Découvrez le replay de la matinale Matinale Bilan Carbone et Stratégie Climat organisée par l'Auxiliaire en partenariat avec WeCount et BTP Rhône et Métropole
Au programme
▶️ Une masterclass sur le bilan carbone de la filière BTP par Marine Fouquet, associée chez WeCount et experte batiment
Ateliers collectifs, formation, accompagnement individuel, durant 5 mois, vous pourrez ainsi réaliser votre bilan carbone, formaliser un plan d'actions et une stratégie climat pour votre structure et former une équipe en interne pour la déployer.
Vous souhaitez accélérer la transition climat et esg de votre entreprise ?
Inspirez-vous des retours d'expérience d'entreprises de votre secteur !
Au programme de ce webinaire d'une heure
▶️ Pourquoi se lancer dans une transition bas carbone ?
▶️ Comment piloter la démarche de décarbonation de son entreprise ?
▶️ Quelles sont les bonnes pratiques et conseils pour réaliser son Bilan GES et construire une stratégie climat ambitieuse et robuste ?
▶️ Les outils et les dispositifs d’accompagnement à disposition
Pour nourrir et inspirer votre réflexion et vos travaux sur le sujet, WeCount vous invitent à découvrir les témoignages de :
Marc Caillat, conducteur de travaux & Benoit Alligné, responsable études de prix | Chanut Bâtiment (entreprise de l'ancien président de la FFB et d'Action Logement)
Sébastien Falcon, chargé d'études | Albertazzi (filiale du Groupe SERFIM spécialisée dans les travaux publics)
Marine Fouquet, docteure en comptabilité carbone dans le secteur et directrice technique | WeCount
Rejoignez-nous pour une opportunité d'apprendre et d'agir ensemble pour un secteur BTP plus durable 💪🏻
Visionner le replay
Inscrivez-vous ci-dessous, pour accéder au replay de l'événement :
En France, le secteur produit 23% des émissions de GES chaque année. Pour répondre à ce défi, la Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC) fixe des objectifs ambitieux : réduire les émissions de 49 % d’ici 2030 par rapport à 2015, et contribuer à la neutralité carbone d’ici 2050.
La transition vers un BTP décarboné repose sur plusieurs leviers : sensibiliser ses clients, repenser les usages des édifices dès leur conception, mieux concevoir et mieux construire, décarboner la phase chantier ou encore améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments.
Quel est le bilan carbone du BTP ? Comment réduire les émissions de gaz à effet de serre des entreprises ?
Toutes nos réponses dans cet article.
Panorama de la filière BTP en France
Le secteur du BTP est un levier important de l’économie française. En 2022, il représente près de 15 % du produit intérieur brut (PIB) et plus d’1,5 million d’actifs.
C’est aussi plus de 530 000 entreprises françaises, dont 94 % dans le bâtiment et 6 % dans les travaux publics. Le tout représentant près de 360 milliards d’euros de chiffres d'affaires en France en 2021.
La filière compte deux typologies d’acteurs : conception et construction.
En amont de la chaîne de valeur, les concepteurs décident de la structure, de matériaux ou encore de végétalisation du projet. C’est une phase importante, car la conception détermine l’évolution et l’utilisation des bâtiments sur le long terme.
💡 Bon à savoir : Parmi les concepteurs, on compte les promoteurs, les agences d’architectes ou d’urbanisme, les bureaux d’études en ingénierie civile, ou les entreprises de services telles que des dessinateurs-projeteurs.
Ensuite, les constructeurs sont chargés de mettre en œuvre les projets, c’est-à-dire d’exécuter les projets de construction sur le terrain. Ils interviennent pendant la phase chantier.
💡 Bon à savoir : Les constructeurs sont composés d’entreprises de gros œuvre, de second œuvre et de fabricants.
Bien qu’ils interviennent à un moment différent de la chaîne de valeur, concepteurs et constructeurs partagent les mêmes enjeux de décarbonation.
Quel bilan carbone pour le BTP ?
💡 Bon à savoir : Le BTP est différent du bâtiment. Le BTP englobe le bâtiment (habitation, monument, bureaux, commerces, etc.) mais aussi les travaux publics (transport, réseaux, terrassement, etc.)
L’empreinte carbone nationale du secteur
En France, le BTP représente 23 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) et 43 % des consommations énergétiques annuelles françaises. C’est l‘un des plus grands consommateurs d'énergie.
💡 Bon à savoir : l’échelle individuelle, le logement est responsable d’environ 19 % de l’empreinte carbone d’un français.
En 2019, le secteur du bâtiment et des travaux publics émettait 153 millions de tonnes équivalent CO2. À titre de comparaison, l’empreinte carbone totale de la France s’élevait à 605 millions de tonnes de CO2 équivalent.
Maintenant, allons voir plus en détail les émissions de GES produites lors de la construction d’un bâtiment.
Zoom sur l'empreinte carbone d'un bâtiment
Prenons l’exemple d’un bâtiment pour comprendre les enjeux de décarbonation.
Le bilan carbone d’un bâtiment inclut l’ensemble de son cycle de vie, c’est-à-dire :
la conception,
La construction,
l’exploitation
et la démolition.
💡 Bon à savoir : l’exploitation correspond à la consommation d'énergie tout au long de la vie du bâtiment.
En moyenne, le bilan carbone d’un bâtiment provient à 70 % des matériaux (donc des matières premières) et 30 % de l’énergie.
En moyenne, le bilan carbone d’un bâtiment provient à 70 % des matériaux (donc des matières premières) et 30 % de l’énergie.
La phase d’exploitation des bâtiments est celle qui émet le plus de gaz à effet de serre.
En effet, en France, 46 % des bureaux et 41 % des logements sont chauffés au gaz. C’est la première source de consommation d’énergie en France, ce qui en fait un facteur clé de décarbonation.
De plus, la construction neuve est beaucoup plus émettrice que la rénovation d’un bâtiment ancien.
