Vous ne savez pas par où commencer pour comptabiliser vos émissions de gaz à effet de serre ? Vous avez tendance à vous mélanger les pinceaux entre les scopes, les facteurs d’émission et autres termes techniques ?
Pas de panique, nous vous aidons à y voir plus clair.
Découvrez à quoi correspondent les scopes 1, 2, 3 dans le calcul d’une empreinte carbone, et leur rôle central dans la définition de votre stratégie de décarbonation.
A retenir :
Le bilan carbone mesure les émissions de gaz à effet de serre (GES) d’une organisation sur une durée déterminée
Ces émissions sont classiquement réparties en 3 scopes :
- Scope 3 : toutes les autres émissions indirectes de la chaîne de valeur qui représentent en moyenne et selon le Carbon Disclosure Project 75 % des émissions totales d’une entreprise (achats, transport, utilisation et fin de vie des produits, déplacements des salariés…).
La réduction des émissions doit s’envisager sur l’ensemble des scopes :
- Remplacer les énergies fossiles par des énergies renouvelables (scope 1)
- Produire sa propre énergie avec des panneaux solaires par exemple (scope 2)
Bilan carbone et scopes 1, 2, 3 : qu’est-ce que c’est ?
Définition des scopes 1, 2, 3
L’objectif premier du bilan carbone est d’évaluer les émissions de gaz à effet de serre (GES) d’une entité (entreprise, structure publique, individu), sur une certaine durée (généralement une année).
Afin de mesurer ces émissions, on les classe selon leur origine. Plusieurs classements existent, mais le plus courant est celui des scopes :
Le scope 1 correspond aux émissions directes (chauffage, flotte, procédés…) ;
Le scope 2 correspond aux émissions indirectes liées à l’énergie achetée (électricité, vapeur…) ;
Le scope 3 correspond à toutes les autres émissions indirectes (achats, transport, usage, déchets…).
💡 Bon à savoir : les gaz à effet de serres classiquement analysés sont les suivants :
- Dioxyde de carbone (CO2) ;
- Méthane (CH4) ;
- Hydrofluorocarbures (HFC) ;
- Protoxyde d’azote (N2O) ;
- Perfluorocarbones (PFC) ;
- Hexafluorure de soufre (SF6) ;
- Trifluorure d’azote (NF3).
D’où vient cette classification des émissions ?
La classification en scopes nous vient du GHG Protocol (ou GreenHouse Gas Protocol), un standard international de mesure des émissions de gaz à effet de serre des établissements publics ou privés.
En France, cette logique a été reprise dans :
La méthode Bilan Carbone®, mise au point par l’ADEME en 2004, puis portée par l'Association pour la transition Bas Carbone (ABC) à partir de 2011 ;
La méthode réglementaire utilisée pour le Bilan d’émissions de gaz à effet de serre (BEGES), obligatoire pour les entreprises et associations dépassant un certain effectif (500 salariés en métropole), ainsi que certains EPCI.
Précisons toutefois que les méthodes françaises utilisent une classification légèrement différente de celle des scopes. Cette dernière sépare les émissions de GES en 6 catégories :
Les émissions directes (équivalent du scope 1) ;
Les émissions indirectes associées à l’énergie (équivalent du scope 2) ;
Les émissions indirectes associées au transport ;
Les émissions indirectes associées aux produits achetés ;
Les émissions indirectes associées aux produits vendus ;
Les autres émissions indirectes.
💡 Bon à savoir : la norme française de référence pour la classification des émissions de GES est la norme ISO 14064-1, complétée par la norme ISO/TR 14069, qui est désormais la référence pour le BEGES réglementaire.
Tableau comparatif entre les catégories et postes fixés entre le référentiel national, le bilan carbone® et le ghg protocol + la source du PDF : Méthode pour la réalisation des bilans d’émissions de gaz à effet de serre, ecologie.gouv.fr, 2022
Scope 1 : émissions directes
Le scope 1 englobe toutes les émissions directes, c’est-à-dire les émissions issues des sources de combustion (incluant les énergies fossiles et la biomasse).
C’est le scope le plus restreint : il ne correspond qu’à 1 à 10 % des émissions totales d’une entreprise (1). Il existe 5 postes d’émissions directes, à savoir (2) :
Les sources fixes de combustion (incluant le chauffage hors-électrique) ;
Les sources mobiles de combustion (incluant les véhicules de l’entreprise) ;
Les procédés hors énergies (physiques et chimiques) ;
La biomasse ;
Les émissions fugitives (ou émissions dues à des fuites non souhaitées de gaz).
⚙️ Exemple : Prenons l’exemple d'une entreprise de tissage. Le calcul de l’impact carbone d’un produit textile est réalisé à chaque étape de son cycle de vie (voir schéma suivant).
