De plus en plus d’entreprises souhaitent se lancer dans le calcul du bilan carbone. Outre la comptabilisation des émissions de gaz à effet de serre, le bilan carbone permet de définir un plan de décarbonation précis et détaillé.
Mais par où commencer et comment le réaliser ? Quelles données collecter et comment les analyser ? Quels types d’actions de réduction des émissions mettre en place ?
Nous vous proposons dans cet article de répondre à toutes vos questions et de vous présenter les 8 grandes étapes pour réaliser votre bilan carbone en entreprise.
Définir et cadrer ce qu'est un bilan carbone
Pour bien comprendre les étapes, commençons par définir ce qu’est un bilan carbone et les méthodologies existantes.
Qu’est-ce qu’un bilan carbone ?
Un bilan carbone entreprise est un diagnostic qui mesure toutes les émissions de gaz à effet de serre (GES) liées à vos activités. Ces émissions sont traduites en équivalent CO₂ pour pouvoir être comparées et suivies dans le temps.
Différentes méthodologies peuvent être utilisées :
Le BEGES réglementaire est défini par le Code de l’environnement, issu de la loi Grenelle II. Il encadre l’obligation pour certaines organisations de mesurer et publier leurs émissions de GES, en s’appuyant sur des référentiels reconnus comme la norme ISO 14064-1.
Le GHG Protocol est la méthode de référence à l’international. Il définit un cadre commun pour mesurer et publier les émissions de GES des entreprises. D’ailleurs, un engagement auprès de la SBTi nécessite obligatoirement de s’appuyer sur ce référentiel.
La méthode Bilan Carbone® est la référence française. Développée par l’ADEME et portée par l’ABC (l’Association Bilan Carbone), elle se distingue par une approche qui n’est pas seulement tournée vers le calcul mais aussi vers une démarche active, structurée et ambitieuse.
Pour mieux comprendre leurs différences et savoir laquelle choisir, nous avons consacré un article complet à ce sujet : GHG Protocol vs BEGES vs Bilan Carbone.
Quels gaz à effet de serre sont mesurés ?
Un bilan carbone ne se limite pas au dioxyde de carbone. Il prend en compte l’ensemble des gaz couverts par le protocole de Kyoto, notamment :
le dioxyde de carbone (CO₂),
le méthane (CH₄),
le protoxyde d’azote (N₂O),
les gaz fluorés (HFC, PFC, SF₆, NF₃).
Les émissions de GES sont répartis en différentes catégories selon les différentes méthodologies. Le GHG Protocol par exemple, parle de scopes :
Scope 1 : émissions directes de vos installations et véhicules.
Scope 2 : émissions indirectes liées à la production d’énergie achetée (électricité, chaleur, vapeur).
Scope 3 : autres émissions indirectes tout au long de la chaîne de valeur (achats, transport, déplacements, usage et fin de vie des produits…).
Cette vision élargie permet de cartographier avec précision l’empreinte carbone d’une organisation. Mais faut-il réaliser ce bilan de manière volontaire ou existe-t-il des obligations légales ?
Est-ce obligatoire ?
Certaines organisations doivent réaliser un bilan réglementaire des émissions de gaz à effet de serre (BEGES réglementaire), tel que défini par le Code de l’environnement.
Cette obligation concerne :
les entreprises de plus de 500 salarié·es en métropole,
celles de plus de 250 salarié·es en outre-mer,
les collectivités de plus de 50 000 habitant·es,
les établissements publics de plus de 250 agents
Pour répondre à cette obligation, une entreprise peut s’appuyer sur différentes méthodologies (Bilan Carbone®, GHG Protocol…).
En revanche, le reporting doit toujours respecter le format réglementaire fixé par l’ADEME. Autrement dit, vous pouvez utiliser d’autres référentiels pour vos calculs internes, mais le rendu final doit être conforme au modèle BEGES officiel publié sur la plateforme de l’ADEME.
Le GHG Protocol est incontournable à l’international et constitue la référence pour la CSRD ou un engagement auprès de la SBTi. Il définit les principes à suivre pour calculer et publier ses émissions selon des standards reconnus mondialement.
En résumé :
Le BEGES est obligatoire pour certaines structures1, et le reporting doit impérativement respecter le format réglementaire de l’ADEME.
Le Bilan Carbone® est volontaire, mais reste la méthode française la plus complète pour construire une stratégie climat ambitieuse.
Le GHG Protocol est incontournable à l’international et pour la conformité CSRD, SBTi, mais il doit être adapté pour répondre aux obligations françaises.
Pourquoi réaliser un bilan carbone ?
Même lorsqu’il n’est pas obligatoire, un bilan carbone présente de nombreux bénéfices :
anticiper la réglementation et limiter les risques ;
identifier les postes les plus émetteurs pour agir efficacement ;
renforcer son image de marque et sa transparence ;
créer un avantage concurrentiel ;
réduire ses coûts en optimisant ses consommations et achats ;
mobiliser ses équipes et ses partenaires autour d’un objectif commun.
Quelles aides pour financer un bilan carbone ?
Réaliser un bilan carbone représente un investissement, mais plusieurs dispositifs publics peuvent en réduire le coût.
Le dispositif national Diag Décarbon’Action, porté par Bpifrance et l’ADEME, propose une subvention de 40 % sur un coût forfaitaire de 10 000 € HT, soit 6 000 € HT de reste à charge pour les PME et ETI éligibles (source Bpifrance).
À cela, peuvent s’ajouter des aides régionales, dont les conditions varient selon les territoires. Nous vous donnons 2 exemples ici et listons d’autres subventions pour le bilan carbone dans cet article, mais renseignez-vous auprès de votre région :
En région PACA, l’aide peut atteindre 3 000 € via le dispositif CEDRE → voir le dispositif de financement
En région Bretagne, le programme AGRI Bas carbone soutient les exploitations agricoles dans la réduction de leurs émissions → voir le dispositif de financement
Chez WeCount, nous sommes référencés pour le Diag Décarbon’Action et nous vous accompagnons sur la vérification de votre éligibilité, le choix du bon dispositif, le dépôt du dossier et la réalisation du diagnostic.
👉 Nous facilitons vos démarches de financement, du choix du dispositif au suivi du plan d’action. Contactez notre équipe d’expert.
Une fois la question du financement éclaircie, passons maintenant au concret pour réaliser son bilan carbone en tant qu’entreprise.
Etapes pour réaliser le bilan carbone de votre entreprise
Étape 1: faire l’état des lieux et s’organiser
Détaillons maintenant l'ensemble des 7 étapes pour réaliser votre bilan carbone.
Avant de calculer un bilan carbone entreprise, il faut savoir d’où l’on part. Un diagnostic initial permet d’évaluer les actions déjà menées dans le cadre de la RSE et de repérer les marges de progression. Cette analyse donne une vision claire des forces, des faiblesses et des priorités.
L’étape suivante consiste à identifier et à cartographier vos parties prenantes :
Fournisseurs ;
Salariés ;
Clients ;
Pouvoirs publics ;
etc.
Chacun influence vos émissions et peut contribuer à leur réduction. Cette cartographie permet de hiérarchiser les acteurs selon leur niveau d’influence et de construire un dialogue adapté.
Certaines organisations, comme la SNCF ci-dessous, mènent déjà ce type d’échanges structurés pour orienter leurs choix stratégiques.
exemple d'une cartographie des parties prenantes, source : ruptureengagee.com
La réussite du bilan repose aussi sur la constitution d’une équipe projet. Nommer un·e référent·e climat et attribuer des responsabilités précises favorise la coordination. Se former ou s’appuyer sur une expertise externe est souvent nécessaire pour maîtriser les aspects réglementaires et techniques.
Enfin, le choix des outils est déterminant. Vous pouvez travailler à l’aide d’un fichier Excel, y compris celui mis à disposition par l’ABC, mais cette approche reste vite limitée. De plus en plus d’organisations choisissent un logiciel de comptabilité carbone. Ces plateformes centralisent vos données, automatisent les calculs et facilitent le suivi dans la durée. Vous trouverez un guide complet sur ce sujet dans notre article dédié au choix d’un logiciel de bilan carbone.
Comment WeCount peut vous aider à ce stade ? Mettre en place un bilan carbone demande méthode et outils adaptés.
Nous proposons d’un côté nos programmes collectifs qui offrent un cadre structuré pour réaliser votre bilan carbone en 4 mois, bénéficier de l’appui de nos consultant·es expert·es de votre secteur et l’émulation d’une dizaine d’autres organisations engagées dans la même démarche.
L’objectif est de vous donner les compétences nécessaires pour piloter votre trajectoire carbone sur le long terme et en toute autonomie.
De l’autre, notre plateforme de comptabilité carbone centralise toutes vos données, automatise les calculs et vous aide à suivre vos émissions dans le temps en cohérence avec vos obligations réglementaires et vos objectifs climat.
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Étape 2 : choisir la méthodologie adaptée à son contexte
Le choix de la méthodologie conditionne la fiabilité de votre bilan carbone entreprise et sa conformité réglementaire. Elle doit être cohérente avec votre organisation, vos obligations et vos marchés.
En France, le BEGES (bilan d’émissions de gaz à effet de serre) définit le cadre officiel. Mis en place par la loi Grenelle II en 2010, il fixe les règles à suivre pour produire un bilan conforme. S’appuyer sur la méthode Bilan Carbone® permet de répondre à ces exigences et d’être aligné sur la norme ISO 14064-1.
À l’international, le GHG Protocol est la référence. Il sert de base à de nombreuses réglementations et s’impose aux entreprises opérant sur plusieurs marchés. Il est aussi utilisé dans les démarches validées par la SBTi (Science Based Targets initiative) pour fixer des objectifs de réduction compatibles avec l’Accord de Paris.
💡Bon à savoir : le GHG Protocol est la méthodologie recommandée pour le marché international et il est obligatoire si vous voulez être conforme à la CSRD et s'engager dans la démarche SBTi. En France, la méthode Bilan Carbone® reste la plus utilisée et la plus adaptée aux pratiques locales.
Étape 3 : définir les périmètres du bilan carbone
L’objectif est de savoir exactement ce que l’on mesure et où placer le curseur.
La méthode officielle de calcul des émissions de gaz à effet de serre (GES) recommande de s’appuyer sur 3 périmètres essentiels.
