Vous vous demandez quelle méthode choisir pour mesurer vos émissions de gaz à effet de serre ? Vous hésitez entre la Méthode Bilan Carbone® et d’autres standards ?
En France, la Méthode Bilan Carbone® s’impose comme l’outil de référence pour piloter une stratégie climat solide et crédible. Conçue par l’ADEME et aujourd’hui portée par l’Association Bilan Carbone (ABC), la méthode Bilan Carbone® vous offre un cadre structurant pour identifier vos émissions, comprendre leurs causes et définir vos leviers de réduction.
Elle est compatible avec les principaux référentiels réglementaires et méthodologiques : le BEGES réglementaire en France, elle facilite la complétude de la norme ESRS E1 de la directive européenne CSRD, ou encore les standards internationaux comme le GHG Protocol ou l’ISO 14064-1.
Dans cet article, nous allons vous guider pas à pas : comprendre les principes de la Méthode Bilan Carbone®, découvrir les étapes clés et voir comment l’appliquer concrètement au sein de votre organisation.
Ce qu’il faut retenir
La méthode Bilan Carbone® ne se limite pas à mesurer les émissions. Son objectif est d’identifier les postes d’émissions, de mobiliser les parties prenantes et surtout de transformer les résultats en plan d’action concret pour engager une trajectoire climat crédible.
Elle est compatible avec les BEGES-R, le GHG Protocol (scopes 1, 2 et 3), l’ISO 14064 et la CSRD. Elle permet donc de répondre aux exigences locales tout en restant lisible à l’échelle internationale.
La version 9 du Bilan Carbone® structure désormais la démarche en 7 étapes, intègre une mobilisation formalisée des parties prenantes, propose une évaluation externe volontaire (audit indépendant), et décline la méthode selon trois niveaux de maturité (Initial, Standard, Avancé) pour s’adapter à la capacité et à l’ambition de chaque organisation.
Le Bilan Carbone® doit déboucher sur un plan de transition. Sa valeur réelle n’est pas seulement d’établir un diagnostic, mais de structurer une démarche de réduction des émissions durable, crédible et adaptée aux moyens de l’entreprise.
Qu’est-ce que la méthode Bilan Carbone® ?
Avant d’aller plus loin, il est essentiel de rappeler ce qu’est la méthode Bilan Carbone®. Mise au point au début des années 2000 par l’ADEME, elle est aujourd’hui portée par l’Association Bilan Carbone (ABC), qui en assure la diffusion et l’évolution.
Vous pouvez voir cette méthode comme un outil pratique pour transformer votre organisation. Son intérêt n’est pas seulement de mesurer des émissions mais bien de vous donner les clés pour bâtir un plan d’action. L’ABC fixe trois grands objectifs.
Le premier consiste à comptabiliser de la manière la plus rigoureuse et exhaustive possible toutes les émissions, qu’elles soient directes ou indirectes.
Le deuxième vise à mobiliser vos parties prenantes, internes comme externes, afin que la transition ne soit pas qu’une affaire de chiffres mais aussi une démarche collective.
Enfin, le troisième objectif est d’élaborer un plan de réduction des émissions qui soit ambitieux, réaliste et pilotable dans le temps.
Il s’agit du moyen le plus fiable pour orienter une stratégie climat et engager une véritable transformation. C’est aussi un outil qui s’adapte à toutes les échelles, qu’il s’agisse d’une entreprise, d’un produit ou même d’un territoire.
Concrètement, la première étape de toute démarche repose sur l’identification des postes d’émissions.
Quels postes d’émissions prendre en compte ?
Réaliser un Bilan Carbone®, c’est d’abord identifier les activités qui génèrent des gaz à effet de serre.
Ces émissions sont classées en postes et sous-postes d’émissions. Elles couvrent aussi bien les consommations d’énergie directes que les impacts liés aux achats, aux déplacements ou encore à la fin de vie des produits. L’objectif est d’inclure toutes les émissions possibles, de la manière la plus exhaustive possible.
Pour mieux visualiser, vous pouvez lire le schéma officiel de l’ABC qui détaille les postes et sous-postes.
Cette nomenclature a un autre avantage. Elle permet de faire le lien avec les formats réglementaires français (BEGES), les normes internationales comme l’ISO 14064-1 et les scopes 1, 2 et 3 du GHG Protocol.
Autrement dit, le Bilan Carbone® n’est pas une méthode isolée mais un cadre pleinement compatible avec les standards internationaux.
Comparatif des catégories et postes fixés entre BEGES règlementaire, Bilan Carbone® et GHG Protocol, source : Méthode pour la réalisation des bilans d’émissions de gaz à effet de serre, Ademe.
Un pas de plus vers la neutralité carbone
La méthode ne s’arrête pas à la mesure des émissions.
Elle s’inscrit aussi dans une logique plus large de contribution à la neutralité carbone mondiale. Elle est compatible avec le référentiel Net Zero Initiative, qui organise l’action climatique d’une organisation autour de trois piliers complémentaires :
Le premier pilier consiste à réduire vos propres émissions. Le deuxième encourage la contribution à la réduction des émissions d’autres acteurs, par exemple vos fournisseurs ou vos clients. Le troisième porte sur le développement de puits de carbone capables de capter durablement du CO₂.
Cette approche place la méthode Bilan Carbone® au cœur des stratégies climat les plus ambitieuses. Elle vous aide à comprendre où se situe votre marge de manœuvre et comment maximiser votre contribution à l’effort collectif.
Mais pour agir, encore faut-il savoir traduire vos données en émissions mesurables.
Comment transformer des données en émissions ?
Identifier vos sources d’émissions n’est qu’une première étape.
Pour rendre un Bilan Carbone® opérationnel, il faut les quantifier. Autrement dit, comment relier une facture d’électricité, un kilomètre parcouru ou un litre de carburant à des tonnes de CO₂e ?
On mesure unedonnée d’activité, comme un volume de carburant ou une consommation d’énergie. On applique ensuite un facteur d’émission, c’est-à-dire la quantité moyenne de gaz à effet de serre libérée par unité consommée. Le produit des deux donne une estimation des émissions.
Les facteurs d’émission proviennent pour la plupart de bases de données spécialisées, la plus utilisée en France étant la Base Empreinte® de l’ADEME.
Les résultats obtenus comportent toujours une marge d’incertitude, car il s’agit d’estimations. La méthode recommande donc de privilégier les données physiques, plus précises et plus actionnables, plutôt que les ratios monétaires, qui restent utiles en dernier recours mais moins fiables.
Un Bilan Carbone® n’a donc jamais la prétention d’être exact au kilogramme près. Sa force réside dans sa transparence et dans sa capacité à mettre en évidence les leviers d’action.
Au-delà de cette mécanique de calcul, il est important de comprendre la place du Bilan Carbone® parmi les démarches de transition bas-carbone. C’est là que la méthode prend toute sa dimension, bien au-delà d’un simple exercice de comptabilité.
Pourquoi choisir la méthode Bilan Carbone® ?
La méthode Bilan Carbone® s’inscrit aujourd’hui parmi les outils incontournables pour structurer une démarche de transition bas carbone.
Nous l’avons énoncé avant, elle ne se limite pas à mesurer des émissions, elle donne un cadre clair pour comprendre vos impacts, définir des priorités et engager vos équipes dans l’action.
Contrairement à d’autres référentiels souvent plus techniques ou se limitant au calcul des émissions sans plan d’action, comme la norme ISO 14064 ou le GHG Protocol, le Bilan Carbone® se distingue par son côté actionnable.
Il accompagne les organisations dès le cadrage du périmètre et jusqu’au pilotage d’un plan de transition, en intégrant l’analyse des risques, les opportunités et la mobilisation collective. Il devient un véritable levier de management environnemental et fait progresser la maturité de l’organisation.
Autre atout majeur, son articulation avec les cadres réglementaires et internationaux.
Comme expliqué plus tôt, le Bilan Carbone® est compatible avec le BEGES en France, le GHG Protocol (scopes 1, 2 et 3), l’ISO 14064 et la CSRD européenne. Vous avez en fait, un outil à la fois reconnu sur le plan international et adapté aux spécificités locales, utilisable aussi bien par une PME que par une multinationale.
La méthode évolue régulièrement pour intégrer les avancées scientifiques et réglementaires. Sa version 9, publiée fin 2024, introduit trois niveaux de maturité : initial, standard et avancé.
Ils permettent à chaque organisation de progresser à son rythme, en fonction de ses moyens et de ses ambitions.
Si nous devons vous résumer en 2 phrases pourquoi choisir cette méthode : le Bilan Carbone® est plus qu’un simple outil de comptabilité des émissions. C’est une méthode structurante, pragmatique et tournée vers l’action, qui vous aide à aligner votre trajectoire avec les objectifs de neutralité carbone.
Connaître les points d’attention de la méthode Bilan Carbone® avant de la choisir
Solide et largement utilisée, la méthode Bilan Carbone® reste un outil. Et comme tout outil, elle a des points d’attention à anticiper pour mener au mieux son bilan.
1. Dépendance à la qualité des données et scope 3 difficile à modéliser
La méthode repose sur vos données d’activité réelles : consommation d’énergie, volumes achetés, déplacements, fret, achats de prestations…
Certaines informations sont faciles à suivre. Par exemple, vous connaissez précisément vos consommations d’électricité ou les kilomètres parcourus par vos véhicules.
Mais d’autres sont beaucoup plus délicates à collecter. Les données liées aux fournisseurs, au transport des marchandises ou à la fin de vie des produits que vous vendez sont souvent incomplètes ou approximatives.
Ces éléments appartiennent au scope 3 du GHG Protocol (correspond en France aux catégories 3, 4, 5 et 6 du BEGES). Or, selon le Carbon Disclosure Project, ce scope 3 représente en moyenne plus de 75 % des émissions d’une organisation. Il constitue donc un levier majeur de réduction, mais aussi la partie la plus complexe à modéliser correctement.
2. Absence des émissions évitées
Le Bilan Carbone® calcule uniquement les émissions générées par vos activités. Il ne prend pas en compte les émissions évitées. Ces dernières correspondent pourtant à des situations où une solution réduit les émissions par rapport à une alternative classique.
Un ordinateur reconditionné émet beaucoup moins qu’un appareil neuf. Un trajet en covoiturage réduit l’empreinte par passager comparé à un trajet en voiture individuelle. Ces bénéfices existent, mais ils ne figurent pas dans les résultats du Bilan Carbone®.
Ils peuvent néanmoins être mis en avant dans votre communication ou vos rapports extra-financiers.
3. Limites en contexte international
La méthode Bilan Carbone® a été conçue dans un cadre français, avec un objectif pédagogique fort et une approche très complète des émissions.
Elle est donc particulièrement adaptée aux PME et ETI implantées en France, ou aux entités françaises de groupes plus larges.