En adoptant une conception bas-carbone dès l’origine du projet, nous pouvons minimiser les émissions de gaz à effet de serre et les impacts environnementaux à chaque phase du cycle de vie du bâtiment.
Matériaux de construction et énergie : les deux enjeux majeurs de la décarbonation du BTP
Les matières premières et la consommation énergétique sont les deux enjeux majeurs dans la transition bas-carbone du BTP.
D’un côté, la production des matériaux de construction les plus répandus est très énergivore et soulève des questions environnementales.
De l’autre, logements, bureaux et autres infrastructures entraînent une consommation d’énergie importante, notamment en phase de construction et d’exploitation.
Matières premières et matériaux de construction
Le BTP emploie plusieurs types de matériaux dont les principaux sont le béton, le ciment et le sable.
Impact du béton et du ciment
Le béton et le ciment font partie des matériaux les plus utilisés dans la construction.
Pourtant, la production du ciment représente 7 % des émissions mondiales de GES selon le GCCA (Global Cement and Concrete Association).
💡 Bon à savoir : le béton est composé de ciment, de sable et de graviers. Le ciment joue le rôle de liant. Il est la principale composante du béton puisqu’il constitue 90% de sa masse (le Shift Project). La décarbonation du béton passe donc par celle du ciment !
En France, nous fabriquons environ 16 millions de tonnes de ciment chaque année. Cela représente 10 millions de tonnes de CO2e, soit près de 2,5 % des émissions territoriales françaises selon le Shift Project.
La production de ciment est particulièrement énergivore, en raison du procédé de cuisson des matières premières nécessaire pour obtenir le clinker.
💡 Bon à savoir : le clinker est l’ingrédient principal du ciment. Sa production nécessite de chauffer du calcaire à très haute température (1450°), ce qui libère beaucoup de gaz à effet de serre.
Aujourd’hui, il existe des substituts pour réduire le taux de clinker contenu dans une tonne de ciment. C’est le cas par exemple du laitier (sous-produit de la production d’acier), du calcaire ou de l’argile calcinée (le Shift Project).
Il existe aussi des alternatives bas-carbone pour remplacer le béton (et donc le ciment) et réduire encore plus l’impact carbone de la construction. Vous pouvez par exemple privilégier les matériaux biosourcés et géosourcés, notamment :
La pierre (calcaires, grès, granit),
Le bois et ses dérivés (bambou, fibres de bois),
La terre crue (pisé, bauge, terre coulée, etc.).
Ainsi, choisir des matériaux de construction biosourcés ou géosourcés permet déjà aux entreprises de diminuer une partie de leurs émissions de gaz à effet de serre.
Qu'en est-il des autres matières premières ?
Au-delà du béton, d’autres matériaux utilisés dans le secteur du BTP présentent des défis environnementaux. C’est le cas du sable. 10 milliards de tonnes de sable sont consommées chaque année dans le monde.
Pourtant, son extraction et sa transformation sont énergivores et contribuent à la diminution des puits de carbone.
L’acier est également une matière première fortement carbonée. Sa production nécessite des quantités importantes d’énergie. Mais cette énergie est souvent issue de combustibles fossiles, ce qui génère des émissions significatives de CO2.
En définitive, limiter l’impact carbone des matériaux de construction passe par plusieurs leviers : consommer moins de matières neuves, consommer plus de matières premières biosourcées et développer le réemploi. Nous creuserons plus ce point dans la partie suivante.
Consommation d’énergie fossile
La dépendance aux énergies fossiles est le deuxième défi dans la transition bas-carbone du BTP.
En effet, le secteur dépend des énergies fossiles tout au long de sa chaîne de valeur : de la production des matériaux de construction traditionnels, aux carburants utilisés sur chantier, ou au gaz destiné à la production de chaleur et d’eau chaude sanitaire (ECS).
Nous avons vu plus haut que la production des matériaux reposait en majorité sur les énergies fossiles. Sur les chantiers aussi, l'utilisation de carburants fossiles pour alimenter les machines de construction sur les chantiers reste encore très répandue, ce qui génère des émissions de GES.
En développant l’utilisation d’énergie décarbonée dans les procédés industriels, dans la fabrication ou sur les chantiers, les entreprises du BTP peuvent limiter leur consommation d’énergies fossiles et donc leurs émissions de gaz à effet de serre.
Que l’on soit concepteur ou constructeur, plusieurs leviers d’action sont à votre disposition pour entamer ou accélérer votre décarbonation.
Comment réduire les émissions de GES de la filière BTP ?
Vous vous demandez peut-être comment agir concrètement ? Voici des idées d’actions collectives à l’échelle du secteur ou de votre entreprise.
Décarboner l’ensemble de la filière BTP
Réduire les émissions de gaz à effet de serre dans le secteur du BTP nécessite une approche collective. Depuis la conception des bâtiments jusqu’à leur démolition, tous les acteurs ont un rôle à jouer. Nous vous proposons quelques pistes.
Pour élaborer une stratégie de décarbonation performante, les entreprises du BTP doivent disposer d’un bilan GES fiable et précis. Malgré les progrès récents, il y a encore des manques pour l’estimation de l’impact carbone de certains matériaux et équipements.
Pour y pallier, vous pouvez :
Réaliser collectivement des analyses de cycle de vie (ACV) pour fiabiliser les données d’impact carbone et construire des référentiels précis ;
Enrichir la base de données Iniès pour faciliter les études d’impact.
1. Intensifier les efforts en matière de R&D
La poursuite de l'innovation dans les techniques de construction et la recherche sur l'impact environnemental des matériaux sont des leviers essentiels, notamment :
Développer des nouvelles techniques de construction à partir de matériaux biosourcés ;Travailler avec les industriels pour développer des innovations bas-carbone qui correspondent aux critères de qualité ;
Financer et développer des projets de R&D.
