NOS articles pour vous (in)former

Des ressources pédagogiques et des outils pour vous donner le pouvoir de déployer la transition Climat & ESG de votre entreprises.

Les Pépites #5 - Embarquer sa direction

La cinquième édition des Pépites by WeCount pour comprendre comment embarquer sa direction pour avancer dans sa stratégie climat.

Antonin Guy
12/2/26

Pour cette édition 💎 Les Pépites 💎, nous abordons un enjeu clé du pilotage climat en 2026 : l’embarquement de la direction. Un webinaire utile pour déclencher l’adhésion au plus haut niveau, consolider un soutien déjà existant, renforcer sa posture et s’inspirer de retours de pairs.

Pour cette cinquième édition, nous avons eu la chance d'accueillir 3 acteurs de la RSE expert de l'embarquement CODIR :

🎤 Eric Duverger, fondateur de la CEC – Convention des Entreprises pour le Climat ;

🎤 Julie Langevin, responsable RSE Groupe de Unither Pharmaceuticals (2000 salariés) ;

🎤 Charlotte Szylit, Consultante Senior et Antonin Guy, CEO de WeCount.

Pour accéder au replay

Rien de plus simple, inscrivez-vous en complétant le formulaire ci-dessous. 👇🏻

Ce webinaire a été pensé pour celles et ceux qui, au quotidien, cherchent à créer un alignement stratégique durable dans les organisations !

💡 À noter : ce webinaire sera tout aussi utile pour consolider un soutien déjà existant, anticiper l’évolution de la gouvernance, renforcer sa posture, ou simplement apprendre de pairs pour enrichir sa pratique.

Ce webinar peut vous être utile, mais vous n'avez pas d'email professionnel ? Ecrivez-nous à l'adresse contact-us@wecount.io.

👋 À propos des webinaires Pépites de WeCount

Les webinaires Pépites de WeCount mettent en lumière celles et ceux qui font avancer la transition climat et ESG dans leur organisation. Un rendez-vous trimestriel inspirant et concret pour passer de la réflexion à l’action !

Tendances RSE en 2026 : quelles évolutions pour les entreprises ?

RSE en 2026 : reporting, scope 3, biodiversité, IA, adaptation… Découvrez les tendances, les évolutions majeures et leurs impacts concrets pour piloter votre stratégie durable

Marine Fouquet
25/1/26

Pour les organisations, la transition n'est plus un sujet périphérique, mais un impératif de résilience et de performance économique. Loin de désengager, 83 % des dirigeants ont maintenu ou augmenté leurs investissements durables, motivés par l'alliance entre objectifs business et environnementaux (C-Suite Sustainability Report 2025, Deloitte).

2026 marque ainsi l’entrée dans l’ère de la maturité opérationnelle. 

Pour les responsables RSE, cela signifie que 2026 ne sera plus seulement l’année du reporting « pour la forme », mais celle d’une intégration renforcée de la durabilité dans le pilotage de la compétitivité et de la résilience des organisations. 

Dans cet article, nous décryptons les évolutions qui vont structurer 2026, et les impacts concrets qu’elles auront sur vos priorités et votre pilotage.

Le paysage réglementaire en 2026

Reporting de durabilité : la double dynamique CSRD / VSME

En décembre 2025, le vote au parlement européen de la loi Omnibus a radicalement transformé le paysage du reporting. En relevant les seuils de la CSRD à 1 000 salariés et 450 M€ de chiffre d’affaires, elle a réduit d’environ 80 % le nombre d’entreprises initialement concernées. 

Conséquence immédiate, une nouvelle dynamique s’installe. Moins d’entreprises produisent un reporting CSRD complet, mais davantage d’entreprises devront fournir des informations ESG à leurs clients, partenaires et financeurs. 

Pour les PME et ETI exemptées, la VSME devient le cadre le plus simple pour répondre de manière structurée aux demandes d’informations ESG de leurs parties prenantes.

Dans ce nouveau cadre, la Value Chain Cap (plafonnement des demandes ESG dans la chaîne de valeur) s’impose. Les demandes adressées aux entreprises hors CSRD doivent, autant que possible, se limiter au périmètre d’informations couvert par la VSME.

Impacts concrets :

  • La VSME s’impose comme un langage commun des échanges ESG : La VSME devient progressivement un cadre partagé entre PME/ETI, donneurs d’ordre et acteurs financiers. Selon le premier rapport publié par l’EFRAG sur son adoption, 67 % des utilisateurs de données (banques, grandes entreprises) l’utilisent déjà comme référence pour collecter des informations ESG auprès de leurs partenaires PME.


  • Des demandes ESG plus encadrées, sans disparition des attentes : Avec la Value Chain Cap, les donneurs d’ordre doivent en principe limiter leurs demandes au périmètre couvert par la VSME. Il se peut qu’ils cherchent néanmoins à s’assurer que certains enjeux ESG clés sont bien maîtrisés par leurs fournisseurs. Disposer d’une analyse claire de ses enjeux matériels permet d’anticiper ces attentes et d’y répondre de manière structurée.

  • Priorisation par la matérialité : L’enjeu n’est plus de tout documenter, mais de se concentrer sur les sujets réellement déterminants (risques, dépendances, opportunités, impacts). Comprendre et agir sur ses enjeux ESG permet de s’approprier les opportunités et minimiser ses risques. 

  • La fiabilité des données devient décisive : qualité, traçabilité et cohérence des informations pèsent davantage dans l’accès aux appels d’offres et aux financements bancaires.

Si vous souhaitez avancer sans vous perdre dans la complexité réglementaire, WeCount propose un programme ESG conçu pour structurer un reporting crédible et une feuille de route alignée ESRS/VSME 👉 En savoir plus

le MACF (Mécanisme d'Ajustement Carbone aux Frontières) entre en vigueur

Au 1er janvier 2026, le MACF, également appelé CBAM (Carbon Border Adjustment Mechanism) entre dans sa phase définitive, marquant la fin de la période transitoire. 