Le périmètre organisationnel
Tout d’abord, définissez les différents sites et bâtiments qui constituent votre entreprise.
Quel est le SIREN de la société dont vous souhaitez faire le bilan carbone ?
Quels sont les différents SIRETs qui en dépendent ?
Quels sont les équipements et installations associés à chaque site ?
💡Bon à savoir : Appuyez-vous sur l’organigramme de votre entreprise pour vous y retrouver plus facilement.
Le périmètre opérationnel
Le périmètre opérationnel regroupe toutes les émissions générées par l’activité de votre organisation. Pour mieux comprendre, on distingue différents scopes :
Les émissions directes (scope 1), celles issues de sources que vous possédez ou contrôlez, comme la combustion d’énergie sur vos sites ou votre flotte de véhicules.
Les émissions indirectes (scopes 2 et 3), qui concernent l’électricité achetée, les déplacements professionnels, les achats de biens et services, ou encore la fin de vie des produits
Ce découpage en scopes provient du GHG Protocol, la référence internationale en matière de comptabilité carbone. Pour en savoir plus, nous avons consacré un article sur les scopes 1, 2 et 3 du bilan carbone.
En France, la réglementation BEGES reprend ce cadre mais le traduit en six postes obligatoires dans le reporting, tels que définis dans la nomenclature officielle des postes d’émission (émissions directes, émissions indirectes liées à l’énergie, émissions indirectes liées au transport, émissions liées aux produits achetés, émissions liés aux produits vendues, autres émissions).
Quelle que soit la méthode utilisée, l’enjeu reste de couvrir l’ensemble de la chaîne de valeur, de vos fournisseurs et matières premières jusqu’à l’utilisation et la fin de vie de vos produits.
Chez WeCount, nous savons que cette complexité peut vite décourager. C’est pourquoi notre plateforme de comptabilité carbone simplifie la lecture de vos résultats.
Catégorisation du bilan carbone sur la plateforme WeCount
Nous séparons vos émissions en deux grandes familles :
Le scope 1/2 cœur, qui regroupe toutes les émissions directes et indirectes liées à l’énergie consommée par votre entreprise (ex: énergies des bâtiments et machines, climatisation, véhicules opérés par l’entreprise…)
Le scope 3, divisé en deux sous-catégories : les émissions amont (ex: fret amont, achats matières premières et produits, déplacement domicile-travail…) et les émissions aval (ex: déplacement des clients, usage des produits, fin de vie…).
Cette approche rend vos résultats plus lisibles et vous aide à identifier rapidement vos leviers d’action prioritaires.
Une fois les postes d’émissions identifiés et classés selon les différents scopes, établissez le périmètre de déclaration.
Pour ça, posez-vous la question suivante : quelles sont les émissions du périmètre opérationnel qui doivent être comptabilisées ?
Pour les définir, identifiez les émissions directes et indirectes les plus significatives.
💡 Bon à savoir : Par significatif, on entend ce qui représenta une part non négligeable des émissions. C’est aussi ce sur quoi on agira en priorité pour réduire nos émissions lorsque c’est possible. On se concentre d’abord sur les émissions qui pèsent le plus sur le bilan carbone !
Étape 4 : collecter les données nécessaires au calcul de votre bilan carbone entreprise
Quelles données collecter ?
La réussite d’un bilan carbone dépend en partie de la qualité des informations.
Vous ne pouvez pas avancer sans savoir précisément d’où viennent vos émissions. C’est pourquoi il est essentiel d’identifier dès le départ les données à recueillir, qu’elles soient directement issues de vos activités ou fournies par vos partenaires.
Tout d’abord, identifiez :
Les données primaires, directement liées à votre organisation (nombre de kilomètres parcourus, kWh, quantité de matières premières utilisées, etc.) ;
Et secondaires, à recueillir chez vos partenaires et clients, par exemple les consommations d’énergie de vos sous-traitants, les données de transport fournies par vos prestataires logistiques, ou encore l’empreinte carbone des matières premières communiquée par vos fournisseurs.
Chaque donnée est rattachée à un site d’activité et à un scope (ou catégorie). Cela vous rappelle quelque chose ? C’est normal, ces données doivent s’intégrer dans chacun des périmètres définis lors du cadrage du projet.
Prenons l’exemple d’une entreprise fabriquant des produits informatiques. Ici, la production d’équipements informatiques a un fort impact sur les émissions de GES, notamment lors de leur fabrication.
Aussi, prenez en compte les émissions liées à chaque étape de leur cycle de vie :
Chaque composant qui constitue l’ordinateur ou le téléphone (carte mère, carte graphique, écran, etc.) ;
Leur transport jusqu’à votre entreprise lors de l’achat ;
L’assemblage des composants ;
Leur durée d’utilisation au sein de votre entreprise et la consommation d’électricité associée ;
Leur fin de vie, etc.
Vous êtes plutôt dans un établissement d’enseignement supérieur ?
Pour collecter toutes les données dont vous avez besoin, vous pouvez :
Faire une enquête mobilité domicile-travail ;
Rassembler les factures associées au chauffage des locaux et à la consommation d’eau ;
Recenser les ingrédients utilisés pour les repas proposés aux enseignants et étudiants, etc.
💻 Besoin de retours d’expérience ? Après avoir accompagné plus de 700 entreprises dans la réalisation de leur bilan carbone, nous savons que la collecte de données est considérée comme une des tâches les plus chronophages.
C’est pour partager de bonnes pratiques que WeCount organise mensuellement des webinaires avec des professionnels RSE de tous secteurs (santé, btp, agroalimentaire, tourisme, numérique, enseignement supérieur, textile…). Retrouvez le replay retour terrain de plus de 60 professionnels (Haulotte, Promod, la Sorbonne Université, Hardis Group, l’Union des Industries Textiles, Sumi Agro, Festival OFF Avignon, AstraZeneca, Parc Asterix…) ou inscrivez-vous à notre newsletter pour ne pas manquer les prochains témoignages !
Étape 5 : calculer les émissions de GES
Une fois vos données collectées, il faut les convertir en équivalent d’émissions de CO₂ (CO₂e).
Le principe est le suivant : Donnée d’activité × Facteur d’émission = Émissions de GES.
Chaque type de donnée (litres de carburant, kWh d’électricité, tonnes de déchets, etc.) est associé à un facteur d’émission spécifique. Cette dernière information est publiée par des bases de référence (Base Empreinte®, Agribalyse®, INIES, ecoinvent® etc. ).
Exemple issu d’Agribalyse® : 1 kg de bœuf = 35 kg de CO², 1 kg de poulet = 9 kg de CO²…
En pratique, vos données ne se présentent pas toujours sous la même forme. Selon les cas, vous disposez soit de données physiques (litres, kWh, tonnes…), soit uniquement de données financières (montants dépensés en €). C’est ce qui détermine l’approche de calcul à retenir que nous développons ci-dessous.
Adapter l’approche de calcul selon les données disponibles
Deux façons d’estimer vos émissions existent. Ce choix est très important car il va déterminer la fiabilité de vos calculs, des résultats et in fine, l’efficacité de votre plan de réduction des émissions de GES.
L’approche par flux physique est la plus idéale. Elle s’appuie sur des données tangibles : kWh d’électricité consommée, mètres cubes de gaz, kilos de matières premières, tonnes de déchets… C’est la méthode la plus précise et celle recommandée par l’ADEME.
Si vous n’avez que les données de dépenses, vous choisirez l’approche monétaire.
L’approche monétaire repose sur le montant dépensé pour un bien ou un service. Elle est utile lorsque les données physiques sont indisponibles, mais reste moins précise et ne couvre pas toujours tous les postes d’émissions.
Déterminer les incertitudes liées à chaque donnée
Les résultats obtenus comportent majoritairement une marge d’incertitude, car il s’agit d’estimations. Ces incertitudes dépendent du type de données collectées :
Une incertitude de 0 % est associée à une donnée physique définie à l’aide d’instruments de mesure très précis (avec une incertitude de mesure de 0 %). Cette situation est extrêmement rare.
À 5 %, l’incertitude de mesure de vos instruments est supérieure à 0 %. C’est le cas lorsque vous vous appuyez sur une facture ou un compteur (d’électricité, par exemple).
Dans le cas de données extrapolées, l’incertitude est de 30 %. Cela concerne les données secondaires dont l’unité a été convertie.
Si l’extrapolation a été estimée de manière approximative, appliquez une incertitude de 50 %.
Etape 6 : Analyser et suivre l’impact des données sur les GES
Analyser les données
L’analyse est un moment décisif dans un bilan carbone en entreprise. C’est elle qui transforme vos données en leviers d’action concrets. Une analyse mal conduite peut fausser tout le plan de réduction à venir.
L’objectif est de répondre à deux questions simples, mais essentielles :
Quels sont les principaux postes d’émissions ?
Quelles sont les activités concrètes qui les génèrent ?
Par exemple, si vos émissions majeures proviennent des achats de matières premières, il faut savoir précisément quels produits et quels fournisseurs sont concernés. Si elles viennent des trajets domicile-travail, il faut comprendre quelles distances sont parcourues et par quels moyens de transport.
Cette précision est clé : elle permet d’identifier les vrais leviers d’action, de proposer des solutions adaptées et de formuler des recommandations compréhensibles par tous, du comité de direction aux équipes opérationnelles.
Visualisation des postes d’émissions avec détail des activités associées
Suivre l’impact de chaque donnée sur les émissions de GES
Un suivi régulier est essentiel pour savoir si votre bilan carbone évolue dans la bonne direction. S’il révèle une baisse insuffisante des émissions, il vous permettra d’ajuster votre plan d’action en conséquence.
Cette démarche est itérative et de long terme : la transition bas-carbone s’inscrit souvent sur 20 ans ou plus, et chaque campagne de collecte permet d’affiner la précision du bilan.
Un défi partagé par de nombreux responsables RSE, comme Valentine Bourjot, Responsable RSE et Environnement chez Johnson & Johnson Innovative Medicine, qui souligne : “Nous avons un gros défi de fiabiliser le calcul des achats de services, en passant de facteurs d’émissions monétaires à physiques.”
Un suivi précis et régulier est aussi un levier fort pour valoriser vos progrès auprès de vos équipes, de vos clients et de vos partenaires financiers.
Suivi dans le temps des émissions par poste et par action
Étape 7 : réfléchir aux leviers d’action grâce aux résultats
Une fois vos émissions analysées, il est temps de transformer ce constat en véritable stratégie de décarbonation.