Pour une telle entreprise, les émissions de GES correspondant au scope 1 peuvent être liées par exemple :
Aux procédés de fabrication (par exemple, l'utilisation de gaz ou d'autres combustibles dans les machines de tissage) ;
À la consommation d'énergie pour le chauffage (notamment si l’entreprise utilise des chaudières au gaz, au fuel ou à granulés) ;
À la flotte automobile possédée en propre par l’entreprise (comme pour faire des livraisons)
Scope 2 : émissions indirectes associées à l’énergie
Le scope 2 regroupe toutes les émissions indirectes liées à la consommation d’énergie. Les deux postes de consommation les plus fréquents sont :
La production de chaud, de froid et de vapeur (chauffage, climatisation, etc.) ;
La consommation d’électricité (liée à l’utilisation d’appareils informatiques, de machines industrielles, etc).
Pour vous donner un ordre d’idée, ensemble, les scopes 1 et 2 représentent généralement environ 25 % de l’empreinte carbone d’une entreprise (1).
⚙️ Exemple : Reprenons l’exemple d’une entreprise textile qui fabrique des matières synthétiques. Nous pouvons imaginer que les émissions du scope 2 seraient principalement liées à la consommation électrique des machines industrielles (servant à fabriquer le textile), et au chauffage des locaux.
Scope 3 : les autres émissions liées à l’activité
Vous l’aurez compris, le scope 3 regroupe les postes d'émission les plus conséquents. Sa prise en compte est donc essentielle pour obtenir un bilan carbone représentatif. Il peut toutefois s'avérer plus difficile à appréhender car plus abstrait que ses confrères.
💡 A noter : la prise en compte des émissions indirectes dans le bilan carbone est longtemps restée facultative. Elle est toutefois devenue obligatoire dans le cahier des charges du BEGES le 1er janvier 2023.
Quels sont les postes d’émissions associés au scope 3 ?
Concrètement, le scope 3 inclut l’ensemble des émissions non comptabilisées dans les scopes 1 et 2.
Dans le référentiel français, le scope 3 équivaut à 4 catégories principales d’émissions indirectes (3), à savoir :
Celles associées au transport (par exemple, transfert de marchandises amont et aval) ;
Celles liées aux produits achetés (achat de services, de matières premières etc.) ;
Celles liées aux produits vendus (dont la gestion de leur fin de vie) ;
Ainsi que d’autres émissions indirectes.
💡 Bon à savoir : le GHG Protocol identifie 15 catégories d’émissions indirectes dans le scope 3. La méthode Bilan Carbone®, pour sa part, structure ses inventaires selon 10 postes principaux et 48 sous-postes. Les sources d’émissions couvertes sont largement similaires, mais elles sont regroupées et détaillées différemment selon chaque méthode.
En réalité, toutes ces catégories correspondent aux émissions amont et aval de la chaîne de valeur.
⚙️ Exemple : Toujours dans notre exemple d’une entreprise textile, les émissions liées au scope 3 pourraient provenir :
En amont :
de l’achat et de l’acheminement des matières premières / produits chimiques utilisés pour la fabrication du textile (teintures, solvants, adjuvants) ;
des emballages utilisés pour transporter les matières premières jusqu’aux locaux (films plastiques, cartons, palettes) ;
des déplacements domicile - travail des salariés ;
En aval :
du transport des textiles jusqu’aux clients / distributeurs ;
de l’utilisation des tissus pendant toute leur durée de vie (lavage, séchage, repassage…) ;
de l’usage des produits textiles, ainsi que la gestion de leur fin de vie.
Impact du scope 3 sur l’empreinte carbone d’une entreprise
Il faut savoir que le scope 3 représente entre 75 % des émissions totales d’une entreprise, selon le Carbon Disclosure Project (1) ; ce qui équivaut à 3 à 4 fois les émissions des scopes 1 et 2 réunis (3).
Ces chiffres peuvent paraître surprenants mais ne sont en réalité pas si étonnants. L’entreprise est un écosystème qui nécessite beaucoup de ressources et d’interactions.
Pensez à tout ce que votre production nécessite : l’achat de matières premières, mais aussi des services de publicité, une société de nettoyage pour vos locaux, peut-être une cantine d’entreprise, le parc informatique et automobile, la gestion des déchets, etc.
💡 Le conseil WeCount : ne vous limitez pas au seul bilan carbone de votre entreprise. Embarquez vos fournisseurs et partenaires dans la démarche, et définissez avec eux une véritable stratégie climat pour un maximum d’impact.
Comment calculer l’empreinte carbone associée à chaque scope ?
Selon la norme ISO 14064-1, un bilan carbone d’entreprise doit mesurer les émissions de GES sur une année complète d’activité.
Les principales étapes de sa réalisation sont les suivantes :
Cartographier les différents postes d’émissions de chaque scope (transport, gestion des déchets, achat de marchandises, cantine des employés, etc.) ;
Collecter toutes les données associées à chacun de ces postes (factures indiquant les quantités de kilomètres parcourus ou de matière achetée, par exemple) ;
Multiplier ces données par les facteurs d’émission correspondants.
Le facteur d'émission correspond au ratio entre :
Les tonnes de CO2e (ou tonnes équivalent CO2) émis par un produit ;
Et la quantité de cette marchandise.
Par exemple, 1 litre d’essence correspond à 2,8 kg de CO2e.
Pour connaître les facteurs d’émission par type de produit, on peut s’appuyer sur la Base Empreinte® de l’ADEME ou sur des bases de données spécifiques à un secteur d’activité.
