Estelle Serrero

Rédactrice web spécialisée en Transition Énergétique

BTP et Construction

Industriels

Transition Énergétique

I𝗻𝗴𝗲́𝗻𝗶𝗲𝘂𝗿𝗲 𝗲𝗻 𝗵𝘆𝗱𝗿𝗮𝘂𝗹𝗶𝗾𝘂𝗲

Les ressources crées par Estelle Serrero

Comprendre son périmètre, et savoir le mesurer est devenu incontournable, autant pour répondre aux obligations réglementaires que pour bâtir une stratégie climat qui a du sens. Dans cet article, découvrez tous nos conseils pour comprendre le scope 3 et faciliter le calcul de vos émissions !

A retenir

  • Selon le Carbon Disclosure Project (CDP), les émissions de scope 3 représentent en moyenne 75 % des émissions totales d’une entreprise.

  • Depuis 2023, les entreprises soumises au bilan réglementaire BEGES doivent intégrer les émissions du scope 3, ainsi qu’un plan de réduction des émissions.

  • La collecte des données du scope 3 est la plus complexe, car dépendante des acteurs de la chaîne de valeur.

  • Notre conseil : s’équiper d’un logiciel de comptabilité carbone pour faciliter la collecte et le suivi des données.

De quoi parle-t-on quand on parle de scopes 1, 2 et 3 ?

Scopes et GHG Protocol : définition

Le terme “scope” nous vient du GHG Protocol, une méthode mise au point par le World Resources Institute (WRI) et le World Business Council for Sustainable Development (WBCSD), pour quantifier les émissions de gaz à effet de serre (dioxyde de carbone, méthane, hydrofluorocarbures…).

Cette méthode classifie les émissions de GES en 3 catégories, prenant ainsi en compte l'entièreté des émissions d’une structure, sur toute sa chaîne de valeur : 

  • Le scope 1 englobe toutes les émissions directes de la structure (combustion de carburant pour alimenter une chaudière ou un véhicule, ou globalement pour produire de la chaleur, du froid ou de la vapeur sur site) ;

  • Le scope 2 comprend les émissions indirectes liées à l'énergie (provenant de l’électricité consommée, ou bien de chaleur, de froid ou de vapeur produits ailleurs et achetés par l’entreprise) ;

  • Le scope 3 répertorie toutes les autres émissions indirectes résultant des activités de l'entreprise, mais provenant de sources qui ne sont pas détenues ni contrôlées par l'entreprise elle-même (extraction et acheminement des matières premières, déplacements domicile-travail des salariés, gestion des déchets générés par l’activité, cycle de vie des produits vendus…).

Répartition des émissions Scopes 1 2 3

Le GHG Protocol étant devenu un standard international, la classification en scopes 1, 2 et 3 s’est propagée aux autres méthodes de mesure des émissions de GES, comme par exemple la méthode Bilan Carbone® et le BEGES réglementaire, largement utilisés en France. Le concept de “scope” est donc couramment utilisé aujourd’hui pour expliquer les émissions de CO2.

En effet, à la fois le Bilan Carbone® et le BEGES (dans sa version 5 basée sur la norme ISO/TR 14069), prennent en compte les 3 scopes dans leur entièreté (cf. tableau ci-après).

A noter : en France, on opte plutôt pour une classification des émissions en 6 catégories, la première correspondant au scope 1, la deuxième au scope 2 et les quatre dernières au scope 3. C’est une manière de décomposer le scope 3, afin d'être sûr de n’oublier aucune émission.

Tableau comparatif entre les catégories et postes fixés entre le référentiel national, le bilan carbone® et le ghg protocol (Source : Méthode pour la réalisation des bilans d’émissions de gaz à effet de serre, ecologie.gouv.fr, 2022)

Chez WeCount, toutes les solutions que nous déployons ont pour objectifs de vous simplifier la vie. Ainsi, notre plateforme de comptabilité carbone sépare les émissions en 3 catégories, plus simples à appréhender : 

  • Le scope 1/2 cœur : il désigne les émissions directes et indirectes liées à l’énergie consommée par l’entreprise ;

  • Le scope 3, dans lequel nous distinguons : 
    • Les émissions "amonts" (ex : achats, transport fournisseurs) ;
    • Les émissions "avales" (ex : déplacement des clients, usage des produits, fin de vie…).

Catégorisation du bilan carbone sur la plateforme WeCount

Pourquoi le scope 3 est-il si important ?

Il est responsable de la majorité des émissions d’une entreprise

Le scope 3 est responsable de la majorité des émissions d’une entreprise.

D’après le CDP, il contribue en moyenne à 75 % des émissions totales. Cette proportion varie fortement selon les secteurs : dans les services financiers, par exemple, le scope 3 peut représenter près de 100 % du total.

Autrement dit, réaliser un bilan carbone sans prendre en compte le scope 3 revient à laisser de côté l’essentiel des émissions. Étant donné qu’il constitue la plus grande part pour la plupart des organisations, le scope 3 est aussi considéré comme une source majeure de risque financier lié au climat. C’est pourquoi sa divulgation est jugée essentielle pour permettre aux investisseurs d’évaluer l’exposition globale d’une entreprise aux risques climatiques.

L’obligation réglementaire avec le BEGES

Cette importance de prendre en compte le scope 3, la France l’a bien saisie, en l’imposant dans le cadre du bilan carbone obligatoire, appelé bilan GES ou BEGES.

En effet, depuis 2023 et la mise en application du décret du 1er juillet 2022, le bilan GES réglementaire doit maintenant quantifier toutes les émissions significatives du scope 3, là où avant il se limitait uniquement aux scopes 1 et 2.

Les structures concernées doivent publier un bilan de leurs émissions de gaz à effet de serre tous les 4 ans pour les entreprises et tous les 3 ans pour les structures publiques.

Pour rappel, sont concernées par cette obligation : 

  • Les entreprises privées de plus de 500 salariés (250 pour les départements d'outre-mer) ;
  • Les collectivités territoriales de plus de 50 000 habitants et les établissements publics de plus de 250 agents.

💡Bon à savoir : le décret du 1er juillet 2022 va encore plus loin. Il rend également obligatoire la mise en place d'un plan de transition (ou plan de réduction des émissions de GES). Ce dernier doit préciser les actions mises en place ainsi que les résultats obtenus depuis le bilan précédent. Doivent également être listés les objectifs pour les années à venir, ainsi que les actions prévues pour y parvenir.



Chez WeCount, notre
programme Bilan Carbone vous accompagne sur 4 mois pour réaliser votre bilan carbone, définir votre plan d’action et former votre équipe à porter la transition bas-carbone de votre entreprise. Ce programme collectif regroupe 12 entreprises de votre secteur (BTP, santé, textile, etc.) pour vous permettre de travailler en synergie, tout en prenant en compte les enjeux spécifiques à votre chaîne de valeur. L’objectif est de vous donner les clés pour structurer et engager votre transition bas-carbone sur le long terme.

Envie d’en savoir plus ? Contactez-nous

Comment sont calculées les émissions du scope 3 ?

Les 5 étapes du bilan carbone

Avant d’entrer dans le détail du calcul des émissions, il est important de comprendre les grandes étapes lors de la réalisation d’une empreinte carbone, et la logique qu’il y a derrière.

Quelle que soit la méthode utilisée (GHG Protocol, Bilan Carbone® de l’ABC ou BEGES réglementaire), la réalisation d’un bilan carbone suit une logique commune. Les étapes peuvent légèrement varier selon les référentiels, mais reposent globalement sur le même enchaînement.

Ainsi, dans l’ordre :

  1. On commence par cadrer la démarche :

     
    • Le contexte : s'agit-il d’un premier bilan ou y en a-t-il eu d’autres dans le passé ? Quelles sont les attentes et les ressources à notre disposition ? Ce bilan s’inscrit-il dans une volonté de décarboner l’activité de l’entreprise ?

