Vous êtes responsable RSE ou en charge des questions environnementales dans votre organisation ? Vous avez probablement entendu parler du BEGES (Bilan d'Émissions de Gaz à Effet de Serre). Peut-être même que vous vous demandez si votre entreprise y est soumise, comment le réaliser concrètement, et ce que vous risquez en cas de non-respect.
Le BEGES réglementaire est un dispositif encadré par l’article L.229-25 du code de l’environnement qui concerne des milliers d'entreprises et de collectivités en France. Mais au-delà de la conformité légale, c'est aussi un outil stratégique pour mesurer votre impact climatique, identifier vos leviers de réduction et structurer votre transition bas-carbone.
Dans cet article, on décortique le sujet pour vous : qui est concerné, comment réaliser votre BEGES étape par étape, quelles différences avec le Bilan Carbone®, quels outils utiliser, et comment transformer cette obligation en opportunité pour votre entreprise.
A retenir
Une obligation réglementaire française : Le bilan des émissions de gaz à effet de serre (BEGES) est obligatoire pour les entreprises de plus de 500 salariés (250 dans les DOM), les collectivités de plus de 50 000 habitants et les établissements publics de plus de 250 agents. Il doit être réalisé tous les 4 ans (3 ans pour les collectivités).
Un périmètre réglementaire limité (mais extensible) : Réglementairement, seuls les scopes 1 et 2 sont obligatoires. Le scope 3 est vivement recommandé et devient de plus en plus attendu dans les pratiques, notamment avec la CSRD.
Des sanctions en cas de non-respect : Ne pas publier son BEGES expose à une amende pouvant aller jusqu'à 50 000 € (et jusqu'à 100 000 € en cas de récidive). Les contrôles se renforcent.
Différent du Bilan Carbone®, mais complémentaire : Le BEGES est une obligation réglementaire française. Le Bilan Carbone® est une méthode plus complète et prescriptive développée par l'ADEME. Les deux peuvent se compléter.
Un levier stratégique au-delà de la conformité : Au-delà de l'obligation légale, le BEGES permet d'identifier vos postes d'émissions prioritaires, de structurer votre stratégie climat et de répondre aux attentes croissantes de vos parties prenantes.
Qu'est-ce que le BEGES ?
Définition officielle du bilan GES (ou BEGES) selon l’ADEME
Le BEGES (Bilan d'Émissions de Gaz à Effet de Serre) est un dispositif réglementaire français qui impose à certaines organisations (entreprises de plus de 500 salariés, 250 dans les DOM, les collectivités de plus de 50 000 habitants, les établissements publics de plus de 250 agents) de mesurer et déclarer publiquement leurs émissions de gaz à effet de serre. Il a été instauré par la loi Grenelle II en 2010 et est codifié à l'article L229-25 du Code de l'Environnement.
Selon l’Agence pour la Transition Écologique (ADEME), le BEGES permet ainsi de « réaliser un diagnostic des émissions de gaz à effet de serre des acteurs publics et privés, en vue d’identifier et de mobiliser les gisements de réduction de ces émissions. »
Ce dispositif a pour objectif de créer une culture de la mesure carbone dans les grandes organisations et les inciter à structurer des plans de réduction des émissions.
Zoom sur les 4 principaux objectifs du BEGES
Le BEGES poursuit plusieurs objectifs complémentaires :
Transparence et responsabilité : Rendre publiques les émissions de GES des acteurs économiques et publics pour permettre un suivi collectif de l'effort climatique.
Pilotage stratégique : Donner aux organisations les moyens de comprendre leur impact climatique et d'identifier les leviers d'action prioritaires.
Cohérence avec la stratégie nationale : Permettre à la France de suivre et de piloter sa trajectoire de décarbonation dans le cadre de l'Accord de Paris. Son ambition est de tendre vers la neutralité carbone en 2050, le tout avec des jalons intermédiaires et une révision de la SNBC tous les 5 ans.
À quoi sert concrètement un BEGES pour une organisation ?
Au-delà de la conformité réglementaire, réaliser un BEGES permet de :
Cartographier ses émissions et comprendre d'où elles proviennent ;
Prioriser les actions de réduction selon leur impact et leur faisabilité ;
Piloter sa stratégie climat avec des données chiffrées et actualisées ;
Anticiper les évolutions réglementaires (CSRD, Taxonomie, etc.) ;
Valoriser ses engagements auprès des clients, investisseurs et salariés ;
Rappel : quelle différence entre BEGES, un Bilan Carbone® et l’empreinte carbone ?
Ces trois termes sont souvent confondus. Voici comment les distinguer :
Le bilan carbone (générique) fait référence à toute estimation des émissions de gaz à effet de serre d’une organisation. Il peut s’agir d’une approche maison, simplifiée ou fondée sur des outils reconnus. Sa rigueur dépend de la méthode utilisée.
Le Bilan Carbone® est une méthode développée par l'ADEME et gérée par l'Association Bilan Carbone (ABC). Elle est plus complète et prescriptive que le BEGES, avec une obligation d'intégrer le scope 3. C'est une marque déposée nécessitant une formation certifiante.
Le BEGES réglementaire est une obligation légale française. Il impose de mesurer et publier ses émissions de GES selon un cadre précis : émissions directes (scope 1), émissions indirectes liées à l’énergie (scope 2) et, depuis 2023, émissions indirectes significatives (relevant du scope 3 ex: utilisation des produits vendus par une entreprise, déplacements domicile-travail des salariés). (source : décret n°2022-982 du 1er juillet 2022, entrée en vigueur le 1er janvier 2023).
Empreinte carbone : C'est un terme générique qui désigne la quantité totale de GES émise par une activité, une organisation, un produit ou une personne. Le BEGES et le Bilan Carbone® sont deux façons de mesurer cette empreinte.
Quelles sont les 6 catégories d’émissions couvertes par le BEGES ?
Le BEGES distingue six catégories d'émissions, organisées selon la logique des trois scopes du GHG Protocol. Voici un aperçu détaillé :
1. Émissions directes de GES (Scope 1)
Ce sont les émissions générées directement par l'organisation :
Combustion d'énergies fossiles : Chauffage au gaz, au fioul, au charbon sur les sites de l'organisation ;
Flotte de véhicules : voitures, camions, engins de chantier appartenant ou loués en longue durée ;
Procédés industriels : par exemple les réactions chimiques générant du CO₂ (cimenterie, sidérurgie, chimie, etc.) ;
Fuites de gaz fluorés : climatisation, réfrigération, etc.
2. Émissions indirectes liées à l'énergie (Scope 2)
Ce sont les émissions liées à la production de l'énergie achetée et consommée par l'organisation :
Électricité : consommation électrique des bâtiments, machines, data centers, etc ;
Chaleur et froid : réseaux de chaleur urbains, groupes froids centralisés ;
Vapeur : utilisée dans certains procédés industriels.
📝A noter : Pour l'électricité en France, le facteur d'émission du mix électrique est relativement bas grâce au nucléaire et aux énergies renouvelables (environ 52 g CO₂e/kWh selon la Base Empreinte®).
3. Émissions indirectes liées au transport (Scope 3 partiel)
À partir de cette catégorie, on rejoint le périmètre du scope 3.
On comptabilise ici l’ensemble des transports dont l’entreprise a besoin mais qu’elle ne maîtrise pas directement comme par exemple :
La livraison de matières premières ;
La livraison des produits finis vers les clients ;
Les déplacements domicile-travail ;
Les déplacements professionnels autres ;
Les visites clients.