Quel outil choisir pour sa comptabilité carbone ?
La réalisation d’un bilan carbone rigoureux demande du temps, de la méthode et une bonne analyse des données. Une démarche qui peut vite devenir complexe avec la diversité des sources d’émissions, notamment lorsque l’entreprise dispose de plusieurs sites.
Aujourd’hui, de plus en plus d’acteurs choisissent donc de s’appuyer sur des plateformes de comptabilité carbone, qui centralisent les données, automatisent les calculs et facilitent l’analyse des résultats. Elles ont également l’avantage de permettre un suivi fiable de la comptabilité carbone dans le temps, ce qui simplifie grandement les démarches d’une année sur l’autre. Un témoignage qui illustre bien cet enjeu est celui de Chloé Suchel (AF&C), lors d’un webinar animé par WeCount :
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Mais attention, toutes les plateformes ne se valent pas ! Un bon outil doit être conforme aux exigences actuelles, permettre d’utiliser plusieurs méthodes de calcul, proposer un accès à des bases de données spécifiques selon le secteur d’activité, et respecter une multitude d’autres critères. Pour être sûr de bien choisir votre plateforme bilan carbone, rendez-vous sur notre article complet à ce sujet.
Chez Wecount, nous avons choisi de construire une plateforme intuitive et pédagogique, pensée pour faciliter la réalisation de votre bilan carbone et garantir la réussite de votre transition. Tout ça, grâce à :
Sa robustesse méthodologique : conformité avec l’ensemble des standards (GHG, CSRD, SBTi, Bilan Carbone®) et traçabilité garantie sur l’ensemble du processus de collecte ;
Son ergonomie et sa prise en main facile (hautement personnalisable, cartographie sur-mesure…) ;
Ses préconisations personnalisées pour définir une trajectoire compatible avec les accords de Paris (SBTi) et simuler des scénarios à moyen / long terme ;
Son module de reporting réglementaire, qui assure la mise en conformité avec la loi (BEGES, la CSRD…) ;
Ses fonctionnalités bonus (ex : module d’aide pour mobiliser vos parties prenantes).
Plus qu’un outil, WeCount met à votre service l’expertise de ses consultants, spécialistes de votre secteur, pour construire et faire vivre une trajectoire bas-carbone ambitieuse et réaliste.
Une fois le calcul réalisé, comment agir pour diminuer ses émissions ?
Agir sur chaque scope à l’échelle de l’entreprise
La prise en compte des scopes se révèle très utile dans la définition d’une stratégie de réduction des GES. Ce travail en amont facilite la décarbonation de toute la chaîne de valeur.
Et concrètement ?
Grâce à la mesure de votre bilan carbone, vous pouvez identifier les émissions GES au sein de votre chaîne de valeur et définir un plan d’action de réduction de votre bilan carbone. Pour vous inspirer, voici une liste (non exhaustive) d’idées.
Dans le cadre du scope 1, vous pouvez remplacer l’utilisation de pétrole ou de gaz par des sources d’énergie renouvelables.
Pour réduire les émissions de CO2e associées au scope 2, vous pouvez investir dans des panneaux solaires photovoltaïques pour produire votre électricité, ou encore optimiser le système de chauffage pour en réduire la consommation (soulageant par la même occasion votre facture d’électricité). Une piste d’amélioration consiste également à former vos collaborateurs à la sobriété énergétique dans leurs usages au quotidien (baisser la température d’un degré, éteindre les ordinateurs le soir, venir au travail en vélo…).
Pour le scope 3, le champ des possibles est infini ! Vous pouvez :
Éco-concevoir vos produits (ceci vous permettra d’agir sur les émissions de tout le cycle de vie de vos produits, de l’achat de matières premières à la gestion de la fin de vie du produit) ;
Mettre en place des plats végétariens à la cantine (saviez-vous qu’un tel repas a une empreinte carbone 13 fois moindre qu’un plat comprenant du bœuf ?) ;
Optimiser le taux de remplissage des véhicules de livraison ;
Opter pour le fret plutôt que le transport par camions ;
Privilégier des ordinateurs reconditionnés ;
Etc.
Prioriser les actions à mener
Vous vous demandez comment prioriser les actions sur les scopes 1, 2, 3 du bilan carbone ? Vaut-il mieux prioriser les actions à court ou long terme ? Faut-il prioriser l’impact, le temps d’implémentation, la facilité de mise en œuvre ?
En réalité, ce choix doit se faire au cas par cas, selon vos ressources, vos besoins, le temps de mise en place, etc. Connaître le niveau de faisabilité et d’impact de chaque action vous aidera dans cette prise de décision pour atteindre un bon mix entre les actions rapides à mettre en place et celles plus complexes, s’inscrivant dans la durée. L’essentiel restant avant tout de réduire son empreinte carbone au maximum.
💡 Le conseil WeCount : Mettez en place une équipe climat avec des collaborateurs motivés, et misez sur la puissance de l’intelligence collective pour trouver des solutions et maximiser l’adhésion des équipes.
