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11/3/2026

Directive CSRD, définition et plan d'actions

Marine Fouquet

Directrice Accompagnement Climat, CSRD & CTO

Sommaire

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Vous avez sûrement entendu parler de la CSRD, cette directive qui agite le monde de l’entreprise. Qui est concerné ? Quelles sont les conséquences pour votre entreprise ? Voici ce qu'il faut retenir.

La directive CSRD, en vigueur depuis janvier 2024, impose aux entreprises européennes un nouveau cadre de reporting extra-financier, structuré autour de la durabilité (critères environnementaux, sociaux et de gouvernance, ESG).

Initialement présenté début 2025, le paquet de simplification dit « Omnibus » a désormais franchi la ligne d'arrivée. La directive a été officiellement publiée au Journal officiel de l'Union européenne (JOUE) le 26 février 2026, actant son entrée en vigueur pour le 18 mars 2026. 

Son objectif : simplifier le cadre CSRD en allégeant drastiquement la charge administrative pour les entreprises et en resserrant les seuils d'assujettissement. Même si la directive Omnibus est un véritable chamboule-tout qui fait sortir de nombreuses sociétés du périmètre légal, elle ne change pas la direction à suivre. 

Derrière les ajustements techniques, les exigences contractuelles de vos donneurs d'ordre et de vos investisseurs en matière de durabilité ne disparaissent pas avec l'allègement réglementaire

Pour les entreprises qui ne sont plus soumises à la CSRD, l'engagement devient volontaire mais reste hautement stratégique. Il pourra notamment s'appuyer sur la VSME (Voluntary Standard for SMEs), un standard de reporting allégé qui deviendra la référence officielle d'ici juillet 2026 pour encadrer les demandes au sein de la chaîne de valeur. 

Le bon moment pour avancer, c’est maintenant. Vous voulez comprendre la CSRD, savoir si vous êtes toujours concerné et, si vous ne l'êtes plus, comment continuer à avancer efficacement grâce à la VSME ? ‍ 

Découvrez l’essentiel du reporting de durabilité, les impacts définitifs de la loi Omnibus et nos conseils pour agir, que vous soyez soumis aux obligations de la directive ou engagé dans une démarche volontaire.

CSRD et loi Omnibus : où en est-on ?

Après l'adoption de la proposition “Stop-the-Clock” en avril 2025 actant de premiers reports, le cadre réglementaire est désormais définitivement fixé.

Suite au vote du Parlement européen du 16 décembre 2025, le texte final de la directive « Omnibus I » a été adopté par le Conseil européen le 24 février 2026 et publié au Journal officiel de l’Union européenne (JOUE) le 26 février 2026. Cette réforme majeure entre officiellement en vigueur le 18 mars 2026.

Tant que ces changements ne sont pas transposés en droit national, le cadre actuel reste applicable. Les derniers éléments à retenir :

  • Nouveaux calendriers validés : Le mécanisme "Stop the Clock" reporte les obligations de 2 ans. Pour la CSRD, la publication est donc attendue en 2028 (portant sur l'exercice 2027) pour les entreprises de la vague 2 (grandes entreprises non cotées atteignant les nouveaux seuils), et en 2029 (portant sur l'exercice 2028) pour la vague 3 (sociétés non-européennes). Pour la directive CS3D, les entreprises concernées ont jusqu'au 26 juillet 2029 pour mettre en œuvre le dispositif.

  • Simplification des normes ESRS : L'EFRAG a officiellement adopté son avis technique fin novembre 2025, proposant de réduire de 70 % les points de données à reporter. La Commission européenne a désormais jusqu'au 18 septembre 2026 pour adopter l'acte délégué officiel transformant cet avis en norme.

  • Transposition par la France : Le parcours législatif européen étant achevé, les États membres doivent maintenant transposer la directive. La France a d'ici mars 2027 pour transposer la CSRD (et jusqu'au 26 juillet 2028 pour la CS3D). Le législateur français va devoir « détricoter » son dispositif actuel. D’ici la publication de cette nouvelle loi nationale, c’est le cadre actuel qui continue de s’appliquer.