    • La gouvernance : qui est chargé de piloter le projet en interne ? Qui réalisera le calcul de l’empreinte carbone ? Quel est le processus de validation ? Y a-t-il des compétences en interne sur ce sujet ? À ce stade, il est également essentiel de définir si l’entreprise se fait accompagner par un prestataire externe (cabinet spécialisé, fédération, consultant) et si elle s’appuie sur un logiciel de comptabilité carbone pour fiabiliser la collecte et l’analyse des données.

    • La méthode : choisir le cadre de référence (GHG Protocol, Bilan Carbone® de l’ABC, ou BEGES dans le cas d’une obligation réglementaire) garantit la comparabilité et la crédibilité du bilan.

  2. Puis, on définit les périmètres de l’étude :

     
    • Le périmètre organisationnel : comment définir les frontières de l'étude pour une comptabilisation complète (établissements, équipements et installations à considérer) ?

    • Le périmètre temporel : sur quelle période comptabiliser les émissions ? La période classique est l'année civile (du 1er janvier au 31 décembre), mais certaines entreprises choisissent également de se baser sur leur année comptable (qui peut être différente selon leur cycle financier).

    • Le périmètre opérationnel : quelles sont les sources d'émissions à inclure dans le périmètre opérationnel (cartographie des émissions et répartition selon les différents scopes) ?

  3. Ensuite, on mobilise les différentes parties prenantes, à savoir :

     
    • L’équipe projet ;

    • La direction ;

    • Les collaborateurs ;

    • Les acteurs en amont de la chaîne de valeur (fournisseurs, partenaires) ;

    • Les acteurs en aval de la chaîne de valeur (distributeurs, clients) ;

    • Toutes les autres parties prenantes (financeurs, partenaires stratégiques, fédérations professionnelles…).

  4. Puis, c’est le moment de comptabiliser les émissions de GES de l’entreprise : 


    • Collecte des données ;

    • Sélection des facteurs d’émission ;

    • Estimation des incertitudes ;

    • Profil d’émission de l’entreprise.

  5. Enfin, certaines méthodes (BEGES, Bilan Carbone®) vont plus loin et intègrent un plan de transition comprenant des actions à mettre en place pour réduire ces émissions :
     

    • Définition des objectifs et de la trajectoire souhaitée ;

    • Construction du plan d’action ;

    • Définition du suivi des actions et du pilotage du plan sur le long terme.

💡 A noter : le calcul des émissions n’arrive qu’en quatrième étape, après une série d’actions qui consistent à bien cadrer la démarche et à faciliter la collecte des données. Respecter l’ordre de ces étapes est déterminant pour le bon déroulement du bilan. C’est ainsi que l’on peut obtenir des résultats cohérents et représentatifs des émissions de l’entreprise.

Zoom sur la méthode de calcul

Une fois les trois premières étapes réalisées, on obtient une cartographie des émissions de l'entreprise, pour chacun des scopes.

La règle de calcul consiste alors, pour chaque type d’émission, à multiplier la donnée d’activité par le facteur d’émission associé. Explications :

  • Une donnée d’activité correspond à un flux physique de l’entreprise. Par exemple, un nombre de kilomètres parcourus, un volume de matière achetée, la quantité d’électricité consommée dans l’année... ;

  • Le facteur d’émission représente la quantité de gaz à effet de serre (exprimé en équivalent CO2) émis pour une unité de cette donnée d’activité. Par exemple, 1 litre d’essence consommé correspond à 2,8 kg de CO2e émis dans l’atmosphère.

💡 Lorsqu’il n’existe pas de donnée d’activité réelle, il y a toujours des solutions pour avancer dans le calcul. On peut alors recourir à des données alternatives

  • Extrapolées : extrapolation à partir d'autres données physiques, statistiques ou approchées (ex : kWh d’électricité consommés, basés sur les 6 premiers mois de l’année seulement) ;

  • Statistiques : hypothèses établies à partir de moyennes sectorielles, nationales, ou basées sur d’autres structures comparables (ex : moyenne française d'électricité consommée par les entreprises tertiaires) ;

  • Approchées : données non représentatives de la situation de la structure, mais qui peuvent être utilisées en ultime recours si aucun autre type de donnée n’est disponible (ex : consommations d’électricité d’une entreprise du même secteur, non corrigée).

L’essentiel est de ne pas bloquer la démarche : il vaut mieux disposer d’une estimation cohérente que de laisser un poste vide ! Lors de la phase de collecte, nous recommandons donc à nos clients de prioriser les données essentielles et de rassembler le maximum d’informations disponibles, tout en gardant en tête que des hypothèses viendront compléter les éventuelles données manquantes.

Pour mener à bien ce calcul, il est à la fois nécessaire de : 

  • Répertorier les différents flux physiques générés par l’entreprise (travail réalisé à l’étape 2) ;

  • Connaître les facteurs d’émission pour chaque donnée d’activité (disponibles sur la Base Empreinte® de l’ADEME et certaines bases spécifiques par secteurs) ;

  • Et collecter toutes les données nécessaires au calcul, comme par exemple les factures indiquant les quantités de matières premières achetées sur l’année, ou encore les notes de frais des salariés, précisant le nombre de kilomètres parcourus lors des déplacements professionnels, etc. (Pour le scope 3, c’est généralement au niveau de cette collecte de données que l’on rencontre la plus grande difficulté).

📝 Exemple : Prenons l’exemple d’un hôtel qui souhaite évaluer ses émissions de GES associées au scope 3. Parmi les actions à réaliser, il y aura alors : 

  • Recenser tous les achats alimentaires de l’établissement (volumes, provenance, type de produits) ;

  • Comptabiliser l’empreinte carbone liée aux produits d’entretien et consommables (savon, shampooing, linge, papier) ;

  • Évaluer le transport des marchandises (fournitures, linge, produits alimentaires) jusqu’à l’hôtel ;

  • Mener une enquête pour quantifier les déplacements domicile-travail des employés ;

  • Estimer l’impact des voyages des clients pour se rendre dans l’établissement ;

  • Faire une enquête auprès des sous traitants (blanchisserie, maintenance, sécurité) pour évaluer leurs émissions ;

  • Évaluer la fin de vie des équipements remplacés (mobilier, literie, électroménager), etc.

Attention : il ne faut pas oublier ensuite de calculer l’incertitude associée aux résultats, c’est-à-dire la marge d’erreur avec laquelle on affirme tel ou tel chiffre. Les incertitudes peuvent être associées aux données d'entrée (d’autant plus lorsqu’il s’agit de données statistiques ou approchées), mais aussi aux facteurs d'émissions. L’objectif final de ce calcul est ensuite d’augmenter chaque année la fiabilité des données, afin de réduire ces fameuses incertitudes.

Une collecte de données pas toujours évidente

Ce n’est pas pour rien que le scope 3 a longtemps été le grand oublié du BEGES réglementaire : il est de loin le plus complexe à évaluer.

Quantifier les émissions du scope 3 nécessite de récolter des données auprès de tous les acteurs de la chaîne de valeur (investisseurs, fournisseurs, distributeurs, clients, partenaires divers et variés…). C’est un processus chronophage et fastidieux, qui dépend du bon vouloir des différentes parties prenantes.

Et même lorsque ces dernières sont volontaires, il y a souvent des lacunes ou des incohérences dans les données collectées, ainsi que des erreurs (oublis, données comptées double), ou encore des informations obsolètes.

Bref, nous savons que c’est une étape particulièrement complexe qui peut s’avérer décourageante, en particulier pour les entreprises qui réalisent leur premier bilan carbone. Mais n’ayez crainte, car nous avons préparé une compilation de nos meilleurs conseils pour mener à bien cette collecte.