Ce dispositif européen met fin à une forme de concurrence déloyale en appliquant aux produits importés pour six secteurs stratégiques (acier, aluminium, ciment, engrais, électricité, hydrogène) une tarification carbone équivalente à celle supportée par les industriels européens.

L’objectif est double : rééquilibrer la compétitivité carbone entre productions européennes et importations, et inciter les entreprises à privilégier des chaînes d’approvisionnement européennes ou engagées dans des trajectoires de décarbonation crédibles.

Impacts concrets :

  • Statut obligatoire : Les entreprises important ces marchandises doivent désormais détenir le statut de « déclarant MACF autorisé », délivré par les autorités douanières.

  • Sécurisation de la chaîne d’approvisionnement : Le MACF pousse à réévaluer les dépendances hors-UE. C'est une opportunité pour les responsables RSE de préconiser des stratégies de relocalisation proche (nearshoring) ou de favoriser des fournisseurs engagés dans des trajectoires de décarbonation crédibles afin de réduire la facture carbone à la frontière.

Autres réglementations environnementales à suivre 

L’année 2026 est marquée par une accélération des réglementations sectorielles qui imposent une transformation opérationnelle des modèles d’affaires. Le volet social fait l’objet d’un focus dédié plus loin dans cet article.

  • PFAS et polluants éternels : Dès le 1er janvier 2026, la loi n° 2025-188 entre en vigueur, interdisant progressivement la fabrication et l'importation de produits contenant des PFAS dans des secteurs clés comme les cosmétiques, le textile, l'habillement et les chaussures.

  • Économie circulaire du plastique : Pour encourager l'incorporation de matières recyclées, un système de bonus/malus financier est instauré au 1er janvier 2026 pour plusieurs filières (électronique, jouets, bricolage). La recyclabilité devient ainsi un avantage économique direct pour les producteurs.

  • Règlement Déforestation (EUDR) : L'application est désormais fixée au 30 décembre 2026 pour les grands opérateurs et au 30 juin 2027 pour les PME. Les entreprises concernées devront produire une déclaration de diligence raisonnable (DDR) pour garantir que leurs produits (café, cacao, bois, caoutchouc, etc.) n'ont pas causé de dégradation forestière.

  • Simplification de la Taxonomie verte : Un nouveau régime, applicable dès les rapports publiés en 2026 (pour l'exercice 2025), introduit une logique de matérialité financière. Les entreprises peuvent désormais se dispenser de l'évaluation technique complexe pour les activités jugées non significatives financièrement au regard de seuils de Capex et Opex. Ces activités doivent néanmoins faire l'objet d'une déclaration simplifiée..

  • SNBC 3 : attendue au printemps 2026, la 3e Stratégie Nationale Bas-Carbone fixe un rythme de réduction des émissions de 5 % par an jusqu’en 2030, puis 7 % par an ensuite, impliquant une transformation profonde des secteurs pour diviser les émissions par 6 en l’espace de seulement 20 ans.

Impacts concrets :

  • Arbitrages matières et éco-conception : Les interdictions (PFAS) et les incitations (Plastique) forcent des arbitrages immédiats sur la composition des produits et le choix des fournisseurs.

  • Traçabilité et gestion des risques : Une entreprise peut être déstabilisée par ce qui se passe chez ses fournisseurs. La capacité à fournir des données de traçabilité robustes est désormais une condition d'accès au marché européen. 

  • Fiabilisation de la donnée : Même avec la simplification, la Taxonomie reste un indicateur de solvabilité et de valorisation. Le quotidien du responsable RSE consiste désormais à transformer ces chiffres en preuves de résilience pour rassurer les financeurs qui exigent des rapports précis sur la part d'activités durables.

Les 9 tendances RSE 2026 : ce qui change concrètement pour les organisations

Le responsable RSE confirme son rôle de chef d’orchestre transversal

En 2026, la RSE se décentralise pour devenir une responsabilité partagée par les fonctions métiers. Elle n’est plus portée par une seule fonction, mais diffusée dans les achats, la finance, les opérations, l’innovation, les filiales…

On parle de plus en plus de Responsabilité Territoriale de l’Entreprise (RTE) : l’action se joue là où se prennent les décisions concrètes et là où l’impact se produit.

Impact concret : 

Une RSE distribuée dans les fonctions clés : finance (indicateurs de robustesse et de solvabilité), achats (chaîne de valeur, conformité, risques), innovation (éco-conception, circularité). Le rôle du responsable RSE évolue : moins “porter seul”, plus animer, coordonner et donner une direction commune.

Embarquer la direction : un prérequis non négociable

Sans direction engagée, la RSE plafonne. En 2026, cette réalité devient plus visible parce que les sujets RSE touchent directement les décisions business : investissements, chaîne de valeur, conformité produit, accès aux marchés et aux financements.

Impacts concrets :

  • Les compétences clés du responsable RSE deviennent aussi politique et pédagogique : il faut être désormais capable de traduire des enjeux climat et ESG en éléments compréhensibles pour la direction, en lien avec la performance économique et les arbitrages stratégiques.

  • Des échanges plus structurants avec le CODIR : le discours évolue, moins de jargon, davantage de scénarios, de conditions de mise en œuvre, de conséquences opérationnelles et de résultats chiffrés.

  • L’usage de cadres de références pour avancer : des démarches type ACT Pas à Pas sont de plus en plus mobilisées pour ancrer une stratégie climat dans la gouvernance et la décision.

💻 Pour aller plus loin sur ce sujet, découvrez Les Pépites #5 – Embarquer sa direction, un webinaire animé par les experts WeCount et la Convention des Entreprises pour le Climat. Vous apprendrez comment déclencher l’adhésion au plus haut niveau et dépasser les résistances.

Scope 3 : la décarbonation de la chaîne de valeur change d’échelle

En 2026, l’attention se concentre massivement sur le Scope 3, qui représente souvent plus de 80 % de l’empreinte carbone des entreprises. 