Le bilan carbone en entreprise n’a de sens que s’il débouche sur un plan d’action solide, aligné sur l’Accord de Paris et validé par des cadres méthodologiques reconnus comme la SBTi.
Pour avancer, il est essentiel de penser en termes de temporalité :
À court terme, vous pouvez agir vite en réduisant vos consommations énergétiques ou en favorisant des solutions de mobilité durable.
À moyen terme, l’enjeu est d’investir dans des changements plus structurants, comme le renouvellement de votre flotte de véhicules ou l’optimisation de vos process industriels.
A long terme, certaines entreprises vont jusqu’à transformer leur modèle économique en intégrant l’éco-conception, l’économie circulaire ou l’innovation bas-carbone. C’est le cas de groupes comme Decathlon qui repensent la conception de leurs produits, ou de Maisons & Cités qui engagent des projets collectifs de rénovation énergétique.
Toutes les actions n’ont évidemment pas le même poids.
Pour ne pas s’éparpiller, la méthode 80/20 est précieuse. Elle consiste à identifier les leviers qui, même minoritaires en nombre, produisent l’essentiel des réductions. Se concentrer sur les achats, la logistique ou l’efficacité énergétique permet ainsi de générer rapidement des gains mesurables.
Mais une trajectoire carbone ne peut pas reposer uniquement sur les efforts internes.
Les fournisseurs, les clients, les pouvoirs publics et parfois même les concurrents ont un rôle décisif à jouer. Les exemples collaboratifs se multiplient, comme chez Kiloutou qui implique ses partenaires pour généraliser l’usage de matériels bas-carbone. La réussite passe par cette dynamique collective qui démultiplie l’impact des actions engagées.
C’est à cette étape que nos programmes collectifs facilitent la prise de décision. Ils offrent un cadre structuré pour vous former, avancer aux côtés d’autres organisations et bénéficier de l’expertise de nos consultant·es sur votre secteur.
Notre plateforme carbone, elle, vous aide à simuler différents scénarios de réduction, à vérifier la compatibilité de vos objectifs avec la SBTi et la CSRD, et à piloter vos résultats dans la durée grâce à des tableaux de bord détaillés. Vous ne restez pas au stade du constat, vous disposez d’un outil concret pour transformer vos données en décisions stratégiques.
Si vous souhaitez échanger avec un de nos experts sur les enjeux de transition bas carbone de votre entreprise, en apprendre plus sur nos programmes ou notre plateforme, contactez-nous ici.
Étape 8 : embarquer les parties prenantes
Un bilan carbone entreprise prend toute sa valeur lorsqu’il implique l’ensemble de l’écosystème.
Salariés, fournisseurs, clients, partenaires institutionnels… chacun peut contribuer à réduire les émissions et amplifier l’impact des actions engagées.
En interne, il s’agit de créer une dynamique collective : sensibiliser les équipes, organiser des ateliers comme la Fresque du Climat, identifier des ambassadeurs climat et communiquer régulièrement sur les avancées.
En externe, la communication valorise vos initiatives, renforce la transparence et peut inspirer d’autres acteurs à se lancer.
L’exemple du Festival OFF Avignon illustre cette mobilisation collective : un projet de transport mutualisé de décors par fret ferroviaire a permis d’éviter 50 000 km de transport routier et de réduire les émissions de 19 tCO₂e. Documenté et partagé, ce type d’initiative peut être répliqué par d’autres organisations de la filière.
Cet exemple montre bien qu’impliquer ses parties prenantes, c’est transformer un exercice technique en véritable projet collectif. Bien menée, la démarche devient un mouvement capable d’entraîner tout un secteur, de renforcer votre image et de fédérer durablement vos partenaires autour de la transition bas-carbone.
Aller plus loin que son bilan carbone
Un bilan carbone n’est pas une fin en soi : c’est le point de départ d’une stratégie climat crédible et mesurable, alignée avec les objectifs de l’Accord de Paris.
Des cadres comme la SBTi permettent de fixer des objectifs de réduction validés scientifiquement, mais encore faut-il savoir comment les atteindre concrètement.
C’est là qu’intervient la méthode ACT Pas à Pas, développée par l’ADEME et le CDP (Carbon Disclosure Project). Elle offre une feuille de route complète pour transformer un diagnostic carbone en plan d’action :
Analyser vos risques et opportunités liés au changement climatique ;
définir une trajectoire de réduction compatible avec les Accords de Paris (SBTi) ;
identifier et prioriser les leviers à activer,
valider un plan d’action quantifié avec votre comité de direction et intégrer votre stratégie de décarbonation dans la stratégie globale de l’entreprise ;
si éligible, préparer votre reporting CSRD (ESRS E1).
En clair, ACT Pas à Pas vous permet de passer de la mesure à l’action, avec un pilotage structuré et reconnu par l’ADEME.
Chez WeCount, nous faisons de cette méthode un levier opérationnel. Nos programmes collectifs ACT Pas à Pas associent formation, accompagnement individuel et plateforme carbone, pour rendre la démarche tangible, partagée et durable. Vous repartez avec une stratégie climat claire, un plan d’action chiffré et un suivi dans le temps pour ancrer la décarbonation au cœur de votre organisation.
Passer à l’action dès maintenant
Chez WeCount, nous sommes des experts du bilan carbone et de la stratégie climat. Depuis 2020, nous avons accompagné plus de 700 entreprises de secteurs variés (agroalimentaire, cosmétique, numérique, textile, sociétés de conseils, etc.).
Que vous en soyez à la réalisation de votre premier bilan carbone ou que vous souhaitez franchir une nouvelle étape dans votre stratégie climat, contactez nos experts dès aujourd’hui pour avancer avec méthode et sérénité.
Une évolution attendue et nécessaire. Car les activités liées à la santé représentent 8 % des émissions nationales, soit 49 millions de tonnes de CO₂e par an (source : The Shift Project, 2025). Premier poste d’émissions : les médicaments, qui à eux seuls pèsent 29 % du total, devant les dispositifs médicaux (21 %).
Agir sur le médicament, c’est donc agir au bon endroit.
Chez WeCount, nous accompagnons déjà les acteurs du secteur dans la mise en œuvre concrète de cette méthodologie. Voici les éléments clés à connaître pour s’en emparer efficacement.
À retenir
La méthodologie publiée par la DGE (février 2025) fournit un cadre public, simple et robuste pour évaluer l’empreinte carbone d’un médicament donné, avec comme résultat une valeur en kg de CO₂e.
Dans les appels d’offres des acheteurs de médicaments (hospitaliers, pharmacies de ville…) le critère carbone progresse : la méthodologie de la DGE crée une base commune entre industriels et acheteurs.
Les critères liés à l’empreinte carbone doivent peser a minima 10% dans la pondération des appels d’offres, publics comme privés, d'après les recommandations du secteur.
Dans de nombreux cas, le principe actif (PA) concentre la plus grande part des émissions du médicament : obtenir les données fournisseurs est la clé pour réduire l’incertitude et cibler les leviers.
L’Analyse de Cycle de Vie (ACV) est une méthode rigoureuse, encadrée par les normes ISO 14040 et 14044, qui permet de mesurer les impacts environnementaux d’un produit tout au long de sa vie.
Dans le cas de l’ACV carbone, l’analyse se concentre uniquement sur un indicateur : le changement climatique, exprimé en kg de CO₂e (selon la norme ISO 14067).
L'objectif est de comprendre l'impact du produit sur le changement climatique, afin d'identifier les étapes de son cycle de vie où des améliorations peuvent être apportées.
Et appliquée aux médicaments ?
La méthodologie d’évaluation de l’empreinte carbone des médicaments fournie par la DGE repose entièrement sur cette approche.
Elle définit comment réaliser une ACV carbone spécifique au médicament, avec des règles précises pour chaque étape et des facteurs d’émission cohérents. Le lien entre les deux est donc direct : la DGE propose une traduction opérationnelle de l’ACV carbone adaptée au contexte pharmaceutique français.
Un médicament est composé d’un ou plusieurs principes actifs (PA) formulés avec des excipients. Il est ensuite façonné sous une certaine forme pharmaceutique (=forme galénique, exemples : comprimé/gélule/crème) puis conditionné (=emballé). Concrètement, une ACV carbone appliquée à un médicament s’intéresse à toutes les étapes de sa vie :
Production des matières premières, et en particulier le principe actif, souvent le plus gros poste d’émissions ;
Distribution (transport vers les établissements de santé ou pharmacies) ;
Utilisation (avec parfois des émissions associées selon le type d’administration) ;
Etapes du cycle de vie
Exemple type de répartition d’empreinte carbone d’un médicament
Postes d'émissions
Part estimée
Principe actif (fabrication + transport)
65 %
Fabrication du médicament
15 %
Excipients et conditionnement
8 %
Transport & distribution
7 %
Utilisation
2 %
Fin de vie
3 %
Ces ordres de grandeur varient fortement selon le type de médicament, sa formulation ou son circuit de distribution. C’est tout l’intérêt d’une ACV carbone : adapter les données à chaque produit, en s’appuyant au maximum sur des données objectives, traçables et documentées.
Pourquoi la méthodologie d’évaluation de l’empreinte carbone des médicaments devient incontournable
Depuis février 2025, la méthodologie DGE s’impose progressivement comme référentiel commun pour l’évaluation de l’empreinte carbone des médicaments dans les marchés publics. Elle permet de comparer deux alternatives produits en intégrant la variable carbone comme critère d’achat.
🎙️ Charles Flahault, Chargé de mission Décarbonation des Industries de Santé à la DGE, le résumait ainsi lors d’un récent webinaire sur l’éco-conception des soins :
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Cette méthodologie a trois vertus clés :
Simplicité : elle est conçue pour être utilisable.
Robustesse : elle repose sur des bases de données reconnues (Base Empreinte®, Ecoinvent, Exiobase…).
Standardisation : elle harmonise les pratiques entre industriels, acheteurs, décideurs.
Elle est aussi un outil transversal, utile pour différents acteurs :
Les décideurs publics, pour disposer de données quantifiées et orienter les politiques de santé durable.
Les industriels, pour mettre en œuvre des actions de décarbonation de leur outil industriel et de leur chaîne d’approvisionnement, pouvoir identifier les classes médicamenteuses, technologies ou formes galéniques les plus carbonées.