Nos conseils pour évaluer correctement le scope 3

Vous rencontrez des difficultés dans la prise en compte du scope 3 ? Ayant accompagné plus de 500 clients dans leur démarche d'empreinte carbone, nous pouvons vous dire que vous n’êtes pas les seuls ! En effet, c’est probablement la partie la plus complexe d’un bilan carbone…

Voici nos meilleurs conseils pour vous aider à gérer cette étape compliquée : 

  • Centralisez la collecte des données au sein d’une seule et même équipe, afin d'éviter les erreurs et les redondances ;

  • Commencez par les données prioritaires, à savoir les sources les plus importantes d'émissions, et augmentez le périmètre un peu plus chaque année ;

  • En fonction de la taille et de la complexité de votre entreprise, il peut être judicieux d'utiliser une matrice de collecte des données qui définit précisément les données à récolter. Appuyez-vous sur les sources d’émissions identifiées, ainsi que le périmètre opérationnel défini précédemment. Un bon début est de démarrer par les données déjà en votre possession et facilement exploitables ;

  • Travaillez main dans la main avec vos parties prenantes, dont vous dépendez pour fournir une grande partie des données ;

  • Enregistrez les données dans un même dossier et conservez toutes les informations utiles (source, documents associés, incertitude liée à la donnée…) ;

  • Utilisez un outil qui vous permette de suivre l’évolution de ces données d’une année sur l’autre pour gagner du temps.

C’est ce dernier point qui est, selon nous, le plus déterminant. S’équiper d’un logiciel de comptabilité carbone facilite la collecte, le suivi des données et le calcul des émissions. Mais au-delà de l’outil, le véritable enjeu est de monter en compétence et de s’approprier la démarche.

Comprendre où les données ont été collectées, comment elles ont été traitées et quelles incertitudes elles comportent rend le bilan carbone plus crédible et plus fiable. C’est aussi ce qui garantit la capacité de l’organisation à mettre à jour son empreinte année après année et à piloter durablement sa transition.

💡 L’astuce WeCount : lors d’un premier bilan carbone, l’un des grands principes à appliquer est la loi de Pareto. Dès la cartographie des flux, identifiez d'abord ce qui peut être facilement recensé à 100 %. Puis, pour le reste, identifiez les 20 % d’activités réputées les plus émissives dans votre secteur, qui produisent 80 % des volumes d’émissions et focalisez-vous sur celles-là. Même si vous ne connaissez pas encore les volumes exacts, cette approche vous aidera à prioriser et à fiabiliser rapidement vos données.

S’équiper d’un logiciel de comptabilité carbone

Explorez la plateforme WeCount dès aujourd'hui

Passer par un logiciel bilan carbone est selon nous le meilleur moyen de réaliser votre bilan le plus simplement possible, et avec le moins de prise de tête.

Car, même s’il est possible de passer par des fichiers Excel, cela reste fastidieux et peu optimisé pour le suivi des données d’une année sur l’autre.

Attention toutefois à ne pas choisir n'importe quel logiciel ! Un bon outil doit proposer tous les modules nécessaires à la comptabilité carbone : comme la cartographie des émissions, la vérification des données, l’analyse des résultats et la proposition de préconisations sous la forme d’un plan d’action. Mais ce n’est pas tout, il doit aussi proposer le suivi et la mise à jour des informations d’année en année. Sans oublier la fonction “reporting” qui permet d’éditer un rapport conforme aux obligations en vigueur.

Chez WeCount, nous sommes fiers de dire que notre plateforme est particulièrement adaptée au calcul des émissions des scope 1, 2 et 3. Elle :

  • Facilite la collecte des données (ex: intégration automatisée de données Excel, workflow de collecte et validation des données auprès des contributeurs et fournisseurs…) ;

  • Simplifie la traçabilité pour suivre la collecte des données, leur validation et les modifications sur le long-terme ;

  • S’appuie sur des méthodologies reconnues (Bilan Carbone®, GHG Protocol) et des facteurs d’émission fiables (115K facteurs d’émission parmi 15 bases de données : Base Empreinte, ecoinvent, Inies, Agribalyse, Defra, Ecobalyse, etc.) ;

  • Respecte les exigences réglementaires de reporting extra-financier (BEGES, CSRD, VSME, GHG Protocol, SBTi, CDP) ;

  • Apporte de la lisibilité avec des tableaux de bord structurés qui permettent de visualiser l’ensemble des émissions (1, 2, 3), et d’identifier les postes prioritaires pour agir ;

  • S’intègre dans une démarche plus large de construction d’une trajectoire climat pour induire une baisse des émissions (en lien avec la CSRD, la SBTi ou les plans d’action sectoriels).

En résumé, la plateforme WeCount est un outil fiable, pédagogique et robuste, qui facilite la complexité du scope 3, tout en assurant une base solide pour piloter votre stratégie climat.

Nous contacter pour une démo de la plateforme

3 exemples d’entreprises ayant quantifié leur scope 3

Pour vous aider à vous projeter et réaliser qu’avec un bon accompagnement, tout est possible, voici trois exemples concrets de clients WeCount qui se sont lancés dans une démarche de décarbonation !

Le grand groupe : J&J Innovative Medicine

Problématiques et enjeux :

  • Décliner la stratégie climat du groupe Johnson & Johnson au contexte de la filiale française Innovative Medicine.

  • Le scope 3 représentait 94 % des émissions, avec une forte incertitude sur les achats de services.

Exemples d'actions

  • De nombreuses actions entreprises depuis le premier bilan : au niveau des transports (diminution des déplacements, optimisation du fret, électrification de la flotte de véhicules), responsabilisation des achats, démarche de réduction des déchets, mise en place d’un plan de sobriété énergétique, etc.

  • Une stratégie climat pleinement intégrée à la stratégie RSE de l’entreprise, avec la formation des collaborateurs et de la direction.


Apports du bilan carbone :

  • Périmètre du scope 3 affiné, calculs fiabilisés.

  • Réalignement progressif sur la trajectoire fixée par l’Accord de Paris sur le climat.

  • Baisse de 58 % des émissions relatives entre 2019 et 2023.

💎 Leur action pépite : la sensibilisation et la formation des collaborateur.rices en interne. Fresque du climat, AXA Climate School, intervention du Shift Project… tous les moyens sont bons pour embarquer les salarié.es et développer des compétences en interne !

Lien avec WeCount : Participation au programme bilan carbone (secteur santé, 2021) “La traçabilité des données et la capacité à embarquer les collaborateurs dans la plateforme permettent un gain de temps énorme” 🖥️🎙️: Retrouvez le témoignage complet de Valentine Bourjot, Responsable RSE de J&J Innovative Medicine.

L’établissement d’enseignement supérieur : Paris School of Business

Problématiques et enjeux :

  • Un scope 3 très dominant (alimentation 32,5 %, déplacements des étudiants 23,2 %, et des visiteurs 14,1 %).

  • Des données peu fiables sur l’alimentation et le déplacement des visiteurs (faible taux de réponse au questionnaire).



Exemples d’actions :

  • Promouvoir une alimentation moins carnée et plus végétale : campagnes de sensibilisation, promotion des restaurants végétariens sur campus via une politique de prix attractifs, offre végétarienne lors des événements organisés par l’école

  • Encourager des solutions de mobilité douce pour les échanges internationaux des étudiants : création d’un challenge mobilité, compensations financières, formation des personnels accompagnants…



Apports du bilan carbone :

  • Identification des leviers de réduction majeurs : alimentation et avion (étudiants).

  • Objectif de - 20 % pour les émissions liées à l’alimentation des étudiants et des membres du personnel (soit - 277 tCO₂e par an).