Cette bascule n’est plus théorique : elle est portée par les exigences des donneurs d’ordre, les cadres méthodologiques existants et la prise de conscience des risques liés aux chaînes d’approvisionnement.

Les entreprises sont de plus en plus incitées à travailler avec leurs fournisseurs, plutôt qu’à se limiter à une consolidation de données. Les démarches collectives, sectorielles ou territoriales prennent ici tout leur sens pour mutualiser les efforts et éviter une approche fragmentée.

Impacts concrets :

  • La collaboration inter-entreprises devient un levier central : La réduction des émissions passe par des coalitions (comme le PACTE Industrie ou le Fashion Pact) pour transformer des filières entières plutôt que des acteurs isolés.

  • Climat et sécurisation des approvisionnements se rejoignent : les stratégies de décarbonation intègrent désormais des enjeux de dépendance, de relocalisation proche (nearshoring). Le pilotage climat devient indissociable des choix d’achats et de logistique.

  • Le scope 3, un sujet stratégique à l’interface entre RSE, achats et opérations : il ne s'agit plus seulement de limiter son impact mais de bâtir une chaîne de valeur résiliente et créatrice de valeur économique.

  • Économie circulaire, éco-conception et scope 3 : dans un contexte de tensions sur les matières premières et de dépendances géographiques, l’intégration de matières recyclées, l’allongement de la durée de vie des produits et le développement de boucles de réemploi peuvent devenir des leviers clés d’adaptation pour réduire l’empreinte carbone et sécuriser les approvisionnements.

Trajectoires et référentiels : vers une clarification méthodologique

Plusieurs évolutions méthodologiques structurent le climat en 2026.

La consultation du GHG Protocol sur les méthodes de calcul liées à l’énergie et les mises à jour attendues du Net-Zero Standard de la SBTi témoignent d’un mouvement de clarification, dans un contexte où les entreprises attendent davantage de lisibilité et de stabilité.

L’enjeu n’est pas de multiplier les cadres, mais de renforcer la cohérence entre mesure, trajectoire et décisions.

Impacts concrets :

  • Les responsables RSE doivent renforcer leur capacité d’arbitrage méthodologique.

  • La robustesse des hypothèses et des choix de calcul devient aussi importante que le résultat chiffré.

  • Les trajectoires crédibles prennent le pas sur les engagements génériques.

👉 Vous souhaitez structurer une trajectoire climat robuste et crédible ? Chez WeCount, nous accompagnons les organisations dans la démarche ACT Pas à Pas pour relier pour relier ambition climatique, décisions stratégiques et mise en œuvre opérationnelle, en tenant compte de leurs contraintes réelles. Découvrez dès maintenant notre accompagnement ACT Pas à Pas. 

Adaptation : une stratégie rentable, pas seulement défensive

Dans un contexte où les aléas climatiques gagnent en fréquence, en intensité et en imprévisibilité, l’adaptation s’impose progressivement dans la stratégie des entreprises comme un levier de continuité d’activité, de résilience et de performance économique.



Canicules, stress hydrique, inondations, incendies ou tensions sur les ressources affectent déjà les coûts, les marges, la productivité des entreprises. Ces impacts ne se limitent pas aux sites opérationnels : ils concernent l’ensemble de la chaîne de valeur.

Le rapport Returns on Resilience (Systemiq) apporte un éclairage décisif : chaque dollar investi dans l’adaptation génère plus de dix dollars de bénéfices économiques, via les pertes évitées, les gains opérationnels et les co-bénéfices sociaux.

Le marché mondial des solutions d’adaptation pourrait ainsi atteindre 1 300 milliards de dollars par an d’ici 2030

Impacts concrets

  • L’adaptation devient un sujet de pilotage stratégique : les entreprises commencent à intégrer les risques physiques dans leurs décisions d’investissement, de localisation, de conception des infrastructures et de sécurisation des approvisionnements.

  • La chaîne de valeur devient centrale : les vulnérabilités climatiques se situent souvent hors du périmètre direct. Dépendance à certaines zones géographiques, fournisseurs critiques, ressources naturelles clés (eau, énergie, matières premières). L’analyse de résilience doit couvrir l’amont comme l’aval.

  • La quantification de l’inaction progresse : même sans modélisation financière complexe, estimer les impacts potentiels sur le chiffre d’affaires, les CAPEX, les coûts d’assurance ou les interruptions d’activité permet de prioriser les actions et d’arbitrer plus efficacement.

  • De nouvelles attentes émergent du marché : régulateurs, assureurs, banques et grands clients attendent de plus en plus la démonstration d’une gestion proactive des risques climatiques et d’un plan d’adaptation crédible, en lien avec les exigences CSRD (ESRS E1).

👉 Chez WeCount, un programme collectif dédié à l’adaptation est déjà déployé. En 4 mois, il vise à aider plusieurs organisations à identifier leurs principaux risques climatiques physiques et opportunités, à évaluer les impacts financiers potentiels et à construire un plan d’adaptation priorisée, opérationnelle et pilotable. Si vous souhaitez en discuter, contactez-nous.

Numérique responsable et IA : concilier innovation et sobriété

En 2026, le numérique responsable devient un enjeu de pilotage à part entière, sous l’effet de la généralisation de l’intelligence artificielle. Les choix numériques ne relèvent plus uniquement de l’IT : ils ont désormais des impacts directs sur l’empreinte environnementale, les coûts d’exploitation et la crédibilité des trajectoires climat.

Une tendance se confirme nettement : avec la généralisation de l’IA, la part de l’impact environnemental liée aux usages est vouée à augmenter dans les années à venir, sous l’effet de l’intensification des usages numériques, de l’augmentation des volumes de données et de la multiplication du nombre des terminaux. 