En contexte international, l’enjeu est souvent d’harmoniser les pratiques de reporting climat à l’échelle de plusieurs pays.
Dans ce cas, le GHG Protocol est généralement privilégié comme référentiel commun, car il est plus largement reconnu à l’international et facilite la consolidation des données entre filiales.
Cela n’empêche pas d’utiliser la méthode Bilan Carbone® en complément, notamment au niveau local, pour bénéficier d’une approche plus opérationnelle et compatible avec les exigences réglementaires françaises et européennes.
La méthode Bilan Carbone® en 7 étapes
La méthode permet de structurer une démarche climat pas à pas, en impliquant progressivement toutes les parties prenantes de l’organisation.
La première étape consiste à définir le cadre du projet. Cela signifie évaluer le niveau de maturité de l’organisation en matière de comptabilité carbone : s’agit-il d’un premier Bilan Carbone® ou d’une démarche déjà bien installée ?
Trois niveaux de maturité sont proposés par l’ABC afin d’adapter les exigences à chaque situation : Initial, Standard et Avancé
Ce cadrage inclut également la mise en place d’une gouvernance interne claire, l’implication des instances hiérarchiques, ainsi que la formation des équipes concernées. L’objectif est de poser des bases solides pour une démarche adaptée, réaliste et pilotée efficacement.
2. Définir le périmètre
L’organisation délimite ensuite le périmètre de son Bilan Carbone® : entités concernées, période étudiée, sources d’émissions incluses. Cette étape garantit que toutes les émissions directes et indirectes pertinentes seront intégrées, et ouvre la réflexion sur les risques et opportunités de transition.
3. Programmer la mobilisation
La mobilisation des parties prenantes est une composante essentielle de la méthode. Elle vise à sensibiliser et impliquer l’ensemble des équipes tout au long du processus.
L’ABC définit des attendus précis, c’est-à-dire des messages et des contenus clés qui doivent absolument être transmis pour favoriser le passage à l’action et permettre une réduction réelle des émissions.
En revanche, les moyens choisis (ateliers, supports, outils de communication…) sont laissés à l’appréciation de chaque organisation, en fonction de sa culture et de ses ressources.
Cette mobilisation continue assure une dynamique collective et une appropriation durable de la démarche.
4. Comptabiliser les émissions
Les données d’activité (énergie, déplacements, achats, logistique, déchets…) sont collectées, puis converties en tonnes de CO₂-équivalent grâce à des facteurs d’émission.
Cette étape aboutit à un profil d’émissions détaillé, présenté en toute transparence avec ses marges d’incertitude.
5. Établir un plan de transition
À partir du diagnostic, un plan de transition est défini : objectifs de réduction, actions chiffrées et hiérarchisées, trajectoire alignée avec les ambitions de l’organisation. Des indicateurs de suivi permettent d’en mesurer les progrès dans le temps.
6. Synthèse et restitution
Les résultats du Bilan Carbone® (profil d’émissions, plan de transition, indicateurs) sont rassemblés dans une synthèse construite par l’organisation ou son prestataire, puis restitués en interne.
Les livrables peuvent répondre à des besoins internes, réglementaires ou méthodologiques.
À des fins de mutualisation et de comparaison sectorielle, un profil d’émissions anonymisé peut ensuite être déposé sur la plateforme de l’OCCF — sans mention du nom de l’organisation — pour enrichir la base de données collective.
7. Évaluer la qualité du Bilan Carbone®
Enfin, une évaluation indépendante peut être réalisée pour attester de la qualité de la démarche.
Cette étape est facultative, mais un audit réussi permet de revendiquer un Bilan Carbone® évalué, gage de crédibilité et de transparence.
Depuis 2025, la version 9 actualise ces étapes et introduit des nouveautés majeures, pensées pour rendre la méthode plus lisible et plus efficace.
Ce que change la version 9 de la méthode (2025)
Publiée fin 2024 et entrée en application au 1er janvier 2025, la version 9 marque un tournant pour la méthode Bilan Carbone®.
Plus qu’une mise à jour technique, c’est une refonte stratégique qui fait évoluer le bilan d’un exercice statique vers une démarche active, structurée et ambitieuse.
Elle renforce la lisibilité de la méthode, son alignement avec les standards internationaux et sa capacité à embarquer les organisations dans une transition bas-carbone durable.
La V9 introduit ainsi plusieurs nouveautés majeures qui modifient en profondeur la façon de conduire un Bilan Carbone®.
Une mobilisation accrue des parties prenantes
La méthode passe désormais de cinq à sept étapes, avec l’introduction d’une nouvelle phase dédiée à la mobilisation.
Le terme “sensibilisation” a été remplacé par “mobilisation” pour insister sur l’importance d’impliquer activement les parties prenantes tout au long de la démarche, et pas uniquement au démarrage.
Cette évolution traduit une volonté de mettre les organisations en mouvement vers des actions de réduction concrètes et collectives.
L’introduction d’une étape d’évaluation et d’audit
Une autre nouveauté, c’est l’étape finale et facultative qui permet désormais de faire auditer son Bilan Carbone® par une tierce partie.
Jusqu’ici, il n’existait pas de reconnaissance officielle de la conformité d’un bilan. Cet audit renforce la fiabilité des résultats, aide à identifier des axes d’amélioration et crédibilise la communication externe.
Un guide en format Wiki
La V9 abandonne le traditionnel guide méthodologique en PDF pour adopter un format wiki moderne et interactif.
Plus fluide et intuitif, il facilite la recherche d’information et sera mis à jour en continu, sans attendre une future version 10.
Ce format évolutif intégrera au fil du temps les travaux de l’ABC, notamment sur l’empreinte produit ou les émissions évitées. Ces évolutions structurent un cadre plus dynamique et plus pédagogique, pensé pour rendre la méthode accessible à toutes les organisations.
Trois niveaux de maturité pour s’adapter à chaque profil
Pour encourager toutes les entreprises à s’engager dans la transition, la version 9 introduit trois niveaux de maturité.
Chaque organisation peut ainsi choisir le niveau qui correspond à ses capacités, à son expérience et à ses ressources.
Niveau initial : destiné aux structures qui débutent, avec peu de ressources. Il permet de répondre à l’obligation réglementaire BEGES ou de se lancer via le Diag Décarbon’Action. C’est une première approche pour se familiariser avec la méthode et construire un plan simple, axé sur des objectifs à court terme.
Niveau standard : le plus courant. Il inclut une comptabilité complète des émissions et l’amorce d’un plan de transition chiffré, avec des objectifs à moyen terme. Ce niveau implique davantage la gouvernance et favorise l’adhésion des parties prenantes, en intégrant pleinement la dimension collective.
Niveau avancé : pensé pour les entreprises qui maîtrisent déjà les enjeux bas carbone. Il intègre une trajectoire stratégique de décarbonation, une analyse des risques et une transformation du modèle économique. Ce niveau permet d’utiliser des référentiels comme ACT Pas à Pas (👉 voir notre guide ACT Pas à Pas) pour élaborer un plan ambitieux et aligné sur le long terme.
💡Bon à savoir : notre programme ACT Pas à Pas accompagne les entreprises qui souhaitent atteindre ce niveau de maturité. Nous aidons vos équipes à transformer le Bilan Carbone® en véritable trajectoire stratégique et pilotée dans le temps.
Une meilleure prise en compte des incertitudes
La V9 améliore le traitement des incertitudes liées aux données et aux calculs. Les limites mathématiques de la version précédente ont été corrigées, et une double approche qualitative et quantitative est désormais proposée.
Cela permet de clarifier la fiabilité des résultats, de mieux qualifier la qualité des données et d’aider les entreprises à prioriser leurs efforts sur les postes les plus structurants.
Un socle renforcé et compatible avec les normes internationales
Les ajustements méthodologiques rendent la méthode plus cohérente avec les référentiels internationaux tels que l’ISO 14064, le GHG Protocol et les exigences de la CSRD.
La V9 s’intègre aussi plus facilement dans d’autres démarches de transition comme la SBTi ou les méthodes ACT. Elle devient ainsi un outil transversal, capable de répondre aux obligations réglementaires tout en soutenant les ambitions stratégiques des organisations.
Un plan de transition au cœur de la démarche
Enfin, le plan de transition occupe désormais une place centrale dans la méthode.
Déjà présent dans les versions précédentes, il fait l’objet d’exigences renforcées : objectifs chiffrés, actions concrètes, gouvernance dédiée, échéances à court, moyen et long terme.
Les trois niveaux de maturité introduits par la V9 permettent à toutes les organisations, quel que soit leur profil, de répondre à cette exigence.
Plus qu’un outil de mesure, le Bilan Carbone® devient une démarche de transition bas-carbone à part entière.
Quelle formule d’accompagnement choisir ?
Certaines organisations choisissent de réaliser leur Bilan Carbone® en interne.
D’autres délèguent entièrement la démarche à un cabinet. Mais dans les deux cas, le risque est que, sans montée en compétences des équipes et sans cadre collectif, le bilan reste figé. Il se limite à un diagnostic quand il devrait devenir un outil de pilotage stratégique.
C’est précisément là qu’intervient WeCount.
Notre plateforme permet de mesurer vos émissions, d’automatiser vos reportings réglementaires et de centraliser vos données, qu’il s’agisse du Bilan Carbone®, du BEGES, du GHG Protocol, de la CSRD, de la SBTi ou encore du CDP. Vous disposez ainsi d’une base solide et fiable, indispensable pour structurer votre démarche.
Mais l’outil n’est qu’un point de départ. L’accompagnement Bilan Carbone que nous proposons se vit aussi en collectif. Pendant quatre mois, vous progressez aux côtés d’autres organisations de votre secteur. Vous partagez vos pratiques, échangez sur vos difficultés et transformez votre diagnostic en un plan de réduction concret et ambitieux.
Enfin, nos experts vous accompagnent sur-mesure avec une logique d’autonomie. L’objectif n’est pas de faire à votre place, mais de renforcer vos compétences pour que vos équipes soient capables de piloter la transition dans la durée. Le Bilan Carbone® ne devient pas seulement une photo de votre organisation, il se transforme en moteur de transformation, en gouvernance renforcée et en crédibilité accrue de vos engagements.
Avec WeCount, vous disposez d’un cadre fiable, engageant et conçu pour inscrire votre organisation dans une trajectoire climat robuste et durable.
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Comment collecter les données efficacement ?
La collecte des données est souvent l’étape la plus chronophage d’un Bilan Carbone®.
Pourtant, elle conditionne la fiabilité des résultats et la pertinence des actions qui en découleront. La clé consiste à bien structurer la démarche dès le départ pour transformer cette phase en véritable levier plutôt qu’en contrainte.
Tout commence par la désignation d’un chef de projet et de relais internes. Selon les postes à couvrir, il peut s’agir des équipes achats, énergie, logistique ou ressources humaines. Leur rôle est d’identifier les données disponibles, de vérifier leur qualité et d’assurer une remontée régulière de l’information.