2. Développer les filières de recyclage et de réemploi
Développer une Filière de Recyclage Industrialisée à Grande Échelle pour traiter efficacement les matériaux de construction en fin de vie permettrait de maximiser les économies d'échelle, de réduire les coûts et de garantir la disponibilité des matériaux recyclés sur le marché.
3. Former les professionnels du BTP
La formation est un indispensable à la montée en compétences des acteurs du BTP sur les enjeux climat, les leviers de décarbonation ainsi qu’aux nouvelles techniques de construction. Et pour cela, nous recommandons de :
Intégrer les enjeux climat et éco-conception au cœur des formations initiales de génie civil ;
Sensibiliser et former les professionnels en entreprise.
En agissant collectivement, nous pouvons créer un effet de levier et diminuer durablement les émissions de GES du secteur !
Réduire l'empreinte carbone des bâtiments tout au long du cycle de vie
Décarboner le secteur du BTP passe par des actions globales mais aussi locales.
Repenser les usages des édifices, mieux concevoir et mieux construire ou encore décarboner la phase de chantier… Autant de leviers de décarbonation qui peuvent être mis en place à chaque étape du cycle de vie d’un bâtiment.
1. Repenser les usages des édifices dès la conception
Les choix lors de la phase de conception influencent la construction et l’évolution du bâtiment dans le temps. Pour une conception bas-carbone, vous pouvez choisir de :
Concevoir des bâtiments avec des modules réutilisables et reconfigurables pour anticiper les différents usages du bâtiment au fil du temps ;
Mutualiser les services d’un même bâtiment ;
Optimiser la conception pour réduire la superficie des espaces communs sans compromettre le confort.
2. Mieux concevoir et mieux construire
Ce levier porte sur trois axes : choisir le lieu de conception, diminuer la consommation d’énergie et diminuer l’impact carbone de la construction.
Adapter la conception des bâtiments pour maximiser l’efficacité énergétique naturelle (orientation, localisation, végétation) ;
Prioriser des sources d’énergies peu carbonées pour alimenter les projets (réseaux de chaleur, éolien, solaires, géothermie, etc.) ;
Concevoir des bâtiments à base de matériaux biosourcés et géosourcés ;
Réutiliser les matériaux provenant de la démolition d’un ancien édifice ;
Favoriser les ressources provenant de la filière de recyclage ou de réemploi.
Par exemple, l’entreprise Ribière - entreprises de maçonnerie générale et de génie civil - a rédigé un guide de bonne pratique pour le réemploi pour sensibiliser les conducteurs de travaux et faciliter sa mise en œuvre. L’entreprise teste aussi des méthodes de construction moins carbonées, comme la construction en terre.
3. Décarboner la phase chantier
Location, mutualisation, énergie décarbonée… Différentes actions sont possibles pour décarboner la phase chantier !
Privilégier l'utilisation de sources d'énergies renouvelables ;
Mettre en place des partenariats avec les collectivités afin d’avoir des locaux et des compteurs électriques à disposition ;
Rétrofiter ses équipements ;
Utiliser des carburants moins polluants ;
S’orienter vers la location plutôt que l’achat ;
Mutualiser les engins de chantier pour maximiser leur utilisation.
MGB est une entreprise spécialisée dans les travaux publics et filiale du groupe SERFIM. L’entreprise a fait le choix d’utiliser un carburant synthétique pour alimenter ses véhicules et engins de chantier. Les véhicules alimentés par le XTL consomment moins de carburant par rapport à ceux fonctionnant au GNR. Cette meilleure efficacité énergétique permet de compenser le surcoût initial du carburant.
Zoom sur les autres impacts environnementaux du BTP
Au-delà des émissions de gaz à effet de serre (GES), le BTP soulève des questions environnementales à propos de l’eau, des déchets et de la biodiversité.
Une consommation d’eau importante
La production de matériaux de construction, en particulier le ciment, est gourmande en eau. Il faut en moyenne 35 litres d'eau pour produire 1 kilogramme de ciment selon Veolia. Ce besoin en eau s'ajoute aux tensions existantes dans certaines régions en stress hydrique.
Des solutions sont en cours de développement, comme l’utilisation d’eaux usées recyclées ou l'utilisation de matériaux de construction moins gourmands en eau.
Des déchets de construction et de démolition
Le BTP génère près de 40 millions de tonnes de déchets par an, dont seulement 1 % sont réemployés. Ce volume considérable met une forte pression sur les décharges et entraîne des risques de pollution des sols et des eaux.
Mais cet impact peut être diminué en développant le recyclage, le réemploi et la valorisation des matériaux non-inertes.
Un risque pour la biodiversité
L’extraction intensive entraîne érosion et perturbation des habitats aquatiques. Les conséquences sont la destruction des écosystèmes côtiers et marins.
De plus, l’étalement urbain et la construction d’infrastructures entraînent chaque année la conversion de 20 000 à 30 000 hectares de terres en France selon le MTES. C’est l’artificialisation des sols. Ce phénomène contribue à la destruction des habitats naturels et réduit la capacité des sols à stocker le carbone et à absorber l'eau.
💡 Bon à savoir : l'article 192 de la loi Climat et résilience définit l’artificialisation des sols comme "l'altération durable de tout ou partie des fonctions écologiques d'un sol, en particulier de ses fonctions biologiques, hydriques et climatiques [...] par son occupation ou son usage".
En définitive, la décarbonation du secteur du BTP repose sur une approche globale articulée en quatre axes majeurs : repenser les usages des édifices dès leur conception, mieux concevoir et mieux construire, décarboner la phase chantier et réduire l’impact de l’entreprise.
Cette transformation ne peut se faire qu’avec une mobilisation collective de tous les acteurs de la filière, qu’il s’agisse des professionnels, des industriels ou des collectivités locales. Ensemble, les acteurs peuvent partager leurs expériences, mutualiser leurs ressources et innover collectivement pour surmonter les défis que pose la décarbonation.