Avec plus de 500 accompagnements au compteur, chez WeCount nous avons bien compris que travailler collectivement est le levier d'action le plus puissant qui soit !
C’est pourquoi nous avons créé le Programme Bilan Carbone : durant 4 mois, vous rejoignez une sélection de 10 à 12 entreprises pour mesurer votre bilan carbone et mettre en place une stratégie climat adaptée à vos besoins. De nombreux acteurs se sont déjà lancés avec nous. Pourquoi pas vous ?
L’usage d’une plateforme nous a permis d’anticiper les données à collecter pour les prochaines mises à jour, un point souvent sous-estimé mais essentiel pour progresser.
Chloé Suchel
Directrice Communication et des relations aux publics d’Avignon Festival & Compagnies (AF&C) - Webinar “Acteurs culturels : Comment structurer votre démarche de décarbonation ?”
Vous souhaitez accélérer la transition climat et esg de votre entreprise ?
Pendant plusieurs mois, ces structures ont réalisé leur bilan d'émissions de gaz à effet de serre (GES), partagé leurs données terrain et élaboré leurs premières pistes d'action de décarbonation grâce à l'accompagnement individuel, aux ateliers collectifs et à la plateforme carbone de WeCount.
Les retours d'expérience opérationnels des Offices de Tourisme participants, associés à l'expertise méthode de WeCount, ont permis la co-construction d'une note méthodologique au plus proche des réalités et des spécificités du secteur touristique territorial.
Contenu du guide
Dans le guide, vous pouvez trouver :
✅ +20 idées d'actions concrètes et leviers opérationnels pour engager votre plan de décarbonation et inciter aux mobilités bas-carbone.
💡 Des repères méthodologiques sur-mesure pour structurer votre démarche et réussir à définir vos périmètres d'étude (Périmètre Office de Tourisme vs Périmètre Destination)
🔎 Une analyse décryptée des 6 principaux postes d'émissions du secteur : mobilités visiteurs (réceptif/local), produits de boutique, prestations traiteurs & alimentation, numérique, gestion des bâtiments et achats de services.
📊 Des recommandations et cas pratiques pour fixer votre trajectoire de réduction des émissions (alignée sur la SNBC, les objectifs de votre collectivité ou la méthodologie SBTi) et mobiliser votre écosystème territorial.
Comment prouver l’impact concret de vos actions et valoriser la contribution de la RSE à la performance globale de l’entreprise ?
Business, RH, finance... Les responsables RSE doivent aujourd'hui naviguer entre pilotage d'impact et exigences de rentabilité. Pour pérenniser les engagements et obtenir les arbitrages stratégiques nécessaires, il devient essentiel de positionner la RSE non plus comme une contrainte, mais comme un véritable moteur de performance économique et d'attractivité.
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Pour participer au webinaire
Rien de plus simple, inscrivez-vous en complétant le formulaire ci-dessous. 👇🏻
Intervenants
🎙️ Sylvain Wasserman, président de l'ADEME
🎙️ Claire Bottineau, Head of Sustainability chez Elis Group et vice-présidente du C3D
🎙️ Emery Jacquillat, PDG de CAMIF et cofondateur de la Communauté des Entreprises à Mission
Pourquoi participer
Ce webinaire a été conçu comme un moment pour :
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👋 À propos des webinaires Pépites de WeCount
Les Pépites de WeCount mettent en lumière celles et ceux qui font avancer la décarbonation dans leurs organisations. Un rdv trimestriel, des formats courts, inspirants et concrets pour passer de la réflexion à l’action.
Et pour cause, un jean, un smartphone, une bouteille de shampoing : chaque produit génère des émissions de gaz à effet de serre et vient impacter le bilan carbone de chaque individu. Les entreprises qui prennent les devant et jouent la carte de la transparence ont aujourd’hui un avantage de taille.
L'empreinte carbone produit est devenue un outil stratégique pour les entreprises qui souhaitent éco-concevoir leurs produits, répondre aux exigences réglementaires et se différencier sur leur marché.
Dans cet article, on vous explique ce qu'est l'empreinte carbone d'un produit, comment la calculer, comment la réduire concrètement, et comment l'intégrer dans votre stratégie climat globale.
L'empreinte carbone produit en résumé :
Une approche 360 : L'empreinte carbone produit mesure les émissions de GES sur l'ensemble du cycle de vie d’un produit (matières premières, fabrication, transport, utilisation, fin de vie). Le bilan carbone entreprise lui se concentre sur la mesure des émissions générées par une entreprise sur une année.
Focus climat vs vision multicritère : L'empreinte carbone produit se concentre uniquement sur les émissions de CO₂e, tandis qu'une ACV complète évalue également d’autres impacts environnementaux (eau, biodiversité, ressources, toxicité, acidification…).
Un levier stratégique pour les entreprises : Mesurer l'empreinte carbone de ses produits n’est pour le moment pas obligatoire en Europe. En revanche, les choses commencent à bouger. Les entreprises opérant dans le textile en France sont d'ores et déjà concernées par le décret n°2025-957 du 6 septembre 2025 encadrant l'affichage volontaire du coût environnemental. Par ailleurs, les entreprises qui communiquent sur leurs engagements environnementaux devront se conformer à la directive Empowering Consumers for the Green Transition (ECGT) dès septembre 2026.