Les acheteurs, pour intégrer la dimension carbone dans leurs critères et réaliser des achats durables.
Les professionnels de santé (médecins, pharmaciens, infirmiers…), pour mieux orienter les travaux de mise en place d’éco-soins et s’engager dans des prescriptions éco-responsables.
Ce qu’une ACV carbone permet concrètement
Mener une ACV carbone présente des bénéfices concrets :
Identifier vos principaux postes d’émissions produits, pour mieux cibler vos actions de réduction.
Structurer une démarche d’éco-conception, en travaillant sur la formulation, les emballages, la logistique ou la durée de conservation.
Répondre aux attentes croissantes des établissements de santé, qui exigent des données précises et traçables.
Favoriser les coopérations avec vos fournisseurs, notamment sur les données du principe actif.
Quelles sont les étapes clés d’une ACV carbone ?
1. Définir le périmètre de l’étude
Tout part de la définition de l’unité fonctionnelle : est-ce une boîte ? Un traitement sur une période donnée ? L’unité fonctionnelle nous renseigne sur la fonction du produit, c'est-à-dire ce qu’il est censé accomplir pour l’utilisateur (ex. : une dose de médicament pour un traitement spécifique).
Il est également important de préciser le périmètre géographique de distribution (France uniquement ?) ainsi que les sites de production et de formulation du médicament concernés, c'est-à-dire les usines où les principes actifs sont transformés en produit final (comprimés, gélules, etc.), ainsi que celles où le médicament est conditionné et préparé pour la distribution.
2. Collecter les données
C’est l’étape la plus sensible. La qualité de l’ACV dépend directement de la qualité des données collectées. Plus les données sont précises et spécifiques au médicament, plus les résultats seront exploitables.
Voici quelques exemples de données à collecter :
Principe actif : empreinte carbone, pays de fabrication, proportion de chaque principe actif dans le médicament (si plusieurs PA pour un médicament donné).
Énergies et procédés : scopes 1, 2 des sites de formulation du médicament, et idéalement scope 3.
Matières et packagings : nature des conditionnements et région de fabrication.
Logistique : modes de transport (routier, maritime, aérien), réfrigération ou non du transport.
3. Réaliser le calcul dans la matrice DGE
Les données sont ensuite saisies dans la matrice Excel fournie par la DGE, qui guide le calcul de l’empreinte carbone poste par poste. La méthodologie repose sur une hiérarchisation claire des sources :
💡Bon à savoir : Le guide de la DGE recommande d’utiliser en priorité des données spécifiques (internes ou fournisseurs). Si celles-ci sont inaccessibles, il est possible de s’appuyer sur des bases environnementales reconnues (Base Empreinte®, Ecoinvent, Exiobase). La méthodologie prévoit des majorations en pourcentage pour certains postes lorsque les données d’activité spécifiques sont manquantes (par exemple, une majoration de 5 % pour le transport amont des matières premières et consommables dans l’empreinte carbone du principe actif).
Un conseil supplémentaire est de commencer par une ou quelques références pour vos ACV, afin de vous concentrer sur les plus stratégiques pour vous ou vos clients. Cela permet de ne pas s’éparpiller sur plusieurs ACV en parallèle. Il est aussi important de bien cadrer dès le départ pour choisir des références dont les données, notamment celles des principes actifs, sont disponibles et accessibles.
Toutes les hypothèses, incertitudes et limites doivent être consignées dans les onglets dédiés de la matrice. Ce travail de transparence est essentiel pour assurer la robustesse des résultats et leur lecture par les acheteurs de médicaments.
4. Interpréter les résultats et agir
Une fois les résultats obtenus, l’ACV carbone permet d’identifier les postes les plus émissifs et les leviers prioritaires de réduction. L’enjeu : transformer les constats en plan d’action, au sein des services concernés (production, achats, R&D…).
Voici quelques leviers d’action fréquemment identifiés :
Principe actif (PA) : c’est souvent le premier poste d’émission. Travailler sur l’écoconception du procédé de synthèse (ex : remplacement de solvants, réduction des rendements matière, biocatalyse) permet de réduire significativement l’empreinte. Une autre approche consiste à relocaliser la production en Europe ou en France, ce qui peut réduire l'impact environnemental, notamment en limitant les émissions liées à l'énergie nécessaire à la fabrication du PA et/ou du médicament.
Excipients et formes galéniques : certains excipients sont très impactants (par ex. la gélatine ou le lactose selon leur origine). Le choix de la forme (comprimé, injectable, sirop…) influence aussi le poids global.
Packaging : les sur-emballages inutiles ou non recyclables sont des cibles faciles. L’éco-conception (choix des matériaux, formats, recyclabilité) est un levier accessible.
Logistique : optimiser les distances de transport, les modes (favoriser le maritime ou le rail), regrouper les flux ou travailler sur la densité logistique sont des pistes concrètes.
Durée de vie et stabilité : allonger la durée de conservation permet de limiter les pertes, les invendus et la destruction de lots.
Comment WeCount vous accompagne
Chez WeCount, nous accompagnons aussi bien des entreprises françaises que des filiales de grands groupes mondiaux dans la réalisation de leurs ACV carbone médicaments, en adoptant une approche rigoureuse, conforme à la méthodologie DGE et parfaitement adaptée à vos équipes.
Notre accompagnement comprend :
Un cadrage précis : définition du périmètre et des objectifs.
L’organisation de la collecte de données auprès de vos sites et fournisseurs.
La modélisation carbone complète dans la matrice DGE.
Une restitution claire : rapport, pistes d’action, axes de réduction, etc.
Questions fréquentes
La méthodologie d’évaluation de l’empreinte carbone des médicaments fournie par la DGE est-elle obligatoire ? Non, mais elle est très recommandée. Elle constitue le référentiel public en France pour évaluer l’empreinte carbone des médicaments.
Peut-on comparer deux médicaments entre eux ? Oui, l’intérêt de la méthodologie est justement de pouvoir comparer deux médicaments équivalents et de savoir lequel des deux, toutes choses étant égales par ailleurs, est le plus consommateur en carbone.
Quelles sont les données les plus critiques ? Le principe actif reste généralement le plus émissif. Il faut donc concentrer les efforts sur les données fournisseurs précises à ce niveau.
En conclusion
La publication de la méthodologie DGE marque un tournant opérationnel pour la filière santé. En structurant les pratiques, elle offre un langage commun pour évaluer et réduire l’empreinte carbone des médicaments.
Elle pose aussi les bases d’un futur standard européen, et d’une traçabilité environnementale renforcée, qui pourrait s’étendre à d’autres produits de santé, tels que les dispositifs médicaux, notamment avec des outils récents comme l'Index DM (dispositifs médicaux) Durable, qui permet de comparer les dispositifs médicaux sur plusieurs critères, dont l'empreinte carbone, facilitant ainsi la décision d’achat entre deux DM de même nature.
En France, la Méthode Bilan Carbone® s’impose comme l’outil de référence pour piloter une stratégie climat solide et crédible. Conçue par l’ADEME et aujourd’hui portée par l’Association Bilan Carbone (ABC), la méthode Bilan Carbone® vous offre un cadre structurant pour identifier vos émissions, comprendre leurs causes et définir vos leviers de réduction.
Elle est compatible avec les principaux référentiels réglementaires et méthodologiques : le BEGES réglementaire en France, elle facilite la complétude de la norme ESRS E1 de la directive européenne CSRD, ou encore les standards internationaux comme le GHG Protocol ou l’ISO 14064-1.
Dans cet article, nous allons vous guider pas à pas : comprendre les principes de la Méthode Bilan Carbone®, découvrir les étapes clés et voir comment l’appliquer concrètement au sein de votre organisation.
Ce qu’il faut retenir
La méthode Bilan Carbone® ne se limite pas à mesurer les émissions. Son objectif est d’identifier les postes d’émissions, de mobiliser les parties prenantes et surtout de transformer les résultats en plan d’action concret pour engager une trajectoire climat crédible.
Elle est compatible avec les BEGES-R, le GHG Protocol (scopes 1, 2 et 3), l’ISO 14064 et la CSRD. Elle permet donc de répondre aux exigences locales tout en restant lisible à l’échelle internationale.
La version 9 du Bilan Carbone® structure désormais la démarche en 7 étapes, intègre une mobilisation formalisée des parties prenantes, propose une évaluation externe volontaire (audit indépendant), et décline la méthode selon trois niveaux de maturité (Initial, Standard, Avancé) pour s’adapter à la capacité et à l’ambition de chaque organisation.
Le Bilan Carbone® doit déboucher sur un plan de transition. Sa valeur réelle n’est pas seulement d’établir un diagnostic, mais de structurer une démarche de réduction des émissions durable, crédible et adaptée aux moyens de l’entreprise.
Qu’est-ce que la méthode Bilan Carbone® ?
Avant d’aller plus loin, il est essentiel de rappeler ce qu’est la méthode Bilan Carbone®. Mise au point au début des années 2000 par l’ADEME, elle est aujourd’hui portée par l’Association Bilan Carbone (ABC), qui en assure la diffusion et l’évolution.
Vous pouvez voir cette méthode comme un outil pratique pour transformer votre organisation. Son intérêt n’est pas seulement de mesurer des émissions mais bien de vous donner les clés pour bâtir un plan d’action. L’ABC fixe trois grands objectifs.
Le premier consiste à comptabiliser de la manière la plus rigoureuse et exhaustive possible toutes les émissions, qu’elles soient directes ou indirectes.
Le deuxième vise à mobiliser vos parties prenantes, internes comme externes, afin que la transition ne soit pas qu’une affaire de chiffres mais aussi une démarche collective.
Enfin, le troisième objectif est d’élaborer un plan de réduction des émissions qui soit ambitieux, réaliste et pilotable dans le temps.
Il s’agit du moyen le plus fiable pour orienter une stratégie climat et engager une véritable transformation. C’est aussi un outil qui s’adapte à toutes les échelles, qu’il s’agisse d’une entreprise, d’un produit ou même d’un territoire.
Concrètement, la première étape de toute démarche repose sur l’identification des postes d’émissions.
Quels postes d’émissions prendre en compte ?
Réaliser un Bilan Carbone®, c’est d’abord identifier les activités qui génèrent des gaz à effet de serre.