Vous êtes une entreprise du BTP et vous voulez faire votre bilan carbone ?
Nous sommes des experts du bilan carbone et de la stratégie climat. Depuis 2020, nous avons accompagné plus de 400 d'organisations dont plus d'une quarantaine d'entreprises du BTP ! Vous souhaitez en savoir plus ? Contactez-nous !
Sources
(1) Rapport sur l’état mondial des bâtiments et de la construction, ONU (2024)
(2) Tableau de bord de l’économie française, secteur Construction, INSEE
Les retours d’expérience opérationnel des entreprises participantes, associés à l’expertise de WeCount et à la dizaine d’experts mobilisés lors du programme ont permis la co-construction d’un guide au plus proche de la réalité terrain.
Contenu du guide
Dans le guide, vous retrouverez :
✅ +80 idées d’actions de décarbonation à l’échelle des entreprise ou de la filière BTP
💡 +15 exemples de mesures concrètes mises en place par des entreprises du BTP
🔎 Le bilan carbone type d’une entreprise du BTP et ses principaux postes d’émissions
📊 Des recommandations de méthodes de calcul bilan carbone spécifiques à la chaine de valeur du BTP
Webinaire de présentation du guide
Vous souhaitez écoutez les témoignages d'experts et d'entreprises du BTP ?
Découvrez notre webinaire sur comment décarbonner les entreprises du bâtiment et de la construction avec la FFB, le CEREMA, BTP Rhône, la BPI et Ribière, entreprise du bâtiment.
Pour les organisations, la transition n'est plus un sujet périphérique, mais un impératif de résilience et de performance économique. Loin de désengager, 83 % des dirigeants ont maintenu ou augmenté leurs investissements durables, motivés par l'alliance entre objectifs business et environnementaux (C-Suite Sustainability Report 2025, Deloitte).
2026 marque ainsi l’entrée dans l’ère de la maturité opérationnelle.
Pour les responsables RSE, cela signifie que 2026 ne sera plus seulement l’année du reporting « pour la forme », mais celle d’une intégration renforcée de la durabilité dans le pilotage de la compétitivité et de la résilience des organisations.
Dans cet article, nous décryptons les évolutions qui vont structurer 2026, et les impacts concrets qu’elles auront sur vos priorités et votre pilotage.
Le paysage réglementaire en 2026
Reporting de durabilité : la double dynamique CSRD / VSME
En décembre 2025, le vote au parlement européen de la loi Omnibus a radicalement transformé le paysage du reporting. En relevant les seuils de la CSRD à 1 000 salariés et 450 M€ de chiffre d’affaires, elle a réduit d’environ 80 % le nombre d’entreprises initialement concernées.
Conséquence immédiate, une nouvelle dynamique s’installe. Moins d’entreprises produisent un reporting CSRD complet, mais davantage d’entreprises devront fournir des informations ESG à leurs clients, partenaires et financeurs.
Pour les PME et ETI exemptées, la VSME devient le cadre le plus simple pour répondre de manière structurée aux demandes d’informations ESG de leurs parties prenantes.
Dans ce nouveau cadre, la Value Chain Cap (plafonnement des demandes ESG dans la chaîne de valeur) s’impose. Les demandes adressées aux entreprises hors CSRD doivent, autant que possible, se limiter au périmètre d’informations couvert par la VSME.
Impacts concrets :
La VSME s’impose comme un langage commun des échanges ESG : La VSME devient progressivement un cadre partagé entre PME/ETI, donneurs d’ordre et acteurs financiers. Selon le premier rapport publié par l’EFRAG sur son adoption, 67 % des utilisateurs de données (banques, grandes entreprises) l’utilisent déjà comme référence pour collecter des informations ESG auprès de leurs partenaires PME.
Des demandes ESG plus encadrées, sans disparition des attentes : Avec la Value Chain Cap, les donneurs d’ordre doivent en principe limiter leurs demandes au périmètre couvert par la VSME. Il se peut qu’ils cherchent néanmoins à s’assurer que certains enjeux ESG clés sont bien maîtrisés par leurs fournisseurs. Disposer d’une analyse claire de ses enjeux matériels permet d’anticiper ces attentes et d’y répondre de manière structurée.
Priorisation par la matérialité : L’enjeu n’est plus de tout documenter, mais de se concentrer sur les sujets réellement déterminants (risques, dépendances, opportunités, impacts). Comprendre et agir sur ses enjeux ESG permet de s’approprier les opportunités et minimiser ses risques.
La fiabilité des données devient décisive : qualité, traçabilité et cohérence des informations pèsent davantage dans l’accès aux appels d’offres et aux financements bancaires.
Si vous souhaitez avancer sans vous perdre dans la complexité réglementaire, WeCount propose un programme ESG conçu pour structurer un reporting crédible et une feuille de route alignée ESRS/VSME 👉 En savoir plus
le MACF (Mécanisme d'Ajustement Carbone aux Frontières) entre en vigueur
Au 1er janvier 2026, le MACF, également appelé CBAM (Carbon Border Adjustment Mechanism) entre dans sa phase définitive, marquant la fin de la période transitoire.
Ce dispositif européen met fin à une forme de concurrence déloyale en appliquant aux produits importés pour six secteurs stratégiques (acier, aluminium, ciment, engrais, électricité, hydrogène) une tarification carbone équivalente à celle supportée par les industriels européens.
L’objectif est double : rééquilibrer la compétitivité carbone entre productions européennes et importations, et inciter les entreprises à privilégier des chaînes d’approvisionnement européennes ou engagées dans des trajectoires de décarbonation crédibles.
Impacts concrets :
Statut obligatoire : Les entreprises important ces marchandises doivent désormais détenir le statut de « déclarant MACF autorisé », délivré par les autorités douanières.