4. Émissions liées aux produits achetés (Scope 3 partiel)
Cela correspond à l’ensemble des émissions générées liées aux achats de biens, services, immobilisations ou déchets. C’est une catégorie particulièrement importante dans les secteurs à forte dépendance matière. Nous faisons référence ici aux entreprises à forte “dépendance matière” donc celles qui achètent beaucoup de matières premières pour les transformer et/ou les assembler, puis pour les consommer et/ou les revendre.
Exemples :
Un artisan dans le bâtiment ou un groupe de Travaux Publics (TP) ;
Une entreprise de transformation de produits agro-alimentaires (qui fait des yaourts, des céréales ou produits transformés par ex) ;
Une entreprise d'assemblage textile.
Il y a également une notion de rareté de la matière première à prendre en compte. Par exemple, l'acier est un point stratégique car il n’est pas produit en Europe. Cela crée ainsi une dépendance forte à la chaîne de valeur en amont. C’est la même chose pour les métaux rares, cette fois-ci en raison de leur prix fluctuant. L’impact peut alors être colossal pour une entreprise qui fabrique des téléphones ou des puces électroniques.
5. Émissions liées aux produits vendus (Scope 3 partiel)
Ce sont ici toutes les émissions qui sont générées après la vente. Cela correspond donc à l’usage du produit par le client final, son recyclage, sa fin de vie ou encore son élimination.
6. Autres émissions indirectes (Scope 3 partiel)
Place à la dernière catégorie. Elle regroupe les émissions non citées précédemment et générées par l'usage des outils numériques. Le cloud en est un exemple.
Nomenclature des catégories BEGES et exemples, www.ecologie.gouv.fr, 2022
Quel est le cadre réglementaire du BEGES en France ?
Évolutions récentes du cadre réglementaire
Le dispositif BEGES a connu plusieurs évolutions depuis sa création :
2012 : Entrée en vigueur de l'obligation pour les organisations concernées ;
2016 : Renforcement des sanctions en cas de non-respect (amende portée à 10 000 €, puis 20 000 € en cas de récidive) ;
2019 : Introduction d'une obligation de joindre un plan de transition avec une feuille de route et des actions de réduction concrètes ;
2022 : Nouvelles sanctions renforcées : jusqu'à 50 000 € d'amende (et 100 000 € en cas de récidive) ;
2023 : Le décret BEGESimpose la prise en compte du scope 3 donc des émissions indirectes (chaîne logistique, déplacements de personnes, déchets…) dans la réalisation du bilan GES (ou BEGES). Celui-ci doit être publié sur le site de l’ADEME et s’inscrire dans un objectif global de décarbonation ;
2024-2026 : Convergence progressive avec les exigences de la CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) qui impose un reporting climat encore plus détaillé pour certaines entreprises.
Fréquence de mise à jour
Le BEGES a été pensé avec une logique d’amélioration continue. Il ne suffit donc pas de faire un état des lieux à un instant T puis de passer à autre chose. L’idée est de le mettre à jour, de vérifier les progrès, d’ajuster la stratégie afin d’aller toujours plus loin.
Le BEGES doit donc être mis à jour :
Tous les 4 ans pour les entreprises et établissements publics ;
Tous les 3 ans pour les collectivités territoriales.
Qui est concerné par le BEGES en France?
Le BEGES est obligatoire pour :
Les entreprises et associations de plus de 500 salariés en France métropolitaine : Toutes les entreprises employant plus de 500 personnes sur le territoire français (tous établissements confondus) doivent réaliser et publier leur BEGES tous les 4 ans.
Les collectivités de plus de 50 000 habitants : Les communes, intercommunalités, départements et régions de plus de 50 000 habitants sont soumis à l'obligation. La fréquence de mise à jour est de 3 ans.
Les établissements publics de plus de 250 agents : Les services de l'État, les établissements publics et autres personnes morales de droit public employant plus de 250 agents sont également concernés.
📝A noter : Le décompte des salariés se fait sur la base des effectifs en équivalent temps plein (ETP) au 31 décembre de l'année de référence.
Cas des entreprises non obligées mais fortement incitées
Même si votre entreprise n'est pas soumise à l'obligation réglementaire, plusieurs raisons peuvent vous pousser à réaliser un BEGES volontaire :
Anticipation réglementaire : Vous y prendre dès maintenant, c’est anticiper d’éventuels changements de réglementations à venir et ne pas vous retrouver au pied du mur.
Exigences clients et fournisseurs : De plus en plus de grands groupes demandent à leurs fournisseurs de mesurer et réduire leurs émissions (scope 3 de vos clients).
Accès aux financements : Certaines aides publiques (ACT Pas-à-Pas de l’ADEME, PACTE Industrie de l’ADEME, Diag Décarbon’Action de Bpifrance) conditionnent leurs financements à la réalisation d'un bilan carbone.
💡Bon à savoir : Chez WeCount, nous accompagnons les entreprises pour structurer leur bilan carbone entreprise et faire monter en compétences leurs équipes en interne. Notre approche repose sur un programme collectif de 4 mois, combinant plateforme carbone, accompagnement expert et formation, afin de vous rendre autonome et capable de piloter votre stratégie climat dans la durée.
Sanctions en cas de non-respect
Les organisations qui ne respectent pas les obligations liées au BEGES s'exposent à des sanctions financières :
50 000 € d'amende en cas de non-publication ou de publication hors délai ;
100 000 € d'amende en cas de récidive.
Au-delà de la sanction financière, le non-respect de l'obligation peut entraîner :
Une atteinte à la réputation de l'organisation ;
Une perte de crédibilité auprès des parties prenantes ;
Des difficultés d'accès aux financements publics et privés ;
Un désavantage concurrentiel face aux entreprises conformes.
Quelles différences entre BEGES et Bilan Carbone® ?
Le BEGES et le Bilan Carbone® sont souvent confondus. Pourtant, ils ne répondent pas aux mêmes objectifs. Voici comment les distinguer :
Origine et portage des deux méthodologies
BEGES : C'est une obligation réglementaire française instaurée par la loi Grenelle II (2010) et codifiée dans le Code de l'Environnement (article L229-25). Il est piloté par l'État et l'ADEME.
Bilan Carbone® : C'est une méthode développée par l'ADEME en 2004, puis transférée à l'Association Bilan Carbone (ABC) en 2011.
Périmètre (scope 1, 2 et 3) et niveau d'exigence
BEGES : Le périmètre réglementaire minimal couvre les scopes 1 et 2et 3.
Bilan Carbone® : Le Bilan Carbone® couvre les scopes 1, 2 et 3 de manière détaillée. La méthode impose une approche rigoureuse avec 10 postes principaux et 48 sous-postes d'émissions.
Reconnaissance réglementaire
BEGES : C'est l'obligation réglementaire à laquelle sont soumises certaines organisations en France. Les manquements à l’établissement, à la mise à jour ou à la transmission du BEGES peuvent être sanctionnés par une amende. Le montant de celle-ci est plafonné à 50 000 € (100 000 € en cas de récidive).
Bilan Carbone® : Ce n'est pas une obligation légale, mais c'est une méthode reconnue pour aller au-delà du BEGES et structurer une stratégie climat robuste. Le périmètre est exhaustif et obligatoire pour les personnes morales de droit privé de plus de 500 salariés (et 250 en outre-mer), les collectivités de plus de 50 000 habitants, les établissements publics de plus de 250 agents, les services de l’Etat.
Cas d'usage : conformité vs stratégie climat
BEGES : Idéal pour respecter ses obligations légales et publier un bilan minimal sur la plateforme ADEME.
Bilan Carbone® : Idéal pour structurer une stratégie climat ambitieuse, identifier tous les leviers de réduction (y compris le scope 3) et engager une démarche de transition bas-carbone crédible.