💎 Leur action pépite : la règle des "cinq heures" pour les déplacements a permis de réduire l'usage de l'avion de 19 % depuis 2019. Si un trajet peut être effectué en train en moins de cinq heures, l’avion est interdit.

Lien avec WeCount : Participation au programme bilan carbone (secteur de l'enseignement supérieur, 2025). “Je m'approprie enfin les données de notre bilan carbone” 🖥️🎙️: Replay du webinaire avec le témoignage d’Alix Auffray, Responsable développement durable et RSE de Paris School of Business.

L’association culturelle : Le Festival off d’Avignon

Problématiques et enjeux :

  • Fort impact des mobilités publiques et professionnels.

  • Enjeu de gestion des déchets.

  • Besoin d’intégrer la transition bas-carbone dans la filière spectacle vivant.



Exemples d’actions :

  • Favoriser le transport des décors de théâtre par frêt ferroviaire.

  • Politique de réduction des déchets : réduire les impressions, utiliser davantage des supports recyclés…
    ccompagner les théâtres dans la transition LED.
  • Acheter du matériel informatique reconditionné.


Apports du bilan carbone :

  • Quantification des postes d’émission les plus importants du festival.
  • Identification de pistes concrètes de réduction de ces émissions.
  • Mise en place d’une gouvernance climat structurée (groupe de travail et poste dédié RSE depuis 2023, actualisation du bilan carbone tous les 2 ans).

💎 Leur action pépite : le transport mutualisé de décors par fret ferroviaire. En 2024, AF&C expérimente ce dispositif inédit avec 20 compagnies d’Île-de-France, permettant de transporter les décors de 30 spectacles via 5 containers. Résultat : 50 000 km de route évités et 19 tCO2eq économisées !

Lien avec WeCount : Participation au programme bilan carbone (secteur de la culture, 2025). “L’usage d'une plateforme nous a permis d’anticiper les données à collecter pour les prochaines mises à jour, un point souvent sous-estimé mais essentiel pour progresser.” 🖥️🎙️: Ecoutez le retour d’expérience de Chloé Suchel, Directrice communication et des relations aux publics d’Avignon Festival & Compagnies (AF&C).

Curieux d’en savoir plus sur nos accompagnements ?


Échangez avec un expert sur votre projet !

Article
Scope 3 : enjeux, exemples et actions pour réduire votre empreinte carbone

Apprenez à mesurer le scope 3 dans votre bilan carbone, à prioriser vos actions pour réduire efficacement l’empreinte environnementale de votre entreprise

Lila Fillion
Temps de lecture
0
6/11/25

Mais de quoi s’agit-il exactement, quelle méthodologie appliquer, et comment la mettre en place efficacement ? Découvrez les principes, méthodes de calcul et outils pour réussir votre transition bas carbone.

A retenir

  • La comptabilité carbone consiste à mesurer les émissions de gaz à effet de serre (GES) directes et indirectes d’une organisation.
  • En France et en Europe, certaines entreprises et organisations sont soumises à l’obligation de tenir une comptabilité carbone régulière (BEGES, CSRD).
  • Au-delà de la conformité, la comptabilité carbone est un outil de pilotage stratégique, permettant de réduire les coûts, limiter les risques et répondre aux attentes de vos clients et investisseurs.
  • Il existe 3 grandes méthodes de calcul :
    • Approche liée aux données fournisseurs
    • Approche par flux physiques
    • Approche liées aux dépenses
  • Un logiciel de comptabilité carbone permet de gagner du temps et de définir une véritable trajectoire de réduction des émissions.

Qu'est-ce que la comptabilité carbone et que mesure-t-elle ?

On appelle comptabilité carbone le fait d’attribuer un coût environnemental (exprimé en équivalent CO2), à l’activité d’une structure, d’une entreprise ou d’un individu. On parle aussi de comptabilité extra-financière.

Concrètement, il s’agit d’évaluer la quantité de gaz à effet de serre émise par une entité donnée, que ce soit directement (chauffage, machines, véhicules…) ou indirectement (électricité, transport des matières premières, traitement des déchets…).

A quoi sert la comptabilité carbone ?

Commençons par remettre les choses dans leur contexte. D’après une estimation du Citepa et un rapport du Haut Conseil pour le Climat, la baisse des émissions de gaz à effet de serre (GES) de la France devrait être d’environ - 0,8 à - 1,3 % seulement en 2025 par rapport à 2024. Or, ce rythme est largement en deçà des - 5 % qu’il faudrait obtenir chaque année pour respecter les engagements climatiques de l’Accord de Paris, déclinés dans la Stratégie nationale bas-carbone en vue d’atteindre la neutralité carbone en 2050.

Il va donc falloir drastiquement accélérer nos efforts. Mais difficile de réduire ce que l’on ne peut pas mesurer…

C’est là que la comptabilité carbone prend toute son importance. En offrant un moyen aux entreprises et aux établissements publics de quantifier leurs émissions de GES, elle permet de choisir les actions de réduction les plus pertinentes à mettre en place pour avoir un réel impact.

Explorez la plateforme WeCount dès aujourd'hui

Les grands principes de la comptabilité carbone

Avant d’entrer dans les détails des différentes méthodologies, il est d’abord important de saisir les grands principes qui régissent la comptabilité carbone. On peut citer : 

  • La pertinence du périmètre étudié : les données choisies doivent bien représenter la réalité de l’activité et prendre en compte les postes d’émission les plus conséquents ;
  • La transparence et la traçabilité : la méthodologie et les hypothèses doivent être clairement exposées, ainsi que l’origine des données utilisées ;
  • La comparabilité : les résultats doivent être facilement comparables d’une année sur l’autre, pour pouvoir étudier l’évolution des émissions dans le temps ;
  • L’intégration dans la stratégie globale de l’entreprise : la comptabilité carbone doit devenir un véritable outil de pilotage pour aider à la prise de décisions stratégiques pour l’entreprise ;
  • La fiabilité : les données utilisées doivent être précises et éviter les doublons / oublis, afin de réduire au maximum les incertitudes.

Quelle est la différence entre comptabilité carbone et bilan carbone ?

C’est en effet une question importante, car ces deux notions sont bien distinctes.

D’un côté, la comptabilité carbone désigne la démarche qui consiste à mesurer, suivre et analyser l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre d’une organisation. C’est un concept global, qui englobe différentes pratiques et méthodologies permettant de mesurer et d’optimiser ces émissions sur le long terme.

Le bilan carbone, quant à lui, est une photo à un instant T des émissions d’une organisation (ou d’un produit, projet, territoire), sur une durée donnée. Il se réalise en appliquant une méthodologie normalisée (Bilan Carbone®, GHG Protocol, BEGES ISO 14064, etc.). 

💡 Bon à savoir : la plateforme WeCount est compatible avec les principales méthodologies de comptabilité carbone (Bilan Carbone®, GHG Protocol, ISO 14064). Elle facilite la collecte et l’analyse des données, automatise le reporting et vous aide à piloter vos émissions :

✅ Conformité avec les standards actuels
: votre bilan suit les standards internationaux et répond aux exigences réglementaires (BEGES réglementaire, CSRD), ainsi qu’aux démarches volontaires (VSME, SBTi, CDP)
Ergonomie : facile à prendre en main pour des non-experts
Plan d’action clair & pilotable : une vision claire de vos émissions pour orienter vos décisions et réduire efficacement votre empreinte carbone

Demander une démo

Est-ce obligatoire de tenir une comptabilité carbone en France ?

Oui et non, tout dépend de votre situation.