Ces émissions sont classées en postes et sous-postes d’émissions. Elles couvrent aussi bien les consommations d’énergie directes que les impacts liés aux achats, aux déplacements ou encore à la fin de vie des produits. L’objectif est d’inclure toutes les émissions possibles, de la manière la plus exhaustive possible.
Pour mieux visualiser, vous pouvez lire le schéma officiel de l’ABC qui détaille les postes et sous-postes.
Cette nomenclature a un autre avantage. Elle permet de faire le lien avec les formats réglementaires français (BEGES), les normes internationales comme l’ISO 14064-1 et les scopes 1, 2 et 3 du GHG Protocol.
Autrement dit, le Bilan Carbone® n’est pas une méthode isolée mais un cadre pleinement compatible avec les standards internationaux.
Comparatif des catégories et postes fixés entre BEGES règlementaire, Bilan Carbone® et GHG Protocol, source : Méthode pour la réalisation des bilans d’émissions de gaz à effet de serre, Ademe.
Un pas de plus vers la neutralité carbone
La méthode ne s’arrête pas à la mesure des émissions.
Elle s’inscrit aussi dans une logique plus large de contribution à la neutralité carbone mondiale. Elle est compatible avec le référentiel Net Zero Initiative, qui organise l’action climatique d’une organisation autour de trois piliers complémentaires :
Le premier pilier consiste à réduire vos propres émissions. Le deuxième encourage la contribution à la réduction des émissions d’autres acteurs, par exemple vos fournisseurs ou vos clients. Le troisième porte sur le développement de puits de carbone capables de capter durablement du CO₂.
Cette approche place la méthode Bilan Carbone® au cœur des stratégies climat les plus ambitieuses. Elle vous aide à comprendre où se situe votre marge de manœuvre et comment maximiser votre contribution à l’effort collectif.
Mais pour agir, encore faut-il savoir traduire vos données en émissions mesurables.
Comment transformer des données en émissions ?
Identifier vos sources d’émissions n’est qu’une première étape.
Pour rendre un Bilan Carbone® opérationnel, il faut les quantifier. Autrement dit, comment relier une facture d’électricité, un kilomètre parcouru ou un litre de carburant à des tonnes de CO₂e ?
On mesure unedonnée d’activité, comme un volume de carburant ou une consommation d’énergie. On applique ensuite un facteur d’émission, c’est-à-dire la quantité moyenne de gaz à effet de serre libérée par unité consommée. Le produit des deux donne une estimation des émissions.
Les facteurs d’émission proviennent pour la plupart de bases de données spécialisées, la plus utilisée en France étant la Base Empreinte® de l’ADEME.
Les résultats obtenus comportent toujours une marge d’incertitude, car il s’agit d’estimations. La méthode recommande donc de privilégier les données physiques, plus précises et plus actionnables, plutôt que les ratios monétaires, qui restent utiles en dernier recours mais moins fiables.
Un Bilan Carbone® n’a donc jamais la prétention d’être exact au kilogramme près. Sa force réside dans sa transparence et dans sa capacité à mettre en évidence les leviers d’action.
Au-delà de cette mécanique de calcul, il est important de comprendre la place du Bilan Carbone® parmi les démarches de transition bas-carbone. C’est là que la méthode prend toute sa dimension, bien au-delà d’un simple exercice de comptabilité.
Pourquoi choisir la méthode Bilan Carbone® ?
La méthode Bilan Carbone® s’inscrit aujourd’hui parmi les outils incontournables pour structurer une démarche de transition bas carbone.
Nous l’avons énoncé avant, elle ne se limite pas à mesurer des émissions, elle donne un cadre clair pour comprendre vos impacts, définir des priorités et engager vos équipes dans l’action.
Contrairement à d’autres référentiels souvent plus techniques ou se limitant au calcul des émissions sans plan d’action, comme la norme ISO 14064 ou le GHG Protocol, le Bilan Carbone® se distingue par son côté actionnable.
Il accompagne les organisations dès le cadrage du périmètre et jusqu’au pilotage d’un plan de transition, en intégrant l’analyse des risques, les opportunités et la mobilisation collective. Il devient un véritable levier de management environnemental et fait progresser la maturité de l’organisation.
Autre atout majeur, son articulation avec les cadres réglementaires et internationaux.
Comme expliqué plus tôt, le Bilan Carbone® est compatible avec le BEGES en France, le GHG Protocol (scopes 1, 2 et 3), l’ISO 14064 et la CSRD européenne. Vous avez en fait, un outil à la fois reconnu sur le plan international et adapté aux spécificités locales, utilisable aussi bien par une PME que par une multinationale.
La méthode évolue régulièrement pour intégrer les avancées scientifiques et réglementaires. Sa version 9, publiée fin 2024, introduit trois niveaux de maturité : initial, standard et avancé.
Ils permettent à chaque organisation de progresser à son rythme, en fonction de ses moyens et de ses ambitions.
Si nous devons vous résumer en 2 phrases pourquoi choisir cette méthode : le Bilan Carbone® est plus qu’un simple outil de comptabilité des émissions. C’est une méthode structurante, pragmatique et tournée vers l’action, qui vous aide à aligner votre trajectoire avec les objectifs de neutralité carbone.
Connaître les points d’attention de la méthode Bilan Carbone® avant de la choisir
Solide et largement utilisée, la méthode Bilan Carbone® reste un outil. Et comme tout outil, elle a des points d’attention à anticiper pour mener au mieux son bilan.
1. Dépendance à la qualité des données et scope 3 difficile à modéliser
La méthode repose sur vos données d’activité réelles : consommation d’énergie, volumes achetés, déplacements, fret, achats de prestations…
Certaines informations sont faciles à suivre. Par exemple, vous connaissez précisément vos consommations d’électricité ou les kilomètres parcourus par vos véhicules.
Mais d’autres sont beaucoup plus délicates à collecter. Les données liées aux fournisseurs, au transport des marchandises ou à la fin de vie des produits que vous vendez sont souvent incomplètes ou approximatives.
Ces éléments appartiennent au scope 3 du GHG Protocol (correspond en France aux catégories 3, 4, 5 et 6 du BEGES). Or, selon le Carbon Disclosure Project, ce scope 3 représente en moyenne plus de 75 % des émissions d’une organisation. Il constitue donc un levier majeur de réduction, mais aussi la partie la plus complexe à modéliser correctement.
2. Absence des émissions évitées
Le Bilan Carbone® calcule uniquement les émissions générées par vos activités. Il ne prend pas en compte les émissions évitées. Ces dernières correspondent pourtant à des situations où une solution réduit les émissions par rapport à une alternative classique.
Un ordinateur reconditionné émet beaucoup moins qu’un appareil neuf. Un trajet en covoiturage réduit l’empreinte par passager comparé à un trajet en voiture individuelle. Ces bénéfices existent, mais ils ne figurent pas dans les résultats du Bilan Carbone®.
Ils peuvent néanmoins être mis en avant dans votre communication ou vos rapports extra-financiers.
3. Limites en contexte international
La méthode Bilan Carbone® a été conçue dans un cadre français, avec un objectif pédagogique fort et une approche très complète des émissions.
Elle est donc particulièrement adaptée aux PME et ETI implantées en France, ou aux entités françaises de groupes plus larges.
En contexte international, l’enjeu est souvent d’harmoniser les pratiques de reporting climat à l’échelle de plusieurs pays.
Dans ce cas, le GHG Protocol est généralement privilégié comme référentiel commun, car il est plus largement reconnu à l’international et facilite la consolidation des données entre filiales.
Cela n’empêche pas d’utiliser la méthode Bilan Carbone® en complément, notamment au niveau local, pour bénéficier d’une approche plus opérationnelle et compatible avec les exigences réglementaires françaises et européennes.
La méthode Bilan Carbone® en 7 étapes
La méthode permet de structurer une démarche climat pas à pas, en impliquant progressivement toutes les parties prenantes de l’organisation.
La première étape consiste à définir le cadre du projet. Cela signifie évaluer le niveau de maturité de l’organisation en matière de comptabilité carbone : s’agit-il d’un premier Bilan Carbone® ou d’une démarche déjà bien installée ?
Trois niveaux de maturité sont proposés par l’ABC afin d’adapter les exigences à chaque situation : Initial, Standard et Avancé
Ce cadrage inclut également la mise en place d’une gouvernance interne claire, l’implication des instances hiérarchiques, ainsi que la formation des équipes concernées. L’objectif est de poser des bases solides pour une démarche adaptée, réaliste et pilotée efficacement.
2. Définir le périmètre
L’organisation délimite ensuite le périmètre de son Bilan Carbone® : entités concernées, période étudiée, sources d’émissions incluses. Cette étape garantit que toutes les émissions directes et indirectes pertinentes seront intégrées, et ouvre la réflexion sur les risques et opportunités de transition.
3. Programmer la mobilisation
La mobilisation des parties prenantes est une composante essentielle de la méthode. Elle vise à sensibiliser et impliquer l’ensemble des équipes tout au long du processus.
L’ABC définit des attendus précis, c’est-à-dire des messages et des contenus clés qui doivent absolument être transmis pour favoriser le passage à l’action et permettre une réduction réelle des émissions.
En revanche, les moyens choisis (ateliers, supports, outils de communication…) sont laissés à l’appréciation de chaque organisation, en fonction de sa culture et de ses ressources.
Cette mobilisation continue assure une dynamique collective et une appropriation durable de la démarche.
4. Comptabiliser les émissions
Les données d’activité (énergie, déplacements, achats, logistique, déchets…) sont collectées, puis converties en tonnes de CO₂-équivalent grâce à des facteurs d’émission.
Cette étape aboutit à un profil d’émissions détaillé, présenté en toute transparence avec ses marges d’incertitude.
5. Établir un plan de transition
À partir du diagnostic, un plan de transition est défini : objectifs de réduction, actions chiffrées et hiérarchisées, trajectoire alignée avec les ambitions de l’organisation. Des indicateurs de suivi permettent d’en mesurer les progrès dans le temps.
6. Synthèse et restitution
Les résultats du Bilan Carbone® (profil d’émissions, plan de transition, indicateurs) sont rassemblés dans une synthèse construite par l’organisation ou son prestataire, puis restitués en interne.
Les livrables peuvent répondre à des besoins internes, réglementaires ou méthodologiques.