Les travaux menés par Carbone 4, présentés lors de notre webinaire Les Pépites #4 – IA, mode d’emploi pour les responsables RSE, montrent par exemple qu’une requête textuelle générée par un modèle d’IA émet en moyenne 1,15 g de CO₂, contre environ 0,2 g de CO₂ pour une requête sur un moteur de recherche classique et que plus de 85 % de l’empreinte provient des phases d’entraînement et d’inférence dans les data centers. 

Dans ce contexte, l’IA cesse d’être un simple sujet d’innovation pour devenir un enjeu de gouvernance RSE. La question n’est plus « faut-il utiliser l’IA ? », mais où, pourquoi et à quelles conditions.

Un récent sondage mené par WeCount auprès de plus de 500 responsables RSE met en lumière un point de vigilance pour 2026 : dans près de 70 % des organisations, les responsables RSE restent peu associés aux décisions d’usage de l’intelligence artificielle.

Or ces choix, souvent pilotés côté IT ou innovation, peuvent rapidement se traduire par une augmentation des usages… et donc des impacts.

Impacts concrets

  • La sobriété numérique et l’éco-conception des services s’imposent comme des priorités : l’enjeu est désormais de faire des choix éclairés sur les usages réellement utiles et sur la conception des services numériques déployés.

  • L’IA devient un sujet de gouvernance : dès lors que ses usages ont des impacts environnementaux, ils appellent des arbitrages explicites, de cadrer les usages, fixer des garde-fous et éviter les effets rebonds.

  • La fonction RSE joue un rôle de tiers de confiance : apporter une lecture critique sur les impacts, les limites et les conditions d’un usage responsable.

📕 Pour aller plus loin, accédez aux résultats complets du sondage WeCount mené auprès de plus de 500 responsables RSE : IA & RSE : où en sont les organisations ?

La biodiversité s’impose comme un pilier stratégique

En 2026, la biodiversité n'est plus un sujet périphérique éclipsé par le climat ; elle s'impose comme un pilier stratégique de même niveau. 

Ce basculement est dicté par une réalité économique brutale : plus de 50 % du PIB mondial dépend directement du bon fonctionnement de la nature (eau, pollinisation, régulation thermique, matières premières…).

La tendance majeure est l’intégration de la nature dans la gestion des risques financiers. Grâce à l'alignement de cadres comme la Taskforce on Nature-related Financial Disclosures (TNFD), la perte de biodiversité est désormais traitée comme un risque capable d'affecter la solvabilité des entreprises.

Impacts concrets :

  • Intégration financière : la biodiversité tend à devenir un critère de plus en plus regardé par les investisseurs et les banques, à mesure qu’elle est reconnue comme un risque financier.

  • L’essor de l’économie régénérative : l'objectif n'est plus seulement de limiter les externalités négatives mais de générer un impact positif en restaurant activement les écosystèmes dont elle dépend (agriculture régénératrice, végétalisation du bâti, biomimétisme…).

Économie circulaire, éco-conception : leviers réglementaires et économiques

En 2026, l’économie circulaire et l’éco-conception ne relèvent plus uniquement de bonnes pratiques : elles s’inscrivent dans des évolutions réglementaires concrètes qui impactent la compétitivité des organisations. 

L’élargissement de la Responsabilité Élargie du Producteur (REP) en France marque un tournant avec la mise en place effective, depuis le 1er janvier 2026, de la nouvelle filière pour les emballages professionnels. Ce dispositif contraint désormais les entreprises à financer ou gérer la fin de vie de ces emballages, étendant strictement le principe du "pollueur-payeur" aux produits utilisés par les professionnels (industriels, commerçants, artisans).

Parallèlement, la régulation de l'ultra-fast fashion se durcit. Bien que l'adoption finale de la loi dédiée ait été repoussée suite à des réserves de la Commission européenne, le gouvernement français agit immédiatement via la révision du cahier des charges de la REP textile pour imposer un "malus significatif".

Concrètement, le montant de cette pénalité sera calculé selon la note environnementale du vêtement (l'éco-score), entré en vigueur le 1er octobre 2025,. L’éco-conception devient donc stratégique pour améliorer cette note et préserver ses marges.

Impact concret

  • L’éco-conception devient un levier économique : Elle permet de réduire le montant des taxes de recyclage (éco-contributions) versées aux éco-organismes agréés (ex: Refashion), d’éviter les pénalités financières liées aux produits polluants et de s'aligner sur les nouveaux standards de durabilité.

Le pilier social : facteur d’attractivité et de performance durable 

En 2026, le volet social sort de l'ombre des enjeux environnementaux sous la double impulsion des exigences des générations Y/Z et d'un agenda législatif strict. Il ne s'agit plus simplement de « Qualité de Vie au Travail », mais de transformations profondes des politiques RH, des pratiques managériales et de la gestion des talents.

Plusieurs évolutions structurent l’agenda social :

  • Transparence salariale : la directive européenne sur la transparence des rémunérations, adoptée en mai 2023, devra être transposée dans le droit français avant le 7 juin 2026. Elle impose de nouvelles obligations aux entreprises en matière d’information sur les écarts de rémunération et renforce les exigences d’égalité femmes-hommes.

  • Emploi des seniors : mise en place d’un malus pour les entreprises de plus de 300 salariés ne respectant pas les objectifs d’emploi.

  • Parentalité : allongement du congé de naissance (+2 mois pour chaque parent).

Impacts concrets

  • Attractivité et rétention : l’alignement des valeurs et l’équilibre vie professionnelle / vie personnelle deviennent déterminants pour attirer et fidéliser les talents.

  • Performance opérationnelle : santé mentale, réduction du stress et engagement des équipes influencent directement l’absentéisme et la qualité du travail.

  • Engagement des équipes : les organisations qui impliquent davantage leurs collaborateurs gagnent en stabilité sociale et en résilience.