Il existe aujourd’hui en France deux réglementations imposant à certains acteurs de tenir une comptabilité carbone : 

  • Le Bilan réglementaire BEGES : il impose un bilan carbone obligatoire tous les 4 ans pour les entreprises et tous les 3 ans pour les structures publiques concernées, à savoir :
    • les sociétés privées de plus de 500 salariés (250 en Outre-mer) ;
    • les personnes morales de droit public de plus de 250 agents ;
    • les collectivités de plus de 50 000 habitants.
  • La CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) : une directive européenne qui impose à certaines entreprises de mettre à jour leur comptabilité carbone tous les ans, sous la forme d’un reporting extra-financier.

💡 Bon à savoir : pour les entreprises qui ne sont pas encore soumises aux obligations en matière de comptabilité carbone, il existe aussi des démarches volontaires, comme la VSME. Cette norme européenne propose un cadre commun de reporting RSE, pour les PME et micro-entreprises qui souhaitent communiquer sur leur impact environnemental, social et de gouvernance.

Quel intérêt de tenir une comptabilité carbone pour une entreprise ?

Aujourd’hui, la comptabilité carbone a le vent en poupe au-delà de l’obligation réglementaire. Les entreprises françaises y voient un outil puissant pour mettre en place une vraie stratégie RSE (et pas seulement du greenwashing).

En plus d’engendrer des économies financières (en vous permettant de réduire vos consommations d’énergie notamment), il faut savoir que la comptabilité carbone est un précieux outil d'aide à la décision.

Correctement utilisée, elle offre une visibilité chiffrée sur vos émissions, en mettant en lumière les postes les plus exposés (énergie, matières premières, transport…). Cette analyse permet d’anticiper l’évolution des coûts et d’intégrer la résilience climatique dans votre stratégie, afin de protéger durablement votre activité.

Sans oublier les exigences croissantes des clients et investisseurs en matière de durabilité, auxquelles il vous faudra répondre avec des données de plus en plus précises ! Dans son témoignage, la responsable RSE de Hardis Group explique qu’avant de s’être lancée dans une démarche de comptabilité carbone, elle devait répondre à 6 questionnaires clients par semaine sur ses engagements RSE !

Si la comptabilité carbone est un outil essentiel de transition, sa mise en œuvre n’est pas sans défis !

La première difficulté réside dans la collecte des données, souvent dispersées entre plusieurs services, fournisseurs ou partenaires, et dont la qualité peut varier.

Vient ensuite la complexité méthodologique. Pas évident de savoir comment choisir le bon périmètre d’analyse ou comment prendre en compte les émissions indirectes (notamment le scope 3). Cela demande une expertise spécifique, apportée généralement par un accompagnement extérieur.

Certaines entreprises peuvent aussi rencontrer des freins organisationnels, comme le manque de ressources internes, de temps, ou de sensibilisation des équipes et des acteurs de la chaîne de valeur.

Ces obstacles expliquent pourquoi de plus en plus d’organisations font appel à des entreprises spécialisées en comptabilité carbone, surtout lorsqu’il s’agit de réaliser leur tout premier bilan carbone ou de fiabiliser les suivants.

C’est à ce moment-là que l’accompagnement est le plus bénéfique car il y a tout à mettre en place : définition du périmètre d’étude, cartographie des flux, choix des méthodes de calcul et des facteurs d’émission… C’est donc généralement à ce moment-là que les entreprises font appel à nous et à notre Programme Bilan Carbone : un accompagnement collectif de 4 mois, entre entreprises qui partagent les mêmes enjeux et la même volonté d’avancer vers un futur souhaitable 😊

Besoin d’aide pour votre bilan carbone ? Prenez rendez-vous avec un de nos experts !

Quelles sont les différentes méthodes de comptabilité carbone et comment classent-elles les émissions ?

Lorsqu’on souhaite comptabiliser ses émissions de GES, l’une des étapes clés consiste à choisir la méthode de calcul que l’on va adopter. 

Il existe trois méthodes principales : 

  • L’approche liée aux données fournisseurs ;
  • L’approche par flux physiques (ou données d’activité) ;
  • L’approche liée aux dépenses (ou monétaire).

Le choix de la méthode (ou des méthodes) se fait principalement en fonction des données à votre disposition. Explications.

L’approche liée aux données fournisseurs

Cette méthode se base sur un inventaire exhaustif des émissions de gaz à effet de serre émises par les fournisseurs, dans le cadre des produits et services vendus à l’entreprise.

Concrètement, les émissions sont calculées en fonction du nombre d'unités physiques consommées ou utilisées par l’entreprise (une quantité d'électricité en kWh, un volume d’essence consommée en litres, un nombre de kilomètres parcourus par les produits…). A chaque activité est attribué un facteur d'émission, qui permet d’obtenir une quantité d’émissions en équivalent CO2.

Dans l’approche liée aux données fournisseurs, ce facteur d’émission est obtenu via une Analyse du Cycle de Vie (ACV) menée par le fournisseur sur ses produits.

C’est la méthode la plus fiable car elle se base sur des données réelles. Malheureusement, c’est aussi celle qui demande le plus de temps et de ressources, car elle implique une mobilisation conséquente des équipes et une collaboration étroite avec les fournisseurs (pas toujours disposés à réaliser cette démarche).

Cette approche est recommandée lorsque la chaîne de valeur contient peu d’acteurs, ce qui facilite grandement la collecte des données.

Les plus : elle a l’avantage d’être précise et fiable, tout en incitant les fournisseurs à s’engager eux-mêmes dans une démarche de comptabilité carbone.

Les moins : c’est la méthode la plus chronophage et complexe en termes de collecte de données.

📝 Exemple : calcul des émissions de GES associées aux ordinateurs utilisés par l’entreprise. L’entreprise demande directement à son fournisseur d’ordinateurs les émissions de GES associées à la fabrication et au transport de chaque appareil. Le fournisseur fournit une fiche d’empreinte carbone (par ex. 300 kgCO₂e par ordinateur). Résultat : l’entreprise additionne les données réelles pour obtenir l’impact total (ex : 45 000 kgCO2e pour 150 ordinateurs achetés).

L’approche par flux physiques

Ici, on fonctionne de la même manière que pour l’approche liée aux données fournisseurs, sauf que les facteurs d’émission proviennent de bases de données génériques, et non d’une analyse approfondie du fournisseur. On obtient donc un résultat approximé, basé sur une moyenne nationale.

En France, la Base Empreinte® de l’ADEME est la base de données officielle de facteurs d’émission à prendre en compte pour sa comptabilité carbone.

C’est l’approche la plus largement utilisée, car il est souvent difficile d’obtenir des données fournisseurs précises (issues d’analyses du cycle de vie) pour les produits ou services achetés.

Les plus : Elle a l’avantage de faire un lien direct entre les activités de l’entreprise et ses émissions, permettant ainsi d’identifier les postes à fort impact.

Les moins : Elle est toutefois moins précise que l’approche liée aux données fournisseurs, car basée sur des facteurs d’émissions moyens.

📝 Exemple : calcul des émissions de GES associées à la consommation d’électricité. Une usine consomme 1 000 kWh d’électricité par an. Elle applique le facteur d’émission de l’électricité en France : environ 0,06 kgCO₂e/kWh. Résultat : par sa seule consommation d’électricité, l’usine émet donc environ 60 kgCO₂e par an.

L’approche liée aux dépenses

Cette dernière méthode se base sur la valeur monétaire des produits et services achetés par l’entreprise (montants dépensés pour l’achat de matériel informatique ou de matières premières, achat de prestations intellectuelles…).

De la même manière que pour l’approche par flux physiques, la donnée est ensuite multipliée par un facteur d’émission (cette fois-ci monétaire), permettant ainsi d’obtenir la quantité d'émissions de GES produite pour chaque achat.

Cette approche étant la moins précise des trois, elle est adoptée lorsque les données relatives aux fournisseurs ou aux activités ne sont pas accessibles. On se sert alors des factures et sommes engagées pour estimer une quantité hypothétique d'émissions.