Il est ensuite essentiel de définir clairement le périmètre d’étude. Une entreprise multi-sites, avec plusieurs niveaux hiérarchiques et des entités autonomes, ne mobilisera pas ses ressources de la même manière qu’une structure plus centralisée. Le cadrage initial permet d’éviter les zones d’ombre et de clarifier les responsabilités.
Vient alors un choix stratégique : souhaitez-vous mener le travail entièrement en interne ou bénéficier d’un accompagnement extérieur ? Dans tous les cas, la première étape consiste à réaliser l’inventaire des données disponibles, afin de mesurer les manques et d’anticiper les priorités.
Reste enfin à décider de l’outil de collecte. Beaucoup commencent avec le tableur Bilan Carbone® proposé par l’Association Bilan Carbone (ABC). Mais pour gagner en efficacité et en fiabilité, un logiciel dédié offre de nombreux avantages : centralisation des données, traçabilité des sources, automatisation des calculs et reporting réglementaire simplifié. Si vous vous interrogez sur le bon choix, nous avons détaillé les critères essentiels dans notre guide sur les logiciels Bilan Carbone®.
Une fois la collecte et les calculs effectués, que faire de ce diagnostic ?
Et après le Bilan Carbone® ? Structurer sa trajectoire climat
Réaliser un Bilan Carbone® n’est pas une fin en soi. Le vrai enjeu est d’en faire un outil durable afin de comprendre ses émissions, embarquer ses équipes et transformer l’essai en un plan climat crédible et ambitieux.
Le prolongement logique, c’est le lancement d’un plan ACT Pas à Pas. Cette démarche, portée par l’ADEME, permet de construire une trajectoire climat alignée sur les objectifs de l’Accord de Paris. Elle articule gouvernance, plan d’action, pilotage et stratégie long terme.
Le Bilan Carbone® peut aussi s’intégrer dans des engagements SBTi ou Net Zero, pour inscrire l’entreprise dans un cadre international reconnu.
Un Bilan Carbone® n’a de valeur que s’il se traduit en plan d’action. Avec WeCount, vous accédez à un programme ACT Pas-à-Pas conçu pour passer de la mesure à la transformation.
Pendant 12 mois, vos équipes définissent une trajectoire de réduction alignée avec l’Accord de Paris, identifient leurs risques et opportunités climatiques, et bâtissent un plan d’actions chiffré, validé par la direction. Ce plan devient aussi la base de votre reporting CSRD (ESRS E1).
Notre approche repose sur quatre piliers complémentaires :
Collectif : avancez aux côtés d’autres organisations de votre secteur, échangez vos pratiques et tirez parti de l’énergie d’un groupe.
Formation : développez les compétences climat et ESG de vos équipes grâce à l’intervention d’experts et de pionniers de la transition.
Accompagnement expert : bénéficiez d’un consultant spécialisé dans votre secteur pour sécuriser chaque étape de la démarche.
Plateforme carbone : appuyez-vous sur un outil robuste de comptabilité carbone et de reporting pour gagner en efficacité et piloter vos résultats en continu.
Avec WeCount, vos données carbone deviennent un levier stratégique. Vous ne restez pas seuls face à la complexité : vous intégrez une communauté, vous montez en compétences, et vous structurez une stratégie climat crédible, ambitieuse et durable.
Quel coût et quels financements possibles ?
Le coût d’un Bilan Carbone® dépend de plusieurs paramètres : le choix du prestataire (cabinet ou logiciel SaaS), le périmètre couvert (scopes 1, 2, 3), la taille de l’entreprise et la complexité de sa structure.
Pour une PME, il faut compter en moyenne autour de 10 000 € avec un cabinet de conseil couvrant l’ensemble des scopes.
Avec une plateforme en ligne de suivi des émissions, les tarifs varient généralement entre 1 000 et 5 000 €, selon le degré d’analyse et le suivi attendu. Certaines solutions fonctionnent par abonnement mensuel, de l’ordre de 100 à 500 €/mois.
Pour une grande entreprise, le budget peut grimper à plusieurs dizaines de milliers d’euros, surtout si les données à collecter sont nombreuses ou si l’organisation est implantée à l’international.
Afin de lever les freins budgétaires, l’ADEME et Bpifrance proposent le Diag Décarbon’Action, destiné aux entreprises de moins de 500 salariés n’ayant jamais réalisé de Bilan Carbone®. Cet accompagnement comprend :
la réalisation du Bilan Carbone® ;
la co-construction d’une stratégie climat ;
l’appui au lancement des premières actions.
Après subvention, le reste à charge est de 6 000 € pour l’entreprise éligible (Source : BPI France).
Chez WeCount, nous savons que l’investissement ne se mesure pas seulement en euros ou en tonnes de CO₂ évitées. Un Bilan Carbone bien mené, intégré à une stratégie climat, crée aussi de la valeur : une meilleure conformité réglementaire, image de marque renforcée, anticipation des risques financiers liés au climat et fidélisation de vos clients.
Pourquoi choisir WeCount pour structurer votre Bilan Carbone ?
Nous aidons les organisations à aller au-delà du simple calcul. L’enjeu aujourd'hui est d’aider les équipes climat à monter en compétences, à structurer leur démarche et à la faire vivre dans la durée. Ce qui fait notre différence avec d'autres acteurs du marché, c’est la combinaison d’un logiciel de comptabilité carbone robuste, pensé pour être collaboratif, simple à prendre en main, et nos programmes collectifs conçus pour échanger avec vos pairs, transmettre les bons réflexes et embarquer les équipes dans l’action.
Concrètement, nous proposons un programme bilan carbone collectif sur 4 mois avec un accompagnement sur :
la réalisation de la cartographie des flux ;
la définition des méthodes de calcul pour chaque poste d'émission;
la collecte des données et la mobilisation des parties prenantes ;
l'analyse des résultats du bilan carbone ;
la construction d’un plan de décarbonation concret, adapté à vos enjeux sectoriels ;
la réalisation de vos reportings règlementaires.
Notre plateforme numérique rend la démarche intuitive : centralisation des données, automatisation des calculs, reporting conforme (Bilan Carbone®, GHG, BEGES, CSRD), et pilotage de trajectoires alignées avec la SBTi.
Plus de 600 organisations nous font déjà confiance pour transformer leur bilan carbone en levier stratégique et opérationnel.
Entre des budgets sous pression et des exigences réglementaires croissantes, la mission de convaincre et de mobiliser les métiers devient un défi quotidien de haute voltige.
Pour transformer cette résistance en une dynamique durable, il est essentiel de repenser nos méthodes d'engagement tout en préservant l'énergie des équipes de terrain.
Dans ce contexte, comment continuer à embarquer sans s’essouffler ?
Avec les interventions de
🎙️Cyril Dion : Auteur, réalisateur et militant écologiste reconnu, Cyril Dion apporte un regard à la fois lucide et mobilisateur sur les enjeux de transition. Il partagera sa vision de comment continuer à agir et embarquer même lorsque le contexte semble se durcir.
🎙️Pierre-Alix Lloret-Bavai, co-fondateur de 2tonnes : Acteur clé de la sensibilisation climat en France, 2tonnes accompagne des centaines d’organisations dans la mobilisation de leurs équipes. Il partagera ses convictions et des retours sur ce qui fonctionne sur le terrain pour créer des dynamiques durables.
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L’objectif ?
Identifier des leviers concrets et collectifs pour préserver l'engagement des collaborateurs et des directions malgré un contexte géopolitique et financier de plus en plus exigeant.
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👋 À propos des webinaires Pépites de WeCount
Les Pépites de WeCount mettent en lumière celles et ceux qui font avancer la décarbonation dans leurs organisations. Un rdv trimestriel, des formats courts, inspirants et concrets pour passer de la réflexion à l’action.
Autre constat tiré de cette même étude, 75% des responsables RSE sont peu ou non impliqués dans les choix liés au déploiement de ces outils. Résultat : des décisions sont prises pour accélérer l'innovation sans toujours considérer leur impact environnemental. Pourtant, l'IA n'est pas immatérielle, elle repose sur des infrastructures énergivores, des data centers et des chaînes d'approvisionnement complexes.
À mesure que ses usages se multiplient, cela peut peser lourd sur votre Bilan carbone® entreprise. Alors, quelle est réellement l'empreinte carbone de l'intelligence artificielle ? Comment la mesurer ? Quels leviers pour la réduire ? Et surtout, comment intégrer cet enjeu dans votre stratégie RSE ?
Dans cet article, nous décortiquons l'empreinte carbone de l'IA.rdres de grandeur, bonnes pratiques, réglementations, et outils pour agir dès maintenant au sein de votre entreprise !
Un enjeu stratégique croissant pour les entreprises : Selon un rapport de l’UNEP, le nombre de data centers est passé de 500 000 en 2012 à 8 millions en 2025, consommant 415 TWh d'électricité en 2024 (ADEME). Pourtant, 97% des entreprises n'ont pas encore pris en compte l'impact environnemental de leur IA (Fondation Thomson Reuters), s'exposant à des risques de non-conformité réglementaire et de contradiction avec leurs objectifs ESG.
Des leviers d'action concrets existent : Optimiser les modèles, choisir des infrastructures sobres, limiter les usages non essentiels (génération d'image/vidéo), privilégier les modèles "frugaux". La sobriété numérique s'applique aussi à l'IA ;
Une obligation de transparence qui se renforce : La CSRD impose désormais de mesurer et déclarer l'impact carbone du numérique, dont l'IA.
Quelle est l'empreinte carbone de l'IA ?
L’impact environnemental des systèmes d'IA
L'empreinte carbone de l'intelligence artificielle regroupe l'ensemble des émissions de gaz à effet de serre générées tout au long du cycle de vie d'un système d'IA.
Elle se décompose en quatre grands éléments :
L'entraînement des modèles
C'est la phase où le modèle "apprend" à partir de millions (voire milliards) de données.
Cette étape est très énergivore car elle mobilise des milliers de GPU (processeurs graphiques) pendant des jours, voire des semaines.
Plus le modèle est complexe (comme GPT-4, Claude, ou les modèles d'IA générative d'images), plus cette phase consomme d'énergie.
L'inférence et l'usage quotidien
C'est la phase d'utilisation.
Chaque fois qu'un utilisateur pose une question à ChatGPT, génère une image avec Midjourney ou analyse un document avec une IA, le modèle “infère” une réponse.
L’usage quotidien dépasse rapidement l’empreinte initiale de l’entraînement.
Selon une étude publiée en 2024 par l’Association for Computing Machinery (ACM), il faudrait 200 à 600M de requêtes pour que l'énergie dépensée par l’usage soit supérieure à celle utilisée pour l'entraînement, pour des modèles allant de 560M à 7 milliards de paramètres.
