisé, définissez une trajectoire de réduction alignée avec les objectifs de l'Accord de Paris. ACT Pas-à-pas est un référentiel développé par l'ADEME qui permet d'évaluer et de construire une trajectoire climat ambitieuse et réaliste.
Principes :
💡Bon à savoir : nous proposons un accompagnement ACT Pas à Pas sur 12 mois pour structurer votre stratégie climat. Cette démarche vous permet d’identifier vos risques et opportunités climatiques, définir une trajectoire de réduction alignée avec l’Accord de Paris et construire un plan d’actions chiffré et pilotable. En savoir plus sur notre accompagnement ACT Pas à Pas ou échangez avec un expert WeCount.
Au-delà de réduire vos propres émissions, vous pouvez contribuer à la décarbonation du système en proposant des produits et services bas-carbone à vos clients. Aperçu de quelques actions concrètes à entreprendre :
Une fois vos efforts de réduction maximisés, vous pouvez financer des projets de séquestration ou de réduction chez des tiers (hors de votre propre périmètre).
Critères pour choisir des projets robustes :
💡 Important : Le financement de projets chez des tiers ne doit jamais remplacer la réduction de vos propres émissions.
La transparence est la clé de la crédibilité. Lorsque vous communiquez sur votre démarche climat, soyez honnête et précis :
✅ Communiquez sur :
❌ Évitez :
WeCount accompagne les entreprises dans la mesure, la réduction et le pilotage de leur empreinte carbone. Notre approche repose sur trois piliers complémentaires :
Notre objectif : Vous rendre autonome dans le pilotage de votre stratégie climat, pérenniser votre démarche, tout en sécurisant la qualité et la crédibilité de vos engagements.
Envie de structurer votre stratégie climat ? Échangez avec un expert WeCount.
La neutralité carbone est un équilibre global entre les émissions de gaz à effet de serre d'origine humaine et leur retrait de l'atmosphère par des puits de carbone (forêts, sols, technologies). Cela signifie séquestrer autant de carbone que nous en émettons pour stabiliser sa concentration dans l'atmosphère et limiter le réchauffement climatique. Cet objectif n'a de sens qu'à l'échelle planétaire ou des États coordonnés via l'Accord de Paris.
Pour tendre vers la neutralité carbone, la priorité est de réduire drastiquement ses émissions de GES sur l'ensemble de sa chaîne de valeur (scopes 1, 2 et 3), en commençant par mesurer son bilan carbone. En parallèle, il s'agit de contribuer à la décarbonation de son écosystème (produits et services bas-carbone, fournisseurs, clients). La compensation ne vient qu'en dernier recours, pour les émissions résiduelles incompressibles.
Non. Une entreprise ne peut pas "être neutre en carbone" car ce concept ne s'applique qu'à l'échelle planétaire. En revanche, elle peut s'engager dans une démarche de neutralité carbone en réduisant drastiquement ses émissions (scopes 1, 2, 3), en proposant des produits/services bas-carbone, et en finançant des projets de séquestration chez des tiers. Elle contribue ainsi à l'objectif mondial sans pouvoir revendiquer une neutralité individuelle.
Non, la neutralité carbone n'est pas une obligation légale. En revanche, certaines réglementations imposent de mesurer et réduire ses émissions. Le BEGES est obligatoire pour les entreprises de plus de 500 salariés (250 dans les DOM), les collectivités de plus de 50 000 habitants et les établissements publics de plus de 250 agents. La CSRD (reporting climat pour grandes entreprises) oblige les grandes entreprises à publier des informations détaillées sur leur stratégie climat, leurs objectifs de réduction et leur plan de transition (ESRS E1). Elle n’impose pas la neutralité carbone, mais exige de justifier la cohérence des trajectoires annoncées. La Loi Climat et Résilience encadre strictement les allégations environnementales. Toute communication faisant référence à la neutralité carbone doit être accompagnée d’éléments précis, vérifiables et proportionnés.
Le Net Zéro est une trajectoire scientifique encadrée par la SBTi qui impose de réduire d'au moins 90 à 95% ses émissions avant de neutraliser les émissions résiduelles incompressibles. La neutralité carbone désigne un équilibre entre émissions et absorption, mais a longtemps reposé sur la compensation sans réduction réelle. Depuis la loi Climat et Résilience (2021), les entreprises ne peuvent plus se déclarer "neutres" sans prouver qu'elles ont d'abord réduit leurs émissions et doivent parler de contribution à la neutralité mondiale.
Cela dépend. Une compensation est fiable si elle respecte des critères stricts : additionnalité (le projet n'aurait pas eu lieu sans financement), permanence (stockage durable du carbone), vérification (audit indépendant) et co-bénéfices (impact positif sur biodiversité, sols, populations). Attention aux projets de faible qualité ou menacés par les incendies. La compensation ne doit jamais remplacer la réduction, elle est un complément pour les émissions résiduelles.

Comment s'engager pour la neutralité carbone sans greenwashing ? Définition, référentiels, risques juridiques et stratégie climat concrète pour votre entreprise.

Exemple réponse






.avif)









.avif)
%20-%20Site%20web%20(3).avif)

.avif)






.avif)



%20-%20Site%20web%20(1).avif)

%20-%20Site%20web%20(2).avif)



.avif)


.avif)
.avif)
.avif)
.avif)
.avif)
.avif)
.avif)
.avif)


.avif)



%20-%20Site%20web%20(2).avif)

%20-%20Site%20web%20(1).avif)



.avif)


.avif)
.avif)
.avif)
.avif)
.avif)

%20-%20Site%20web%20(3).avif)
.avif)









.avif)