Sécurisation de la chaîne d’approvisionnement : Le MACF pousse à réévaluer les dépendances hors-UE. C'est une opportunité pour les responsables RSE de préconiser des stratégies de relocalisation proche (nearshoring) ou de favoriser des fournisseurs engagés dans des trajectoires de décarbonation crédibles afin de réduire la facture carbone à la frontière.
Un enjeu d'accès au marché : sans données vérifiées, les entreprises s’exposent à des pénalités financières et, à terme, à une perte d’accès au marché européen. À l’échelle macro-économique, le coût du dispositif est estimé à près de 12 milliards d’euros par an d’ici 2035 pour les importateurs européens, selon les projections actuelles.
Autres réglementations environnementales à suivre
L’année 2026 est marquée par une accélération des réglementations sectorielles qui imposent une transformation opérationnelle des modèles d’affaires. Le volet social fait l’objet d’un focus dédié plus loin dans cet article.
PFAS et polluants éternels : Dès le 1er janvier 2026, la loi n° 2025-188 entre en vigueur, interdisant progressivement la fabrication et l'importation de produits contenant des PFAS dans des secteurs clés comme les cosmétiques, le textile, l'habillement et les chaussures.
Économie circulaire du plastique : Pour encourager l'incorporation de matières recyclées, un système de bonus/malus financier est instauré au 1er janvier 2026 pour plusieurs filières (électronique, jouets, bricolage). La recyclabilité devient ainsi un avantage économique direct pour les producteurs.
Règlement Déforestation (EUDR) : L'application est désormais fixée au 30 décembre 2026 pour les grands opérateurs et au 30 juin 2027 pour les PME. Les entreprises concernées devront produire une déclaration de diligence raisonnable (DDR) pour garantir que leurs produits (café, cacao, bois, caoutchouc, etc.) n'ont pas causé de dégradation forestière.
Simplification de la Taxonomie verte : Un nouveau régime, applicable dès les rapports publiés en 2026 (pour l'exercice 2025), introduit une logique de matérialité financière. Les entreprises peuvent désormais se dispenser de l'évaluation technique complexe pour les activités jugées non significatives financièrement au regard de seuils de Capex et Opex. Ces activités doivent néanmoins faire l'objet d'une déclaration simplifiée..
SNBC 3 : attendue au printemps 2026, la 3e Stratégie Nationale Bas-Carbone fixe un rythme de réduction des émissions de 5 % par an jusqu’en 2030, puis 7 % par an ensuite, impliquant une transformation profonde des secteurs pour diviser les émissions par 6 en l’espace de seulement 20 ans.
Impacts concrets :
Arbitrages matières et éco-conception : Les interdictions (PFAS) et les incitations (Plastique) forcent des arbitrages immédiats sur la composition des produits et le choix des fournisseurs.
Traçabilité et gestion des risques : Une entreprise peut être déstabilisée par ce qui se passe chez ses fournisseurs. La capacité à fournir des données de traçabilité robustes est désormais une condition d'accès au marché européen.
Fiabilisation de la donnée : Même avec la simplification, la Taxonomie reste un indicateur de solvabilité et de valorisation. Le quotidien du responsable RSE consiste désormais à transformer ces chiffres en preuves de résilience pour rassurer les financeurs qui exigent des rapports précis sur la part d'activités durables.
Les 9 tendances RSE 2026 : ce qui change concrètement pour les organisations
Le responsable RSE confirme son rôle de chef d’orchestre transversal
En 2026, la RSE se décentralise pour devenir une responsabilité partagée par les fonctions métiers. Elle n’est plus portée par une seule fonction, mais diffusée dans les achats, la finance, les opérations, l’innovation, les filiales…
On parle de plus en plus de Responsabilité Territoriale de l’Entreprise (RTE) : l’action se joue là où se prennent les décisions concrètes et là où l’impact se produit.
Impact concret :
Une RSE distribuée dans les fonctions clés : finance (indicateurs de robustesse et de solvabilité), achats (chaîne de valeur, conformité, risques), innovation (éco-conception, circularité). Le rôle du responsable RSE évolue : moins “porter seul”, plus animer, coordonner et donner une direction commune.
Embarquer la direction : un prérequis non négociable
Sans direction engagée, la RSE plafonne. En 2026, cette réalité devient plus visible parce que les sujets RSE touchent directement les décisions business : investissements, chaîne de valeur, conformité produit, accès aux marchés et aux financements.
Impacts concrets :
Les compétences clés du responsable RSE deviennent aussi politique et pédagogique : il faut être désormais capable de traduire des enjeux climat et ESG en éléments compréhensibles pour la direction, en lien avec la performance économique et les arbitrages stratégiques.
Des échanges plus structurants avec le CODIR : le discours évolue, moins de jargon, davantage de scénarios, de conditions de mise en œuvre, de conséquences opérationnelles et de résultats chiffrés.
L’usage de cadres de références pour avancer : des démarches type ACT Pas à Pas sont de plus en plus mobilisées pour ancrer une stratégie climat dans la gouvernance et la décision.
💻 Pour aller plus loin sur ce sujet, découvrez Les Pépites #5 – Embarquer sa direction, un webinaire animé par les experts WeCount et la Convention des Entreprises pour le Climat. Vous apprendrez comment déclencher l’adhésion au plus haut niveau et dépasser les résistances.
Scope 3 : la décarbonation de la chaîne de valeur change d’échelle
En 2026, l’attention se concentre massivement sur le Scope 3, qui représente souvent plus de 80 % de l’empreinte carbone des entreprises.
Cette bascule n’est plus théorique : elle est portée par les exigences des donneurs d’ordre, les cadres méthodologiques existants et la prise de conscience des risques liés aux chaînes d’approvisionnement.
Les entreprises sont de plus en plus incitées à travailler avec leurs fournisseurs, plutôt qu’à se limiter à une consolidation de données. Les démarches collectives, sectorielles ou territoriales prennent ici tout leur sens pour mutualiser les efforts et éviter une approche fragmentée.