✨Notre conseil : Une approche efficace consiste à réaliser un Bilan Carbone® complet, qui permet à la fois de répondre aux exigences du BEGES et d’obtenir une vision plus exhaustive de ses émissions, notamment sur le scope 3.
Récap : tableau comparatif entre BEGES et Bilan Carbone®
Critère
BEGES
Bilan Carbone®
Origine
Obligation réglementaire (loi Grenelle II, 2010)
Méthode ADEME (2004), gérée par l'ABC depuis 2011
Statut
Obligatoire pour certaines organisations
Volontaire (mais recommandé)
Périmètre
Scopes 1, 2 et 3 obligatoires
Scopes 1, 2 et 3 obligatoires
Niveau de détail
Minimal (conformité)
Exhaustif (10 postes, 48 sous-postes)
Fréquence
Tous les 4 ans (3 ans pour collectivités)
Recommandé chaque année
Formation
Aucune formation obligatoire
Formation certifiante obligatoire pour utiliser la marque
Publication
Obligatoire sur la plateforme ADEME
Facultative (mais recommandée)
Objectif principal
Conformité réglementaire
Stratégie climat et pilotage
Sanctions
Jusqu'à 50 000 € (100 000 € en récidive)
Aucune (c'est volontaire)
Comment réaliser un BEGES étape par étape ?
Réaliser un BEGES peut sembler complexe, mais en suivant une démarche structurée, cela devient accessible. Voici les 7 étapes clés recommandées par notre équipe :
Étape 1 : Sensibiliser et mobiliser les équipes
Avant de lancer le projet, prenez le temps d'expliquer la démarche aux personnes clés. L’idée est de mobiliser efficacement les équipes.
Pour cela, vous pouvez par exemple prévoir un atelier ou un point d'information avec vos parties prenantes (DAF, responsable technique, RH, Responsables Achats, etc). Celui-ci permet de clarifier les enjeux (climat, réglementation, stratégie), de définir le rôle de chacun, et de faciliter la collecte de données par les équipes métiers.
Cette étape, souvent négligée, fluidifie le projet et évite les blocages dus à une mauvaise compréhension des enjeux.
Étape 2 : Choisir une méthodologie adaptée à vos besoins
Le BEGES est une obligation réglementaire définie par le Code de l’environnement. Il fixe :
Un périmètre minimal d’émissions à couvrir ;
Une fréquence de mise à jour ;
Une obligation de publication sur la plateforme de l’ADEME.
Sur le plan méthodologique, le BEGES s’appuie sur des standards internationaux, notamment la norme ISO 14064-1 et son guide d’application ISO/TR 14069. Cela garantit ainsi une cohérence dans la manière de comptabiliser les émissions.
Peut-on utiliser une autre méthode ? Oui. De nombreuses organisations choisissent de réaliser leur BEGES en s’appuyant sur une méthode plus structurée comme :
Le Bilan Carbone® ;
Le GHG Protocol.
Pour rappel, le Bilan Carbone® et le GHG Protocol permettent tous deux de répondre aux exigences du BEGES. C’est simplement le reporting qui sera différent puisque la classification des postes n’est pas la même.
Ces référentiels permettent par ailleurs d’aller plus loin que le strict minimum réglementaire, notamment en couvrant l’ensemble des émissions indirectes (scope 3) et en structurant un plan d’action climat plus robuste. L’enjeu n’est donc pas d’opposer” les méthodes, mais de choisir un cadre cohérent avec :
Vos obligations réglementaires ;
Votre niveau de maturité climat ;
Vos objectifs stratégiques (trajectoire SBTi, exigences clients, etc.).
Étape 3 : Définir le périmètre organisationnel et opérationnel
Il s’agit à cette étape de cadrer le périmètre de l’analyse :
Périmètre organisationnel : Quelles entités juridiques et établissements sont inclus dans le BEGES (siège social, filiales, sites de production, agences, etc.) ?
Périmètre opérationnel : Quelles émissions sont comptabilisées ? Scopes 1 et 2 obligatoires, scope 3 recommandé. Pensez également à préciser les catégories du scope 3 que vous incluez.
✨Notre conseil : Formalisez noir sur blanc vos choix méthodologiques (entités incluses, postes du scope 3 retenus, facteurs d’émission utilisés, hypothèses de calcul). Cela vous permettra de comparer vos résultats d’une année sur l’autre et de justifier vos données en cas de contrôle ou d’audit.
Étape 4 : Collecter les données d'activité
C’est souvent l’étape la plus chronophage et celle qui conditionne la qualité de tout votre BEGES. Vous devez rassembler des données issues de multiples sources :
Notes de frais ;
Factures d’énergie ;
Achats fournisseurs ;
Relevés de consommation ;
Données RH (déplacements domicile-travail) ;
Gestion des déchets, etc.
Le principal défi n’est pas le calcul. C’est l’organisation.
Dans la plupart des entreprises, les données sont réparties entre la comptabilité, les achats, les RH, la logistique ou encore les services généraux. Sans méthode claire, la collecte peut vite devenir un exercice fastidieux, générateur d’erreurs et de perte de temps.
Quelques bonnes pratiques pour structurer la collecte :
Identifier un référent par service ;
Définir un calendrier clair avec des échéances ;
Centraliser les données dans un outil unique ;
Formaliser les sources et les formats attendu ;
Pourquoi l’outillage devient rapidement indispensable
De nombreuses organisations commencent avec des tableurs Excel. Cela peut fonctionner pour un premier exercice exploratoire, mais devient rapidement difficile à maintenir dans le temps : multiplication des versions, risques d’erreurs, manque de traçabilité des données.
C’est pourquoi de plus en plus d’entreprises choisissent de s’appuyer sur une plateforme de comptabilité carbone, capable de structurer la collecte, sécuriser les données et automatiser les calculs.
Chez WeCount, nous avons conçu un programme collectif de 4 mois (Promotion Climat) qui permet aux équipes de réaliser leur bilan carbone tout en montant en compétence. L’accompagnement combine formation, coaching par un expert climat et utilisation de notre plateforme carbone.
Concrètement, la plateforme WeCount permet :
de centraliser les données par poste d’émission ;
d’intégrer automatiquement les facteurs d’émission à jour (Base Empreinte®) ;
d’assurer la traçabilité des sources et des hypothèses ;
de générer facilement un reporting conforme au format BEGES.
L’objectif : vous permettre de réaliser votre BEGES en toute autonomie et de structurer votre stratégie climat dans la durée. Nous contacter pour en savoir plus.
Étape 5 : Calculer les émissions de GES
Une fois vos données collectées, vous devez les convertir en émissions de CO₂ équivalent (CO₂e) en appliquant des facteurs d'émission. Pour cela, on distingue deux formules :
La formule pour les facteurs d’émissions physiques : Quantité de GES émise = Quantité Consommée x Facteur d’Émission Physique.
La formule pour les facteurs monétaires (qui permet donc de calculer la quantité de CO2 émise par un service ou un produit selon son prix) : Quantité de GES émise = Prix x Facteur D'émission Monétaire. Le résultat est ensuite exprimé en CO2e/€.
Plusieurs bases existent pour trouver ces facteurs d’émissions :
Base Empreinte® (France) : base de référence officielle de l'ADEME (et c’est aussi celle que l’on utilise en priorité pour notre plateforme WeCount). Pour rappel, cette base est née de la fusion entre la Base Carbone® et la Base Impacts® ;
DEFRA (Royaume-Uni) : pour certains postes internationaux.
À ce stade, vous avez :
Collecté les données ;
Appliqué les facteurs d’émission ;
Calculé les émissions par poste.
Il faut maintenant :
agréger les résultats ;
produire une vision globale ;
vérifier la cohérence ;
structurer les restitutions.