Financer sa transition climat en 2026 : les dispositifs à connaître

Dispositif Pour qui Ce que ça finance Montant / prise en charge
Bpifrance Diag Décarbon'Action Lien utile PME et ETI de moins de 500 salariés, n’ayant pas réalisé de bilan GES dans les 5 dernières années, avec plus d’un an d’existence.
Au-delà de ce seuil, les demandes sont étudiées au cas par cas.
Diagnostic des émissions de GES (scopes 1, 2 et 3),
mise en place des premières actions de conduite du changement au sein de l’entreprise,
supports pour communiquer et valoriser la démarche.
Subvention de 40% par la BPI.
Montant max : 10 000 € HT.
Reste à charge entreprise : 6 000 € HT.
ADEME / ACT ACT Pas-à-Pas Lien utile Entreprises de toutes tailles disposant d’un bilan carbone récent (moins de 2 ans). Synthèse des risques et opportunités,
élaboration d’un plan climat stratégique à moyen terme (2035) et long terme (2050),
plan d’actions chiffré et opérationnel à 12 mois (impacts CO₂e, coûts, planning).
Entreprises industrielles :
ETI et + : coût 28 900 €, subvention 60 %, reste à charge 11 560 €
PME : subvention 70 %, reste à charge 8 670 €
TPE : subvention 80 %, reste à charge 5 780 €

Entreprises non industrielles :
ETI et + : subvention 60 % plafonnée à 18 k€, reste à charge 11 560 €
PME : subvention 70 % plafonnée à 18 k€, reste à charge 10 900 €
TPE : subvention 80 % plafonnée à 18 k€, reste à charge 10 900 €

Le coordinateur ACT doit être formé (coût formation : 1 000 € HT).
Pour les entreprises industrielles : prise en charge de la formation à 80 % (<250 salariés) et 40 % (>250 salariés).
Le reliquat peut être pris en charge par l’OPCO.
ADEME PACTE Industrie Lien utile Toutes les PME et ETI du secteur industriel. Accompagnement via études et coaching sur : management de l’énergie (audit énergétique, feuille de route...),
stratégie de décarbonation (via ACT Pas-à-Pas), financement de la transition (montage financier des projets d’investissement).
Taux de prise en charge selon taille :
80 % pour les TPE
70 % pour les PME
60 % pour les ETI et grands groupes.
Prestations réalisées par des prestataires référencés PACTE Industrie ou ACT Initiative.
ADEME / CEE PACTE Entreprise (éligible CEE) Lien utile Entreprises privées, TPE/PME ayant des bâtiments d'activités tertiaires,
assujetties ou pas au Dispositif Éco-Énergie Tertiaire (DEET), souhaitant s’engager dans une démarche
volontaire d’actions de réduction importante de leurs consommations d’énergie.
Audits énergétiques, stratégies énergie/climat (incluant ACT Pas-à-Pas et ACT Évaluation), études d'ingénierie de travaux (maîtrise d'oeuvre/AMO) visant à préparer des rénovations ou des optimisations énergétiques, actions d’efficacité énergétique sur bâtiments. Prise en charge via le dispositif des CEE.
Montant variable selon la nature des prestations (audit, ingénierie, accompagnement ACT, travaux) et la taille de l’entreprise.
Le niveau de financement est défini au cas par cas.
Régions / collectivités Aides régionales / métropoles / départements Lien utile Généralement PME et TPE. Critères variables selon la région (taille, secteur, chiffre d’affaires, etc.). Variable selon dispositifs : diagnostics, accompagnement, financement de plans d’actions, investissements liés à la transition écologique... Montants variables.
Exemples : dispositif CEDRE (région PACA) : aide jusqu’à 3 000 € ;
AGRI Bas Carbone (région Bretagne) : diagnostic GES + plan d’action sur 5 ans, taux jusqu’à 60 % du coût HT.
OPCO Financement formation RSE / climat Lien utile : France compétences
Lien utile : FSE
Toutes entreprises, selon leur branche professionnelle (11 OPCO : 2i, Afdas, Atlas, Constructys, EP, Ocapiat, Uniformation, Mobilité, Commerce, AKTO, OPCO Santé). Financement de formations liées au climat, à la RSE, reportings ESG, à la montée en compétences des équipes. Prise en charge partielle ou totale selon l’OPCO et la branche professionnelle.
Se renseigner auprès de son OPCO pour définir la méthode de financement (FNE/FSE/Plan de développement des compétences). Les méthodes de financement peuvent varier d'années en années, et les montant de prise en charge également.
Bpifrance Diag Adaptation Lien utile Entreprises de 1 à 499 salariés, avec au moins 1 an d’existence. Identification des risques physiques liés au changement climatique
et construction d’un premier plan d’actions pour réduire la vulnérabilité (sécheresses, canicules, inondations, grêle, etc.).
Subvention à hauteur de 50 % du coût.
Reste à charge pour l’entreprise : 3 000 € HT.

👉 Vous souhaitez structurer ou faire évoluer votre démarche RSE et climat en 2026 ? Les équipes WeCount accompagnent les organisations pour passer de l’analyse à l’action, avec des méthodes, des outils et des programmes adaptés à vos enjeux. Contactez-nous pour en discuter.

Ressources

Prix du carbone : évolution, marché et prévisions, Optima Énergie, janvier 2026

Vers la 3e Stratégie nationale bas-carbone (SNBC 3), Ministère de la Transition écologique, janvier 2026

Responsabilité Élargie du Producteur : une nouvelle filière éligible, Weblex, janvier 2026

Fast fashion : où en sont les mesures politiques pour réguler le secteur en France ?, Carenews, janvier 2026

Tendances RSE 2026 : la régénération pour une continuité économique contributive, Nous Sommes Vivants, janvier 2026

Le calendrier des événements RSE à suivre en 2026, Novethic, janvier 2026

2026 : après l’effondrement de la RSE, voici l’année de la radicalité et de la créativité !, The Good, janvier 2026

High Court rules that forced labour and exploitation claims against Dyson will be tried next year, LeighDay, janvier 2026

The Visionary CEO’s Guide to Sustainability 2025, Bain & Company, 2025

Transparence des salaires : ce qui va changer, Service Public Entreprendre, octobre 2025

Le règlement sur les données (Data Act) : un nouveau cadre européen pour le partage et l’utilisation des données, CNIL, décembre 2025

Stratégie nationale bas carbone : les cinq points qu'il ne fallait pas louper !, Construction21, décembre 2025

2025 C-suite Sustainability Report, Deloitte, 2025

Qu’est-ce que la méthode ACT Pas-à-Pas de l’ADEME ?