Tableau récapitulatif des principales modifications proposées dans le paquet Omnibus. Pour un état des lieux complet des mesures en débat et leurs impacts, consultez notre article dédié à la CSRD et la loi Omnibus.

SujetCadre en vigueurModifications proposées (Omnibus)
Seuil d'applicationApplication aux grandes entreprises européennes (+250 salariés, 40M€ CA, 20M€ bilan) et aux entreprises non européennes (+150M€ CA UE) avec une succursale ou filiale importante.Seuils drastiquement relevés et cumulatifs : + de 1 000 salariés ET + de 450 M€ de CA. Le critère du bilan est supprimé. PME cotées définitivement exclues. Entreprises non-européennes : 450 M€ de CA dans l'UE (avec une filiale/succursale générant au moins 200 M€).
Normes ESRSApplication des normes européennes de reporting de durabilité (ESRS) telles que définies par l'EFRAG.Réduction de près de 70 % des données : suppression de 60 % des points obligatoires et 100 % des facultatifs. Suppression définitive des normes sectorielles. Droit d'omission : possibilité de ne pas divulguer certaines informations confidentielles (secrets d'affaires, propriété intellectuelle, etc.)
Double matérialitéObligation d'analyse de double matérialité : impact sur l'environnement et impact financier.Approche simplifiée : passage à une méthode "top-down" basée sur le modèle d'affaires.Exemption : introduction de la notion d'« efforts démesurés » permettant d'éviter des collectes de données trop complexes.
AuditObligation d'audit limité des informations extra-financières dès l'entrée en application de la CSRD.Report du référentiel : la Commission a jusqu'au 1er juillet 2027 pour publier le standard de certification.Présentation fidèle : l'audit visera un objectif de présentation fidèle réduisant le risque de surcharge lié à un simple exercice de conformité.
Implication dans la chaîne de valeurObligation de collecter et de publier des données issues de la chaîne de valeur.Mécanisme du "Value Chain Cap" : interdiction formelle d'exiger des fournisseurs de moins de 1 000 salariés des informations allant au-delà du standard volontaire VSME. Flexibilité : le recours aux estimations pour la chaîne de valeur est autorisé et facilité par la clause d'effort démesuré
Taxonomie vertePublication des informations sur les activités alignées à la taxonomie verte obligatoire pour toutes les entreprises concernées par la CSRD.Allègement des obligations de publication pour certaines entreprises non européennes en lien avec la taxonomie verte.

Directive CSRD, définition et grands principes

Qu'est-ce que la CSRD ?

La CSRD (ou Corporate Sustainability Reporting Directive) est une nouvelle directive européenne entrée en vigueur en janvier 2024. L’objectif est de rendre l’information sur la durabilité plus transparente et plus accessible pour les investisseurs.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du Green Deal européen, le pacte vert pour l’Europe, qui ambitionne de faire de l’Union européenne le premier continent climatiquement neutre d’ici 2050.

📝A noter : La durabilité concerne les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Elle implique une utilisation responsable des ressources terrestres et la construction d’une société viable et juste.

Cette directive standardise les pratiques en matière de rapport ESG. Elle améliore aussi la fiabilité des informations publiées. La CSRD hisse le reporting de durabilité au même niveau d’importance que le reporting financier pour en faire un des piliers de performance de l’entreprise.

CSRD, qui est concerné et quand ?