L’enjeu est donc de rassembler et organiser les résultats pour pouvoir les analyser et les publier. Pour le dire autrement, il s’agit de passer d’une série de calculs isolés à une lecture stratégique de vos émissions. Vous pourrez identifier :
Les scopes qui pèsent le plus ;
Les postes d’émissions les plus importants (et donc prioritaires) ;
Les sites ou activités concentrant les principaux impacts.
La consolidation manuelle sous Excel devient rapidement complexe, surtout si vous avez plusieurs sites, plusieurs contributeurs et/ou plusieurs versions de fichiers. Faire le choix d’utiliser un outil dédié, comme une plateforme de reporting carbone, peut être une façon stratégique d’automatiser l’agrégation des données et de sécuriser la cohérence de vos résultats.
✨Notre conseil : Dans la même logique que pour les premières étapes, documentez vos hypothèses, vos sources de données et vos choix méthodologiques. Cela sera indispensable pour reproduire le calcul l'année suivante et justifier vos résultats en cas d'audit.
Étape 6 : Analyser et suivre l’impact des données sur les GES
Une fois les calculs terminés, prenez le temps d'analyser vos résultats :
Quels sont vos postes d'émissions les plus importants ?
Où se concentrent les opportunités de réduction ?
Comment vos émissions ont-elles évolué par rapport au bilan précédent ?
Quels sont les leviers d'action prioritaires (rapides, peu coûteux, à fort impact) ?
Cette analyse est essentielle pour passer de la mesure à l'action.
Votre plan d'actions doit contenir :
Des actions concrètes (sobriété énergétique, efficacité, changement de fournisseurs, éco-conception, etc.) ;
Un calendrier de mise en œuvre ;
Des indicateurs de suivi (kWh économisés, tCO₂e évitées, etc.) ;
Des responsables identifiés pour chaque action ;
Une estimation des moyens nécessaires (budget, ressources humaines).
✨Notre conseil : Priorisez vos actions selon leur impact carbone et leur faisabilité (coût, délai, acceptabilité). Commencez par des "quick wins" pour créer une dynamique positive.
Plan d'évolution sur la plateforme carbone WeCount
Une fois votre BEGES finalisé, vous devez le publier sur laplateforme officielle de l'ADEME. La publication doit être effectuée dans les 6 mois suivant la clôture de l'exercice concerné.
Quelques points relevés par nos consultants au fil des années et qui devraient vous permettre d’éviter quelques écueils :
Sous-estimer le scope 3 : Se limiter aux scopes 1 et 2 vous fait passer à côté de 70 à 90% de vos émissions totales et de vos principaux leviers de réduction. Intégrez au moins les catégories du scope 3 les plus importantes pour votre activité (achats, transport, déplacements par exemple).
Mauvaise qualité des données : Utiliser des données approximatives ou non documentées rend vos résultats peu fiables et inexploitables. Privilégiez les données primaires (factures, relevés) et documentez vos hypothèses et sources.
BEGES "one-shot" sans plan d'action : Réaliser un bilan uniquement pour la conformité puis l'oublier pendant 4 ans vous fait perdre tout bénéfice stratégique. Construisez un plan d'actions concret et mettez à jour votre bilan chaque année pour mesurer vos progrès.
Vision purement conformité : Voir le BEGES comme une simple contrainte vous fait manquer une opportunité de réduire vos coûts et d'anticiper les évolutions réglementaires. Transformez-le en outil de pilotage stratégique pour identifier vos leviers de performance et sécuriser votre activité.
Pas d'appropriation interne : Déléguer entièrement le BEGES à un prestataire externe empêche vos équipes de s'approprier la démarche climat. Impliquez vos collaborateurs dès le début, formez-les et co-construisez le plan d'actions pour garantir la réussite.
💡Bon à savoir : C’est d’ailleurs dans cette logique que chez WeCount, nous avons choisi de créer notre programme Promotion Climat. Nous ne réalisons pas le BEGES pour vous. Nous vous accompagnons et vous aidons à monter en compétences afin que vous puissiez comprendre et piloter le sujet efficacement.
Que faire après un BEGES ?
Une fois votre BEGES réalisé, l’enjeu n’est plus seulement de mesurer vos émissions, mais de décider où vous voulez aller et comment vous allez y parvenir.
Autrement dit : quelle baisse viser, à quel rythme, sur quels postes d’émissions, et avec quelles transformations de votre modèle d’activité ?
C’est à ce moment-là qu’une stratégie climat devient indispensable. Le BEGES vous donne une photographie de vos émissions à un instant donné. La stratégie climat, elle, permet de définir une trajectoire de réduction crédible, de prioriser vos actions et d’inscrire la transition dans les décisions de l’entreprise.
Pour construire cette trajectoire, plusieurs cadres de référence peuvent vous aider :
La SBTi (Science Based Targets initiative) : c’est aujourd’hui le cadre international le plus reconnu pour fixer des objectifs de réduction alignés avec l’Accord de Paris. Il permet de définir des cibles climatiques sur les scopes 1, 2 et 3, à court et long terme.
La NZI (Net Zero Initiative) : portée en France par Carbone 4, elle propose un cadre de pilotage complémentaire pour distinguer réduction des émissions, contribution à la décarbonation d’autres acteurs et neutralisation des émissions résiduelles.
La SNBC (Stratégie Nationale Bas-Carbone) : c’est la feuille de route climat de la France. Elle peut servir de repère, notamment pour les acteurs publics ou les organisations qui souhaitent aligner leur trajectoire avec les objectifs nationaux.
Dans la pratique, une question revient souvent : comment passer concrètement d’un BEGES à un plan climat structuré, chiffré et pilotable ?
C’est précisément l’objectif de la méthode ACT Pas à Pas. Cette démarche permet de transformer un bilan d’émissions en une stratégie climat robuste, en aidant l’entreprise à :
analyser ses risques et opportunités liés à la transition bas-carbone ;
définir une vision cible à moyen et long terme ;
construire une trajectoire cohérente avec ses enjeux ;
prioriser un plan d’action chiffré et réaliste ;
embarquer la direction et les métiers dans la mise en œuvre.
WeCount propose un accompagnement ACT Pas à Pas pour aider les entreprises à franchir ce cap : passer d’un exercice de mesure à une véritable stratégie climat, alignée avec leurs contraintes opérationnelles et leurs ambitions de transformation.
📝 À noter : si votre organisation souhaite faire valider officiellement ses objectifs par la SBTi, votre inventaire d’émissions doit être construit selon le GHG Protocol.
Quels outils et prestataires pour réaliser un BEGES ?
Outils internes vs solutions spécialisées
Excel "fait-maison" : Certaines organisations créent leur propre tableur pour calculer leurs émissions. C'est faisable pour un premier bilan exploratoire, mais cela devient vite fastidieux, source d'erreurs, et difficile à mettre à jour.
Tableur Bilan Carbone® Excel de l’Association Transition Bas-Carbone (ABC) : Mis à disposition gratuitement, il a été conçu pour permettre de mesurer et de rapporter vos émissions d’équivalent CO2. Il est très pratique mais pour l’utiliser en interne, il faut être d’abord formé par l’ABC.
Logiciels métiers : Certains ERP ou logiciels de gestion intègrent des modules de calcul carbone. Ils sont en revanche souvent moins complets que les plateformes spécialisées.
Plateformes de comptabilité carbone : de nombreux outils automatisent la collecte de données, intègrent les facteurs d'émission à jour (Base Empreinte®, Ecoinvent, etc.), et facilitent le suivi dans le temps. C’est notamment le cas de la plateforme de reporting carbone WeCount.