Cette approche doit être utilisée en dernier recours, lorsque les deux premières sont trop complexes à mettre en œuvre. L’idée est ensuite de mettre en place des actions pour améliorer la collecte des données d’année en année.

Les plus : Elle permet de réaliser des estimations lorsque l’acquisition de données s’avère trop complexe, en particulier pour les émissions du scope 3.

Les moins : Peu précise, elle utilise des facteurs d’émissions très génériques, et pas toujours adaptés aux contextes spécifiques des entreprises, ni aux réalités du marché.

📝 Exemple : calcul des émissions de GES associées à l’achat de prestations externes. Une entreprise de conseil dépense 15 000 € en prestations externes. Elle applique un facteur d’émission monétaire de 0,2 kgCO₂e/€. Résultat : cette entreprise estime à environ 3 tCO₂e par an ses émissions liées aux prestations externes.

Besoin d’un coup de main pour choisir la bonne méthode ? Contactez-nous pour en discuter.

Par où commencer pour établir une comptabilité carbone dans son entreprise ?

Vous avez compris comment fonctionne la comptabilité carbone ? Bravo, c’est un bon début ! Il s’agit maintenant de passer à l’action.

Pour bien démarrer, nous vous conseillons de suivre les étapes suivantes :

  1. Définir un chef de projet et les ressources internes à allouer (à préciser en fonction des types de données à récolter)
  2. Répondre à la question de l’objectif : dans quel cadre s’inscrit cette démarche ? S'agit-il de répondre à une obligation réglementaire (BEGES) ? Ou bien est-ce une démarche volontaire (SBTi, VSME...) ?
  3. Définir le périmètre d’étude (entreprise avec des entités autonomes, mono-site ou multi-sites, différents niveaux de hiérarchies, sélection des activités à mesurer…)
  4. Choisir la méthodologie à suivre en fonction de l’objectif (GHG, Bilan Carbone...)
  5. Décider de la manière dont sera menée l’étude : le sujet sera-t-il géré entièrement en interne ou bien y a-t-il besoin d'un accompagnement extérieur ?
  6. Réaliser l’inventaire des données disponibles
  7. Choisir l’outil de comptabilité carbone que vous allez utiliser (on en parle ici)
  8. Choisir les méthodes de calculs et les facteurs d’émissions à appliquer
  9. Explorer les financements et subventions à votre disposition (ex: Diag Décarbon’Action, ACT Pas à pas…)
  10. Identifier les formations nécessaires (bases de la comptabilité carbone, sensibilisation des équipes et fournisseurs…)

A quoi sert un logiciel de comptabilité carbone ?

Extrait du module analyse de la plateforme comptabilité carbone WeCount

Avant d’aller plus loin, il est important de s’attarder sur une étape en particulier : “7. choisir un outil de comptabilité carbone”. C’est pour nous une étape essentielle du processus car elle peut vous faciliter la vie, comme vous coûter cher si elle n’est pas réalisée correctement.

Il faut savoir qu’il existe aujourd'hui une multitude de plateformes de comptabilité carbone sur le marché. Leur objectif : structurer la collecte des données, automatiser les calculs d’émissions et simplifier le reporting de durabilité.

Là où un suivi manuel via Excel peut vite devenir complexe et chronophage, le logiciel centralise les informations et génère des tableaux de bord clairs pour piloter votre trajectoire de réduction des émissions.

Mais attention, toutes les plateformes de comptabilité carbone ne se valent pas ! Ainsi, pour faire le bon choix, nous vous conseillons de sélectionner un logiciel qui intègre à minima les 7 modules suivants : 

  • Cartographie des activités et processus de l’entreprise ;
  • Collecte de données via saisie manuelle ou import (CSV, API) ;
  • Calcul et analyse des résultats ;
  • Projection d'émissions futures ;
  • Préconisation d’actions à mettre en place pour réduire les émissions ;
  • Mise à jour régulière du bilan carbone ;
  • Outil de reporting.

Comment WeCount peut vous aider

Vous l’aurez compris, la comptabilité carbone est un outil formidable mais relativement complexe à mettre en place. La plupart des entreprises font appel à un cabinet spécialisé pour réaliser leur premier bilan carbone.

Mais attention, car cela peut être à double tranchant. Déléguer l'entièreté de la démarche vous rend dépendant d’une aide extérieure : chaque année, vous devrez à nouveau passer par un prestataire spécialisé pour réaliser votre bilan carbone.

Chez WeCount, notre objectif n’est pas de vous prendre la main, mais au contraire de vous rendre autonome. Notre programme collectif bilan carbone a été conçu spécialement pour vous accompagner et vous donner les moyens de réaliser vos prochains bilans carbone en toute autonomie !

Pendant 4 mois, vous alternez entre ateliers collectifs, accompagnements individuels et temps de formation, pour obtenir in fine

  • Un Bilan Carbone robuste prenant en compte les spécificités de votre secteur d’activité ;
  • Un plan d’action concret pour réduire vos émissions de gaz à effet de serre et réussir votre transition bas-carbone ; 
  • Une équipe formée et en capacité de pérenniser votre démarche sur le long-terme !

En savoir plus sur le programme

Sources

https://www.ecologie.gouv.fr/presse/ralentissement-baisse-emissions-gaz-effet-serre-attendu-2025-agnes-pannier-runacher-appelle

Article
Tout savoir sur la comptabilité carbone : un incontournable de la transition écologique

Comprendre la comptabilité carbone en quelques minutes : définition, obligations et outils pour piloter vos émissions et réussir votre stratégie bas carbone.

Auguste BASSET
Temps de lecture
0
15/10/25

Pour répondre à ces questions, nous vous proposons une approche en trois parties : réaliser votre bilan carbone, financer votre plan de décarbonation et former vos équipes au bilan GES.

Objectif Subvention Financeurs Conditions principales Prise en charge Accompagnement WeCount associé
Réaliser un bilan carbone Diag Décarbon’Action Bpifrance + ADEME
  • TPE/PME < 250 salariés ayant au moins 1 an d’activité
  • Aucun bilan GES depuis 5 ans
  • Hors entreprises en difficulté
Bilan carbone financé à hauteur de 40 % - reste à charge à partir de 6 000 € Programme Bilan Carbone
Réaliser un bilan carbone Subventions régionales (ex. PACA, Bretagne) Régions et collectivités locales Critères variables selon la région (taille, secteur, CA…) Variable Programme Bilan Carbone
Élaborer sa stratégie bas-carbone ACT Pas à Pas
(PACTE Industrie pour les industriels)
ADEME
  • Entreprises > 250 salariés
  • Dernier bilan carbone < 2 ans
60 à 80 % du coût de l’accompagnement (plafonds variables) Accompagnement ACT Pas à Pas
Mettre en œuvre son plan d’action Tremplin pour la transition écologique ADEME Entreprises < 250 salariés y compris les auto-entrepreneurs 2 500 à 200 000 € selon opérations éligibles /
Former ses équipes Fonds social européen – FTJ Union européenne via FSE
  • Secteurs fortement carbonés
  • Entreprises situées dans 6 zones géographiques spécifiques
Financement de formations (50 % de prise en charge en 2025) Programme Bilan Carbone
Former ses équipes Au cas par cas OPCO par secteur Entreprises relevant d’un OPCO finançant ce type de formation Prise en charge partielle ou totale des formations Programme Bilan Carbone

Quelles subventions pour faire son bilan carbone ?

Tout d’abord, il faut savoir qu’un bilan carbone réalisé par un cabinet spécialisé a généralement un coût compris entre 10 000 € pour une PME, et plusieurs dizaines de milliers d’euros pour un grand groupe. Un budget qui peut s’avérer conséquent pour les entreprises françaises aujourd’hui. D’où l’intérêt de faire appel à des subventions bilan carbone.

