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  • Amandine Belledent

Bilan carbone et scopes 1, 2, 3 : définitions et exemples


Nature préservée


Vous ne savez pas par où commencer pour comptabiliser vos émissions de gaz à effet de serre ? Vous avez tendance à vous mélanger entre les scopes, les facteurs d’émission et autres termes techniques ? Nous vous aidons à y voir plus clair.


Vous savez déjà ce qu’est le bilan carbone, mais vous ne comprenez pas encore tout à fait à quoi correspondent les scopes ?

Ou bien vous sentez-vous perdu dans l’identification des postes d’émissions de CO2e ?

Que sont les scopes 1, 2, 3 du bilan carbone ? Quel rôle jouent-ils dans la définition de votre projet de décarbonation ? Nous répondons à toutes vos questions !



Bilan carbone et scopes 1, 2, 3 : qu’est-ce que c’est ?


Rappel sur le bilan carbone


Vous vous sentez perdu dans les différents termes associés au bilan de vos émissions de gaz à effet de serre (GES) ? Voici quelques définitions pour vous aider à y voir plus clair.

  • Le bilan des émissions de gaz à effet de serre, ou BEGES, est un cadre réglementaire français (prévu par la loi Grenelle II).

  • Le GHG Protocol pose un cadre international. Si vous êtes une multinationale, nous vous conseillons de suivre ses recommandations. Toutefois, elle ne permet pas de définir un plan climat.

  • Enfin, le Bilan Carbone® désigne une méthode de comptabilisation des GES. Elle est définie par l’ADEME et respecte les recommandations du BEGES.


Cette dernière approche s’appuie entre autres sur l’identification des principaux postes d’émissions de votre organisation. Elle permet par la suite de définir une stratégie bas-carbone. Vous repartez avec un plan d’actions détaillé en vue de réduire toutes les émissions possibles.

Comment mesurer ces différents postes d’émissions ? C’est là qu’interviennent les scopes 1, 2, 3 du bilan carbone.



Rôle des scopes 1, 2, 3 dans le calcul du bilan GES


Les émissions de GES peuvent être classées selon 3 catégories principales : c’est ce qu’on appelle les scopes. Ce terme est surtout utilisé dans le cadre du GHG Protocol. Pour le Bilan Carbone®, nous employons plutôt le terme « catégorie ».





Cette classification en scopes vous assure de n’oublier aucune source d’émissions potentielle. Elle permet ensuite de comptabiliser sept gaz à effet de serre différents :

  • dioxyde de carbone (CO2) ;

  • méthane (CH4) ;

  • hydrofluorocarbures (HFC) ;

  • protoxyde d’azote (N2O) ;

  • perfluorocarbones (PFC) ;

  • hexafluorure de soufre (SF6) ;

  • et trifluorure d’azote (NF3).


Ainsi, vous obtenez un bilan carbone précis. Ce dernier vous aide alors à identifier un plan d’actions de réduction des émissions percutant.


Elle vous garantit également d’être conforme à la réglementation. Le bonus ? Les investisseurs seront plus facilement convaincus et votre entreprise s’adapte plus vite au changement climatique.


En vous appuyant sur ces 3 scopes, vous vous assurez de compatibiliser l’ensemble de vos émissions GES. 


Vous vous préparez également aux différentes conséquences du changement climatique. L’impact pour votre entreprise ? La construction d’une activité durable et pérenne.


Mais d’autres raisons peuvent vous convaincre de vous lancer dans une transition bas-carbone !



Scope 1 des émissions de GES : c’est quoi ?


La catégorie 1 englobe toutes les émissions directes.

C’est le scope le plus restreint : il ne correspond qu’à 1 à 10 % des émissions totales d’une entreprise (1).


Ces dernières ne représentent que les émissions issues de vos sources de combustion (incluant les énergies fossiles et la biomasse).


Il existe 5 postes d’émissions directes, issues (2) :

  • des sources fixes de combustion (incluant le chauffage hors-électrique) ;

  • des sources mobiles de combustion (incluant les véhicules de l’entreprise) ;

  • des procédés hors énergies (physiques et chimiques) ;

  • de la biomasse ;

  • les émissions fugitives (ou émissions dues à des fuites non souhaitées de gaz).


Et en concret ? 

Prenons l’exemple du secteur textile. Le calcul de l’impact carbone d’un produit

textile est réalisé à chaque étape de son cycle de vie (voir schéma suivant).


Pour une telle entreprise, les émissions de GES correspondant au scope 1 peuvent être liées : 

  • aux procédés de fabrication (par exemple, si votre usine fabrique des fibres synthétiques) ;

  • au chauffage (dans le cas d’une chaudière au fuel, à granulés ou autres) ;

  • et à la flotte automobile de l’entreprise.



Scope 2 du bilan GES : qu’est-ce que c’est ?


Cette catégorie regroupe quant à elle les émissions indirectes… mais pas toutes.

Mais qu’est-ce que cela représente exactement ?

Il s’agit des émissions indirectes liées à la consommation de :

  • vapeur, chaud, froid (chauffage, climatisation, etc.) ;

  • la consommation d’électricité (liée par exemple à l’utilisation de vos appareils informatiques et de vos machines industrielles).

Toutefois, ce scope s’avère assez restreint : ensemble, les catégories d’émissions 1 et 2 ne représentent que 25 % de votre empreinte carbone (1).

C’est pourquoi la prise en compte du scope 3 est essentielle.


Et en concret ?

Reprenons l’exemple d’une entreprise textile qui fabrique des matières synthétiques. Ici, les émissions du scope 2 peuvent être liées à la consommation électrique des machines industrielles. 



Scope 3 du bilan carbone : est-il obligatoire ? Qu’est-ce que c’est ?