Avec plusieurs millions d’utilisateurs par jour, ce seuil peut être franchi en quelques semaines seulement. À titre d’exemple, lors de la conférence OpenAI DevDay en octobre 2025, Sam Altman (fondateur de l’entreprise), revendiquait environ 800M d'utilisateurs quotidiens.
Plus largement, une analyse du modèle BLOOM (176 milliards de paramètres) montre que, sur l’ensemble de son cycle de vie, la phase d’inférence peut représenter entre 70 et 80 % des émissions totales lorsque le modèle est massivement utilisé.
environ 50 % correspond à l’infrastructure nécessaire au fonctionnement des data centers (refroidissement, réseau, serveurs en veille, stockage).
Ces ordres de grandeur rappellent un point essentiel : l’enjeu ne se situe pas seulement dans la conception des modèles, mais aussi dans les arbitrages d’usage au quotidien.
C’est justement ce que rappelait Mujahed Darwaza, Consultant climat et expert numérique chez Carbone 4 lors de notre webinaire IA : mode d’emploi pour les responsables RSE avec Marine Fouquet, CTO et Responsable Climat de WeCount et Guilhem Isaac Georges, VP Sustainability de Contentsquare,
"L'IA est un outil. C'est nous qui décidons ce dont on a envie d'en faire. Il y a des questions critiques à se poser comme “est-ce que le temps que je gagne est significatif ?”; “suis-je conscient des biais et des erreurs potentielles du modèle que j’utilise ?”, “L’impact de l’usage de l’IA est-il inférieur au problème que je cherche à résoudre ?”.”
Le matériel et son cycle de vie
La fabrication des serveurs, GPU, et autres équipements nécessaires à l'IA génère également des émissions. À cela s'ajoute leur fin de vie (recyclage, destruction).
Sources : Analyses Carbone 4, Estimating the Carbon Footprint of BLOOM, S. Lucionin et al., 2023
📝A noter : Notons ici que l’impact de l’IA va bien au-delà du carbone. En effet, pour fonctionner, l’IA nécessite également l’usage de ressources abiotiques (minerais) et de l'eau. Il faut par exemple environ 200 kg de minerais pour fabriquer un simple ordinateur. L’entraînement de GPT-3 (la version en usage jusqu’à mars 2023 du robot conversationnel d’OpenAI) aurait consommé 700 000 litres d’eau dans les centres de données de Microsoft basés aux États-Unis.
Lien entre IA et l'empreinte carbone numérique
L'IA s'inscrit dans un enjeu plus large : l'empreinte carbone du numérique.
En 2024, selon les données partagées par L’ADEME et l’Autorité de Régulation des Communications (ARCEP), le numérique représente déjà environ 4,4% des émissions de GES de la France.
L'IA vient amplifier cet impact :
Elle nécessite plus de puissance de calcul que les usages numériques traditionnels ;
Elle accélère la construction de nouveaux data centers ultra-énergivores (certains peuvent consommer l'équivalent de 2 millions de foyers, selon l'International Energy Agency) ;
Elle pousse à renouveler plus fréquemment le matériel pour suivre les exigences de performance.
Ordres de grandeur : combien émet vraiment l'IA ?
La consommation énergétique de l’IA et sa répartition
Selon une analyse de Carbone 4, plus de 85% des émissions carbone d'une IA générative proviennent de la consommation électrique des data centers, répartie entre :
L'entraînement des modèles : impact ponctuel mais très élevé ;
L'utilisation (inférence) : comme nous l’avons vu précédemment, cela correspond ici à l’impact continu qui s’accentue avec le nombre d'utilisateurs.
☝️ Exemple : L'entraînement initial de GPT-3 aurait généré environ 500 tonnes de CO₂e. Mais une fois le modèle déployé et utilisé par des millions de personnes quotidiennement, l'usage cumulé dépasse très largement l'impact de l'entraînement.
📝A noter : Plus un modèle est adopté, plus son impact bascule vers l'usage quotidien. C'est là que réside l'effet rebond. Chaque nouvelle fonctionnalité IA adoptée par une entreprise multiplie l'impact.
Empreinte carbone de l’IA : comparaison des principaux usages
Pour mieux comprendre l'impact de l'IA, voici quelques ordres de grandeur :
Requête texte (ChatGPT, Claude, etc.) : environ 2 à 15gCO2e ;
Génération d'image (Midjourney, DALL-E, etc.) : environ 100 à 500gCO2e, soit 60 fois plus qu'une requête texte ;
Pour découvrir d’autres données, n’hésitez pas à faire un tour sur le site impactco2.fr
Variabilité selon modèles, localisation, infrastructure
L'empreinte carbone d'une requête IA varie énormément selon :
Le modèle utilisé : On distingue les modèles "légers" (comme GPT-3.5) et les modèles “lourds” (comme GPT-4 ou Claude Opus). Le modèle léger compte quelques millions à quelques centaines de millions de paramètres, avec une architecture simplifiée. La taille du fichier est souvent réduite (quelques Mo à quelques centaines de Mo).
À l’inverse, un modèle lourd comprend plusieurs milliards à plusieurs centaines de milliards de paramètres, avec une architecture complexe et profonde. La taille du fichier est généralement conséquente (plusieurs Go à plusieurs centaines de Go).
Critère
Modèle léger
Modèle lourd
Paramètres
Millions
Milliards
Taille du fichier permettant d’utiliser le modèle
Mo
Go
Performance
Tâches simples/spécifiques
Tâches complexes/variées
Matériel requis
Standard (CPU/GPU modeste)
Puissant (GPU/TPU multiples)
Consommation
Faible
Très élevée
Empreinte carbone
g à kg CO₂e
Tonnes CO₂e
Déploiement
Local (edge, mobile)
Cloud (data centers)
Coût
Faible
Élevé
La localisation des data centers : Un data center alimenté par une électricité bas-carbone (nucléaire, renouvelable) émet beaucoup moins qu'un data center alimenté au charbon ou au gaz.
L'architecture technique : Les modèles hébergés sur des infrastructures optimisées (processeur (CPU) vs carte graphique (GPU), refroidissement efficace, virtualisation) consomment moins que des architectures anciennes ou mal dimensionnées.
✨Notre conseil : Si vous choisissez un fournisseur d'IA, interrogez-le sur la localisation de ses data centers et le mix énergétique utilisé.
Le problème de la transparence : peu de données fiables sur l'impact de l'IA
L'industrie de l'IA reste en 2025 encore très opaque, rendant difficile toute évaluation précise de son impact environnemental.
À part Mistral IA, qui a réalisé la 1ère ACV d’un modèle IA (nous y reviendrons plus bas), aucun autre acteur du marché n’a encore enclenché le pas. Cela pose la question d’une éventuelle réglementation qui viserait à obliger ces dernières à réaliser une ACV. Voici cependant une donnée que l’on voit souvent.
"Une requête ChatGPT = 10 recherches Google".
Voilà un chiffre qui circule partout depuis 2023 et apparaît dans la grande majorité des articles sur l'empreinte carbone de l'IA. Le problème est que, comme le souligne le média Bonpote, il repose sur des bases fragiles.
Une publication scientifique récente a retracé l'origine de cette statistique : elle provient d'une remarque faite à la volée par John Hennessy (président d'Alphabet) lors d'une interview Reuters en 2023, où il estimait qu'une interaction avec une IA "coûtait probablement 10 fois plus" qu'une recherche Google classique.
Trois faiblesses majeures :
John Hennessy n'a aucun lien avec OpenAI ou Microsoft (qui fournit l'infrastructure de ChatGPT) : son commentaire repose sur des informations de seconde main.
Le chiffre de référence de Google date de 2009 (0,3 Wh par recherche)
Aucune donnée vérifiable : les géants de l'IA (OpenAI, Microsoft, Google) ne communiquent quasiment aucune donnée fiable sur la consommation réelle de leurs modèles.
Pourquoi l'empreinte carbone de l'IA devient un enjeu stratégique pour les entreprises ?
Explosion des usages IA dans les organisations
Maintenant, parlons des répercussions concrètes pour les entreprises.
Selon notre dernière étude WeCount menée auprès de plus de 500 professionnels RSE, 63% des entreprises ont déjà déployé des outils d'IA, et seulement 8% affirment ne pas vouloir s'y engager.
Cette adoption massive s'accompagne d'une multiplication des usages :
Génération d'images et de vidéos (marketing, communication) ;
Analyse de données (reporting, aide à la décision) ;
Automatisation de processus (RH, finance, logistique).
Si l’usage de l’IA devient la norme, le cadrage du sujet laisse quant à lui souvent à désirer.
Selon l’étude “IA & RSE : où en sont les organisations en 2026”, 75 % des responsables RSE ne sont pas ou peu impliqués dans les choix liés au déploiement de ces outils. Pire, 64% souhaitent mesurer l'impact carbone de l'IA… Mais ne savent pas comment procéder. Cette difficulté s'explique par le manque de standards méthodologiques et l'opacité des fournisseurs de modèles sur leurs données d'entraînement et d'infrastructure.
Et cela crée un risque majeur : le déploiement d'outils énergivores sans garde-fous environnementaux ou éthiques. Cette mise à l'écart empêche d'intégrer les critères de sobriété dès la conception, reléguant la RSE à un rôle de "pompier" qui doit gérer les impacts a posteriori.
✨Notre conseil : Lors de notre webinaire “IA : mode d’emploi pour les responsables RSE”, nous vous parlions d’ailleurs du cas inspirant de l’entreprise Content Square. Cette dernière a ainsi choisi d’intégrer un disclaimer dans chacune de leur présentation autour de l’IA. Une bonne pratique simple et efficace pour sensibiliser les équipes aux enjeux de l’IA.
Risque réputationnel : greenwashing vs greenhushing
L'IA crée un dilemme de communication pour les entreprises engagées :
Scénario 1 (le greenwashing involontaire) : Une entreprise communique sur ses engagements climat, mais déploie massivement l'IA sans mesurer son impact. Elle peut alors se faire attaquer sur l'incohérence entre son discours RSE et ses pratiques numériques.
Scénario 2 (le greenhushing par peur) : Une entreprise utilise l'IA de manière sobre (par exemple, pour automatiser de la traduction ou du sous-titrage, avec un impact carbone très faible), mais choisit de ne pas en parler par peur d'être critiquée. Dans ce cas, elle se prive d'un levier de transparence et de pédagogie.
✨Notre conseil : Mesurer, documenter, communiquer. Expliquez pourquoi vous utilisez l'IA, pour quels usages, avec quel impact, et quelles mesures de sobriété vous avez mises en place.
La CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) impose aux entreprises de mesurer et déclarer l'impact carbone de leur numérique, dont l'IA.
Concrètement, cela signifie :
Intégrer l'IA dans votre bilan carbone ;
Documenter vos usages et leur impact ;
Expliquer votre stratégie de réduction.