Une méthodologie rigoureuse encadrée par des normes : Le calcul repose sur des normes internationales (ISO 14067, GHG Protocol Product Standard) et nécessite de définir une unité fonctionnelle, cartographier le cycle de vie, collecter des données précises et appliquer des facteurs d'émission adaptés.
Des actions concrètes pour réduire l'impact : Éco-conception, choix des matières premières, optimisation de la fabrication, réduction des transports, allongement de la durée de vie, amélioration de la recyclabilité... Les leviers sont nombreux et doivent être priorisés selon leur impact réel.
Qu'est-ce que l'empreinte carbone d'un produit ?
Définition simple
L'empreinte carbone d'un produit (aussi appelée Analyse de Cycle de Vie carbone ou Product Carbon Footprint en anglais) mesure la quantité totale de gaz à effet de serre émise sur l'ensemble du cycle de vie d'un produit ou d'un service, exprimée en kilogrammes de CO₂ équivalent (kgCO₂e ou tCO₂e).
Concrètement, cela signifie qu'on comptabilise toutes les émissions générées depuis l'extraction des matières premières jusqu'à la fin de vie du produit, en passant par sa fabrication, son transport, son utilisation et son recyclage ou sa destruction.
L'analyse du cycle de vie, de l'extraction des matières premières à la gestion de sa fin de vie, source wecount.io
☝️ Exemple : Pour une bouteille de shampoing, on ne regarde pas seulement le produit en lui-même, mais aussi son utilisation : un lavage de cheveux. Cela inclut donc les matières premières (ingrédients, plastique de la bouteille), la fabrication du shampoing, l'emballage et l'étiquetage, le transport jusqu'au point de vente, la distribution du point de vente jusqu’à chez la personne, l'utilisation (eau chaude pour se laver les cheveux), la fin de vie (recyclage de la bouteille, traitement de l'eau usée).
Différence entre empreinte carbone produit et empreinte carbone entreprise
Avant d’aller plus loin, il est essentiel de bien distinguer ces deux approches, car elles ne mesurent pas la même chose :
Critère
Empreinte carbone entreprise (Bilan Carbone®)
Empreinte carbone produit (ACV carbone)
Périmètre
Une organisation (entreprise, collectivité)
Un produit ou service spécifique
Temporalité
Une année donnée (ex : 2024)
Tout le cycle de vie du produit (sans limite temporelle)
Objectif
Mesurer l'impact global de l'organisation
Mesurer l'impact d'un produit spécifique
Scopes
Scopes 1, 2, 3 de l'organisation
Toutes les étapes du cycle de vie du produit
Différence entre empreinte carbone produit et ACV
Quelques éléments pour vous permettre de distinguer les deux :
Une Analyse du Cycle de Vie (ACV) est une méthodologie normée (ISO 14040 et 14044) qui évalue les impacts environnementaux d'un produit ou service sur l'ensemble de son cycle de vie. Elle est multicritère et ne se limite pas au climat, mais mesure plusieurs impacts environnementaux (épuisement des ressources, consommation d'eau, acidification, eutrophisation, toxicité, occupation des sols, appauvrissement de la couche d'ozone, etc.).
L'empreinte carbone produit (aussi appelée ACV carbone ou Product Carbon Footprint en anglais) est une ACV simplifiée qui se concentre sur un seul indicateur : les émissions de gaz à effet de serre (exprimées en CO₂e). Elle suit la même logique que l'ACV (approche cycle de vie complet), mais ne regarde que l'impact climatique.
✨Notre conseil : Si votre priorité est de mesurer et réduire votre impact climat, l'empreinte carbone produit suffit. Si vous souhaitez une vision globale de tous les impacts environnementaux, optez pour une ACV complète.
Les principales normes et méthodologies
Le calcul de l'empreinte carbone produit est encadré par plusieurs normes et référentiels internationaux :
ISO 14067 : Norme internationale spécifique à l'empreinte carbone des produits (quantification et communication) ;
ISO 14040 et 14044 : Normes de référence pour l'Analyse de Cycle de Vie (ACV), qui servent de base méthodologique ;
GHG Protocol Product Standard : Référentiel international développé par le World Resources Institute (WRI) et le World Business Council for Sustainable Development (WBCSD) ;
Bilan Carbone® Produit : Méthodologie française développée par l'ADEME et l'Association Bilan Carbone (ABC).
📝 À noter : L'ACV et l'empreinte carbone produit sont des méthodes très encadrées par des normes ISO et requièrent une grande rigueur, contrairement à des estimations rapides ou approximatives.
Pourquoi est-il intéressant de mesurer l'empreinte carbone de ses produits ?
Répondre aux exigences réglementaires
Plusieurs réglementations françaises et européennes imposent ou incitent à mesurer l'empreinte carbone des produits :
À l’échelle européenne
En mars 2023, la Commission Européenne présentait la directive Green Claims. Celle-ci était adoptée par le Parlement européen en mars 2024 et avait pour objectif d’encadrer les allégations environnementales en s'appuyant sur la méthodologie PEF. Entretemps, il y a eu un retour en arrière puisque cette initiative a été retirée en juin 2025.