À des fins de mutualisation et de comparaison sectorielle, un profil d’émissions anonymisé peut ensuite être déposé sur la plateforme de l’OCCF — sans mention du nom de l’organisation — pour enrichir la base de données collective.
7. Évaluer la qualité du Bilan Carbone®
Enfin, une évaluation indépendante peut être réalisée pour attester de la qualité de la démarche.
Cette étape est facultative, mais un audit réussi permet de revendiquer un Bilan Carbone® évalué, gage de crédibilité et de transparence.
Depuis 2025, la version 9 actualise ces étapes et introduit des nouveautés majeures, pensées pour rendre la méthode plus lisible et plus efficace.
Ce que change la version 9 de la méthode (2025)
Publiée fin 2024 et entrée en application au 1er janvier 2025, la version 9 marque un tournant pour la méthode Bilan Carbone®.
Plus qu’une mise à jour technique, c’est une refonte stratégique qui fait évoluer le bilan d’un exercice statique vers une démarche active, structurée et ambitieuse.
Elle renforce la lisibilité de la méthode, son alignement avec les standards internationaux et sa capacité à embarquer les organisations dans une transition bas-carbone durable.
La V9 introduit ainsi plusieurs nouveautés majeures qui modifient en profondeur la façon de conduire un Bilan Carbone®.
Une mobilisation accrue des parties prenantes
La méthode passe désormais de cinq à sept étapes, avec l’introduction d’une nouvelle phase dédiée à la mobilisation.
Le terme “sensibilisation” a été remplacé par “mobilisation” pour insister sur l’importance d’impliquer activement les parties prenantes tout au long de la démarche, et pas uniquement au démarrage.
Cette évolution traduit une volonté de mettre les organisations en mouvement vers des actions de réduction concrètes et collectives.
L’introduction d’une étape d’évaluation et d’audit
Une autre nouveauté, c’est l’étape finale et facultative qui permet désormais de faire auditer son Bilan Carbone® par une tierce partie.
Jusqu’ici, il n’existait pas de reconnaissance officielle de la conformité d’un bilan. Cet audit renforce la fiabilité des résultats, aide à identifier des axes d’amélioration et crédibilise la communication externe.
Un guide en format Wiki
La V9 abandonne le traditionnel guide méthodologique en PDF pour adopter un format wiki moderne et interactif.
Plus fluide et intuitif, il facilite la recherche d’information et sera mis à jour en continu, sans attendre une future version 10.
Ce format évolutif intégrera au fil du temps les travaux de l’ABC, notamment sur l’empreinte produit ou les émissions évitées. Ces évolutions structurent un cadre plus dynamique et plus pédagogique, pensé pour rendre la méthode accessible à toutes les organisations.
Trois niveaux de maturité pour s’adapter à chaque profil
Pour encourager toutes les entreprises à s’engager dans la transition, la version 9 introduit trois niveaux de maturité.
Chaque organisation peut ainsi choisir le niveau qui correspond à ses capacités, à son expérience et à ses ressources.
Niveau initial : destiné aux structures qui débutent, avec peu de ressources. Il permet de répondre à l’obligation réglementaire BEGES ou de se lancer via le Diag Décarbon’Action. C’est une première approche pour se familiariser avec la méthode et construire un plan simple, axé sur des objectifs à court terme.
Niveau standard : le plus courant. Il inclut une comptabilité complète des émissions et l’amorce d’un plan de transition chiffré, avec des objectifs à moyen terme. Ce niveau implique davantage la gouvernance et favorise l’adhésion des parties prenantes, en intégrant pleinement la dimension collective.
Niveau avancé : pensé pour les entreprises qui maîtrisent déjà les enjeux bas carbone. Il intègre une trajectoire stratégique de décarbonation, une analyse des risques et une transformation du modèle économique. Ce niveau permet d’utiliser des référentiels comme ACT Pas à Pas (👉 voir notre guide ACT Pas à Pas) pour élaborer un plan ambitieux et aligné sur le long terme.
💡Bon à savoir : notre programme ACT Pas à Pas accompagne les entreprises qui souhaitent atteindre ce niveau de maturité. Nous aidons vos équipes à transformer le Bilan Carbone® en véritable trajectoire stratégique et pilotée dans le temps.
Une meilleure prise en compte des incertitudes
La V9 améliore le traitement des incertitudes liées aux données et aux calculs. Les limites mathématiques de la version précédente ont été corrigées, et une double approche qualitative et quantitative est désormais proposée.
Cela permet de clarifier la fiabilité des résultats, de mieux qualifier la qualité des données et d’aider les entreprises à prioriser leurs efforts sur les postes les plus structurants.
Un socle renforcé et compatible avec les normes internationales
Les ajustements méthodologiques rendent la méthode plus cohérente avec les référentiels internationaux tels que l’ISO 14064, le GHG Protocol et les exigences de la CSRD.
La V9 s’intègre aussi plus facilement dans d’autres démarches de transition comme la SBTi ou les méthodes ACT. Elle devient ainsi un outil transversal, capable de répondre aux obligations réglementaires tout en soutenant les ambitions stratégiques des organisations.
Un plan de transition au cœur de la démarche
Enfin, le plan de transition occupe désormais une place centrale dans la méthode.
Déjà présent dans les versions précédentes, il fait l’objet d’exigences renforcées : objectifs chiffrés, actions concrètes, gouvernance dédiée, échéances à court, moyen et long terme.
Les trois niveaux de maturité introduits par la V9 permettent à toutes les organisations, quel que soit leur profil, de répondre à cette exigence.
Plus qu’un outil de mesure, le Bilan Carbone® devient une démarche de transition bas-carbone à part entière.
Quelle formule d’accompagnement choisir ?
Certaines organisations choisissent de réaliser leur Bilan Carbone® en interne.
D’autres délèguent entièrement la démarche à un cabinet. Mais dans les deux cas, le risque est que, sans montée en compétences des équipes et sans cadre collectif, le bilan reste figé. Il se limite à un diagnostic quand il devrait devenir un outil de pilotage stratégique.
C’est précisément là qu’intervient WeCount.
Notre plateforme permet de mesurer vos émissions, d’automatiser vos reportings réglementaires et de centraliser vos données, qu’il s’agisse du Bilan Carbone®, du BEGES, du GHG Protocol, de la CSRD, de la SBTi ou encore du CDP. Vous disposez ainsi d’une base solide et fiable, indispensable pour structurer votre démarche.
Mais l’outil n’est qu’un point de départ. L’accompagnement Bilan Carbone que nous proposons se vit aussi en collectif. Pendant quatre mois, vous progressez aux côtés d’autres organisations de votre secteur. Vous partagez vos pratiques, échangez sur vos difficultés et transformez votre diagnostic en un plan de réduction concret et ambitieux.
Enfin, nos experts vous accompagnent sur-mesure avec une logique d’autonomie. L’objectif n’est pas de faire à votre place, mais de renforcer vos compétences pour que vos équipes soient capables de piloter la transition dans la durée. Le Bilan Carbone® ne devient pas seulement une photo de votre organisation, il se transforme en moteur de transformation, en gouvernance renforcée et en crédibilité accrue de vos engagements.
Avec WeCount, vous disposez d’un cadre fiable, engageant et conçu pour inscrire votre organisation dans une trajectoire climat robuste et durable.
Contactez l’un de nos experts adapté à votre secteur d’activité → je prends contact
Comment collecter les données efficacement ?
La collecte des données est souvent l’étape la plus chronophage d’un Bilan Carbone®.
Pourtant, elle conditionne la fiabilité des résultats et la pertinence des actions qui en découleront. La clé consiste à bien structurer la démarche dès le départ pour transformer cette phase en véritable levier plutôt qu’en contrainte.
Tout commence par la désignation d’un chef de projet et de relais internes. Selon les postes à couvrir, il peut s’agir des équipes achats, énergie, logistique ou ressources humaines. Leur rôle est d’identifier les données disponibles, de vérifier leur qualité et d’assurer une remontée régulière de l’information.
Il est ensuite essentiel de définir clairement le périmètre d’étude. Une entreprise multi-sites, avec plusieurs niveaux hiérarchiques et des entités autonomes, ne mobilisera pas ses ressources de la même manière qu’une structure plus centralisée. Le cadrage initial permet d’éviter les zones d’ombre et de clarifier les responsabilités.
Vient alors un choix stratégique : souhaitez-vous mener le travail entièrement en interne ou bénéficier d’un accompagnement extérieur ? Dans tous les cas, la première étape consiste à réaliser l’inventaire des données disponibles, afin de mesurer les manques et d’anticiper les priorités.
Reste enfin à décider de l’outil de collecte. Beaucoup commencent avec le tableur Bilan Carbone® proposé par l’Association Bilan Carbone (ABC). Mais pour gagner en efficacité et en fiabilité, un logiciel dédié offre de nombreux avantages : centralisation des données, traçabilité des sources, automatisation des calculs et reporting réglementaire simplifié. Si vous vous interrogez sur le bon choix, nous avons détaillé les critères essentiels dans notre guide sur les logiciels Bilan Carbone®.
Une fois la collecte et les calculs effectués, que faire de ce diagnostic ?
Et après le Bilan Carbone® ? Structurer sa trajectoire climat
Réaliser un Bilan Carbone® n’est pas une fin en soi. Le vrai enjeu est d’en faire un outil durable afin de comprendre ses émissions, embarquer ses équipes et transformer l’essai en un plan climat crédible et ambitieux.
Le prolongement logique, c’est le lancement d’un plan ACT Pas à Pas. Cette démarche, portée par l’ADEME, permet de construire une trajectoire climat alignée sur les objectifs de l’Accord de Paris. Elle articule gouvernance, plan d’action, pilotage et stratégie long terme.
Le Bilan Carbone® peut aussi s’intégrer dans des engagements SBTi ou Net Zero, pour inscrire l’entreprise dans un cadre international reconnu.
Un Bilan Carbone® n’a de valeur que s’il se traduit en plan d’action. Avec WeCount, vous accédez à un programme ACT Pas-à-Pas conçu pour passer de la mesure à la transformation.
Pendant 12 mois, vos équipes définissent une trajectoire de réduction alignée avec l’Accord de Paris, identifient leurs risques et opportunités climatiques, et bâtissent un plan d’actions chiffré, validé par la direction. Ce plan devient aussi la base de votre reporting CSRD (ESRS E1).