Les entreprises qui ne mesurent pas l'empreinte carbone de leur IA s'exposent à :
Des audits défavorables ;
Une perte de crédibilité auprès des investisseurs ESG ;
Un désavantage concurrentiel face aux entreprises transparentes.
Coûts énergétiques et performance opérationnelle
Au-delà de l'impact climatique, l'IA a un coût énergétique qui pèse directement sur la rentabilité :
Factures en hausse : Plus vous utilisez l'IA, plus vos coûts d'infrastructure augmentent. Par ailleurs, les grandes plateformes d'IA (OpenAI, Google, Microsoft) facturent à l'usage. Une utilisation non maîtrisée peut faire exploser les budgets ;
Effet rebond : Le gain de productivité promis par l'IA peut être annulé par une surconsommation d'usages non essentiels.
✨Notre conseil : Avant de déployer une IA, challengez le besoin réel. Est-ce vraiment nécessaire ? Une automatisation classique ne suffirait-elle pas ? Ensuite, posez des questions à votre DSI ou aux personnes qui travaillent sur les sujets de déploiement. Ils vous aideront à choisir un modèle et une architecture optimisée.
Comment réduire l’empreinte carbone de l’IA ?
Sobriété numérique et IA : 8 bonnes pratiques à retenir
Pour réduire l'empreinte carbone liée à l’usage de l’IA au sein de votre entreprise, notre équipe a compilé 8 pistes alliant sobriété à la source et sobriété d’usage, mesure et gouvernance technique, réallocation du temps humain :
Questionner l'utilité réelle : Avant tout déploiement, demandez-vous si l'IA est strictement nécessaire ou si le besoin peut être résolu par une automatisation classique ou une interaction humaine.
Être radical sur les usages non essentiels : Découragez fortement la génération d'images et de vidéos pour les équipes dont ce n'est pas le cœur de métier, car leur coût énergétique est 100 à 10 000 fois supérieur à celui d'une requête de texte. Mettez leur par exemple une banque d'images et de vidéos à disposition.
Mettre en place des garde-fous : Intégrez des "disclaimers" dans les outils pour sensibiliser les collaborateurs au coût carbone de chaque requête au moment où ils l'utilisent.
C’est par exemple ce que fait Contentsquare (comme nous l’évoquions plus haut) avec son AI Disclaimer intégré à chaque présentation interne pour donner des ordres de grandeur concrets sur les impacts de l’IA, par exemple en comparant la consommation électrique de certains data centers à celle de millions de foyers. Cette action a suscité une prise de conscience collective et des collaborateurs ont ainsi pris l’initiative de développer un agent interne Dust “Small AI Tasks”, basé sur Gemini Flash Lite, conçu pour répondre aux petites requêtes du quotidien avec une consommation énergétique minimale. Il fait aujourd’hui partie des outils les plus utilisés en interne.
Utiliser des calculateurs tiers : Recourez à des outils comme EcoLogits ou Vittascience pour estimer l'impact carbone et privilégier les modèles dits "frugaux". Vous pouvez également utiliser le site comparia.beta.gouv qui permet de découvrir en direct l’impact environnemental de vos discussions selon le modèle d’IA utilisé.
Évaluer le ROI environnemental : Ne mesurez pas seulement le gain de temps, comparez-le systématiquement à l'impact carbone généré, en restant vigilant à l’effet rebond.
Optimiser l'architecture : Dialoguez avec les équipes techniques pour choisir des modèles paramétrables et des centres de données situés dans des pays avec un mix électrique bas-carbone (comme la France par exemple).
Préserver l'autonomie intellectuelle : Assurez-vous que l'entreprise ne devienne pas dépendante d'une "boîte noire". Il est impératif de garder la main sur la méthodologie et de pouvoir effectuer les tâches sans IA si nécessaire pour éviter toute perte de compétence.
Automatiser pour libérer : Utilisez l'IA pour les tâches chronophages à faible valeur ajoutée (collecte de données, pré-rédaction de rapports, notes de réunions, etc) afin de réinvestir le temps gagné dans la conduite du changement et la stratégie, là où l'intelligence humaine est irremplaçable.
L’objectif à terme, c’est d’inverser cette pyramide et d’avoir ainsi plus de temps pour le déploiement de votre plan d’actions.
Côté collecte et reporting, vous garderez une expertise et vos travaux seront également plus fiables et solides pour construire votre plan de transition. Il s’agit donc de vous permettre d’avoir plus de temps sur le terrain avec les équipes, et moins dans les bureaux en train de faire du reporting.
C’est d’ailleurs également vrai pour vos parties prenantes : vous pourrez moins les solliciter pour de la collecte de données ou du reporting mais la mise en oeuvre d’actions concrètes et de collaboration
4 étapes pour cadrer un projet IA de manière responsable
Voici la méthode en 4 étapes recommandée par WeCount pour auditer tout nouveau projet IA avant son déploiement :
Étape 1 : Challenger le besoin (Sobriété à la source)
Avant de parler technologie, questionnez l'utilité réelle du projet.
Questions clés à poser :
A-t-on vraiment besoin d'IA générative pour répondre à ce besoin ?
Une automatisation classique ne suffirait-elle pas ?
Le gain attendu justifie-t-il l'impact carbone ?
L'IA ne doit être déployée que si elle est strictement nécessaire. Beaucoup de besoins peuvent être résolus par des solutions plus sobres (automatisation simple, FAQ documentée, processus optimisé).
Étape 2 : Viser la juste mesure (Sobriété d'usage)
Si l'IA est justifiée, construisez des architectures hybrides où l'IA n'est sollicitée que pour les tâches complexes, et non par défaut pour l'intégralité du processus.
Exemples d'architectures hybrides :
Utiliser une recherche classique pour les requêtes simples, et l'IA uniquement pour les cas complexes ;
Limiter l'IA générative aux étapes où elle apporte une vraie valeur ajoutée ;
Combiner automatisation classique + IA ponctuelle.
Étape 3 : Évaluer le ROI environnemental
Ne regardez pas uniquement le gain de temps ou de productivité. Comparez-le à l'impact carbone, sans oublier les risques d'effets rebonds.
Comment évaluer le ROI environnemental ?
Utilisez des calculateurs tiers comme EcoLogits ou Vittascience pour estimer l'impact ;
Comparez le coût carbone à l'alternative (faire la tâche manuellement, utiliser un outil classique) ;
Évaluez le risque d'effet rebond : le temps gagné sera-t-il réinvesti utilement ou générera-t-il de nouveaux usages énergivores ?
Sortez du flou. Mesurez avant de déployer, même avec des ordres de grandeur.
Étape 4 : Optimiser l'architecture (Dialogue avec la DSI)
Si le projet est validé, il doit être éco-conçu. Interrogez vos équipes techniques sur les choix d'architecture et de modèles.
Questions à poser à votre DSI ou aux personnes en charge du déploiement :
À quel point a-t-on la main sur les modèles ?
Où les capacités sont-elles allouées (pays et mix électrique) ?
Les modèles sont-ils paramétrables ?
De quelle performance avons-nous réellement besoin ?
Quelle est l'évaluation du coût de l'entraînement ?
Peut-on utiliser des modèles plus légers (quantization, pruning) ?
Challenger les choix techniques pour s'assurer que l'architecture est la plus sobre possible tout en répondant au besoin.
Cette méthode en 4 étapes permet aux responsables RSE de reprendre la main sur les projets IA et de s'assurer qu'ils sont alignés avec la stratégie climat de l'entreprise. Ne subissez plus l'IA, pilotez-la !
Où intégrer l’IA dans un bilan carbone ?
La majorité des entreprises utilisent des solutions IA via des services cloud (OpenAI, Microsoft, Google, etc.). Dans ce cas, c’est le scope 3 qui entre en jeu puisque les émissions associées relèvent des “achats de services” ou des “services numériques externalisés”.
Si l’entreprise exploite ses propres infrastructures, cela rentre alors plutôt dans le scope 2, dans la partie “consommation électrique des serveurs internes” ou dans des cas plus rares au scope 1 en lien avec les “émissions directes liées à l’énergie si des installations spécifiques sont opérées”.
Le véritable enjeu n’est pas le classement technique dans un scope, mais la capacité à :
Identifier ces émissions ;
Documenter les hypothèses de calcul ;
Les intégrer dans une trajectoire de réduction des émissions.
Qu’entend-on par IA responsable et quels enjeux ?
Nous l’avons vu, l'IA n'est pas écologique pour une raison simple : chaque requête, chaque entraînement de modèle, chaque génération d'image mobilise des infrastructures énergivores qui consomment électricité, eau et métaux rares à grande échelle.
Heureusement, il est possible de tendre vers un modèle plus sobre. Explications.
Zoom sur la notion d'IA responsable
L'IA responsable ne se limite pas à l'éthique ou à la transparence algorithmique. Elle intègre aussi la sobriété environnementale.
Une IA responsable, c'est :
Une IA utile : elle répond à un besoin réel, pas à un effet de mode ;
Une IA sobre : elle utilise le modèle le plus léger possible pour le besoin ;
Une IA transparente : l'entreprise mesure et communique son impact ;
Une IA durable : elle s'inscrit dans une stratégie climat à long terme.
Rôle des éditeurs, hyperscalers et entreprises
La responsabilité est partagée.
Les éditeurs d'IA (OpenAI, Google, Anthropic, etc.) doivent :
Optimiser leurs infrastructures ;
Proposer des modèles sobres en option ;
Publier l'empreinte carbone de leurs modèles (Mistral AI l’a fait comme vous pouvez le voir sur le visuel ainsi que l’étude réalisée avec Carbone 4).
Les hyperscalers (Microsoft, AWS, Google Cloud), donc les datacenters à grande échelle spécialisés dans la fourniture de grandes quantités de puissance de calcul et de capacité de stockage aux organisations et aux individus du monde entier, doivent :
Utiliser des énergies renouvelables ;
Optimiser le refroidissement et la consommation ;
Offrir de la transparence sur le mix énergétique.
Nous l’avons évoqué dans une partie précédente, pour tendre vers une IA plus durable, les entreprises utilisatrices doivent :
Adopter une stratégie de "Sobriété à la source" ;
Intégrer une gouvernance RSE dès la conception :
Pratiquer la "Sobriété d'usage" au quotidien ;
Responsabiliser et Mesurer l'impact ;
Inverser la pyramide du temps humain.
Vers des standards et référentiels
Plusieurs initiatives émergent pour standardiser la mesure de l'empreinte carbone de l'IA :
ISO 14001 : Intégration progressive de l'IA dans les normes environnementales
Calculateurs tiers : EcoLogits, Vittascience, Carbon Tracker, etc.
AI Act européen : Impose des obligations de transparence sur l'impact environnemental des IA à haut risque
Ce que dit la réglementation au sujet de l’empreinte carbone IA
La Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD) n’impose pas explicitement de publier “l’empreinte carbone de l’IA” en tant que telle. En revanche, elle oblige les entreprises soumises à déclarer l’ensemble de leurs émissions significatives de gaz à effet de serre, dans le cadre des normes ESRS, notamment ESRS E1 (liée changement climatique).