Il reste à ce jour la directive ECGT (Empowering Consumers for the Green Transition), adoptée en mars 2024, et dont l’entrée en application dans les États membres est prévue pour septembre 2026. Cette dernière interdit entre autres les allégations génériques (« écologique », « vert ») et les labels « neutre en carbone » basés sur des compensations plutôt que sur des réductions réelles.
Zoom sur la France
La loi AGEC (Anti-Gaspillage pour une Économie Circulaire, 2020) et la loi Climat et Résilience (2021) imposent progressivement aux entreprises de certaines filières (textile, agroalimentaire, hôtellerie) d'afficher l'impact environnemental de leurs produits.
En pratique, cela se traduit par un score, une étiquette ou un pictogramme apposé sur le produit ou sa fiche en ligne, informant le consommateur de l'impact carbone et environnemental du produit tout au long de son cycle de vie.
En France, il existe également le décret n° 2025-957 du 6 septembre 2025 qui encadre les modalités de calcul et de communication du coût environnemental des produits textiles. Ce n’est pas une obligation mais les entreprises peuvent choisir d’afficher le score de leurs produits sur leurs sites internet et/ou en magasin. Decathlon a par exemple choisi d’aller en ce sens, comme on peut le voir par exemple sur la fiche produit de ces chaussures de basketball.
Identifier les vrais leviers de réduction
Mesurer l'empreinte carbone de vos produits permet d'identifier précisément les étapes du cycle de vie les plus émettrices et de prioriser les actions de réduction les plus efficaces.
Quelles émissions sont prises en compte pour une analyse d'empreinte carbone produit ?
Les gaz à effet de serre couverts
L'empreinte carbone produit mesure l'ensemble des gaz à effet de serre (GES) émis, pas seulement le CO₂. Ces gaz sont convertis en CO₂ équivalent (CO₂e) selon leur pouvoir de réchauffement global (PRG).
Les principaux GES pris en compte sont :
CO₂ (dioxyde de carbone) : combustion d'énergies fossiles, déforestation
Gaz fluorés (HFC, PFC, SF₆) : réfrigération, climatisation, industrie électronique
📝 A noter : Le méthane est émis principalement par l’agriculture et la production des hydrocarbures. Selon le 6e rapport du GIEC, son pouvoir de réchauffement par contre serait entre 26 et 34 fois supérieur à celui du CO2 sur 100 ans.
Quel est le lien entre empreinte carbone produit et stratégie climat d'entreprise ?
Les deux approches sont complémentaires et s'inscrivent dans une stratégie climat globale.
Lien entre empreinte carbone produit et trajectoire de décarbonation
L'empreinte carbone produit est un outil clé pour définir et piloter votre trajectoire de décarbonation :
Fixer des objectifs produit par produit : Réduire de X% l'empreinte carbone de chaque produit d'ici 2030 ;
Piloter les actions d'éco-conception : Suivre l'évolution de l'empreinte carbone au fil des itérations de design ;
Mesurer les progrès : Recalculer l'empreinte carbone après chaque amélioration pour vérifier l'impact réel.
Lien entre empreinte carbone produit et neutralité carbone et SBTi
Le Science Based Targets initiative (SBTi) est un référentiel international pour valider que votre trajectoire de réduction est alignée avec l'Accord de Paris. L'empreinte carbone produit peut nourrir votre démarche SBTi en vous permettant de :
Quantifier les émissions scope 3 aval (utilisation et fin de vie de vos produits vendus) ;
Identifier les leviers de réduction produit par produit ;
Fixer des objectifs de décarbonation par gamme de produits.
📝 À noter : La SBTi impose de réduire vos émissions, pas de les compenser. L'empreinte carbone produit permet d'identifier où et comment réduire efficacement. La première étape pour une entreprise qui vise l’objectif Net Zero et souhaite contribuer à la neutralité carbone est de réduire ses propres émissions avant de réduire les émissions de sa chaîne de valeur ou de financer des projets de séquestration. Pour creuser le sujet, consultez notre article Science Based Targets Initiative (SBTi) : 5 étapes pour fixer sa trajectoire.
Comment calculer l'empreinte carbone d'un produit ?
Le calcul de l'empreinte carbone d'un produit suit une méthodologie rigoureuse en 5 étapes clés.
Étape 1 : Définir le périmètre et l'unité fonctionnelle
Avant de commencer, il faut définir précisément ce que l’on mesure.
L'unité fonctionnelle
L'unité fonctionnelle définit la fonction et la performance que le produit remplit. On ne mesure pas l'empreinte d'un objet en soi, mais celle de l'usage qu'on en fait. Cette unité fonctionnelle, cela va être ce à quoi le résultat est rapporté.
Exemples d'unités fonctionnelles :
Ampoule : "Fournir entre 500 et 900 lumens pendant 1000 heures" ;
Sac de courses : "Emballer 9000 litres de produits par an" ;
Voiture : "Transporter 5 personnes sur 200 000 km" ;
Shampoing : "Permettre 20 lavages de cheveux".