Notre approche repose sur quatre piliers complémentaires :
Collectif : avancez aux côtés d’autres organisations de votre secteur, échangez vos pratiques et tirez parti de l’énergie d’un groupe.
Formation : développez les compétences climat et ESG de vos équipes grâce à l’intervention d’experts et de pionniers de la transition.
Accompagnement expert : bénéficiez d’un consultant spécialisé dans votre secteur pour sécuriser chaque étape de la démarche.
Plateforme carbone : appuyez-vous sur un outil robuste de comptabilité carbone et de reporting pour gagner en efficacité et piloter vos résultats en continu.
Avec WeCount, vos données carbone deviennent un levier stratégique. Vous ne restez pas seuls face à la complexité : vous intégrez une communauté, vous montez en compétences, et vous structurez une stratégie climat crédible, ambitieuse et durable.
Quel coût et quels financements possibles ?
Le coût d’un Bilan Carbone® dépend de plusieurs paramètres : le choix du prestataire (cabinet ou logiciel SaaS), le périmètre couvert (scopes 1, 2, 3), la taille de l’entreprise et la complexité de sa structure.
Pour une PME, il faut compter en moyenne autour de 10 000 € avec un cabinet de conseil couvrant l’ensemble des scopes.
Avec une plateforme en ligne de suivi des émissions, les tarifs varient généralement entre 1 000 et 5 000 €, selon le degré d’analyse et le suivi attendu. Certaines solutions fonctionnent par abonnement mensuel, de l’ordre de 100 à 500 €/mois.
Pour une grande entreprise, le budget peut grimper à plusieurs dizaines de milliers d’euros, surtout si les données à collecter sont nombreuses ou si l’organisation est implantée à l’international.
Afin de lever les freins budgétaires, l’ADEME et Bpifrance proposent le Diag Décarbon’Action, destiné aux entreprises de moins de 500 salariés n’ayant jamais réalisé de Bilan Carbone®. Cet accompagnement comprend :
la réalisation du Bilan Carbone® ;
la co-construction d’une stratégie climat ;
l’appui au lancement des premières actions.
Après subvention, le reste à charge est de 6 000 € pour l’entreprise éligible (Source : BPI France).
Chez WeCount, nous savons que l’investissement ne se mesure pas seulement en euros ou en tonnes de CO₂ évitées. Un Bilan Carbone bien mené, intégré à une stratégie climat, crée aussi de la valeur : une meilleure conformité réglementaire, image de marque renforcée, anticipation des risques financiers liés au climat et fidélisation de vos clients.
Pourquoi choisir WeCount pour structurer votre Bilan Carbone ?
Nous aidons les organisations à aller au-delà du simple calcul. L’enjeu aujourd'hui est d’aider les équipes climat à monter en compétences, à structurer leur démarche et à la faire vivre dans la durée. Ce qui fait notre différence avec d'autres acteurs du marché, c’est la combinaison d’un logiciel de comptabilité carbone robuste, pensé pour être collaboratif, simple à prendre en main, et nos programmes collectifs conçus pour échanger avec vos pairs, transmettre les bons réflexes et embarquer les équipes dans l’action.
Concrètement, nous proposons un programme bilan carbone collectif sur 4 mois avec un accompagnement sur :
la réalisation de la cartographie des flux ;
la définition des méthodes de calcul pour chaque poste d'émission;
la collecte des données et la mobilisation des parties prenantes ;
l'analyse des résultats du bilan carbone ;
la construction d’un plan de décarbonation concret, adapté à vos enjeux sectoriels ;
la réalisation de vos reportings règlementaires.
Notre plateforme numérique rend la démarche intuitive : centralisation des données, automatisation des calculs, reporting conforme (Bilan Carbone®, GHG, BEGES, CSRD), et pilotage de trajectoires alignées avec la SBTi.
Plus de 600 organisations nous font déjà confiance pour transformer leur bilan carbone en levier stratégique et opérationnel.
Pour certaines organisations, le bilan carbone est une obligation légale via le BEGES réglementaire. Pour les autres, c’est un passage incontournable pour structurer une stratégie climat crédible et répondre aux nouvelles exigences de reporting (CSRD, SBTi, Net Zero…).
Dans cet article nous faisons le point sur les entreprises soumises à l’obligation de bilan GES, ce qu’un bilan conforme doit contenir, et les bonnes pratiques pour réaliser un bilan carbone complet et structurant (même sans obligation !).
Ce qu’il faut retenir
Le BEGES est une obligation légale pour certaines structures, et son non-respect peut entraîner des amendes et nuire à la réputation.
Le bilan carbone devient incontournable pour piloter une stratégie climat crédible, même lorsqu’il n’est pas obligatoire.
Réaliser un bilan carbone, c’est anticiper les risques liés au climat, optimiser ses coûts et améliorer son attractivité commerciale.
La CSRD impose dès 2025 un reporting extra-financier rigoureux, incluant les émissions de GES sur l’ensemble de la chaîne de valeur.
Des aides comme le Diag Décarbon’Action financent jusqu’à 40 % de l’accompagnement pour les PME, rendant la démarche accessible et structurée.
Le bilan carbone est-il obligatoire pour votre entreprise ?
Non, le bilan carbone n’est pas obligatoire. Mais certaines entreprises ont l’obligation de réaliser un bilan GES réglementaire, aussi appelé BEGES.
Ce point de départ crée souvent de la confusion. On emploie le terme bilan carbone de façon générique, sans distinguer les cadres réglementaires ou méthodologiques. Mais plusieurs notions coexistent.
Le bilan carbone (générique) désigne toute estimation des émissions de gaz à effet de serre d’une organisation. Il peut s’agir d’une approche maison, simplifiée ou fondée sur des outils reconnus. Sa rigueur dépend de la méthode utilisée.
Le Bilan Carbone® est une méthodologie précise, conçue par l’ADEME et aujourd’hui pilotée par l’ABC (l’Association pour la transition bas-carbone). C’est l’une des approches les plus complètes et reconnues en France.
Le BEGES réglementaire, quant à lui, est une obligation légale pour certaines structures. Il s’impose notamment aux entreprises de plus de 500 salarié·es en métropole, aux collectivités de plus de 50 000 habitants ou encore aux établissements publics de grande taille. Ce cadre est défini dans le Code de l’environnement.
Et pour les entreprises soumises à la CSRD, une autre exigence s’ajoute. Elles devront publier un reporting extra-financier intégrant leurs émissions de GES, selon une méthode basée sur le GHG Protocol. Une méthode plus internationale, mais tout aussi exigeante.
Après avoir clarifié les définitions, voyons maintenant quelles structures sont légalement concernées.
Le Bilan GES réglementaire ne s’applique pas à toutes les entreprises. Sont obligées de le réaliser :
Les entreprises de plus de 500 salarié·es en métropole. En Outre-mer, le seuil est abaissé à 250 salariés.
Les personnes morales de droit public de plus de 250 agents. Cela concerne par exemple des établissements publics comme des universités ou des hôpitaux.
Les collectivités territoriales de plus de 50 000 habitants. Communes, départements ou régions doivent aussi publier ce bilan.
La fréquence de publication varie selon le type de structure :
Les entreprises doivent publier un bilan GES tous les 4 ans.
Les collectivités et les établissements publics sont tenus de le faire tous les 3 ans.
Ces bilans doivent être transmis via la plateforme dédiée de l’ADEME et respecter le format réglementaire prévu.
Attention ! Ne pas publier son bilan GES réglementaire expose à plusieurs types de risques.
Quels sont les risques en cas de non-publication du BEGES ?
Le premier est juridique. La loi prévoit une amende pouvant aller jusqu’à 10 000 €, portée à 20 000 € en cas de récidive. Ces sanctions sont prévues à l’article L.229-25 du Code de l’environnement.
Ce sont les DREAL (Directions régionales de l’environnement, de l’aménagement et du logement) qui assurent le contrôle du respect de cette obligation. Elles peuvent solliciter les documents justificatifs, vérifier la conformité du contenu et engager une procédure de sanction.
Mais au-delà du risque légal, il y a des conséquences sur la réputation d’une organisation. Un défaut de publication peut nuire à la crédibilité de l’entreprise, notamment dans les appels d’offres publics ou privés. Les donneurs d’ordre sont de plus en plus attentifs à la performance extra-financière de leurs partenaires.
Certaines entreprises risquent aussi de perdre des clients ou de subir une pression accrue de la part de leurs parties prenantes : investisseurs, banques, salariés ou ONG.
La transparence sur les émissions devient une attente sociale et économique forte. Ne pas se conformer à cette exigence peut freiner le développement commercial ou l’accès au financement.
Pourquoi réaliser un bilan carbone complet même sans obligation ?
Anticiper vaut mieux que subir. Attendre l’obligation, c’est prendre le risque d’agir trop tard.
Les effets du dérèglement climatique impactent déjà les entreprises : hausse du coût des matières premières, tensions sur les chaînes d’approvisionnement, aléas climatiques, pressions réglementaires croissantes. Et comme le souligne le rapport Stern, ne rien faire coûterait entre 5 et 20 % du PIB mondial, contre environ 1 % pour une stratégie de prévention.
Réaliser un bilan carbone même sans obligation permet d’anticiper ces risques, de mieux piloter ses investissements et de préserver la viabilité économique de son activité. C’est aussi un levier de transformation pour améliorer sa performance, répondre aux attentes des clients, des talents et des financeurs.
Ce que doit contenir un Bilan GES conforme en 2025
À partir de 2025, le cadre réglementaire évolue pour renforcer la lisibilité des bilans GES.
La version 5 de la méthode réglementaire s’appuie sur la norme ISO/TR 14069. Elle remplace la classique séparation en scopes 1, 2 et 3par six grandes catégories d’émissions, plus faciles à appréhender pour les non-spécialistes.
Ce changement vise à clarifier les postes d’émissions pour les organisations comme pour les lecteurs externes (clients, partenaires, institutions…). Détaillons ensemble ces 6 catégories d’émissions.
1. Émissions directes de GES
Ce sont les émissions que l’entreprise génère directement : chaudière au gaz, flotte de véhicules, climatisation. Cela correspond au scope 1 dans l’ancienne classification.
→ Exemples de données à collecter : consommations de gaz, carburants, fluides frigorigènes…
2. Émissions indirectes liées à l’énergie
Elles correspondent au scope 2. On y retrouve l’électricité achetée, mais aussi la chaleur, le froid ou la vapeur fournis par un prestataire externe.