Définition et périmètre du scope 3


Si ce scope désigne lui aussi des émissions indirectes de l’entreprise, il est beaucoup plus large que le scope 2.

Il inclut en effet toutes les autres émissions liées à votre activité.




Quels sont les postes d’émissions associés au scope 3 ?


Comme précisé un peu plus haut, les scopes correspondent au cadre international GHG Protocol (ou GreenHouse Gas Protocol).

Dans le référentiel français, le scope 3 équivaut à 4 catégories principales d’émissions indirectes (3) :

  • celles associées au transport (par exemple, transfert de marchandises amont et aval) ;

  • celles liées aux produits achetés (achat de services, de matières premières etc.) ;

  • celles liées aux produits vendus (dont la gestion de leur fin de vie) ;

  • ainsi que d’autres émissions indirectes.


Toutes ces catégories correspondent aux émissions amont et aval de votre chaîne de valeur.



Les émissions de gaz à effet de serre selon les scopes 1, 2 et 3 du bilan carbone


Par exemple, dans le cadre des émissions indirectes liées au transport, vous pouvez retrouver :

  • les émissions amont liées :

  • aux déplacements des salariés entre le domicile et le travail ;

  • au transport des matières premières ;

  • aux déplacements professionnels ;

  • les émissions avales liées au transport des marchandises produites par votre entreprise.




Et en concret ?

Toujours dans notre exemple d’une entreprise textile, les émissions liées au scope 3 peuvent être liées :

  • en amont à les achats et services, l’achat de matières premières, le transport notamment les déplacements domicile – travail ;

  • en aval à l’usage des produits textiles et la gestion de leur fin de vie.



Impact sur l’empreinte carbone et les émission de GES


Le scope 3 représente 75 % des émissions totales d’une entreprise, d’après le Carbon Disclosure Project (1). En 2016, le Réseau Action Climat précisait que le scope 3 peut correspondre à 3 à 4 fois les émissions des scopes 1 et 2 (3).


Ces chiffres vous surprennent ? En réalité, ils ne sont pas si étonnants. L’entreprise est un écosystème qui nécessite beaucoup de ressources et d’interactions.


Pensez à tout ce que votre production nécessite : l’achat de matières premières, mais aussi des services de publicité, une société de nettoyage pour vos locaux, peut-être une cantine d’entreprise, le parc informatique et automobile, la gestion des déchets ou des invendus etc.





Comment calculer l’empreinte carbone liée à chaque scope ?


Selon la norme ISO 14064-1, le bilan carbone doit mesurer les émissions de GES sur une année complète d’activité.


Il est alors nécessaire, pour chaque scope, de :

  • cartographier les différents postes d’émissions de chaque scope (transport, gestion des déchets, achat de marchandises, cantine des employés, etc.) ;

  • collecter toutes les données associées à chacun de ces postes (factures indiquant les quantités de kilomètres parcourus ou de matière achetée, par exemple) ;

  • multiplier ces données par les facteurs d’émission.


Le facteur d'émission correspond au ratio entre :

  • les tonnes de CO2e (ou tonnes équivalent CO2) émis par un produit ;

  • la quantité de cette marchandise.

Par exemple, 1 litre d’essence correspond à 2,5 kg de CO2e.





Comment agir sur les scopes du bilan GES ?


Agir sur chaque scope à l’échelle de l’entreprise


La prise en compte des scopes se révèle très utile dans la définition d’une stratégie de réduction des GES. Ce travail en amont facilite la décarbonation de toute votre chaîne de valeur.


Et en concret ?

Grâce à la mesure de votre bilan carbone, vous pouvez identifier les émissions GES au sein de votre chaîne de valeur et définir un plan d’action de réduction de votre bilan carbone. Pour vous inspirer, voici une liste (non exhaustive) d’idées : 


Dans le cadre du scope 1,  remplacez l’utilisation de pétrole ou de gaz par d’autres sources d’énergie (telles que les énergies renouvelables).


Pour réduire les émissions de CO2e associées au scope 2, vous pouvez choisir de :

  • vous tourner vers un fournisseur d’énergie renouvelable ;

  • investir dans des panneaux solaires ;

  • optimiser le système de chauffage électrique pour en réduire la consommation (soulageant de même votre facture d’électricité) ;

  • former vos collaborateurs aux écogestes (en définissant des consignes de température à respecter).


Pour le scope 3, vous pouvez envisager de :

  • éco-concevoir vos produits (ceci vous permettra d’agir sur les émissions de tout le cycle de vie de vos produits, de l’achat de matières premières à la gestion de la fin de vie du produit) ;

  • mettre en place des plats végétariens (saviez-vous qu’un tel repas a une empreinte carbone 13 fois moindre qu’un plat comprenant du bœuf ?) ;

  • former vos collaborateurs aux écogestes (en définissant par exemple des consignes de température à respecter) ;

  • optimiser le taux de remplissage des véhicules de livraison ;

  • opter pour le fret plutôt que pour le transport par camions ;

  • privilégier des ordinateurs reconditionnés ;

  • etc.




Comment prioriser les actions de réduction à mener ?


Vous vous demandez comment prioriser les actions sur les scopes 1, 2, 3 du bilan carbone ? Vaut-il mieux prioriser les actions à court ou long terme ? Faut-il prioriser l’impact, le temps d’implémentation, la facilité de mise en œuvre ? 


En réalité, ce choix doit se faire au cas par cas, selon vos ressources, vos besoins, le temps de mise en place, etc. Connaître le niveau de faisabilité et d’impact de chaque action vous aidera dans cette prise de décision pour atteindre un bon mix entre action court-moyen terme à long terme. L’essentiel reste avant tout de réduire son bilan carbone au maximum !





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