Or, les usages numériques, y compris l’IA, entrent pleinement dans ce périmètre lorsqu’ils représentent un poste d’émission matériel. Concrètement, cela signifie que :
Les émissions liées aux services cloud et aux outils IA utilisés par l’entreprise doivent être intégrées dans le bilan carbone (généralement en scope 3) ;
Si l’entreprise développe ou héberge ses propres modèles, les consommations électriques associées relèvent des scopes 1 et 2 ;
Dans une logique de double matérialité, l’entreprise doit évaluer si ses usages numériques constituent un enjeu matériel du point de vue climat.
L’IA ne fait donc pas l’objet d’une obligation spécifique. L’analyse de son impact doit en revanche être intégrée dans le reporting lié à la CSRD.
Comment WeCount peut vous aider dans la mesure de votre empreinte carbone IA ?
Chez WeCount, nous accompagnons les entreprises dans la mesure et la réduction de leur empreinte carbone, y compris celle liée à l'IA.
Notre approche combine :
Le programme Promotion Climat : cet accompagnement se déroule sur 4 mois et combine accompagnement individuel par un expert, formation des équipes et ateliers collectifs réunissant plusieurs entreprises. Ce format permet de structurer la démarche en interne en définissant une trajectoire de réduction crédible et ambitieuse, tout en bénéficiant des retours d’expérience et de la dynamique d’un groupe confronté aux mêmes enjeux.
Une plateforme de reporting carbone intuitive : cette dernière vous permet de faire gagner du temps à vos équipes RSE dans la collecte de données et le reporting, le passage à l’action et le pilotage de votre stratégie climat. La plateforme dispose par exemple de modules de recommandation automatique des facteurs d’émission selon les données importées, de complétion automatique des données CSRD/VSME via vos documents (ex : DPEF) mais aussi et surtout de suggestions d’actions de réduction adaptées à vos enjeux.
Quelle est l'empreinte carbone de l'intelligence artificielle ?
L'empreinte carbone de l'IA regroupe les émissions générées tout au long de son cycle de vie : entraînement des modèles, usage quotidien (inférence), consommation des data centers et fabrication du matériel. Selon une étude Carbone 4, plus de 85% des émissions proviennent de la consommation électrique des data centers.
Quelle est l'empreinte carbone de ChatGPT ?
Selon le site de la Délégation Régionale Académique au Numérique Éducatif, une requête d’environ 400 tokens sur ChatGPT / GPT-4o mini (modèle à 35 milliards de paramètres) consomme environ 2 Wh d’électricité (ou 2 g de CO2 rejeté), soit plus de 6 fois la consommation d’une recherche Google classique estimée à 0,3 Wh. Pour ce qui est de l’impact global de l’outil ChatGPT, aucun rapport n’a été publié à ce jour par l’entreprise.
Comment intégrer l'IA dans un bilan carbone entreprise ?
Plusieurs pistes. Il est possible de cartographier et quantifier les usages de l'IA par typologie et par équipe. Ensuite, pour chaque usage, l’enjeu est d’indiquer le type de modèle utilisé et la localisation des serveurs où le modèle tourne. Enfin, il s’agit d’associer à chaque usage identifié un facteur d'émission.
Quels leviers pour réduire l'impact carbone de l'IA ?
Quelques exemples de bonnes pratiques pour réduire l'empreinte carbone de vos projets IA : questionnez l'utilité de l'IA avant tout déploiement, limitez les usages non essentiels (images/vidéos), mesurez le ROI environnemental, utilisez un doc disclaimer en interne, optimisez l'architecture technique (modèles frugaux, data centers bas-carbone).
L'IA est-elle compatible avec une stratégie climat ambitieuse ?
Si l'IA s'impose massivement, la fonction RSE reste encore trop souvent spectatrice : 75 % des responsables ne sont pas impliqués ou peu consultés dans les choix (étude WeCount). Pourtant, sans leur expertise, l'entreprise risque la « boîte noire » environnementale et l'effet rebond. Votre rôle est de transformer cette contrainte technologique en levier de transition.
Consommation d’eau de l’IA, un impact méconnu ?
Selon une étude de Cell Press, l'empreinte hydrique des systèmes d'intelligence artificielle pourrait représenter entre 312,5 et 764,6 milliards de litres d'eau pour l'année 2025. C’est plus que la consommation mondiale annuelle d’eau en bouteille. Un poids considérable qui souligne l’importance de la prise en compte de l’ensemble des impacts de l’IA sur la planète.
Quelle est l’empreinte carbone d’une image générée par IA ?
Selon une récente étude, elle serait d’environ 100 à 500gCO2e, soit 60 fois plus qu'une requête texte.
Ce chiffre reste un minimum : la publication n’étant pas systématique, le nombre réel d’organisations engagées est probablement plus élevé.
La fiabilité d’un bilan carbone repose toutefois sur un élément déterminant : la qualité des facteurs d’émission utilisés. Ce sont eux qui permettent de convertir des données d’activité (kWh, kilomètres, euros, tonnes…) en émissions de gaz à effet de serre. Des facteurs imprécis, obsolètes ou mal adaptés peuvent conduire à des résultats biaisés et à des décisions mal orientées.
C’est précisément pour répondre à ce besoin que la Base Empreinte® s’est imposée comme la base de données de référence en France pour le calcul des émissions de gaz à effet de serre. Alors que contient-elle réellement ? À quoi sert-elle concrètement ? Comment l’utiliser dans un bilan carbone ou un reporting climat ? Et quelles sont ses limites ? On vous partage tous nos conseils.
A retenir
Une base de données officielle de référence : La Base Empreinte® (fusion Base Carbone® + Base Impacts®) regroupe plus de 3 000 facteurs d'émission gratuits, fournis par l'ADEME. Elle repose sur 6 principes : multi-réglementaire, vision élargie, consistance, transparence, ouverture et gouvernance partagée.
Un levier stratégique pour les entreprises : Elle constitue un référentiel sur lequel s’appuyer pour sécuriser ses démarches climat (réalisation d’un BEGES, reporting CSRD), fiabiliser son Bilan Carbone, piloter sa décarbonation, renforcer sa crédibilité et accéder à certains dispositifs de financements.
Un fonctionnement simple et pratique : Les facteurs d'émission convertissent des données d'activité (kWh, km, kg) en émissions CO₂ équivalent. Deux types : facteurs basés sur des données physiques (précis) et monétaires (dernier recours). Organisation par catégories d’émissions (énergie, transport, achats…) avec fiches techniques détaillées (méthodologie, sources, niveau d’incertitude).
Des limites à compenser : Facteurs génériques (moyennes nationales), incertitudes variables, données parfois datées ou manquantes. À compléter avec d'autres bases sectorielles (INIES, Agribalyse, Ecoinvent) pour plus de précision.
Des bonnes pratiques indispensables : Choisir les facteurs les plus spécifiques, mettre à jour régulièrement, analyser les incertitudes, comprendre la méthodologie et utiliser des plateformes intégrées pour automatiser l'accès et garantir la traçabilité.
Qu’est-ce que la Base Empreinte® ?
Une fusion entre la Base Carbone® et la Base Impact®
La Base Empreinte® est une base de données publique française qui regroupe des facteurs d'émissions et des jeux de données d'inventaire nécessaires à l'évaluation de l'empreinte carbone de produits, services et activités. Cette base regroupe les données de deux bases existantes : la Base Carbone® et la Base Impact®.
Voilà un aperçu de la page d'accueil de la base Empreinte®
L’objectif de la Base Empreinte®
L'objectif de cette base gérée et mise à disposition par l’ADEME est simple : démocratiser l'accès à des données environnementales fiables et officielles pour permettre à tous les acteurs, entreprises, collectivités, associations, bureaux d'études de mesurer leur impact environnemental de manière rigoureuse et harmonisée.
La plateforme qui référence les facteurs d’émission
Les facteurs d’émission permettent de convertir directement des données d’activité (kWh consommés, kilomètres parcourus, tonnes de matériaux, euros dépensés…) en émissions de CO₂ équivalent (CO₂e).
Mise à disposition par l’ADEME, cette base est un référentiel national pour les entreprises, collectivités, bureaux d’études et consultants, garantissant cohérence méthodologique et socle commun de données dans les démarches de comptabilité carbone.
Un référentiel ouvert et accessible
Concrètement, la Base Empreinte® fonctionne comme un référentiel ouvert et accessible où chaque facteur d'émission est documenté avec précision. Pour chaque élément, plusieurs données sont partagées :
La méthodologie de calcul utilisée ;
Les sources et la documentation technique ;
La valeur du facteur d'émission (exprimée en kg CO2 équivalent).
Le niveau d'incertitude associé (chaque mesure scientifique est accompagnée d’une part d’incertitude. Il s’agit d’en tenir compte et d’essayer de cerner à quel point on est potentiellement éloigné de la réalité ou non);
☝️Exemple : si vous recherchez "raquette de tennis", la base fournit un facteur d'émission moyen de 20,22 kg CO2e/unité. Au-delà de cette info, vous trouverez également une panoplie d’éléments concernant la méthodologie utilisée pour parvenir à ce résultat. Cela vous permet ainsi de comprendre cette donnée et de l'utiliser correctement dans vos calculs.
L'interface permet de télécharger l'ensemble des données en format Excel ou de consulter directement en ligne les fiches détaillées de chaque facteur d'émission, avec accès à la documentation complète expliquant les périmètres et hypothèses de calcul.
📝A noter : vous pouvez également télécharger directement toutes les données référencées sur la Base Empreinte®. Cela peut être pratique notamment si vous voulez intégrer les informations directement dans vos outils ou fichiers.
Les 6 grands principes de la Base Empreinte®
La Base Empreinte® repose sur 6 grands principes qui garantissent sa fiabilité, sa transparence et son accessibilité :
Multi-réglementaire : La Base Empreinte® s’inscrit dans le cadre des réglementations françaises liées à la comptabilité carbone, notamment le BEGES (article L229-25 du Code de l’environnement) et l’information CO₂ dans le secteur du transport (article L1431-3). Sans être obligatoire, elle constitue le référentiel de données recommandé par l’ADEME pour réaliser des calculs d’émissions cohérents et transparents
Vision élargie : La Base Empreinte® met à disposition deux types de données. Elle propose des facteurs d’émission GES, correspondant à un jeu de données monocritère dédié au calcul de l’empreinte carbone, ainsi que des jeux de données multicritères couvrant d’autres impacts environnementaux (épuisement des ressources, acidification, eutrophisation, pollution de l’air ou de l’eau, etc.). Ces données permettent d’élargir l’analyse au-delà du seul climat. Elles peuvent être utilisées comme données d’entrée dans des démarches d’Analyse de Cycle de Vie (ACV), mais la Base Empreinte® ne constitue pas en elle-même un outil permettant de réaliser une ACV complète conforme aux normes ISO 14040 et 14044.