→ Exemples de données à collecter : factures d’énergie, consommations détaillées par site…
3. Émissions indirectes liées au transport
A partir d’ici, les émissions correspondent au scope 3.
Cette catégorie regroupe les transports que l’entreprise ne maîtrise pas directement : livraisons, déplacements domicile-travail, visites clients.
→ Exemples de données à collecter : kilomètres parcourus, type de véhicule, données RH ou logistiques…
4. Émissions liées aux produits achetés
Elles couvrent les achats de biens, services, immobilisations ou déchets, très présents dans les secteurs à forte dépendance matière.
→ Exemples de données à collecter : factures, quantités, nature des produits ou matériaux...
5. Émissions liées aux produits vendus
Ce sont les émissions générées après la vente : usage du produit par les clients, fin de vie, recyclage ou élimination.
→ Exemples de données à collecter : scénarios d’usage, durée de vie estimée, hypothèses de fin de vie…
6. Autres émissions indirectes
Cette dernière catégorie regroupe les émissions plus diffuses : numérique, cloud, investissements financiers, etc.
→ Exemples de données à collecter : données d’usage numérique, postes comptables, services utilisés…
Tableau comparatif : BEGES, Bilan Carbone® et GHG Protocol
Pour mieux comprendre la correspondance entre les différentes méthodes de comptabilité carbone, le tableau ci-dessous met en parallèle les catégories et postes de la méthode réglementaire (version 5 / ISO TR 14069), du Bilan Carbone® et du GHG Protocol.
Méthode pour la réalisation des bilans d’émissions de gaz à effet de serre, Ademe
Cette mise en correspondance illustre la compatibilité entre les approches françaises et internationales.
Si vous souhaitez aller plus loin, vous pouvez consulter les bilans déjà publiés par d’autres entreprises sur la plateforme officielle de l’ADEME. Ces exemples permettent de mieux visualiser ce que doit contenir un bilan GES conforme et d’anticiper vos propres obligations.
6 étapes pour réaliser un Bilan GES réglementaire
Un Bilan GES ne se réduit pas à un calcul d’émissions. C’est une démarche structurée qui aide votre organisation à comprendre son impact et à définir une trajectoire crédible.
En suivant une méthode reconnue par l’ADEME, vous gagnez en clarté et en crédibilité.
1. Sensibiliser et mobiliser les équipes
Avant même de cadrer le projet, il est utile de prendre un temps pour expliquer la démarche. L’objectif est de mobiliser les personnes clés dès le départ.
Un atelier interne ou un point d'information permet de :
clarifier les enjeux (climat, réglementation, stratégie),
définir les rôles de chacun dans le processus,
faciliter la collecte de données par les équipes métiers.
Cette étape, souvent sous-estimée, fluidifie le projet et évite les blocages dus à une mauvaise compréhension
2. Choisir une méthodologie adaptée à vos besoins
Le BEGES réglementaire suit un format défini par l’État, en cohérence avec la norme ISO 14064-1 et son rapport d’application ISO/TR 14069.
Ce cadre garantit la comparabilité et la fiabilité des bilans publiés, mais il reste compatible avec d’autres référentiels reconnus comme le Bilan Carbone® ou le GHG Protocol.
Ces méthodologies peuvent être utilisées en complément du cadre réglementaire pour aller plus loin : affiner la précision des calculs, couvrir l’ensemble des scopes (1, 2 et 3) et structurer une stratégie climat cohérente.
Le bon choix dépend de votre secteur d’activité, de vos contraintes de reporting (CSRD, SBTi, appels d’offres…) et du niveau de maturité de votre démarche.
💡Bon à savoir : WeCount vous guide dans le choix de la méthode la plus adaptée à votre bilan carbone et met à votre disposition sa plateforme de comptabilité carbone pour réaliser rapidement et sereinement vos reportings réglementaires. Besoin d’aide pour choisir la méthode la plus adaptée à votre entreprise ? Contactez-nous !
3. Cadrer le projet et définir votre périmètre
Une fois la méthodologie choisie, il faut structurer le projet et poser un cadre clair. La première étape consiste à désigner un chef de projet, qu’il s’agisse d’un membre de l’équipe RSE, QHSE ou d’un accompagnateur externe comme WeCount.
Trois éléments sont à définir :
le périmètre organisationnel : entreprise entière, site, filiale…
le périmètre opérationnel : quelles activités et sources d’émissions couvrir ?
l’année de référence : généralement N-1, l’année la plus récente avec des données fiables et réprésentative de l’activité de l’entreprise (éviter une année COVID par exemple)
Ce cadrage garantit la cohérence du diagnostic, la comparabilité dans le temps et la clarté des résultats publiés.
4. Collecter les données utiles selon votre activité
La qualité d’un Bilan GES repose avant tout sur la fiabilité des données collectées.
Commencez par les informations les plus accessibles : consommations d’énergie (gaz, électricité, carburants), déplacements professionnels ou factures d’achats majeurs.
Vient ensuite le travail d’affinage, qui dépend directement de votre secteur. Dans le textile, les fournisseurs et les matières premières sont prioritaires. Dans les services, ce sont surtout les déplacements des collaborateurs, le parc numérique ou l’usage du cloud qui pèsent lourd. Dans la culture ou le spectacle vivant, les déplacements des artistes et des publics représentent souvent la part la plus importante.
💡Bon à savoir : ce qui est coûteux ou stratégique pour votre activité correspond très souvent à une source majeure d’émissions.
5. Convertir et analyser les émissions
Une fois les données collectées, il faut les convertir en équivalents CO₂ grâce à des facteurs d’émission.
La référence en France est la Base Carbone® de l’ADEME, régulièrement mise à jour. Elle permet d’associer à chaque donnée un coefficient de conversion.
L’analyse permet de hiérarchiser les postes d’émissions. Dans la majorité des cas, le scope 3 (achats, transport, usage des produits) représente la plus grosse part.
Cette phase est itérative. Face à la masse d’informations à collecter, certaines données difficiles d’accès peuvent être saisies de manière approximative si elles semblent peu significatives. Mais une fois les premiers résultats obtenus, on peut constater que ces postes ne sont pas négligeables et chercher à en affiner la précision lors des cycles suivants. En pratique, lorsqu’il manque des données, on préfère d’ailleurs les surestimer plutôt que les sous-estimer.
6. Définir une stratégie de réduction et publier son bilan
Un Bilan GES n’a de valeur que s’il débouche sur une stratégie.
L’objectif est de transformer vos résultats en priorités claires et en actions de réduction mesurables. Cela peut passer par une baisse des consommations énergétiques, une réorganisation des flux logistiques ou une nouvelle approche des achats et de l’offre produit.
Pour être crédibles, vos engagements doivent s’inscrire dans des cadres reconnus comme la Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC) ou la Science Based Target Initiative (SBTi).C’est ce qui donne du sens à votre trajectoire climat et en garantit la robustesse.
Enfin, si votre entreprise est soumise à l’obligation réglementaire, deux démarches sont indispensables : publier votre bilan sur la plateforme officielle de l’ADEME et déposer un plan de transition, comme le prévoit la Loi Climat et Résilience.
Une fois le bilan réalisé et publié, reste à passer à l’action pour donner corps à vos engagements. Pour franchir cette étape décisive, il existe aujourd’hui des dispositifs et des accompagnements pensés pour faciliter le passage à l’action.
Comment faciliter le passage à l’action ?
Anticiper vous permet de gagner en performance et en crédibilité. Les organisations qui s’engagent tôt réduisent leurs coûts, optimisent leurs ressources et améliorent leur image auprès de clients, investisseurs et partenaires.
Pour atteindre les objectifs fixés (internes ou imposés), vous devez mettre en place un plan d’action concret et mesurable comme nous l’avons détaillé au travers des étapes.
Pour vous aider dans cette démarche, le Diag Décarbon’Action, piloté par Bpifrance et co-financé par l’ADEME, est un levier puissant pour les TPE, PME et ETI de moins de 500 salarié·es, sans bilan GES réalisé depuis 5 ans.
Le coût total est de 10 000 € HT, la subvention couvre 40 %, soit 6 000 € HT à votre charge ;
Il inclut un accompagnement de 12 jours-homme sur 6 à 8 mois : diagnostic, plan d’action et valorisation interne/externe.
Avec le programme bilan Carbone de WeCount, vous êtes accompagné à chaque étape de ce parcours : vérification rapide de votre éligibilité et aide au dépôt du dossier, réalisation du bilan GES (scopes 1, 2 et 3), co-construction d’un plan d’action adapté à votre secteur et valorisation de vos engagements auprès de vos parties prenantes.
Contactez un expert WeCount pour en savoir plus et vous accompagner dans vos démarches.
Au-delà des dispositifs d’aide comme le Diag Décarbon’Action, réussir un bilan carbone suppose une méthode adaptée à votre secteur et un accompagnement qui fédère vos équipes sur le long terme. C’est précisément l’approche que nous développons chez WeCount.
L’approche collective de WeCount pour réussir votre bilan carbone
Chez WeCount, nous accompagnons les entreprises par secteur d’activité : BTP, textile, numérique, santé, culture, etc. Chaque secteur a ses spécificités, ses enjeux, ses données clés. Notre méthode s’adapte à votre réalité.
Nous misons sur l’intelligence collective. Les groupes d’entraide entre pairs permettent de partager des bonnes pratiques, de gagner en efficacité et de monter en compétence sur la durée.
Pour faciliter le pilotage, notre plateforme carbone centralise toutes vos données d’émissions. Elle offre :
une interface simple, pensée pour les non-spécialistes ;
un suivi structuré des scopes 1, 2 et 3 ;
des tableaux de bord prêts à l’emploi pour vos reportings extra-financiers (ESG, CSRD).
Et surtout, notre plateforme permet de générer facilement vos reportings réglementaires et extra-financiers : un BEGES conforme aux exigences de l’ADEME pour les structures concernées, mais aussi des livrables adaptés aux démarches volontaires (CSRD, SBTi, Net Zero, etc.).
En combinant expertise sectorielle, dynamique collective et outil de pilotage, nous vous aidons à transformer la contrainte réglementaire en véritable levier de performance et d’engagement durable. Contactez un expert WeCount pour faire le point sur votre situation.