Rôle des cabinets de conseil
Faire appel à un cabinet spécialisé apporte une expertise méthodologique (BEGES, Bilan Carbone®, GHG Protocol), un gain de temps (collecte, calculs, rapport) et une crédibilité renforcée auprès de vos parties prenantes. En général, ces cabinets vous accompagnent aussi dans la construction d'un plan d'actions stratégique et ambitieux. En revanche, avec cette option, vous déléguez le sujet.
Vous ne formez pas vos équipes en interne afin de les mobiliser autour de votre démarche sur le long terme.
Attention, le coût peut également être élevé (plusieurs milliers à plusieurs dizaines de milliers d'euros selon la taille de votre organisation).
Comment WeCount accompagne les entreprises dans la réalisation de leur BEGES ?
Chez WeCount, nous avons accompagné plus de 700 organisations, PME, ETI et grands groupes, dans la structuration et le pilotage de leur stratégie climat. Cela comprend notamment l’aide à la réalisation du bilan carbone à travers la méthode BEGES.
Notre approche combine :
Un programme collectif : Cet accompagnement se déroule sur 4 mois et combine accompagnement individuel par un expert, formation des équipes et ateliers collectifs réunissant plusieurs entreprises. Ce format permet de structurer la démarche en interne en définissant une trajectoire de réduction crédible et ambitieuse, tout en bénéficiant des retours d’expérience et de la dynamique d’un groupe confronté aux mêmes enjeux.
Une plateforme carbone : Intuitive, elle a été conçue pour vous permettre de collecter plus facilement et plus rapidement vos données et générer automatiquement le reporting au format BEGES.
Résultat : Vous réalisez un BEGES conforme à vos obligations réglementaires, mais surtout vous gagnez en autonomie pour pérenniser cette démarche et piloter votre transition bas-carbone dans la durée.
Le BEGES est une obligation réglementaire française qui impose de mesurer et publier ses émissions de GES (scopes 1 et 2 obligatoires, scope 3 recommandé).
Quelle est la différence entre BEGES et bilan carbone ?
Le BEGES est une réglementation qui oblige certaines organisations françaises à mesurer et publier leurs émissions de gaz à effet de serre (directes et indirectes). Le Bilan Carbone® est une méthode plus complète et prescriptive développée par l'ADEME, qui impose d'intégrer le scope 3. Les deux sont compatibles : on peut réaliser un Bilan Carbone® qui répond aussi aux exigences du BEGES.
Pourquoi faire un BEGES ?
Au-delà de la conformité, le BEGES permet à une organisation de cartographier et réduire ses émissions, de piloter sa stratégie climat avec des données concrètes, et de valoriser ses engagements auprès de ses parties prenantes.
Quelle est l'obligation du BEGES pour les collectivités ?
Il est obligatoire pour les collectivités de plus de 50 000 habitants (et doit être renouvelé tous les 3 ans).
Le bilan carbone est-il obligatoire pour les entreprises ?
En France, le bilan des émissions de gaz à effet de serre (BEGES) est obligatoire pour les entreprises de plus de 500 salariés (250 en outre-mer), les collectivités de plus de 50 000 habitants et certaines entités publiques.
Le scope 3 est-il obligatoire dans le BEGES ?
Oui, le scope 3 est obligatoire dans le BEGES réglementaire au même titre que les scopes 1 et 2 le sont. La raison est simple. On estime qu’il représente en général 70 à 90% des émissions totales. L'ignorer revient à avoir une vision incomplète et peu stratégique de son impact.
Qui peut réaliser un Bilan des Émissions de Gaz à Effet de Serre (BEGES) ?
Un BEGES peut être réalisé :
En interne : Si vous avez les compétences et le temps
Avec un cabinet de conseil : Des consultants certifiés Bilan Carbone® ou experts en comptabilité carbone vous accompagnent alors de A à Z.
Dans le cadre d’un programme structuré combinant formation, accompagnement et outil dédié : Chez WeCount, nous accompagnons les équipes à travers un programme collectif sur 4 mois (Promotion Climat), combinant formation, accompagnement individuel par un expert et utilisation d’une plateforme de comptabilité carbone. L’objectif n’est pas de faire “à votre place”, mais de vous permettre de comprendre, piloter et mettre à jour votre BEGES dans la durée.
Quelle que soit l'option choisie, privilégiez une approche qui implique vos équipes et vous permet de monter en compétence pour piloter votre démarche climat dans la durée.
Quelle sanction en cas d'absence de BEGES ?
Les organisations qui ne publient pas leur bilan des émissions de gaz à effet de serre (BEGES) dans les délais s'exposent à une amende pouvant aller jusqu'à 50 000 € (et 100 000 € en cas de récidive). Au-delà de la sanction financière, le non-respect de l'obligation entraîne une perte de crédibilité, des difficultés d'accès aux financements et un désavantage concurrentiel. Les contrôles se renforcent, il est donc essentiel d'être en conformité.
Le BEGES doit-il être audité ou certifié ?
Non, il n'y a pas d'obligation d'audit externe pour le BEGES réglementaire. Cependant, si vous êtes soumis à la CSRD, vos données climat (dont le BEGES) devront être auditées par un commissaire aux comptes ou un organisme tiers indépendant (OTI). Il est donc recommandé de préparer dès maintenant des données auditables : traçabilité, documentation, hypothèses justifiées.
Pendant plusieurs mois, ces structures ont réalisé leur bilan d'émissions de gaz à effet de serre (GES), partagé leurs données terrain et élaboré leurs premières pistes d'action de décarbonation grâce à l'accompagnement individuel, aux ateliers collectifs et à la plateforme carbone de WeCount.
Les retours d'expérience opérationnels des Offices de Tourisme participants, associés à l'expertise méthode de WeCount, ont permis la co-construction d'une note méthodologique au plus proche des réalités et des spécificités du secteur touristique territorial.
Contenu du guide
Dans le guide, vous pouvez trouver :
✅ +20 idées d'actions concrètes et leviers opérationnels pour engager votre plan de décarbonation et inciter aux mobilités bas-carbone.
💡 Des repères méthodologiques sur-mesure pour structurer votre démarche et réussir à définir vos périmètres d'étude (Périmètre Office de Tourisme vs Périmètre Destination)
🔎 Une analyse décryptée des 6 principaux postes d'émissions du secteur : mobilités visiteurs (réceptif/local), produits de boutique, prestations traiteurs & alimentation, numérique, gestion des bâtiments et achats de services.
📊 Des recommandations et cas pratiques pour fixer votre trajectoire de réduction des émissions (alignée sur la SNBC, les objectifs de votre collectivité ou la méthodologie SBTi) et mobiliser votre écosystème territorial.
Comment prouver l’impact concret de vos actions et valoriser la contribution de la RSE à la performance globale de l’entreprise ?
Business, RH, finance... Les responsables RSE doivent aujourd'hui naviguer entre pilotage d'impact et exigences de rentabilité. Pour pérenniser les engagements et obtenir les arbitrages stratégiques nécessaires, il devient essentiel de positionner la RSE non plus comme une contrainte, mais comme un véritable moteur de performance économique et d'attractivité.
Comment dépasser la simple mesure d'impact pour parler le langage de la direction et des chiffres ? Quels indicateurs et arguments mobiliser pour démontrer la valeur créée par vos démarches ?
Dans ce webinaire, trois experts et acteurs engagés vous apportent des clés méthodologiques et des retours d'expérience concrets pour mesurer, valoriser et faire du ROI de la RSE un levier de conviction puissant en interne.