Vous souhaitez mettre en place une stratégie de décarbonation ambitieuse ? C’est ce que propose la méthode ACT Pas à Pas. Découvrez-la dans cet article !

Lucas SAINT JEAN
6/11/25

C’est aussi l’acronyme d’Accelerate Climate Transition®, une initiative lancée par l’ADEME, le CDP (Carbon Disclosure Project) et la World Benchmarking Alliance (WBA) pour accompagner et évaluer les organisations dans leur transition bas-carbone. 

En 2021, ces acteurs ont élaboré la méthode ACT Pas à Pas, afin d’offrir un cadre clair pour transformer un diagnostic carbone en une stratégie climat robuste et crédible.

Cette démarche vise à définir une vision bas-carbone cohérente à moyen terme (2035) et à long terme (2050), à mobiliser la direction et les équipes autour d’un cap commun, et à construire un plan d’action chiffré et opérationnel dès les douze premiers mois.

Plus qu’une méthodologie, ACT Pas à Pas constitue un véritable levier stratégique : elle aide à piloter la transition, à démontrer la crédibilité des engagements auprès des parties prenantes et à valoriser l’action climat de l’organisation. Nous vous expliquons dans cet article comment la mettre en œuvre étape par étape.

Ce qu’il faut retenir de la méthode

  • L’initiative ACT a été créée par l’ADEME, le CDP et le WBA, et comporte 2 volets : ACT Pas à Pas et ACT Evaluation.
  • Le volet ACT Pas à Pas est une méthode et des outils permettant de construire sa stratégie climat, valoriser son engagement et répondre aux exigences réglementaires (CSRD).
  • Cette méthode est internationale et s’adresse aux entreprises de toute taille et tout secteur. Le principal pré-requis est d’avoir réalisé un BEGES dans les 2 dernières années.
  • La méthode s’appuie sur les référentiels existants sur la décarbonation et permet de préparer efficacement son reporting CSRD sur l’ESRS E1 ainsi que le dépôt d’un dossier SBTi.
  • L’accompagnement dure entre 12 et 18 mois.
  • Le coût de l’accompagnement ACT Pas à Pas par un consultant externe s’élève entre 25k€ et 30k€ et est subventionné par l’ADEME (de l’ordre de 60% à 80%).
  • L’accompagnement ACT Pas à Pas peut se faire soit de manière individuelle uniquement, soit de manière collective en rejoignant un programme comme ceux organisés par WeCount.


‍Qu’est-ce que la méthode ACT ?

ACT signifie « Accelerate Climate Transition® ». Cette initiative a été lancée en 2015 à la suite des Accords de Paris, conjointement par l’ADEME, le CDP et la WBA. 

Son objectif est d’aider les entreprises à s’inscrire dans une économie bas-carbone et évaluer leur action climat de manière crédible.

Pour répondre aux différents niveaux de maturité des organisations, l’initiative ACT s’appuie sur deux méthodologies complémentaires : ACT Évaluation et ACT Pas à Pas.

ACT Évaluation : la première méthodologie

ACT Évaluation est la méthode historique. Elle s’adresse aux entreprises déjà engagées dans une stratégie climat structurée. Son rôle est d’analyser la cohérence et l’alignement de cette stratégie avec une trajectoire compatible avec l’objectif 1,5 °C.

Cette méthodologie est prospective et sectorielle : elle combine des indicateurs quantitatifs (trajectoires d’émissions, investissements, etc.) et qualitatifs (gouvernance, transparence, engagement). L’enjeu est de crédibiliser l’entreprise auprès de ses parties prenantes en prouvant que sa stratégie climat est robuste, réaliste et alignée sur les Accords de Paris.

Si ACT Évaluation s’adresse donc aux entreprises déjà avancées, ACT Pas à Pas vient combler un autre besoin, celui d’accompagner celles qui veulent construire progressivement (mais sûrement) leur trajectoire bas-carbone.

Les objectifs d’ACT Evaluation

ACT Évaluation : destiné aux entreprises ayant déjà élaboré une stratégie climat et souhaitant valoriser leur démarche.

Cette méthode permet de 

  • Crédibiliser sa stratégie climat via l’évaluation par un tiers indépendant ;

  • Communiquer auprès des ses clients, investisseurs et parties prenantes ;

  • D’identifier les points d’amélioration de sa stratégie climat. 

ACT Pas à Pas : accompagner la construction d’une stratégie climat

Face au constat que peu d’entreprises disposaient d’une stratégie climat aboutie, l’ADEME et le CDP ont développé la méthode ACT Pas à Pas. Plus opérationnelle, elle accompagne les organisations dans la construction de leur trajectoire bas-carbone et dans la mise en place d’un plan de transition concret.

Selon le site d’ACT initiative, 1100 acteurs se sont engagés dans cette démarche. Elle s’adresse aux entreprises de toute taille qui souhaitent passer d’un simple diagnostic carbone à une stratégie climat complète et crédible. Elle permet de :

  • identifier les risques et opportunités liés au changement climatique ;

  • définir une vision à 2035 et 2050 adaptée à un monde bas-carbone ;

  • bâtir un plan d’action chiffré (impact CO2e, coûts, planning, KPIs) ;

  • lancer des actions opérationnelles dès les 12 premiers mois ;

  • sécuriser une trajectoire alignée avec les Accords de Paris et la SBT ;

  • mobiliser le comité de direction et engager l’ensemble des parties prenantes.

Les objectifs d’ACT Pas à Pas 

ACT Pas à Pas est destinée aux entreprises ayant déjà réalisé un bilan carbone et souhaitant structurer une stratégie climat robuste.