Calendrier d’application (après adoption de la directive “Stop the Clock” du 3 avril 2025)

Types d'entreprisesCalendrier avant OmnibusCalendrier adopté
Vague 1 : EIP / Grandes entreprises cotées (>500 salarié·es)Publication en 2025 sur l'exercice 2024Dates maintenues (Publication en 2025 sur 2024)
Vague 2 : Grandes entreprises non cotéesPublication en 2026 sur l'exercice 2025Report de 2 ans : Publication en 2028 sur l'exercice 2027. Application des nouveaux seuils cumulatifs : plus de 1 000 salariés ET plus de 450 M€ de CA
Vague 3 : PME cotéesPublication en 2027 sur l'exercice 2026Définitivement exclues du périmètre de la CSRD
Vague 4 : Entreprises non européennes (>150 M€ CA UE)Publication en 2029 sur l'exercice 2028Publication en 2029 sur l'exercice 2028. Les seuils sont drastiquement relevés : > 450 M€ de CA généré dans l'UE (et disposer d'une filiale/succursale y générant au moins 200 M€)

Et pour les entreprises non assujetties ? Les entreprises en dehors du périmètre obligatoire peuvent s’appuyer sur la norme VSME, un référentiel simplifié de reporting ESG, conçu pour accompagner leur démarche volontaire.

📚 Ressource : WeCount met à disposition une feuille de route opérationnelle pour comprendre les 6 étapes clés d’un premier reporting volontaire et identifier rapidement les priorités d’action. Télécharger la feuille de route VSME.

CSRD : qu'est-ce que ça change ?

Le rapport extra-financier analyse l’impact de l’entreprise et la prise en compte des enjeux de durabilité dans sa stratégie. La CSRD structure les informations à analyser pour mieux mesurer l’impact de l’entreprise et de ses investissements.

Depuis janvier 2025, le rapport doit aussi analyser les conséquences des enjeux de durabilité sur la performance financière de l’entreprise. Il met en relation l’impact et les finances.

Le rapport est directement intégré dans une section du rapport de gestion. Les données doivent être numérisées et publiées en accès libre. Le contenu est structuré selon les normes ESRS (European Sustainability  Reporting Standards). Nous y reviendrons plus bas.

Enfin, les rapports doivent être audités par un organisme tiers agréé ou un commissaire aux comptes au même titre que les rapports financiers. Parmi ces organismes, on compte notamment les avocats ou les experts-comptables.

📝A noter : vous pouvez vous adresser aux organismes tiers indépendants dotés de l’accréditation COFRAC ou à tout commissaire aux comptes ayant suivi une formation de 90h homologué H2A.

Nouveauté : Double matérialité, de quoi parle-t-on ?

La directive CSRD introduit pour la première fois le concept de double matérialité.

La double matérialité correspond à la matérialité financière et la matérialité d’impact. La matérialité financière concerne l’incidence des enjeux ESG sur sa performance financière et son organisation (vision “Outside-In”). La matérialité d’impact se rapporte à la répercussion globale de l’entreprise sur l’environnement et la société  (vision “Inside-Out”).

La double matérialité dans la CSRD

En d'autres termes, la double matérialité s'intéresse à l'interaction entre l'entreprise et son environnement, c'est-à-dire comment l'environnement impacte l'entreprise et comment l'entreprise impacte l'environnement. L’entreprise doit prendre ces deux paramètres en compte lors de son analyse.

CSRD : tout comprendre sur les normes ESRS et la double matérialité

Vous savez maintenant que vous devez rédiger votre rapport. Comment faire pour assurer sa conformité ? Comment bien le rédiger ? Pour établir correctement votre rapport extra-financier, il faudra vous appuyer sur les normes ESRS. Ce sont les informations auxquelles le reporting doit obligatoirement répondre.

ESRS, ce qu’il faut savoir

Les normes ESRS déterminent le contenu et le format de l’information. Elles ont un but d’exhaustivité, de transparence et de comparabilité. On distingue deux types de normes : les normes trans-sectorielles et les normes sectorielles.