Pour participer au webinaire
Rien de plus simple, inscrivez-vous en complétant le formulaire ci-dessous. 👇🏻
Intervenants
🎙️ Sylvain Wasserman, président de l'ADEME
🎙️ Claire Bottineau, Head of Sustainability chez Elis Group et vice-présidente du C3D
🎙️ Emery Jacquillat, PDG de CAMIF et cofondateur de la Communauté des Entreprises à Mission
Pourquoi participer
Ce webinaire a été conçu comme un moment pour :
Dépasser les idées reçues sur le coût de la RSE et en faire un levier de création de valeur globale,
Mobiliser les bons indicateurs pour crédibiliser vos démarches auprès de votre direction, de la finance et des RH,
S'inspirer de retours d'expérience stratégiques et de conseils d'experts pour affirmer le positionnement de votre équipe RSE en interne !
Un moment pensé pour celles et ceux qui, au quotidien, cherchent à donner envie d’agir, clarifier les enjeux et créer un alignement stratégique durable !
Ce live peut vous être utile, mais vous n'avez pas d'email professionnel ? Ecrivez-nous à l'adresse contact-us@wecount.io.
👋 À propos des webinaires Pépites de WeCount
Les Pépites de WeCount mettent en lumière celles et ceux qui font avancer la transition dans leurs organisations. Un rdv trimestriel, des formats courts, inspirants et concrets pour passer de la réflexion à l’action.
Et pour cause, un jean, un smartphone, une bouteille de shampoing : chaque produit génère des émissions de gaz à effet de serre et vient impacter le bilan carbone de chaque individu. Les entreprises qui prennent les devant et jouent la carte de la transparence ont aujourd’hui un avantage de taille.
L'empreinte carbone produit est devenue un outil stratégique pour les entreprises qui souhaitent éco-concevoir leurs produits, répondre aux exigences réglementaires et se différencier sur leur marché.
Dans cet article, on vous explique ce qu'est l'empreinte carbone d'un produit, comment la calculer, comment la réduire concrètement, et comment l'intégrer dans votre stratégie climat globale.
L'empreinte carbone produit en résumé :
Une approche 360 : L'empreinte carbone produit mesure les émissions de GES sur l'ensemble du cycle de vie d’un produit (matières premières, fabrication, transport, utilisation, fin de vie). Le bilan carbone entreprise lui se concentre sur la mesure des émissions générées par une entreprise sur une année.
Focus climat vs vision multicritère : L'empreinte carbone produit se concentre uniquement sur les émissions de CO₂e, tandis qu'une ACV complète évalue également d’autres impacts environnementaux (eau, biodiversité, ressources, toxicité, acidification…).
Un levier stratégique pour les entreprises : Mesurer l'empreinte carbone de ses produits n’est pour le moment pas obligatoire en Europe. En revanche, les choses commencent à bouger. Les entreprises opérant dans le textile en France sont d'ores et déjà concernées par le décret n°2025-957 du 6 septembre 2025 encadrant l'affichage volontaire du coût environnemental. Par ailleurs, les entreprises qui communiquent sur leurs engagements environnementaux devront se conformer à la directive Empowering Consumers for the Green Transition (ECGT) dès septembre 2026.
Une méthodologie rigoureuse encadrée par des normes : Le calcul repose sur des normes internationales (ISO 14067, GHG Protocol Product Standard) et nécessite de définir une unité fonctionnelle, cartographier le cycle de vie, collecter des données précises et appliquer des facteurs d'émission adaptés.
Des actions concrètes pour réduire l'impact : Éco-conception, choix des matières premières, optimisation de la fabrication, réduction des transports, allongement de la durée de vie, amélioration de la recyclabilité... Les leviers sont nombreux et doivent être priorisés selon leur impact réel.
Qu'est-ce que l'empreinte carbone d'un produit ?
Définition simple
L'empreinte carbone d'un produit (aussi appelée Analyse de Cycle de Vie carbone ou Product Carbon Footprint en anglais) mesure la quantité totale de gaz à effet de serre émise sur l'ensemble du cycle de vie d'un produit ou d'un service, exprimée en kilogrammes de CO₂ équivalent (kgCO₂e ou tCO₂e).
Concrètement, cela signifie qu'on comptabilise toutes les émissions générées depuis l'extraction des matières premières jusqu'à la fin de vie du produit, en passant par sa fabrication, son transport, son utilisation et son recyclage ou sa destruction.
L'analyse du cycle de vie, de l'extraction des matières premières à la gestion de sa fin de vie, source wecount.io
☝️ Exemple : Pour une bouteille de shampoing, on ne regarde pas seulement le produit en lui-même, mais aussi son utilisation : un lavage de cheveux. Cela inclut donc les matières premières (ingrédients, plastique de la bouteille), la fabrication du shampoing, l'emballage et l'étiquetage, le transport jusqu'au point de vente, la distribution du point de vente jusqu’à chez la personne, l'utilisation (eau chaude pour se laver les cheveux), la fin de vie (recyclage de la bouteille, traitement de l'eau usée).
Différence entre empreinte carbone produit et empreinte carbone entreprise
Avant d’aller plus loin, il est essentiel de bien distinguer ces deux approches, car elles ne mesurent pas la même chose :
Critère
Empreinte carbone entreprise (Bilan Carbone®)
Empreinte carbone produit (ACV carbone)
Périmètre
Une organisation (entreprise, collectivité)
Un produit ou service spécifique
Temporalité
Une année donnée (ex : 2024)
Tout le cycle de vie du produit (sans limite temporelle)
Objectif
Mesurer l'impact global de l'organisation
Mesurer l'impact d'un produit spécifique
Scopes
Scopes 1, 2, 3 de l'organisation
Toutes les étapes du cycle de vie du produit
Différence entre empreinte carbone produit et ACV
Quelques éléments pour vous permettre de distinguer les deux :
Une Analyse du Cycle de Vie (ACV) est une méthodologie normée (ISO 14040 et 14044) qui évalue les impacts environnementaux d'un produit ou service sur l'ensemble de son cycle de vie. Elle est multicritère et ne se limite pas au climat, mais mesure plusieurs impacts environnementaux (épuisement des ressources, consommation d'eau, acidification, eutrophisation, toxicité, occupation des sols, appauvrissement de la couche d'ozone, etc.).
L'empreinte carbone produit (aussi appelée ACV carbone ou Product Carbon Footprint en anglais) est une ACV simplifiée qui se concentre sur un seul indicateur : les émissions de gaz à effet de serre (exprimées en CO₂e). Elle suit la même logique que l'ACV (approche cycle de vie complet), mais ne regarde que l'impact climatique.
✨Notre conseil : Si votre priorité est de mesurer et réduire votre impact climat, l'empreinte carbone produit suffit. Si vous souhaitez une vision globale de tous les impacts environnementaux, optez pour une ACV complète.
Les principales normes et méthodologies
Le calcul de l'empreinte carbone produit est encadré par plusieurs normes et référentiels internationaux :
ISO 14067 : Norme internationale spécifique à l'empreinte carbone des produits (quantification et communication) ;
ISO 14040 et 14044 : Normes de référence pour l'Analyse de Cycle de Vie (ACV), qui servent de base méthodologique ;
GHG Protocol Product Standard : Référentiel international développé par le World Resources Institute (WRI) et le World Business Council for Sustainable Development (WBCSD) ;
Bilan Carbone® Produit : Méthodologie française développée par l'ADEME et l'Association Bilan Carbone (ABC).
📝 À noter : L'ACV et l'empreinte carbone produit sont des méthodes très encadrées par des normes ISO et requièrent une grande rigueur, contrairement à des estimations rapides ou approximatives.
Pourquoi est-il intéressant de mesurer l'empreinte carbone de ses produits ?