Impacts concrets :
La collaboration inter-entreprises devient un levier central : La réduction des émissions passe par des coalitions (comme le PACTE Industrie ou le Fashion Pact) pour transformer des filières entières plutôt que des acteurs isolés.
Climat et sécurisation des approvisionnements se rejoignent : les stratégies de décarbonation intègrent désormais des enjeux de dépendance, de relocalisation proche (nearshoring). Le pilotage climat devient indissociable des choix d’achats et de logistique.
Le scope 3, un sujet stratégique à l’interface entre RSE, achats et opérations : il ne s'agit plus seulement de limiter son impact mais de bâtir une chaîne de valeur résiliente et créatrice de valeur économique.
Économie circulaire, éco-conception et scope 3 : dans un contexte de tensions sur les matières premières et de dépendances géographiques, l’intégration de matières recyclées, l’allongement de la durée de vie des produits et le développement de boucles de réemploi peuvent devenir des leviers clés d’adaptation pour réduire l’empreinte carbone et sécuriser les approvisionnements.
Trajectoires et référentiels : vers une clarification méthodologique
Plusieurs évolutions méthodologiques structurent le climat en 2026.
La consultation du GHG Protocol sur les méthodes de calcul liées à l’énergie et les mises à jour attendues du Net-Zero Standard de la SBTi témoignent d’un mouvement de clarification, dans un contexte où les entreprises attendent davantage de lisibilité et de stabilité.
L’enjeu n’est pas de multiplier les cadres, mais de renforcer la cohérence entre mesure, trajectoire et décisions.
Impacts concrets :
Les responsables RSE doivent renforcer leur capacité d’arbitrage méthodologique.
La robustesse des hypothèses et des choix de calcul devient aussi importante que le résultat chiffré.
Les trajectoires crédibles prennent le pas sur les engagements génériques.
👉 Vous souhaitez structurer une trajectoire climat robuste et crédible ? Chez WeCount, nous accompagnons les organisations dans la démarche ACT Pas à Pas pour relier pour relier ambition climatique, décisions stratégiques et mise en œuvre opérationnelle, en tenant compte de leurs contraintes réelles. Découvrez dès maintenant notre accompagnement ACT Pas à Pas.
Adaptation : une stratégie rentable, pas seulement défensive
Dans un contexte où les aléas climatiques gagnent en fréquence, en intensité et en imprévisibilité, l’adaptation s’impose progressivement dans la stratégie des entreprises comme un levier de continuité d’activité, de résilience et de performance économique.
Canicules, stress hydrique, inondations, incendies ou tensions sur les ressources affectent déjà les coûts, les marges, la productivité des entreprises. Ces impacts ne se limitent pas aux sites opérationnels : ils concernent l’ensemble de la chaîne de valeur.
Le rapport Returns on Resilience (Systemiq) apporte un éclairage décisif : chaque dollar investi dans l’adaptation génère plus de dix dollars de bénéfices économiques, via les pertes évitées, les gains opérationnels et les co-bénéfices sociaux.
Le marché mondial des solutions d’adaptation pourrait ainsi atteindre 1 300 milliards de dollars par an d’ici 2030.
Impacts concrets
L’adaptation devient un sujet de pilotage stratégique : les entreprises commencent à intégrer les risques physiques dans leurs décisions d’investissement, de localisation, de conception des infrastructures et de sécurisation des approvisionnements.
La chaîne de valeur devient centrale : les vulnérabilités climatiques se situent souvent hors du périmètre direct. Dépendance à certaines zones géographiques, fournisseurs critiques, ressources naturelles clés (eau, énergie, matières premières). L’analyse de résilience doit couvrir l’amont comme l’aval.
La quantification de l’inaction progresse : même sans modélisation financière complexe, estimer les impacts potentiels sur le chiffre d’affaires, les CAPEX, les coûts d’assurance ou les interruptions d’activité permet de prioriser les actions et d’arbitrer plus efficacement.
De nouvelles attentes émergent du marché : régulateurs, assureurs, banques et grands clients attendent de plus en plus la démonstration d’une gestion proactive des risques climatiques et d’un plan d’adaptation crédible, en lien avec les exigences CSRD (ESRS E1).
👉 Chez WeCount, un programme collectif dédié à l’adaptation est déjà déployé. En 4 mois, il vise à aider plusieurs organisations à identifier leurs principaux risques climatiques physiques et opportunités, à évaluer les impacts financiers potentiels et à construire un plan d’adaptation priorisée, opérationnelle et pilotable. Si vous souhaitez en discuter, contactez-nous.
Numérique responsable et IA : concilier innovation et sobriété
En 2026, le numérique responsable devient un enjeu de pilotage à part entière, sous l’effet de la généralisation de l’intelligence artificielle. Les choix numériques ne relèvent plus uniquement de l’IT : ils ont désormais des impacts directs sur l’empreinte environnementale, les coûts d’exploitation et la crédibilité des trajectoires climat.
Une tendance se confirme nettement : avec la généralisation de l’IA, la part de l’impact environnemental liée aux usages est vouée à augmenter dans les années à venir, sous l’effet de l’intensification des usages numériques, de l’augmentation des volumes de données et de la multiplication du nombre des terminaux.
Les travaux menés par Carbone 4, présentés lors de notre webinaire Les Pépites #4 – IA, mode d’emploi pour les responsables RSE, montrent par exemple qu’une requête textuelle générée par un modèle d’IA émet en moyenne 1,15 g de CO₂, contre environ 0,2 g de CO₂ pour une requête sur un moteur de recherche classique et que plus de 85 % de l’empreinte provient des phases d’entraînement et d’inférence dans les data centers.
Dans ce contexte, l’IA cesse d’être un simple sujet d’innovation pour devenir un enjeu de gouvernance RSE. La question n’est plus « faut-il utiliser l’IA ? », mais où, pourquoi et à quelles conditions.