Le périmètre
Il faut également définir :
Quelles étapes du cycle de vie sont incluses (extraction, fabrication, transport, usage, fin de vie) ;
La zone géographique (produit vendu en France, en Europe, à l'international) ;
Les hypothèses d'utilisation (durée de vie, fréquence d'usage, conditions d'utilisation).
Étape 2 : Cartographier le cycle de vie
Une fois l'unité fonctionnelle définie, il faut cartographier toutes les étapes du cycle de vie du produit et identifier les flux entrants et sortants à chaque étape.
Fabrication : Mélange des ingrédients, mise en bouteille, étiquetage, énergie de l'usine ;
Emballage : Carton, film plastique, palette ;
Transport amont : Transport des matières premières vers l'usine ;
Transport aval : Transport du produit fini vers les points de vente ;
Distribution : transport du produit depuis les points de vente jusque chez les habitants ;
Utilisation : Eau chaude pour se laver les cheveux ;
Fin de vie : Recyclage de la bouteille, traitement de l'eau usée.
Étape 3 : Collecter les données d'inventaire
C'est l'étape la plus chronophage : il faut collecter chaque donnée d'activité vis-à-vis de l’unité fonctionnelle et pour chaque étape du cycle de vie.
Types de données à collecter :
Quantités de matières premières (kg, litres, unités) ;
Consommation d'énergie (kWh de gaz, électricité, fioul) ;
Distances et modes de transport (km en camion, train, bateau, avion) ;
Consommation d'eau (litres) ;
Déchets générés (kg de déchets, taux de recyclage).
Étape 4 : Appliquer les facteurs d'émission
Une fois les données collectées, il faut les convertir en émissions de CO₂e en appliquant des facteurs d'émission.
💡Bon à savoir : Sur la plateforme de comptabilité carbone WeCount, nous avons rassemblé 115K facteurs d’émission parmi 15 bases de données de référence (Base Empreinte, ecoinvent, Inies, Agribalyse, Defra, Ecobalyse, etc). L’idée est de vous faciliter la vie en centralisant un maximum de données. Pour en savoir plus, demandez une démo !
Plateforme de comptabilité carbone WeCount
Étape 5 : Analyser les résultats et identifier les leviers
Une fois tous les calculs réalisés, il faut analyser les résultats pour identifier les étapes les plus émettrices (on parle de points chauds carbone) et prioriser les actions de réduction.
Questions à se poser :
Quelles étapes du cycle de vie pèsent le plus dans l'empreinte totale ?
Quels sont les postes sur lesquels j'ai le plus de marge de manœuvre ?
Quelles actions de réduction auront le plus d'impact ?
Emissions GES produits selon le cycle de vie
Peut-on communiquer sur l'empreinte carbone d'un produit ?
Oui, communiquer sur l'empreinte carbone d'un produit est possible, voire encouragé, à condition de respecter certaines règles de transparence et de sincérité pour éviter le greenwashing.
Bonnes pratiques de communication environnementale
Être précis et transparent : Indiquez clairement le périmètre de l'empreinte carbone (tout le cycle de vie ou seulement certaines étapes), l'unité fonctionnelle, et la méthodologie utilisée ;
Afficher les chiffres : Communiquez l'empreinte carbone en kgCO₂e de manière claire et compréhensible. Évitez les formulations vagues comme "produit vert" ou "éco-responsable" sans données chiffrées ;
Comparer de manière honnête : Si vous comparez votre produit à un concurrent ou à une version antérieure, assurez-vous que la comparaison est juste et méthodologiquement cohérente (même périmètre, même unité fonctionnelle) ;
Reconnaître les limites : Soyez honnête sur les incertitudes, les hypothèses et les limites de votre calcul. Aucune empreinte carbone n'est parfaite, et reconnaître cela renforce la crédibilité ;
Accompagner d'actions concrètes : Ne communiquez pas uniquement sur le chiffre, mais aussi sur les actions de réduction que vous avez mises en place et vos engagements futurs.
Éviter le greenwashing et le greenhushing
Le greenwashing c'est le fait de communiquer de manière trompeuse ou exagérée sur les qualités environnementales d'un produit. Par exemple, n’affichez jamais "produit neutre en carbone". Pour mieux comprendre la raison, consultez notre article “Neutralité carbone : ce que cela signifie vraiment pour les entreprises.”
Le greenhushing, c'est le fait de ne pas communiquer sur ses efforts environnementaux par peur d'être accusé de greenwashing.
Quels outils utiliser pour réaliser une empreinte carbone produit ?
Pour réaliser une empreinte carbone produit, plusieurs options s'offrent à vous :
Tableur Excel (manuel) : Gratuit et flexible, le tableur Excel convient aux produits simples et permet de se familiariser avec la méthodologie. Cependant, il est chronophage, peut comporter des risques d'erreurs de calcul et manque de traçabilité automatique. Il peut être adapté pour un premier calcul exploratoire sur un produit simple.