💡 Le Bilan Carbone est-il obligatoire ? Aujourd’hui en France, le bilan carbone est obligatoire pour certaines organisations. Ce bilan réglementaire s’appelle le BEGES et concerne : les entreprises de plus de 500 salariés (250 dans les DOM), les collectivités territoriales et EPCI de plus de 50 000 habitants, les établissements publics de plus de 250 agents.

Diag Décarbon’Action : la subvention bilan carbone de la BPI

Pour financer votre bilan carbone, la subvention phare à connaître est le Diag Décarbon’Action, financé grâce à un partenariat entre l’ADEME et la BPI.

Opéré par Bpifrance, ce dispositif permet aux entreprises de financer une partie de leur bilan carbone et de leur stratégie de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES). La prise en charge est à hauteur de 40 %, entraînant ainsi un reste à charge de seulement 6 000 € HT (sous réserve d’éligibilité).

Le programme Bilan Carbone de WeCount est éligible à ce dispositif. Concrètement, à l'issue de ce programme, vous sortez avec un bilan carbone complet, un plan d’action opérationnel et un kit de communication prêt à l’emploi.

‍Pour qui ? Le Diag Décarbon’Action s’adresse aux TPE et PME de tous les secteurs d'activité, à l'exception des entreprises en difficulté et des sociétés civiles immobilières. A noter que la Commission européenne considère une entreprise en difficulté lorsqu’il est pratiquement certain, qu’en l’absence d’intervention de l’État, elle soit contrainte à renoncer à son activité, à court ou moyen terme.

Pour en bénéficier, l’entreprise doit justifier :

  • D’au moins un an d’activité ;

  • De n’avoir réalisé aucune démarche de bilan GES dans les 5 dernières années ;

  • D’avoir moins de 250 salariés.

Si vous êtes éligible, vous devez déposer une demande en ligne sur le site de Bpifrance. Vous recevrez une réponse sous 20 jours ouvrés (hors demande de pièces complémentaires). Pour en savoir plus, consultez notre article dédié au Diag Décarbon’action.

‍WeCount fait partie des experts Diag Décarbon’action accrédités par la BPI. Contactez-nous pour réaliser votre Diag avec nos consultants carbone !

💡 Bon à savoir : il existe aussi d’autres Diags de la BPI pour financer la transition écologique des entreprises : le Diag Eco-Flux (pour éliminer les gaspillages d'énergie, d’eau, de matière et de déchets), le Diag Ecoconception (pour réduire l’impact environnemental de vos produits et services), le Diag Biodiversité (pour diminuer votre impact sur la biodiversité), le Diag Adaptation (pour améliorer la résilience de votre entreprise face aux risques induits par le changement climatique).

Subventions régionales

Aujourd’hui, le Diag Décarbon’Action est le dispositif central pour la subvention du bilan carbone des entreprises. Mais selon les régions, il peut aussi exister des subventions à destination des entreprises locales.

En Auvergne Rhône-Alpes par exemple, la Métropole de Lyon avait lancé un appel à projet pour financer un bilan carbone collectif dans les entreprises de moins de 250 salariés. La prise en charge était alors de 50 % du prix total du programme.

Dans la région PACA également, le dispositif CEDRE propose une aide allant jusqu’à 3 000 € pour soutenir la transition bas-carbone des entreprises. Elle s’adresse aux entreprises réalisant un chiffre d’affaires inférieur ou égal à 2 millions d’euros.

La région Bretagne, quant à elle, soutient la transition bas-carbone de l’agriculture avec le dispositif AGRI Bas carbone. Cette subvention permet aux éleveurs bretons de financer un accompagnement individuel ou collectif pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. 

Pour qui ? Ces aides s’adressent majoritairement aux petites et moyennes entreprises. Les critères sont variables selon les régions.

Nous vous conseillons de vous rapprocher de votre région pour connaître les modalités et financements possibles.

‍Vous désirez réaliser le bilan carbone de votre activité ?

Notre équipe peut vous accompagner dans le choix et la constitution des dossiers de demande de subventions. Prenez rendez-vous avec nos experts pour plus d’informations.

Après le bilan carbone, comment financer votre stratégie de décarbonation ?

Vous avez déjà réalisé votre bilan carbone et cherchez à financer votre plan d’action ? Il existe aussi des subventions pour vous. On peut en citer deux principales :

  1. Le programme ACT Pas à Pas : il permet de définir une trajectoire de réduction de vos émissions à moyen et long terme, en construisant un plan d’action chiffré (coûts de mise en oeuvre et quantité d’émissions évitées) ;
  2. Le Tremplin pour la transition écologique : une aide pour financer certaines actions de votre plan d’action (écoconception, économie circulaire, mobilité durable…).

ACT Pas-à-Pas de l’Ademe : un accompagnement pour définir votre trajectoire de décarbonation 

Le programme ACT Pas-à-Pas offre un cadre méthodologique pour piloter efficacement votre stratégie bas-carbone.

‍Cette méthode reconnue et certifiée par l’Ademe, vous aide à :

  • Structurer une stratégie climat robuste ;

  • Identifier vos risques et opportunités liés au changement climatique ;

  • Construire une feuille de route de décarbonation (à moyen et long terme) de votre entreprise, avec une trajectoire de réduction compatible avec les Accords de Paris (SBTi) ;

  • Elaborer un plan d’actions quantifié (CO2e et coûts) ;

  • Valoriser votre engagement auprès de vos parties prenantes.

💡 Bon à savoir : ce programme permet aussi de préparer un reporting complet sur l’ensemble des points de données de l’ESRS E1 (dans le cas où vous êtes soumis à la CSRD).

Pour qui ? Elle s’adresse aux entreprises de plus de 250 salariés, ayant réalisé un bilan carbone récent (dans les 2 ans précédent la demande).

Le programme ACT Pas à Pas dispose d’un financement de l’Ademe à hauteur de 80 % et dans la limite de 18 000 €.

Pour ce qui est de la durée, l’ADEME recommande entre 12 et 18 mois. Dans notre cas, nous privilégions 12 mois pour s’assurer de garder le rythme. A titre indicatif, le porteur de projet devra consacrer en moyenne entre 10 et 20 jours dans l’année pour mener à bien le programme.

Il existe deux types de subventions : les projets de décarbonation individuels ou collectifs.

💡 Bon à savoir : si vous êtes une entreprise industrielle, alors le dispositif ACT qui vous concerne est le PACTE Industrie.

La subvention individuelle

La subvention ACT Pas à Pas prend généralement la forme d’un accompagnement individuel, qui passe par le programme Volontaire Français ACT.

Le taux d’aide financière dépend de la taille de l’entreprise :

  • 60 % du prix de l’accompagnement pour les grandes entreprises ;

  • 70 % pour les entreprises moyennes ;

  • Et 80 % pour les petites entreprises.

Toutes les informations sont disponibles sur le site agir pour la transition écologique.

La subvention collective

L’accompagnement se décline aussi en version collective et s’adresse alors à deux types de profils :

  • Les entreprises qui souhaitent embarquer leur chaîne de valeur dans leur processus de décarbonation (fournisseurs, distributeurs, financeurs…) ;

  • Les fédérations, coopératives, investisseurs, banques ou encore associations, qui visent la décarbonation d’un territoire ou d’un secteur d’activité.

L’accompagnement se fait avec une dizaine d’autres entreprises, qui comme vous, souhaitent entamer une transition vers un modèle plus durable.

Chez WeCount, nous sommes convaincus que le collectif joue un rôle essentiel. C’est pourquoi nous avons conçu un programme ACT qui combine accompagnement individuel et sessions collectives. Cette approche permet aux responsables RSE de se nourrir des retours des autres, tout en bénéficiant d’un suivi personnalisé. Voici un exemple de planning qui illustre comment nous avons structuré ce programme collectif ACT.