Un récent sondage mené par WeCount auprès de plus de 500 responsables RSE met en lumière un point de vigilance pour 2026 : dans près de 70 % des organisations, les responsables RSE restent peu associés aux décisions d’usage de l’intelligence artificielle.
Or ces choix, souvent pilotés côté IT ou innovation, peuvent rapidement se traduire par une augmentation des usages… et donc des impacts.
Impacts concrets
La sobriété numérique et l’éco-conception des services s’imposent comme des priorités : l’enjeu est désormais de faire des choix éclairés sur les usages réellement utiles et sur la conception des services numériques déployés.
L’IA devient un sujet de gouvernance : dès lors que ses usages ont des impacts environnementaux, ils appellent des arbitrages explicites, de cadrer les usages, fixer des garde-fous et éviter les effets rebonds.
La fonction RSE joue un rôle de tiers de confiance : apporter une lecture critique sur les impacts, les limites et les conditions d’un usage responsable.
La biodiversité s’impose comme un pilier stratégique
En 2026, la biodiversité n'est plus un sujet périphérique éclipsé par le climat ; elle s'impose comme un pilier stratégique de même niveau.
Ce basculement est dicté par une réalité économique brutale : plus de 50 % du PIB mondial dépend directement du bon fonctionnement de la nature (eau, pollinisation, régulation thermique, matières premières…).
La tendance majeure est l’intégration de la nature dans la gestion des risques financiers. Grâce à l'alignement de cadres comme la Taskforce on Nature-related Financial Disclosures (TNFD), la perte de biodiversité est désormais traitée comme un risque capable d'affecter la solvabilité des entreprises.
Impacts concrets :
Intégration financière : la biodiversité tend à devenir un critère de plus en plus regardé par les investisseurs et les banques, à mesure qu’elle est reconnue comme un risque financier.
L’essor de l’économie régénérative : l'objectif n'est plus seulement de limiter les externalités négatives mais de générer un impact positif en restaurant activement les écosystèmes dont elle dépend (agriculture régénératrice, végétalisation du bâti, biomimétisme…).
Économie circulaire, éco-conception : leviers réglementaires et économiques
En 2026, l’économie circulaire et l’éco-conception ne relèvent plus uniquement de bonnes pratiques : elles s’inscrivent dans des évolutions réglementaires concrètes qui impactent la compétitivité des organisations.
L’élargissement de la Responsabilité Élargie du Producteur (REP) en France marque un tournant avec la mise en place effective, depuis le 1er janvier 2026, de la nouvelle filière pour les emballages professionnels. Ce dispositif contraint désormais les entreprises à financer ou gérer la fin de vie de ces emballages, étendant strictement le principe du "pollueur-payeur" aux produits utilisés par les professionnels (industriels, commerçants, artisans).
Parallèlement, la régulation de l'ultra-fast fashion se durcit. Bien que l'adoption finale de la loi dédiée ait été repoussée suite à des réserves de la Commission européenne, le gouvernement français agit immédiatement via la révision du cahier des charges de la REP textile pour imposer un "malus significatif".
Concrètement, le montant de cette pénalité sera calculé selon la note environnementale du vêtement (l'éco-score), entré en vigueur le 1er octobre 2025,. L’éco-conception devient donc stratégique pour améliorer cette note et préserver ses marges.
Impact concret
L’éco-conception devient un levier économique : Elle permet de réduire le montant des taxes de recyclage (éco-contributions) versées aux éco-organismes agréés (ex: Refashion), d’éviter les pénalités financières liées aux produits polluants et de s'aligner sur les nouveaux standards de durabilité.
Le pilier social : facteur d’attractivité et de performance durable
En 2026, le volet social sort de l'ombre des enjeux environnementaux sous la double impulsion des exigences des générations Y/Z et d'un agenda législatif strict. Il ne s'agit plus simplement de « Qualité de Vie au Travail », mais de transformations profondes des politiques RH, des pratiques managériales et de la gestion des talents.
Plusieurs évolutions structurent l’agenda social :
Transparence salariale : la directive européenne sur la transparence des rémunérations, adoptée en mai 2023, devra être transposée dans le droit français avant le 7 juin 2026. Elle impose de nouvelles obligations aux entreprises en matière d’information sur les écarts de rémunération et renforce les exigences d’égalité femmes-hommes.
Emploi des seniors : mise en place d’un malus pour les entreprises de plus de 300 salariés ne respectant pas les objectifs d’emploi.
Parentalité : allongement du congé de naissance (+2 mois pour chaque parent).
Devoir de vigilance (CS3D) en structuration : malgré une révision à la baisse du texte européen dans le cadre d’Omnibus, l’obligation de prévenir les atteintes aux droits humains reste un enjeu central pour les grandes entreprises. La directive entrera en vigueur en 2028, mais la pression juridique s’exerce déjà, avec une judiciarisation progressive des responsabilités sociales (ex. Dyson poursuivi au Royaume-Uni pour travail forcé et exploitation au sein de sa chaîne d’approvisionnement en Malaisie).
Impacts concrets
Attractivité et rétention : l’alignement des valeurs et l’équilibre vie professionnelle / vie personnelle deviennent déterminants pour attirer et fidéliser les talents.
Performance opérationnelle : santé mentale, réduction du stress et engagement des équipes influencent directement l’absentéisme et la qualité du travail.
Engagement des équipes : les organisations qui impliquent davantage leurs collaborateurs gagnent en stabilité sociale et en résilience.
Financer sa transition climat en 2026 : les dispositifs à connaître
PME et ETI de moins de 500 salariés, n’ayant pas réalisé de bilan GES dans les 5 dernières années, avec plus d’un an d’existence.
Au-delà de ce seuil, les demandes sont étudiées au cas par cas.
Diagnostic des émissions de GES (scopes 1, 2 et 3),
mise en place des premières actions de conduite du changement au sein de l’entreprise,
supports pour communiquer et valoriser la démarche.