Répondre aux exigences réglementaires
Plusieurs réglementations françaises et européennes imposent ou incitent à mesurer l'empreinte carbone des produits :
À l’échelle européenne
En mars 2023, la Commission Européenne présentait la directive Green Claims. Celle-ci était adoptée par le Parlement européen en mars 2024 et avait pour objectif d’encadrer les allégations environnementales en s'appuyant sur la méthodologie PEF. Entretemps, il y a eu un retour en arrière puisque cette initiative a été retirée en juin 2025.
Il reste à ce jour la directive ECGT (Empowering Consumers for the Green Transition), adoptée en mars 2024, et dont l’entrée en application dans les États membres est prévue pour septembre 2026. Cette dernière interdit entre autres les allégations génériques (« écologique », « vert ») et les labels « neutre en carbone » basés sur des compensations plutôt que sur des réductions réelles.
Zoom sur la France
La loi AGEC (Anti-Gaspillage pour une Économie Circulaire, 2020) et la loi Climat et Résilience (2021) imposent progressivement aux entreprises de certaines filières (textile, agroalimentaire, hôtellerie) d'afficher l'impact environnemental de leurs produits.
En pratique, cela se traduit par un score, une étiquette ou un pictogramme apposé sur le produit ou sa fiche en ligne, informant le consommateur de l'impact carbone et environnemental du produit tout au long de son cycle de vie.
En France, il existe également le décret n° 2025-957 du 6 septembre 2025 qui encadre les modalités de calcul et de communication du coût environnemental des produits textiles. Ce n’est pas une obligation mais les entreprises peuvent choisir d’afficher le score de leurs produits sur leurs sites internet et/ou en magasin. Decathlon a par exemple choisi d’aller en ce sens, comme on peut le voir par exemple sur la fiche produit de ces chaussures de basketball.
Identifier les vrais leviers de réduction
Mesurer l'empreinte carbone de vos produits permet d'identifier précisément les étapes du cycle de vie les plus émettrices et de prioriser les actions de réduction les plus efficaces.
Quelles émissions sont prises en compte pour une analyse d'empreinte carbone produit ?
Les gaz à effet de serre couverts
L'empreinte carbone produit mesure l'ensemble des gaz à effet de serre (GES) émis, pas seulement le CO₂. Ces gaz sont convertis en CO₂ équivalent (CO₂e) selon leur pouvoir de réchauffement global (PRG).
Les principaux GES pris en compte sont :
CO₂ (dioxyde de carbone) : combustion d'énergies fossiles, déforestation
Gaz fluorés (HFC, PFC, SF₆) : réfrigération, climatisation, industrie électronique
📝 A noter : Le méthane est émis principalement par l’agriculture et la production des hydrocarbures. Selon le 6e rapport du GIEC, son pouvoir de réchauffement par contre serait entre 26 et 34 fois supérieur à celui du CO2 sur 100 ans.
Quel est le lien entre empreinte carbone produit et stratégie climat d'entreprise ?
Les deux approches sont complémentaires et s'inscrivent dans une stratégie climat globale.
Lien entre empreinte carbone produit et trajectoire de décarbonation
L'empreinte carbone produit est un outil clé pour définir et piloter votre trajectoire de décarbonation :
Fixer des objectifs produit par produit : Réduire de X% l'empreinte carbone de chaque produit d'ici 2030 ;
Piloter les actions d'éco-conception : Suivre l'évolution de l'empreinte carbone au fil des itérations de design ;
Mesurer les progrès : Recalculer l'empreinte carbone après chaque amélioration pour vérifier l'impact réel.
Lien entre empreinte carbone produit et neutralité carbone et SBTi
Le Science Based Targets initiative (SBTi) est un référentiel international pour valider que votre trajectoire de réduction est alignée avec l'Accord de Paris. L'empreinte carbone produit peut nourrir votre démarche SBTi en vous permettant de :
Quantifier les émissions scope 3 aval (utilisation et fin de vie de vos produits vendus) ;
Identifier les leviers de réduction produit par produit ;
Fixer des objectifs de décarbonation par gamme de produits.
📝 À noter : La SBTi impose de réduire vos émissions, pas de les compenser. L'empreinte carbone produit permet d'identifier où et comment réduire efficacement. La première étape pour une entreprise qui vise l’objectif Net Zero et souhaite contribuer à la neutralité carbone est de réduire ses propres émissions avant de réduire les émissions de sa chaîne de valeur ou de financer des projets de séquestration. Pour creuser le sujet, consultez notre article Science Based Targets Initiative (SBTi) : 5 étapes pour fixer sa trajectoire.
Comment calculer l'empreinte carbone d'un produit ?
Le calcul de l'empreinte carbone d'un produit suit une méthodologie rigoureuse en 5 étapes clés.
Étape 1 : Définir le périmètre et l'unité fonctionnelle
Avant de commencer, il faut définir précisément ce que l’on mesure.
L'unité fonctionnelle
L'unité fonctionnelle définit la fonction et la performance que le produit remplit. On ne mesure pas l'empreinte d'un objet en soi, mais celle de l'usage qu'on en fait. Cette unité fonctionnelle, cela va être ce à quoi le résultat est rapporté.
Exemples d'unités fonctionnelles :
Ampoule : "Fournir entre 500 et 900 lumens pendant 1000 heures" ;
Sac de courses : "Emballer 9000 litres de produits par an" ;
Voiture : "Transporter 5 personnes sur 200 000 km" ;
Shampoing : "Permettre 20 lavages de cheveux".
Le périmètre
Il faut également définir :
Quelles étapes du cycle de vie sont incluses (extraction, fabrication, transport, usage, fin de vie) ;
La zone géographique (produit vendu en France, en Europe, à l'international) ;
Les hypothèses d'utilisation (durée de vie, fréquence d'usage, conditions d'utilisation).
Étape 2 : Cartographier le cycle de vie
Une fois l'unité fonctionnelle définie, il faut cartographier toutes les étapes du cycle de vie du produit et identifier les flux entrants et sortants à chaque étape.
Fabrication : Mélange des ingrédients, mise en bouteille, étiquetage, énergie de l'usine ;
Emballage : Carton, film plastique, palette ;
Transport amont : Transport des matières premières vers l'usine ;
Transport aval : Transport du produit fini vers les points de vente ;
Distribution : transport du produit depuis les points de vente jusque chez les habitants ;
Utilisation : Eau chaude pour se laver les cheveux ;
Fin de vie : Recyclage de la bouteille, traitement de l'eau usée.
Étape 3 : Collecter les données d'inventaire
C'est l'étape la plus chronophage : il faut collecter chaque donnée d'activité vis-à-vis de l’unité fonctionnelle et pour chaque étape du cycle de vie.
Types de données à collecter :
Quantités de matières premières (kg, litres, unités) ;
Consommation d'énergie (kWh de gaz, électricité, fioul) ;
Distances et modes de transport (km en camion, train, bateau, avion) ;
Consommation d'eau (litres) ;
Déchets générés (kg de déchets, taux de recyclage).
Étape 4 : Appliquer les facteurs d'émission
Une fois les données collectées, il faut les convertir en émissions de CO₂e en appliquant des facteurs d'émission.
💡Bon à savoir : Sur la plateforme de comptabilité carbone WeCount, nous avons rassemblé 115K facteurs d’émission parmi 15 bases de données de référence (Base Empreinte, ecoinvent, Inies, Agribalyse, Defra, Ecobalyse, etc). L’idée est de vous faciliter la vie en centralisant un maximum de données. Pour en savoir plus, demandez une démo !
Plateforme de comptabilité carbone WeCount
Étape 5 : Analyser les résultats et identifier les leviers
Une fois tous les calculs réalisés, il faut analyser les résultats pour identifier les étapes les plus émettrices (on parle de points chauds carbone) et prioriser les actions de réduction.
Questions à se poser :
Quelles étapes du cycle de vie pèsent le plus dans l'empreinte totale ?