Consistance : Tous les facteurs d'émission sont calculés selon une méthodologie uniforme et cohérente. Cela permet ainsi de garantir la comparabilité des données entre secteurs et produits. Cette harmonisation évite les biais méthodologiques et assure la fiabilité des bilans carbone.
Transparence : Chaque donnée de la Base Empreinte® est sourcée (études, bases de données internationales, déclarations sectorielles), documentée (méthodologie de calcul, périmètre, hypothèses et incertitudes clairement explicités) et surtout mise à jour aussi régulièrement que possible. Cette exigence de transparence permet aux utilisateurs (par exemple les consultants WeCount) de comprendre et justifier les données utilisées dans leurs calculs.
Ouverture : La Base Empreinte® est conçue dans une logique d'accessibilité. Autrement dit ? La consultation de la base est 100% gratuite. Tout est accessible via la plateforme en ligne de l'ADEME. La contribution est par ailleurs ouverte. Cela veut dire que les acteurs économiques et institutionnels peuvent proposer de nouveaux facteurs d'émission. La base est ainsi co-construite et enrichie grâce à l’aide de tous. Une façon simple de démocratiser le bilan carbone et l'appropriation collective des enjeux climatiques. Et forcément, chez WeCount on valide !
Gouvernance partagée : La Base Empreinte® est gérée de manière collaborative entre L'ADEME (qui pilote et administre la base), les comités techniques sectoriels (composés d'experts métiers qui valident et affinent les données par filière) et le comité "Utilisateurs et Contributeurs”. Ce dernier rassemble les utilisateurs de la base pour recueillir leurs retours, besoins et suggestions d'amélioration. Cette gouvernance garantit que la base reste pertinente, à jour et adaptée aux réalités terrain des entreprises et organisations.
Quels sont les modes d’accès à la Base Empreinte® ?
La Base Empreinte® est accessible via deux supports :
Accès public en ligne (gratuit) : La plateforme web officielle de l'ADEME permet de consulter gratuitement l'ensemble des facteurs d'émission après création d'un compte. C'est l'accès le plus simple et direct pour rechercher des données ponctuellement.
API pour un accès automatisé (gratuit) : L'API de la Base Empreinte® est disponible sur le portail open data de l'ADEME. Elle permet d'interroger automatiquement les données et de les intégrer dans des outils tiers (logiciels de calcul carbone, plateformes de reporting). Cela évite la duplication manuelle des données et garantit une mise à jour en temps réel.
Quelles ressources pour exploiter au mieux la Base Empreinte® ?
Documentation technique (gratuite) : Accessible en ligne avec un compte, la documentation détaille la méthodologie de construction de chaque facteur d'émission. Indispensable pour comprendre les hypothèses, les sources, les périmètres couverts et les limites de chaque donnée. Chaque facteur et chaque famille de facteurs dispose de sa propre fiche explicative.
Modèle Excel (gratuit) : Disponible via l'achat d'une licence lors d'une formation Bilan Carbone, ce tableur Excel intègre directement la Base Empreinte® dans ses onglets de calcul. Longtemps utilisé comme outil principal pour réaliser les bilans carbone, il reste apprécié pour sa flexibilité et son fonctionnement hors ligne.
💡Bon à savoir : Pour un usage ponctuel, la consultation en ligne peut suffire. En revanche, pour des calculs récurrents ou un pilotage dans la durée, l’intégration via API ou l’utilisation d’une plateforme carbone permet d’automatiser les mises à jour et de fiabiliser les données. C’est notamment le cas de la plateforme WeCount, qui s’appuie sur l’API de la Base Empreinte® pour garantir l’accès à des facteurs d’émission à jour et assurer leur traçabilité dans le temps.
Quels cas d’usage pour la Base Empreinte® ?
La Base Empreinte® étant très généraliste, elle est utilisée dans de nombreux cas d’usage liés à la mesure et au pilotage des émissions :
Analyses préliminaires d’ACV simplifiées via le Bilan Produit® ;
Réalisation de bilans carbone d’entreprise ;
Production d’indicateurs d’émissions pour vos reportings règlementaires (CSRD, GHG Protocol, BEGES, Bilan Carbone®, SBTi, CDP...) ;
Aide à la décision pour les stratégies de réduction.
C’est un socle transversal pour l’ensemble des démarches climat en France. Elle est donc particulièrement utile aux entreprises, aux organisations et aux collectivités territoriales.
📝A noter : Dans la pratique, l’utilisation de la Base Empreinte® nécessite de comprendre les hypothèses méthodologiques et de sélectionner les facteurs d’émission les plus pertinents.
Chez WeCount, nous accompagnons les entreprises pour structurer leur bilan carbone entreprise, maîtriser l’utilisation de la Base Empreinte® et monter en compétences en interne. Notre approche repose sur un programme collectif de 4 mois, combinant plateforme carbone, accompagnement expert et formation, afin de vous rendre autonome et capable de piloter votre stratégie climat dans la durée.
Peut-on réaliser une ACV complète avec la Base Empreinte® ?
Pour rappel, une Analyse de Cycle de Vie (ACV) évalue les impacts environnementaux d’un produit ou service sur l’ensemble de son cycle de vie (matières premières, fabrication, transport, usage et fin de vie) et selon plusieurs indicateurs.
La Base Empreinte® permet de réaliser des évaluations environnementales simplifiées, mais elle ne constitue pas un outil pour mener une Analyse de Cycle de Vie (ACV) complète conforme aux normes ISO 14040 et 14044 ou destinée à un affichage environnemental réglementaire.
Les outils associés de l’ADEME, comme Bilan Produit®, ont avant tout un objectif pédagogique : ils permettent d’estimer des ordres de grandeur, d’identifier les principaux postes d’impact et d’initier une démarche d’éco-conception.
Les résultats reposent sur les principes de l’ACV (approche cycle de vie et multicritère), mais les données restent génériques et limitées à certains secteurs. La réalisation d’une ACV complète nécessite l’utilisation d’un logiciel spécialisé et une expertise dédiée.
Quels sont les avantages de la Base Empreinte® ?
La Base Empreinte® présente cinq atouts majeurs :
Référence officielle : Elle est reconnue par les institutions françaises ;
Cohérence nationale : Elle permet de comparer les résultats entre acteurs ;
Large couverture sectorielle : De nombreux secteurs et activités sont couverts ;
Accessibilité : Elle est facilement accessible pour les entreprises et consultants ;
Crédibilité : Elle renforce la robustesse méthodologique des démarches climat.
Quelles sont les limites de la Base Empreinte® ?
Malgré ses qualités, la Base Empreinte® a aussi certaines limites :
Facteurs génériques : De nombreux facteurs sont des moyennes nationales ou sectorielles. Pour une analyse internationale ou des données spécifiques, il faudra ainsi compléter avec d’autres bases et ressources (par exemple : Ecoinvent, Agribalyse, INIES…)
Incertitudes : Nous l’avons vu plus haut, tous les facteurs ne présentent pas le même niveau de précision. Privilégiez ceux étant classés les plus fiables.
Données parfois datées : Certains facteurs ne reflètent pas les évolutions récentes.
Données parfois manquantes : Chaque facteur d'émission provient d'une Analyse de Cycle de Vie (uniquement carbone dans certains cas), un processus long et coûteux. C'est la raison pour laquelle la base propose souvent des moyennes plutôt que des valeurs ultra-précises pour chaque produit de chaque marque. Par exemple, vous trouverez un facteur pour "raquette de tennis moyenne", mais pas pour "raquette de tennis Marque Y modèle X".
Risque de sur-simplification : Utiliser uniquement des facteurs génériques peut masquer des écarts importants. Il peut être nécessaire d’analyser les choses plus en détail.
Pourquoi la Base Empreinte® est-elle utile aux entreprises ?
La Base Empreinte® n'est pas qu'un simple référentiel de données. C'est un outil stratégique indispensable pour toute entreprise engagée dans une démarche environnementale. Elle est devenue incontournable pour plusieurs raisons :
Répondre aux obligations réglementaires
De nombreuses réglementations françaises et européennes imposent aux entreprises de mesurer et déclarer leur impact carbone. Voici un petit rappel :
Le Bilan BEGES Règlementaire (article L229-25 du Code de l'Environnement) : réaliser un bilan carbone est obligatoire pour certaines organisations (notamment les entreprises de plus de 500 salariés,250 en Outre-mer, aux collectivités de plus de 50 000 habitants ou aux établissements publics de grandes tailles ).
La CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) : c’est un reporting extra-financier obligatoire pour les entreprises dépassant 1000 salariés et 450 M€ de CA (suite à l’adoption de la loi Omnibus en décembre 2025)
L'affichage environnemental : ce dispositif impulsé par la loi Agec de 2020 et la loi Climat et Résilience de 2021 impose peu à peu aux entreprises de certaines filières (textile, l’agroalimentaire et l’hôtellerie) d’informer les consommateurs sur l'impact des produits et services tout au long de son cycle de vie, depuis l’extraction des matières premières jusqu’à la fin de vie. En pratique, cela se traduit par un score, une étiquette ou un pictogramme apposé sur le produit ou sur sa fiche en ligne.
La loi Climat et Résilience : qui encadre les communications sur les engagements environnementaux.
La Base Empreinte® fournit les données officielles reconnues par les autorités françaises pour réaliser ces déclarations en toute conformité.
Fiabiliser son Bilan Carbone
Réaliser un Bilan Carbone précis nécessite d’avoir accès à des facteurs d'émission fiables et à jour. La Base Empreinte® permet d’accéder à plus de 3 000 facteurs d'émission couvrant l'énergie, les transports, les matériaux, l'alimentation, les services, etc.
Ces derniers sont calculés à partir de données validées scientifiquement par l'ADEME et des comités d'experts sectoriels. En s'appuyant sur cette base, les entreprises évitent les approximations et disposent d'un référentiel commun pour comparer leurs performances dans le temps et face à leurs pairs.
💡Bon à savoir : Chez WeCount, notre plateforme carbone intègre la Base Empreinte® et permet d’accéder directement à des facteurs d’émission à jour, avec leur traçabilité méthodologique. Elle vous aide à centraliser vos données, fiabiliser vos calculs, piloter votre bilan carbone dans la durée et structurer votre stratégie climat et votre reporting CSRD.
C'est un véritable tableau de bord stratégique pour piloter sa transition bas-carbone de manière éclairée.
Gagner en crédibilité et éviter le greenwashing
À l'heure où les consommateurs, investisseurs et régulateurs scrutent les engagements environnementaux des entreprises, la transparence est essentielle.