Les normes trans-sectorielles sont communes à tous les secteurs. Elles sont classées en quatre catégories et en 12 thématiques qui recoupent les enjeux de durabilité :

  • ESRS 1 et ESRS 2 : Normes transversales (Cross-Cutting Standards)

    • ESRS 1 : Principes généraux pour la préparation et la présentation des rapports.
    • ESRS 2 : Divulgations générales sur la gouvernance, la stratégie, l’impact, les risques et les opportunités.
  • ESRS thématiques :

    • Environnement (E) :

      • ESRS E1 : Changement climatique.
      • ESRS E2 : Pollution.
      • ESRS E3 : Ressources en eau et marine.
      • ESRS E4 : Biodiversité et écosystèmes.
      • ESRS E5 : Utilisation des ressources et économie circulaire.
    • Social (S) :

      • ESRS S1 : Conditions de travail (internes).
      • ESRS S2 : Travail dans la chaîne de valeur.
      • ESRS S3 : Communautés affectées.
      • ESRS S4 : Consommateurs et utilisateurs finaux.
    • Gouvernance (G) :

      • ESRS G1 : Gouvernance d’entreprise.

Ce que propose la loi Omnibus

L’EFRAG (European Financial Reporting Advisory Group), l’organisme en charge des normes, a rempli son mandat. Son avis technique proposant une refonte majeure du socle initial des ESRS a été officiellement adopté le 28 novembre 2025 et transmis à la Commission européenne le 4 décembre.  Les mesures de simplification validées par l'EFRAG incluent :

  • Une réduction massive des données : Suppression de 60 % des points de données obligatoires et de 100 % des points facultatifs, soit une diminution globale de près de 70 % des données à reporter, avec une priorisation donnée aux informations quantitatives.

  • La suppression des normes sectorielles : Les normes contraignantes spécifiques à chaque secteur sont définitivement abandonnées.

  • Une analyse de matérialité assouplie : Passage à une approche « top-down » (basée sur le modèle d'affaires) pour sélectionner les enjeux pertinents, plutôt qu'une analyse exhaustive.

  • De nouvelles flexibilités : Introduction de la notion d'« efforts démesurés » pour exempter les entreprises de certaines collectes de données trop complexes, et d'un droit d'omission pour protéger les informations sensibles (secrets d'affaires, propriété intellectuelle).

  • L'objectif de « présentation fidèle » : S'inspirant des standards internationaux, ce principe vise à réduire la surcharge d'informations liée à un simple exercice de conformité.

La Commission européenne a désormais jusqu'au 18 septembre 2026 pour transformer cet avis technique en acte délégué officiel. En attendant cette échéance et l'entrée en vigueur des nouvelles règles, le cadre actuel reste applicable. L’EFRAG a mis à disposition plusieurs guides (en anglais) ainsi qu'un portail dédié pour mieux comprendre le périmètre d’application et faciliter la mise en œuvre du rapport.

En attendant, les normes actuelles restent applicables. l’EFRAG a mis à disposition plusieurs guides (en anglais) pour mieux comprendre le périmètre d’application et faciliter la mise en œuvre du rapport.

Pour vous faciliter la compréhension des normes ESRS, consultez notre article rédigé par les consultants de WeCount !

📝A noter : pour être conforme, le rapport doit être publié au format xHTML. Il s’agit du format électronique européen. Les balises à insérer seront définies dans une taxonomie digitale à venir.

Comment faire son analyse de double matérialité ?

Comme vu précédemment, l’analyse de double matérialité est une étape centrale de la CSRD. Bien que le contexte réglementaire évolue avec l'Omnibus, les fondements et les principes de cette analyse sont conservés. 

Elle impose aux entreprises d’évaluer à la fois l’impact de leurs activités sur l’environnement et la société (matérialité d’impact) et l’impact des facteurs ESG sur la performance financière de votre entreprise, positivement (opportunité) ou négativement (risque). 

On peut identifier 5 grandes étapes pour mener cette analyse :

  • Identification des IRO : repérez les différents IRO qui s’appliquent à vos activités ou à votre chaîne de valeur, qu’ils soient généraux, spécifiques à votre secteur ou à votre entreprise. Pour les identifier, le plus simple est de parcourir la liste des ESRS 1 (indicateurs de reporting CSRD) et de vous questionner sur la dépendance de l’entreprise face à cet indicateur.

  • Interrogation de vos parties prenantes (conseillé) : questionnez vos clients, fournisseurs, collaborateurs pour identifier leurs attentes sur chacun des IRO, leur niveau de maturité et les priorités à intégrer. Même si la directive CSRD ne l’impose pas explicitement, cette démarche est fortement recommandée.