Quels sont les postes sur lesquels j'ai le plus de marge de manœuvre ?
Quelles actions de réduction auront le plus d'impact ?
Emissions GES produits selon le cycle de vie
Peut-on communiquer sur l'empreinte carbone d'un produit ?
Oui, communiquer sur l'empreinte carbone d'un produit est possible, voire encouragé, à condition de respecter certaines règles de transparence et de sincérité pour éviter le greenwashing.
Bonnes pratiques de communication environnementale
Être précis et transparent : Indiquez clairement le périmètre de l'empreinte carbone (tout le cycle de vie ou seulement certaines étapes), l'unité fonctionnelle, et la méthodologie utilisée ;
Afficher les chiffres : Communiquez l'empreinte carbone en kgCO₂e de manière claire et compréhensible. Évitez les formulations vagues comme "produit vert" ou "éco-responsable" sans données chiffrées ;
Comparer de manière honnête : Si vous comparez votre produit à un concurrent ou à une version antérieure, assurez-vous que la comparaison est juste et méthodologiquement cohérente (même périmètre, même unité fonctionnelle) ;
Reconnaître les limites : Soyez honnête sur les incertitudes, les hypothèses et les limites de votre calcul. Aucune empreinte carbone n'est parfaite, et reconnaître cela renforce la crédibilité ;
Accompagner d'actions concrètes : Ne communiquez pas uniquement sur le chiffre, mais aussi sur les actions de réduction que vous avez mises en place et vos engagements futurs.
Éviter le greenwashing et le greenhushing
Le greenwashing c'est le fait de communiquer de manière trompeuse ou exagérée sur les qualités environnementales d'un produit. Par exemple, n’affichez jamais "produit neutre en carbone". Pour mieux comprendre la raison, consultez notre article “Neutralité carbone : ce que cela signifie vraiment pour les entreprises.”
Le greenhushing, c'est le fait de ne pas communiquer sur ses efforts environnementaux par peur d'être accusé de greenwashing.
Quels outils utiliser pour réaliser une empreinte carbone produit ?
Pour réaliser une empreinte carbone produit, plusieurs options s'offrent à vous :
Tableur Excel (manuel) : Gratuit et flexible, le tableur Excel convient aux produits simples et permet de se familiariser avec la méthodologie. Cependant, il est chronophage, peut comporter des risques d'erreurs de calcul et manque de traçabilité automatique. Il peut être adapté pour un premier calcul exploratoire sur un produit simple.
Logiciels d'ACV spécialisés : Ils permettent d’avoir des calculs automatisés rigoureux avec bases de données intégrées (Ecoinvent) et conformité aux normes ISO. Ces outils offrent des analyses multicritères complètes, mais sont parfois coûteux (licences annuelles) et nécessitent une expertise ACV avec une courbe d'apprentissage élevée. Cela peut être adapté pour desACV complètes multicritères, certifications environnementales ou équipe dédiée.
Logiciel de comptabilité carbone : Cette option permet de collecter facilement les données, de garantir une robustesse méthodologique, d’avancer sereinement avec un outil facile à prendre en main mais aussi et surtout de piloter efficacement le passage à l’action (définir une trajectoire, quantifier les actions et simuler des scénarios, etc.).
Chez WeCount, notre plateforme de comptabilité carbone a été spécialement conçue pour les PME : intuitive, guidée, et accessible sans expertise préalable. Vous êtes accompagné à chaque étape, de la collecte à la publication de votre bilan. Envie d'une démo ? Contactez notre équipe.
Plateformes simplifiées et accessibles : Bilan Produit® (ADEME) et Ecobalyse (textile) sont des outils gratuits ou accessibles avec interface simplifiée et bases de données intégrées. Moins personnalisables et limités à certains secteurs, ils peuvent convenir aux calculs simplifiés et estimations rapides.
Comment WeCount accompagne les entreprises dans leur démarche d'analyse d'empreinte carbone produit ?
Analyser l’empreinte carbone d’un produit demande de mobiliser de nombreuses données (achats, transport, fabrication, usage…), souvent réparties entre plusieurs équipes. Sans outil structurant, la démarche peut vite devenir chronophage et difficile à piloter.
WeCount propose une approche combinant plateforme digitale et accompagnement méthodologique pour faciliter la réalisation d’une empreinte carbone produit.
Centraliser et réutiliser les données existantes : La plateforme de comptabilité carbone permet de s’appuyer sur les données déjà collectées dans le cadre du bilan carbone de l’entreprise. Les émissions peuvent être réorganisées à l’échelle d’un produit et réparties selon les étapes de son cycle de vie, ce qui évite de repartir de zéro.
Structurer l’analyse étape par étape : Un accompagnement est proposé pour définir le périmètre, l’unité fonctionnelle et les données prioritaires à collecter. L’objectif est d’identifier rapidement les principales sources d’émissions et de prioriser les actions de réduction.
Orienter les choix d’éco-conception : Les résultats obtenus permettent de comparer différents scénarios (choix de matières, modes de transport, emballage, durée de vie…) et d’éclairer les décisions de conception ou d’amélioration produit.
Gagner en autonomie dans le pilotage : Au fil des analyses, les équipes internes peuvent actualiser les calculs dans la plateforme, suivre l’évolution de l’empreinte carbone des produits et intégrer ces éléments dans leur stratégie climat.
Dans certains secteurs, comme la santé, un accompagnement spécifique peut être proposé pour appliquer des méthodologies dédiées, notamment pour l’évaluation de l’empreinte carbone des médicaments (méthode fournie par la DGE, Direction Générale des Entreprises).
FAQ : Empreinte carbone produit
Qu'est-ce qu'une bonne empreinte carbone pour un produit ?
Il n'existe pas de seuil universel, car cela dépend du type de produit, de sa fonction et de son secteur. Une "bonne" empreinte carbone est relative : elle doit être inférieure à la moyenne du marché et s'inscrire dans une trajectoire de réduction continue. L'essentiel est de mesurer, comparer avec des produits similaires, et progresser année après année.
L'empreinte carbone produit est-elle obligatoire ?
Non, l'empreinte carbone produit n'est pas obligatoire pour la plupart des entreprises. En revanche, l'affichage environnemental est en cours de déploiement progressif pour certains secteurs (textile, agroalimentaire, hôtellerie). De plus, certains clients, distributeurs ou donneurs d'ordre peuvent exiger cette information dans le cadre de leurs propres engagements climat ou de leur reporting CSRD.
Peut-on comparer deux produits entre eux ?
Oui, à condition de comparer des produits remplissant la même fonction (même unité fonctionnelle) et mesurés avec la même méthodologie. Par exemple, comparer l'empreinte carbone d'un sac réutilisable et d'un sac jetable nécessite de définir la même unité fonctionnelle (ex : "emballer 9000 litres de produits par an") et le même périmètre (cycle de vie complet).
À quelle fréquence faut-il recalculer l'empreinte carbone d'un produit ?
Il est recommandé de recalculer l'empreinte carbone d'un produit tous les 2 à 3 ans, ou dès qu'une modification majeure intervient (changement de fournisseur, de matière première, de procédé de fabrication, de transport). Cela permet de suivre l'évolution de l'impact et de mesurer l'efficacité des actions de réduction mises en place.
Quelle différence entre étiquette carbone et empreinte carbone produit ?
L'empreinte carbone produit est le calcul complet des émissions de GES sur tout le cycle de vie du produit. L'étiquette carbone (ou affichage environnemental) est la communication de cette empreinte au consommateur, souvent sous forme de score, pictogramme ou étiquette apposée sur le produit. L'étiquette est donc la version simplifiée et grand public de l'empreinte carbone produit.