Cette méthode permet de : 

  • Evaluer les risques et opportunités de l’entreprise face au réchauffement climatique ;

  • Définir une vision et une trajectoire de réduction compatible avec les Accords de Paris ;

  • Construire un plan d’actions quantifié (impacts CO2e, coûts, planning),

  • Répondre aux exigences de reporting de la CSRD et SBTi.

Au-delà de la réduction des émissions, ACT Pas à Pas aide les entreprises à renforcer leur résilience et à repenser leur modèle économique face aux limites planétaires.

Pourquoi s’engager dans ACT Pas à Pas ?

Nous pourrions vous lister de nombreuses raisons ! Mais si vous avez besoin de présenter le projet efficacement en interne, en voici 6 à retenir : 

Raison n°1 : Construire une stratégie climat robuste.

Raison n°2 : Valoriser son engagement climat auprès de vos parties prenantes.

Raison n°3 : Valider un plan d’action chiffré avec son CODIR et intégrer la démarche de la transition bas carbone dans la stratégie globale de l’entreprise.

Raison n°4 : renforcer sa compétitivité et la résilience de son entreprise, faire émerger des opportunités d’adaptation.

Et dans certains cas :

Raison n°5 : Répondre à la réglementation CSRD (ESRS E1).
Raison n°6 : Garantir l’atteinte de vos objectifs SBTi, sécuriser votre trajectoire carbone.

Si vous souhaitez échanger sur votre projet, identifier les bons arguments à présenter en interne ou connaître les dispositifs de financement disponibles, contactez-nous ! Nous serons ravis de vous accompagner dans cette démarche.

D’ici là, nous pouvons déjà commencer par l’explication de certains de ces arguments.

Construire une stratégie climat robuste

La démarche ACT Pas à Pas permet de construire une stratégie climat robuste et complète intégrant : 

  • Une quantification des risques et opportunités lié au changement climatique,

  • La définition de la vision de son entreprise dans un monde bas-carbone, à horizon 2035 / 2050,

  • L’identification des leviers stratégiques prioritaires à mettre en place à moyen et long termes (réduction et adaptation),

  • La construction d’un plan d’actions chiffré à horizon 2035 (impact CO2e, Coûts, planning, faisabilité, KPIs).

Valoriser son engagement pour le climat 

La démarche ACT Pas à Pas, adoptée par plus de 1100 entreprises, est la démarche de référence pour la construction de sa stratégie climat. 

S’engager dans cette méthode permet de crédibiliser et valoriser ses engagements auprès de ses différentes parties prenantes : clients, investisseurs, partenaires, etc.


Par ailleurs, la démarche permet de formaliser une stratégie climat selon la méthode SBTi, initiative internationale adoptée par la plupart des grands groupes.

Répondre à la CSRD sur l’ESRS E1 

Le 26 février 2025, la Commission européenne a dévoilé le "paquet Omnibus", un ensemble de propositions visant à alléger les obligations liées à la CSRD. L’objectif : réduire la charge administrative des entreprises, notamment via une révision des seuils de reporting, une simplification des normes ESRS et un allègement de la taxonomie verte.

Ces mesures sont encore à l’étude et ne modifient pas, pour l’instant, le cadre réglementaire en vigueur. Nos experts CSRD chez WeCount actualiseront l'article "Omnibus CSRD CS3D : Derniers éléments et que faut-il en retenir ?" au fil des avancées pour vous accompagner au mieux.

La méthodologie ACT Pas à Pas permet de préparer le reporting CSRD sur l’ESRS-E1.

En effet, L’ADEME a réalisé un mapping entre les exigences de l’ESRS E1 de la CSRD et ACT Pas à Pas :

  • 9 Data Requirements (DR) sur les 12 DR sont abordés dans ACT Pas à Pas,

  • 83% des Data Points (DP) issus de 7 DR prioritaires sont abordés dans ACT Pas à Pas.

ℹ️ Informations : Les DP restants correspondent principalement à des enjeux hors périmètre ACT ou à des indicateurs couverts dans les étapes préalables à ACT, notamment la réalisation de son bilan gaz à effet de serre.

Plus d’information sur les synergies entre ACT Pas à Pas et la CSRD.

Exemples et témoignages de 7 entreprises engagées dans ACT Pas à Pas

ACT Pas à Pas a marqué un véritable tournant pour toutes les entreprises qui ont utilisé cette méthodologie. 

Pour en témoigner, nous avons demandé le retour d’expérience de 7 professionnels RSE/QSE qui ont suivi notre programme collectif ACT Pas à Pas :

  • Une remise en question stratégique fondamentale "Repenser notre modèle économique face aux limites planétaires, notamment dans le contexte d’une économie bas-carbone", Jean-Luc Medard, Manager RSE, TopTex Group.

  • Un alignement du CODIR "Les ateliers avec le CODIR permettent une information uniforme et une prise de conscience de la part des dirigeants. Cela lance le début de la démarche de transition bas-carbone dans la globalité de l'entreprise", Guillaume Romier, Responsable QHSE, Satab.

  • Un plan d'action chiffré "Les réductions à atteindre pour être dans le cadre de l'Accord de Paris. Grâce au programme cela devient chiffré, perceptible pour notre entreprise", Rémi Lallement, Responsable Commercial, Maille Verte Vosgienne.

  • Une vision à long terme "Quel sera l'avenir de l'entreprise ? Où en sera-t-on demain avec quels produits ? Cela a réimpulsé une dynamique au sein du CODIR, en remettant l'innovation et la RSE au cœur de la stratégie, pas seulement pour la France mais aussi pour nos filiales en Tunisie et Thaïlande", Laure-Hélène Gutmann, Responsable Qualité Groupe, Art Martin.

  • Envisager un futur différent "Que le futur de notre entreprise en 2050 n’avait presque rien à voir avec son fonctionnement actuel", Albin Coussaert, Responsable qualité et environnement, Union Textile Tourcoing.