  • Définition d’un score pour chaque IRO : définissez un système de notation des Impacts et des Risques et Opportunités, en fonction de différents critères (intensité de l’IRO, étendue, probabilité…). À partir d’un certain seuil, l’enjeu est considéré comme matériel du point de vue de son impact.

  • Formalisation d’une matrice visuelle (non obligatoire) : synthétisez les résultats en croisant matérialité d’impact et matérialité financière.

  • Mise à jour régulière de l’analyse : en cas de changement d’activité, d’environnement ou d’organisation, l’analyse doit évoluer.

Pour récupérer plus de conseils et obtenir l’exemple d’une matrice de double matérialité, veuillez consulter notre article dédié “Double matérialité et CSRD”.

Quel plan d’action mettre en place ?

Qui dit nouvelles obligations dit évolution de l’entreprise. Comment adapter son organisation à la réglementation ? Quelles actions mettre en place pour assurer une gestion efficace du reporting ?

Etape 1 : Comprendre les exigences de la CSRD

Prenez le temps d’analyser la directive pour comprendre en détail ce qui est attendu. Cela vous aidera à identifier les informations à chercher, l’articulation du rapport et les exigences de publication. L’Autorité des Marchés Financiers peut être un bon point de départ. Cela vous permettra aussi d’estimer la charge de travail et de la planifier.

Essayer de comprendre les enjeux derrière chacun des sujets définis par les normes ESRS. Par exemple, pour adresser le changement climatique, il est utile de connaître les enjeux climatiques, ses impacts et ses facteurs de risque

Etape 2 : Analyse de la double matérialité

L’analyse vous permet d’identifier les sujets ESG qui constituent les principaux impacts, risques et opportunités climatiques pour l’entreprise.

Nous vous conseillons de commencer par la matérialité d’impact avant la matérialité financière. En effet, les impacts de la chaîne de valeur ont souvent des incidences sur la performance financière. Pour faciliter cette étape, l’EFRAG a publié un guide dédiée à l’analyse de matérialité.

Etape 3 : Analyser les écarts

Une fois les sujets de reporting identifiés, il faut conduire une analyse des écarts (ou “gap analysis”). Le but est d’identifier les données manquantes et celles à disposition. Vous pourrez ensuite prioriser les actions pour collecter les informations nécessaires.

Etape 4 : Identifier les ressources à mobiliser

Pour définir votre plan d’actions, commencez par évaluer les ressources à mobiliser. Ensuite, faites un état des lieux des ressources mobilisables en interne et de celles qu’il vous manque.

Vous pouvez déjà identifier les outils et les rôles dont vous aurez besoin. Vous pouvez également déterminer qui sera contributeur du rapport. Veillez à informer vos collaborateurs et votre direction des actions à venir.

Etape 5 : Etablir sa feuille de route

Pour finir, il vous faudra définir votre feuille de route. Pour vous aider, voici les étapes recommandées : 

  1. Réalisation de l’analyse de double matérialité ;
  2. Analyse des écarts ;
  3. Construction des feuilles de route ESG et de reporting ;
  4. Renforcement des politiques, actions ; 
  5. Cadrage de l’audit externe, OTI.

Nous vous conseillons d’envisager le reporting extra-financier comme un projet avec en grandes étapes la construction de votre outil de reporting, vos indicateurs, votre méthode de calcul et votre équipe. N’oubliez pas que c’est un processus itératif et que la mise en place sera progressive !

Vous voilà fin prêt à lancer votre campagne de reporting CSRD !

Nos conseils bonus

Peut-être qu’à ce stade vous vous demandez comment vous allez accomplir tout ce travail. Ou bien peut-être que vous vous sentez perplexe face à la quantité d’informations à digérer. Nous avons une liste de conseils (non exhaustive) pour vous faciliter le travail.