Logiciels d'ACV spécialisés : Ils permettent d’avoir des calculs automatisés rigoureux avec bases de données intégrées (Ecoinvent) et conformité aux normes ISO. Ces outils offrent des analyses multicritères complètes, mais sont parfois coûteux (licences annuelles) et nécessitent une expertise ACV avec une courbe d'apprentissage élevée. Cela peut être adapté pour desACV complètes multicritères, certifications environnementales ou équipe dédiée.
Logiciel de comptabilité carbone : Cette option permet de collecter facilement les données, de garantir une robustesse méthodologique, d’avancer sereinement avec un outil facile à prendre en main mais aussi et surtout de piloter efficacement le passage à l’action (définir une trajectoire, quantifier les actions et simuler des scénarios, etc.).
Chez WeCount, notre plateforme de comptabilité carbone a été spécialement conçue pour les PME : intuitive, guidée, et accessible sans expertise préalable. Vous êtes accompagné à chaque étape, de la collecte à la publication de votre bilan. Envie d'une démo ? Contactez notre équipe.
Plateformes simplifiées et accessibles : Bilan Produit® (ADEME) et Ecobalyse (textile) sont des outils gratuits ou accessibles avec interface simplifiée et bases de données intégrées. Moins personnalisables et limités à certains secteurs, ils peuvent convenir aux calculs simplifiés et estimations rapides.
Comment WeCount accompagne les entreprises dans leur démarche d'analyse d'empreinte carbone produit ?
Analyser l’empreinte carbone d’un produit demande de mobiliser de nombreuses données (achats, transport, fabrication, usage…), souvent réparties entre plusieurs équipes. Sans outil structurant, la démarche peut vite devenir chronophage et difficile à piloter.
WeCount propose une approche combinant plateforme digitale et accompagnement méthodologique pour faciliter la réalisation d’une empreinte carbone produit.
Centraliser et réutiliser les données existantes : La plateforme de comptabilité carbone permet de s’appuyer sur les données déjà collectées dans le cadre du bilan carbone de l’entreprise. Les émissions peuvent être réorganisées à l’échelle d’un produit et réparties selon les étapes de son cycle de vie, ce qui évite de repartir de zéro.
Structurer l’analyse étape par étape : Un accompagnement est proposé pour définir le périmètre, l’unité fonctionnelle et les données prioritaires à collecter. L’objectif est d’identifier rapidement les principales sources d’émissions et de prioriser les actions de réduction.
Orienter les choix d’éco-conception : Les résultats obtenus permettent de comparer différents scénarios (choix de matières, modes de transport, emballage, durée de vie…) et d’éclairer les décisions de conception ou d’amélioration produit.
Gagner en autonomie dans le pilotage : Au fil des analyses, les équipes internes peuvent actualiser les calculs dans la plateforme, suivre l’évolution de l’empreinte carbone des produits et intégrer ces éléments dans leur stratégie climat.
Dans certains secteurs, comme la santé, un accompagnement spécifique peut être proposé pour appliquer des méthodologies dédiées, notamment pour l’évaluation de l’empreinte carbone des médicaments (méthode fournie par la DGE, Direction Générale des Entreprises).
FAQ : Empreinte carbone produit
Qu'est-ce qu'une bonne empreinte carbone pour un produit ?
Il n'existe pas de seuil universel, car cela dépend du type de produit, de sa fonction et de son secteur. Une "bonne" empreinte carbone est relative : elle doit être inférieure à la moyenne du marché et s'inscrire dans une trajectoire de réduction continue. L'essentiel est de mesurer, comparer avec des produits similaires, et progresser année après année.
L'empreinte carbone produit est-elle obligatoire ?
Non, l'empreinte carbone produit n'est pas obligatoire pour la plupart des entreprises. En revanche, l'affichage environnemental est en cours de déploiement progressif pour certains secteurs (textile, agroalimentaire, hôtellerie). De plus, certains clients, distributeurs ou donneurs d'ordre peuvent exiger cette information dans le cadre de leurs propres engagements climat ou de leur reporting CSRD.
Peut-on comparer deux produits entre eux ?
Oui, à condition de comparer des produits remplissant la même fonction (même unité fonctionnelle) et mesurés avec la même méthodologie. Par exemple, comparer l'empreinte carbone d'un sac réutilisable et d'un sac jetable nécessite de définir la même unité fonctionnelle (ex : "emballer 9000 litres de produits par an") et le même périmètre (cycle de vie complet).
À quelle fréquence faut-il recalculer l'empreinte carbone d'un produit ?
Il est recommandé de recalculer l'empreinte carbone d'un produit tous les 2 à 3 ans, ou dès qu'une modification majeure intervient (changement de fournisseur, de matière première, de procédé de fabrication, de transport). Cela permet de suivre l'évolution de l'impact et de mesurer l'efficacité des actions de réduction mises en place.
Quelle différence entre étiquette carbone et empreinte carbone produit ?
L'empreinte carbone produit est le calcul complet des émissions de GES sur tout le cycle de vie du produit. L'étiquette carbone (ou affichage environnemental) est la communication de cette empreinte au consommateur, souvent sous forme de score, pictogramme ou étiquette apposée sur le produit. L'étiquette est donc la version simplifiée et grand public de l'empreinte carbone produit.