Subvention de 40% par la BPI.
Montant max : 10 000 € HT.
Reste à charge entreprise : 6 000 € HT.
Entreprises de toutes tailles disposant d’un bilan carbone récent (moins de 2 ans).
Synthèse des risques et opportunités,
élaboration d’un plan climat stratégique à moyen terme (2035) et long terme (2050),
plan d’actions chiffré et opérationnel à 12 mois (impacts CO₂e, coûts, planning).
Entreprises industrielles :
ETI et + : coût 28 900 €, subvention 60 %, reste à charge 11 560 €
PME : subvention 70 %, reste à charge 8 670 €
TPE : subvention 80 %, reste à charge 5 780 €
Entreprises non industrielles :
ETI et + : subvention 60 % plafonnée à 18 k€, reste à charge 11 560 €
PME : subvention 70 % plafonnée à 18 k€, reste à charge 10 900 €
TPE : subvention 80 % plafonnée à 18 k€, reste à charge 10 900 €
Le coordinateur ACT doit être formé (coût formation : 1 000 € HT).
Pour les entreprises industrielles : prise en charge de la formation à 80 % (<250 salariés) et 40 % (>250 salariés).
Le reliquat peut être pris en charge par l’OPCO.
Accompagnement via études et coaching sur : management de l’énergie (audit énergétique, feuille de route...),
stratégie de décarbonation (via ACT Pas-à-Pas), financement de la transition (montage financier des projets d’investissement).
Taux de prise en charge selon taille :
80 % pour les TPE
70 % pour les PME
60 % pour les ETI et grands groupes.
Prestations réalisées par des prestataires référencés PACTE Industrie ou ACT Initiative.
Entreprises privées, TPE/PME ayant des bâtiments d'activités tertiaires,
assujetties ou pas au Dispositif Éco-Énergie Tertiaire (DEET), souhaitant s’engager dans une démarche
volontaire d’actions de réduction importante de leurs consommations d’énergie.
Audits énergétiques, stratégies énergie/climat (incluant ACT Pas-à-Pas et ACT Évaluation), études d'ingénierie de travaux (maîtrise d'oeuvre/AMO) visant à préparer des rénovations ou des optimisations énergétiques, actions d’efficacité énergétique sur bâtiments.
Prise en charge via le dispositif des CEE.
Montant variable selon la nature des prestations (audit, ingénierie, accompagnement ACT, travaux) et la taille de l’entreprise.
Le niveau de financement est défini au cas par cas.
Toutes entreprises, selon leur branche professionnelle (11 OPCO : 2i, Afdas, Atlas, Constructys, EP, Ocapiat, Uniformation, Mobilité, Commerce, AKTO, OPCO Santé).
Financement de formations liées au climat, à la RSE, reportings ESG, à la montée en compétences des équipes.
Prise en charge partielle ou totale selon l’OPCO et la branche professionnelle.
Se renseigner auprès de son OPCO pour définir la méthode de financement (FNE/FSE/Plan de développement des compétences). Les méthodes de financement peuvent varier d'années en années, et les montant de prise en charge également.
Entreprises de 1 à 499 salariés, avec au moins 1 an d’existence.
Identification des risques physiques liés au changement climatique
et construction d’un premier plan d’actions pour réduire la vulnérabilité (sécheresses, canicules, inondations, grêle, etc.).
Subvention à hauteur de 50 % du coût.
Reste à charge pour l’entreprise : 3 000 € HT.
👉 Vous souhaitez structurer ou faire évoluer votre démarche RSE et climat en 2026 ? Les équipes WeCount accompagnent les organisations pour passer de l’analyse à l’action, avec des méthodes, des outils et des programmes adaptés à vos enjeux. Contactez-nous pour en discuter.
Produrable : Le salon de référence du développement durable
Produrable est le plus grand salon européen dédié aux enjeux de développement durable et de RSE. Chaque année, il rassemble à Paris des entreprises, experts, associations et acteurs institutionnels engagés dans la transformation écologique et sociale des organisations.
Produrable est bien plus qu’un salon : c’est un lieu d’échanges et d’inspiration pour structurer et accélérer les stratégies RSE et climat. Il permet aux entreprises et organisations de découvrir les dernières tendances, de partager des bonnes pratiques et d’identifier des solutions concrètes pour relever les défis environnementaux et sociaux.
Une intervention de WeCount
L’IA s’invite dans la mesure et la réduction des émissions de GES. De la collecte automatisée des données à la génération de plans climat, les promesses sont nombreuses… mais à quel prix carbone et énergétique ?
Cette table ronde réunit expert·e·s et praticien·ne·s pour partager des cas d’usage réels : collecte automatisée des données, génération de plans d’action, rédaction de données qualitatives… tout en questionnant le paradoxe derrière l’usage de l’IA au service du climat.
Un décryptage lucide mais concret pour débattre intelligemment et éclairer vos choix.
💎 des responsables RSE qui transforment leur entreprise ;
💎 des bonnes pratiques testées et transposables ;
💎et des voix expertes de la RSE et du développement durable !
Au programme
Pour cette deuxième édition, nous avons la chance d'accueillir 3 acteurs de la RSE qui comptent vraiment :
🎤 Fabrice Bonnifet, Président du C3D et de GenAct ;
🎤 Anne Darricades, Responsable RSE d'Hardis Group ;
🎤 Valentine Bourjot, Responsable RSE & Environnement chez Johnson & Johnson Innovative Medicine (ex-Janssen France)
Ce webinaire est une occasion unique d'écouter des retours d’expérience concrets et de repartir reboosté avec des idées d'actions. Rejoignez-nous pour un moment d'inspiration et de partage !
Revivez les moments clés de notre webinaire
Ne manquez pas cette occasion d'explorer des retours concrets et d'obtenir des réponses lors de la session de questions-réponses.