Utiliser la Base Empreinte®, c'est s'appuyer sur des données officielles, sourcées et auditables. Cela renforce la crédibilité de la démarche vis-à-vis des parties prenantes de l’entreprise (clients, investisseurs, salariés, etc).
Anticiper les exigences de la chaîne de valeur
Les grandes entreprises demandent de plus en plus à leurs fournisseurs de mesurer et réduire leur empreinte carbone. Cette pression se diffuse progressivement dans l’ensemble de la chaîne de valeur.
Dans ce contexte, de nombreuses PME sont amenées à produire des données environnementales structurées, notamment dans le cadre du standard volontaire VSME (Voluntary Sustainability Reporting Standard for SMEs), conçu pour répondre aux demandes de leurs clients et partenaires.
S’appuyer sur la Base Empreinte® permet de produire des calculs cohérents et transparents, facilitant la réponse à ces sollicitations et sécurisant l’accès aux marchés.
Accéder à des financements et aides publiques
De nombreux dispositifs de financement publics ou privés soutiennent les entreprises engagées dans la transition bas-carbone (Diag Décarbon’Action, aides de l’ADEME, financements de Bpifrance, prêts ou crédits à impact, etc.).
Dans ce contexte, disposer d’un bilan carbone structuré et documenté constitue souvent un prérequis ou un élément clé d’instruction des dossiers. S’appuyer sur la Base Empreinte® permet de produire des calculs transparents et cohérents, renforçant la crédibilité de votre démarche auprès des financeurs.
La Base Empreinte® est bien plus qu'une base de données. C'est un levier stratégique qui permet aux entreprises de se conformer à la réglementation, de piloter leur décarbonation, de renforcer leur crédibilité et d'accéder à de nouvelles opportunités commerciales et financières. Ne pas l'utiliser, c'est prendre le risque de se retrouver en décalage avec les attentes du marché et de la réglementation.
Quelles alternatives et compléments à la Base Empreinte® ?
Selon les besoins, sachez qu’il existe une quinzaine d’autres bases de données spécialisées qui complètent l'écosystème français et international. Aperçu de quelque unes d’entre elles :
Base INIES : données environnementales et sanitaires dans le bâtiment
Agribalyse : données environnementale sur des produits agricoles et alimentaires
Ces bases sectorielles offrent généralement une granularité plus fine que la Base Empreinte sur leur domaine de spécialité. Par exemple, Agribalyse propose des facteurs d'émission très détaillés pour différents types de yaourts, selon les modes de production agricole, etc.
💡Bon à savoir :La plupart des plateformes professionnelles de comptabilité carbone, comme WeCount, intègrent automatiquement ces différentes bases, permettant aux utilisateurs d'accéder à l'ensemble de ces ressources depuis une interface unique
Comment fonctionne la Base Empreinte® ?
La Base Empreinte® met à disposition des jeux de données permettant de convertir des données d’activité (kWh, kilomètres, tonnes, euros…) en émissions de gaz à effet de serre ou en indicateurs environnementaux.
Son utilisation repose sur deux étapes clés : rechercher la donnée adaptée, puis en comprendre les caractéristiques et les limites.
Rechercher une donnée
La recherche dans la Base Empreinte® peut se faire de plusieurs manières :
Par mots-clés : pour trouver rapidement un facteur d’émission (ex. : "raquette de tennis", "transport frigorifique de marchandises", "réseau de chaleur"...).
Par catégorie : cette navigation s'appuie sur une structure alignée avec la méthodologie réglementaire BEGES (version 5). Les jeux de données sont ainsi regroupés en six grandes catégories d’émissions (émissions directes de GES, liées à l'énergie, au transport, aux produits achetés, aux produits vendus et autres émissions indirectes.)
Par filtre réglementaire : pour certains usages spécifiques (par exemple l’information GES transport).
Cette organisation permet d’identifier progressivement la donnée la plus proche de votre activité ou de votre produit.
Comprendre le contenu d’une fiche
Chaque résultat correspond à un jeu de données documenté.
Une fiche fournit plusieurs informations essentielles :
L’unité (kg CO₂e par kWh, par km, par unité, etc.) ;
La zone géographique de représentativité ;
La source et le fournisseur de la donnée ;
La version et la date de validité ;
Le niveau d’incertitude ;
Le statut de validation.
Depuis 2025, trois statuts principaux existent :
Valide générique : validé par l'ADEME, applicable à un large périmètre ;
Valide spécifique : validé par l'ADEME pour un cas ou secteur particulier ;
En discussion : proposé par un contributeur, en cours de révision par l'ADEME ;
Refusé : facteur non validé par l'ADEME ;
Archivé : ancien facteur obsolète.
💡Bon à savoir : Le niveau d’incertitude indiqué sur chaque fiche permet d’évaluer la robustesse du facteur. Il est recommandé de privilégier les données validées et les plus représentatives de votre contexte.
Flux GES : décomposition des émissions par étape du cycle de vie (lorsqu’elle existe) ;
Conseils d’usage : recommandations pour les applications (BEGES, affichage, ACV…).
Cette documentation permet de comprendre ce que couvre réellement la donnée et d’éviter les erreurs d’interprétation.
Utiliser la donnée dans un calcul
Une fois le facteur d’émission identifié, son utilisation repose sur un principe simple : convertir une donnée d’activité en émissions de gaz à effet de serre. Cela se passe donc en trois étapes :
Collecter la donnée d’activité la plus précise possible, par exemple une consommation d’électricité en kWh, une distance parcourue en kilomètres ou un volume d’achats.
Sélectionner, dans la Base Empreinte®, le jeu de données le plus représentatif du contexte étudié (zone géographique, technologie, usage).
Effectuer le calcul en multipliant la donnée d’activité par le facteur d’émission correspondant : Donnée d’activité × facteur d’émission = émissions (kg CO₂e)
Ce principe s’applique à l’ensemble des postes d’un bilan carbone, qu’il s’agisse des consommations d’énergie, des déplacements, des achats, des immobilisations ou plus largement des émissions indirectes liées à la chaîne de valeur.
La Base Empreinte® est-elle alignée avec la réglementation en France ?
La Base Empreinte® est pleinement intégrée dans le cadre réglementaire français et européen. Comme évoqué un peu plus haut, elle est encadrée par deux lois (L229-25 et L1431-3). Ce qu’il faut retenir :
BEGES (Bilan d’Émissions de Gaz à Effet de Serre) : Pour les entreprises soumises à l’obligation BEGES, l’utilisation de la Base Empreinte® permet de répondre aux attentes méthodologiques, de sécuriser les hypothèses et enfin de faciliter les contrôles
CSRD : Dans le cadre de la CSRD, les entreprises doivent produire des indicateurs climat fiables, auditables et traçables. La Base Empreinte® constitue un référentiel reconnu, un socle crédible pour les auditeurs, un élément de standardisation
ADEME et autorités : l’utilisation de la Base Empreinte® est souvent perçue comme une bonne pratique, voire une référence implicite.
5 bonnes pratiques pour utiliser la Base Empreinte®
Quelques conseils pour tirer le meilleur parti de la Base Empreinte® :
Choisir les facteurs les plus spécifiques possibles : Privilégiez toujours le facteur le plus précis et contextualisé disponible (ex : "électricité - mix français" s’il s’agit d’un site en France plutôt que "mix européen"). Plus le facteur est spécifique, plus votre Bilan Carbone reflète fidèlement la réalité de vos activités et moins l'incertitude est élevée.
Mettre à jour régulièrement vos calculs : Vérifiez les mises à jour des facteurs d'émission dans l’idéal une fois par an et recalculez votre bilan avec les données les plus récentes.
Analyser les incertitudes : Identifiez les postes à forte incertitude dans votre bilan (indiquée dans chaque fiche technique) et priorisez vos efforts de collecte de données sur ces zones. Communiquez de manière transparente sur les limites de vos résultats.
Investissez du temps dans la compréhension méthodologique : N’allez pas trop vite. Consultez la documentation technique, formez-vous pour comprendre les hypothèses de calcul et les périmètres couverts, comprendre pourquoi tous les facteurs d’émissions très spécifiques n’existent pas encore. Cela permet d’éviter l'effet "boîte noire" et vous permet de communiquer en toute transparence sur votre méthodologie.
Utilisez les plateformes intégrées comme WeCount : privilégiez les outils qui automatisent l'accès aux bases de données tout en maintenant la traçabilité méthodologique.
Comment WeCount vous accompagne dans la réalisation de votre bilan carbone ?
Chez WeCount, nous vous accompagnons dans la réalisation de votre bilan carbone, en combinant plateforme dédiée, accompagnement expert et formation des équipes.
Notre plateforme intègre la Base Empreinte® afin de centraliser vos données, sélectionner les facteurs d’émission les plus pertinents et garantir la traçabilité de vos calculs dans la durée.
À travers notre programme collectif Promotion Climat, vous avancez pendant 4 mois aux côtés d’une dizaine d’entreprises confrontées aux mêmes enjeux. Ce format vous permet de bénéficier de l’énergie du groupe, de partager vos retours d’expérience et d’échanger avec des homologues de votre secteur, tout en profitant d’un accompagnement individualisé par un consultant à chaque étape : cadrage du périmètre, collecte des données, calcul des émissions et analyse des résultats.
Notre approche : vous rendre autonome dans le pilotage de votre stratégie climat, pour disposer en interne des compétences et des outils nécessaires sur le long terme.
👉 Vous souhaitez structurer votre démarche ou fiabiliser votre bilan carbone ? Échangez avec un expert WeCount pour faire le point sur votre situation.
FAQ : la Base Empreinte®
Qu’est-ce qu’un facteur d’émission dans la Base Empreinte® ?
Un facteur d’émission est un coefficient permettant de convertir une donnée d’activité (kWh, km, €, tonnes, etc.) en émissions de gaz à effet de serre exprimées en kgCO₂e.
L’utilisation de la Base Empreinte® est-elle obligatoire ?
Elle n’est pas légalement obligatoire, mais elle constitue une référence fortement recommandée en France, notamment dans le cadre des BEGES, des bilans carbone et du reporting CSRD.
Peut-on utiliser la Base Empreinte® pour une ACV produit complète ?
La Base Empreinte® permet de réaliser des évaluations environnementales simplifiées, notamment via l’outil Bilan Produit®, mais elle ne permet pas de mener une ACV complète conforme aux normes ISO 14040/44. Une ACV normée nécessite l’utilisation d’un logiciel spécialisé.
À quelle fréquence la Base Empreinte® est-elle mise à jour ?
La base est régulièrement enrichie et mise à jour, mais certains facteurs peuvent rester inchangés plusieurs années. Il est donc important de vérifier la date et la source de chaque facteur.
Peut-on utiliser ses propres facteurs d’émission à la place ?
Oui, et c’est même recommandé lorsque vous disposez de données primaires fiables (fournisseurs, mesures internes, ACV spécifiques). La Base Empreinte® sert alors de référence ou de solution par défaut.