📄 Pour mieux visualiser le déroulé concret d’un accompagnement ACT Pas-à-Pas, découvrez notre exemple de planning issu de notre programme ACT.

Vous êtes en pleine réflexion sur votre stratégie climat ? Prenez rendez-vous avec un de nos conseillers et laissez-vous guider 😎

Tremplin pour financer une partie de vos actions de transition écologique

Une fois votre stratégie de décarbonation élaborée avec le programme ACT Pas-à-Pas, c’est le moment de vous lancer et de dérouler votre plan d’action. Seulement, cela peut représenter à nouveau une certaine somme…

C’est là qu’entre en jeu le Tremplin pour la transition écologique. Mis en place en janvier 2021 dans le cadre du plan de relance, ce dispositif vise à financer les projets de transition écologique des TPE et PME françaises.

‍Pour qui ? La subvention Tremplin s’applique aux entreprises de moins de 250 salariés. Et contrairement à la subvention ACT Pas à Pas, le Tremplin pour la transition écologique est aussi accessible aux auto-entrepreneurs et aux entreprises individuelles. Précisons toutefois que certains investissements et/ou études ne sont éligibles qu'aux entreprises relevant de secteurs d'activités ou de zones géographiques spécifiques.

Le montant de prise en charge est compris entre 5 000 et 200 000 € (à partir de 2 500 € pour les réparateurs hors auto et vélo).

Parmi les opérations éligibles, on peut citer : la mise en route d’une démarche d’éco-conception, le remplacement de véhicules thermiques par des véhicules électriques, ou encore l’accompagnement à la labellisation numérique responsable. Pour parcourir la liste complète des opérations, rendez-vous sur le site de l’Ademe.

⚠️ Attention : la demande de financement doit être réalisée avant d’engager toute démarche, comme par exemple la signature d’un devis ou d’un marché.

Cette aide est actuellement disponible jusqu'au 31 décembre 2025. Nous vous conseillons donc de faire votre demande sans plus attendre.

💡 Bon à savoir : pour financer la mise en place de votre stratégie de décarbonation, vous pouvez aussi vous tourner vers les subventions régionales. On peut citer par exemple le label bas carbone, le programme DECARB FLASH 2025-2027 pour les sites industriels de PME, ou encore l’appel à projet DETER pour les entreprises du secteur tertiaire.Pour en savoir plus, rendez-vous sur le moteur de recherche des aides par région, mis en place par le gouvernement.

Les subventions pour former ses équipes à la transition écologique

‍Vous souhaitez combiner formation, réalisation de votre bilan carbone et définir votre plan d’action ? Vous pouvez alors vous tourner vers le Fond Social Européen (FSE), en passant par votre OPCO. Explications

Le Fond social européen et son programme FTJ

‍‍Le FSE est un fond de l’Union européenne dont la vocation est d’améliorer les perspectives professionnelles des citoyens européens.

Dans ce cadre, le FSE propose une aide financière, sous la forme du programme FTJ (Fonds pour une transition juste), pour aider les territoires les plus touchés à préparer la reconversion et l’évolution des métiers face à la transition écologique.

Pour qui ? Le FTJ s'adresse aux secteurs les plus carbonés, répartis dans 6 régions : Hauts-de-France, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Auvergne Rhône-Alpes, Normandie, Pays de la Loire et Grand Est (la liste détaillée des territoires concernés est disponible ici).

Pour en savoir plus sur ces fonds et faire une demande de financement, rendez-vous sur https://www.europe-en-france.gouv.fr/.

Les OPCO

Depuis avril 2019, la formation professionnelle en France a été déléguée aux OPCO (opérateurs de compétences). Ces organismes sont répartis selon 11 secteurs d’activité (industrie, culture, transport, santé…), et ont pour rôle de financer la montée en compétence des salariés.

Dans ce cadre, ils peuvent prendre en charge une partie de la formation de vos équipes aux enjeux de décarbonation et de transition écologique.

Pour connaître les possibilités de financement, contactez directement votre OPCO ou bien votre service RH.

Bon à savoir : WeCount a mis au point des programmes collectifs de 4 mois pour mesurer votre bilan carbone et définir votre stratégie climat, en formant vos équipes. Le programme est certifié Qualiopi. Il est donc éligible au FSE et aux subventions des OPCO. Prendre rendez-vous pour en discuter

Les subventions pour le bilan carbone et la décarbonation sont nombreuses, mais elles ne sont généralement pas cumulables. Nous vous conseillons donc de bien choisir l’aide qui correspond au mieux à vos besoins et à votre situation. Par ailleurs, les budgets alloués aux OPCO diminuent chaque année. Profitez-en tant que ces dispositifs existent !

Les subventions bilan carbone en résumé

Pour vous y retrouver plus facilement, voici un résumé des principales subventions selon vos besoins, et des différents accompagnements pour vous aider.

Objectif : Faire votre bilan carbone
🌱 Programme Bilan Carbone : un accompagnement de 4 mois avec des ateliers collectifs, des coachings individuels et des formations pour vous aider à réaliser ou à mettre à jour votre premier bilan carbone !


🏭 TPE et PME de moins de 500 salariés


💰 Prise en charge proposée par le Diag Décarbon’Action

Objectif : Mettre au point votre stratégie de décarbonation
🌱 Accompagnement ACT Pas à Pas sur 12 mois en format collectif, pour vous aider à définir un plan d’action concret pour votre transition !


🏭 Entreprises ayant déjà réalisé un bilan carbone dans les 2 ans


💰 Prise en charge possible via l’Ademe

Objectif : Former vos équipes
🌱 Nos promotions climat forment vos collaborateurs pour les embarquer dans votre projet de transition !


🏭 Tout type d’entreprises


💰 Prise en charge possible par votre OPCO (ou le FSE pour certaines industries spécifiques)

Et pour chaque programme, vous avez bien sûr accès à notre plateforme de référence en comptabilité carbone, l’outil indispensable qui vous simplifie la vie ! Contactez-nous pour échanger sur votre projet

FAQ

Comment financer son premier Bilan Carbone d'entreprise ?

La subvention la plus utilisée pour financer un bilan carbone en entreprise est le Diag Décarbon’Action (mis au point par Bpifrance & l’Ademe). Elle peut prendre en charge jusqu’à 40 % du coût total du bilan carbone. Certaines régions proposent également des aides spécifiques.

Qu'est-ce que ACT Pas à Pas ?

ACT Pas à Pas est un programme financé par l’Ademe, qui aide les entreprises à construire leur stratégie bas-carbone. Il s’adresse aux entreprises ayant déjà réalisé un bilan carbone et souhaitant aller plus loin dans la démarche. Sa durée est de 12 à 18 mois et il est financé à hauteur de 80 % (60 % pour les grands groupes).

Quelles sont les aides de l'ADEME pour le bilan carbone ?

L’Ademe est le principal financeur (en partenariat avec Bpifrance) du Diag Décarbon’Action, un accompagnement à la réalisation d’un bilan carbone. Pour aller plus loin, l’agence finance également le programme ACT Pas à Pas pour structurer une stratégie de réduction de vos émissions de gaz à effet de serre.

Sources : 

Article
Bilan carbone : les subventions pour les TPE - PME

Vous voulez faire votre bilan carbone, mais le coût vous freine ? Bonne nouvelle, des subventions sont disponibles pour les TPE et les PME. Financer votre décarbonation, c’est possible. Voici comment.

Margaux Proffit
Temps de lecture
0
1/10/25
Lila Fillion
Camille BAÏS
Swan Couvin

Vous avez des questions sur la transition écologique et ESG ?

Échangez avec nos experts