1. La double matérialité

Pour l’analyse de la double matérialité, garder en tête l’objectif final. L’analyse de double matérialité est itérative et sera à revoir tous les ans alors ne mettez pas la barre trop haut la première année.

Faites d’une pierre de coup en l’utilisant pour établir votre feuille de route de durabilité et de stratégie d’entreprise, l’exercice n’en sera que plus facile les années suivantes.

2. Organisation générale

Commencez dès que possible pour anticiper les risques et les éventuelles difficultés. Cela évitera la surcharge de travail à votre équipe. Plus vous commencez tôt, plus vous pourrez repérer et anticiper les éventuels besoins en formation.

Pensez transversal. La CSRD mobilise l’ensemble de votre entreprise. Assurez-vous que votre équipe projet puisse solliciter toutes les fonctions de l’entreprise, même la direction !

3. Se faire accompagner

Comprendre les exigences de la CSRD, mobiliser les équipes internes, structurer la collecte de données ou encore fiabiliser le reporting dans un calendrier contraint… Ces étapes représentent souvent une charge importante pour les responsables RSE.

Dans ce contexte, un accompagnement méthodologique peut permettre de sécuriser la démarche.

Pour répondre à ces enjeux, WeCount propose un programme ESG de 4 mois dédié à la mise en œuvre du reporting CSRD ou VSME, qui combine formation, accompagnement méthodologique et utilisation d’une plateforme de pilotage ESG.

Concrètement, ce programme permet de :

  • cadrer le projet et mobiliser les parties prenantes internes ;

  • identifier les enjeux prioritaires grâce à une analyse de double matérialité adaptée ;

  • faire un état des lieux des données disponibles, identifier les écarts et collecter les données manquantes ;

  • produire et exporter un reporting ESG conforme aux exigences CSRD ou VSME.

Tout au long de la démarche, les équipes bénéficient d’un accès à la plateforme ESG WeCount qui permet de piloter de manière opérationnelle l’ensemble du projet. 

L’outil facilite notamment la réalisation de la matrice de double matérialité (identification des enjeux, analyse des impacts, risques et opportunités (IRO) et cotation), la consolidation des données ESG grâce à des fonctionnalités d’IA générative, ainsi que l’analyse et la production d’un reporting personnalisable. 

Les restitutions peuvent être exportées aux formats attendus, notamment Word ou XBRL pour le dépôt sur le site de l’EFRAG. La plateforme permet également de structurer et suivre un plan d’actions RSE dans la durée.

L’objectif est de permettre aux équipes internes de gagner en autonomie, tout en construisant un reporting utile pour le pilotage stratégique de l’entreprise.

🎙️ Envie d’un retour d’expérience concret ? Lors de notre webinar « À l’heure des incertitudes autour de la CSRD, comment piloter sa stratégie de décarbonation ? », les responsables RSE d’IKKS et d’Akeneo partagent leurs bonnes pratiques pour avancer dans ce contexte mouvant. Regarder le replay du webinaire.

Et pour les entreprises non assujetties ?

Sortir du périmètre réglementaire ne signifie pas que les enjeux ESG disparaissent. Dans la pratique, de nombreuses organisations continuent d’être sollicitées par leurs clients grands comptes, leurs partenaires financiers ou leurs donneurs d’ordre pour partager des informations sur leurs impacts environnementaux et sociaux.

Structurer une démarche volontaire permet alors d’anticiper ces attentes, de sécuriser son accès à certains marchés et de mieux piloter les risques et opportunités liés à la transition.

Dans ce contexte, la norme VSME constitue un cadre pertinent pour engager une première structuration du reporting ESG. Son module de base repose sur un socle d’indicateurs clés permettant de prioriser progressivement les enjeux et de poser les fondations d’un pilotage durable.

Comme expliqué ci-dessus, le programme ESG proposé par WeCount permet d’accompagner les organisations dans cette démarche, en combinant cadrage méthodologique, accès à une plateforme de pilotage et montée en compétence des équipes internes.

Vous avez des questions sur le reporting CSRD ou sur le standard VSME ? Contactez-nous !

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