  • L'implication des différentes fonctions "La nécessité d'impliquer toutes les fonctions de l'entreprise dans la démarche pour garantir l'efficacité et la cohérence de la stratégie bas-carbone de notre activité", Cédric Charton, Responsable QSE, Balsan.

  • Une adaptation "Plus tôt nous changerons notre modèle d'affaires, plus résilients nous serons. Nous devons faire moins mais mieux et diversifier nos activités sur de nouveaux services en lien avec la durabilité", Alice Chartry, Chargée Achats Généraux & RSE, IKKS.

Pour découvrir d’autres retours d’expérience, vous pouvez également écouter celui d’Elizabeth Sénécaille, Directrice RSE d’IKKS GROUP. Lors de notre dernier webinaire, elle est notamment revenue sur le pourquoi de cette démarche et ses principaux apports. Accéder au webinaire (à partir de 48:18).

Ces retours d’expérience montrent à quel point ACT Pas à Pas est un révélateur de priorités stratégiques, capable de fédérer aussi bien les dirigeants que les équipes autour d’une vision partagée.

Les 5 étapes de la démarche ACT Pas à Pas

La démarche ACT Pas à Pas est structurée en 5 étapes, qui se déroulent sur une période de 12 à 18 mois :

1. Situation actuelle

2. Enjeux et défis

3. Vision

4. Nouvelle stratégie

5. Plan d'action

Les 5 étapes et 3 phases de la méthode ACT Pas-à-Pas

Entrons ensemble dans les détails du déroulement de ces 5 étapes !

Étape 1 : situation actuelle

L’objectif de cette étape est d’évaluer et de comprendre la maturité de son entreprise sur la transition bas-carbone grâce à un diagnostic complet. 

Durée indicative : environ 1 mois

Le diagnostic explore les neuf piliers ACT de la stratégie de transition grâce à un questionnaire spécifique en fonction des activités de l’entreprise. Une analyse approfondie du BEGES de l’entreprise est également réalisée à cette étape.

Les 9 modules de la méthode ACT : 

  • Investissements matériels : contribution des actifs aux émissions futures
    Exemples : Intégration énergies renouvelables, stratégie d’adaptation des bâtiments aux vagues de chaleur
  • Investissements immatériels : dépenses R&D vers des technologies bas-carbone
    Exemples : créer des technologies permettant la réduction des émissions de CO2e
  • Produits et services : contribution à une économie bas carbone des produits et services fournis
    Exemples :Développement de nouveaux produits à faible empreinte carbone
  • Management : intégration du changement climatique dans le plan de développement
    Exemples : Développer des nouveaux indicateurs de performance liés à la stratégie climat
  • Engagement fournisseur : engagement de la chaîne d'approvisionnement et évaluation des risques
    Exemples : Mise en place de critères de durabilité auprès des fournisseurs, évaluer les fournisseurs et les accompagner les fournisseurs à mitiger leurs risques climat
  • Engagement client : engagement des clients pour promouvoir l’usage de produits bas-carbone
    Exemples : promotion de nouveaux usages auprès des clients
  • Engagement public : politique de l’entreprise sur l’engagement avec les associations professionnelles
    Exemples : accroître la collaboration avec les parties prenantes de son secteur et autorités locales
  • Modèle économique : intégration de l’économie circulaire et de modèles d’entreprise bas carbone
  • Objectifs de performance carbone

Matrice de maturité sur les 9 axes du plan climat stratégique

Étape 2 : enjeux et défis 

L’étape des enjeux et défis consiste à identifier et à quantifier les risques comme les opportunités liés à la transition bas-carbone. Elle s’avère décisive pour mobiliser le comité de direction et inscrire la stratégie climat au cœur de la stratégie globale de l’entreprise.

Durée indicative : 1 à 3 mois 

Plutôt qu’un simple inventaire, cette phase repose sur une démarche structurée qui s’appuie sur des cadres de référence reconnus. L’analyse suit les catégories définies par la TCFD (Task Force On Climate-Related Financial Disclosures) qui permettent de couvrir l’ensemble des dimensions stratégiques :

  • Les risques réglementaires, juridiques et politiques : évolution des normes d’émissions de gaz à effet de serre, la mise en place de la taxe carbone…

  • Les risques liés au marché : évolution de la demande clients, critères carbone dans les appels d’offres, risques propres au marché de votre secteur.

  • Les risques technologiques : par exemple l’usure rapide d’une machine de production.

  • Les risques financiers : difficulté à se financer compte tenu des exigences des banques/investisseurs.

  • Les risques physiques : les impacts directs et concrets du changement climatique, comme par exemple, les inondations ou les fortes chaleurs impactant la production de son entreprise ou celle de ses fournisseurs.

Ces dimensions peuvent aussi révéler des opportunités : développement de nouvelles offres, accès à des financements verts, amélioration de la compétitivité ou de la marque employeur. 

🎁: Voici l’exemple d’une matrice pour lister vos risques et opportunités.

Pour les rendre exploitables, chaque risque et opportunité est évalué selon quatre critères :

  • L’ampleur, de 0 (gravité négligeable, ex : fonctionnement réduit sans conséquence) à 5 (gravité absolue, ex : hausse des coûts logistiques).
  • La probabilité d'occurrence, la certitude que le risque ou l'opportunité se produise, de 1 (très peu probable) à 5 (certaine).
  • L'horizon temporel, court (1 an), moyen (5 ans), long terme (+5 ans).
  • L’endroit de la chaîne de valeur concerné (amont, cœur, aval ou l'intégralité).

Les résultats sont ensuite représentés dans un triangle de l’attention; outil visuel qui fait émerger les risques et opportunités très probables et de forte ampleur, pour lesquels votre entreprise devra mener des actions immédiates.

Cette analyse ne se limite pas au présent. Elle est projetée à l’horizon 2035 et 2050 à travers différents scénarios climatiques

Ces scénarios sont des projections hypothétiques de l’évolution du monde fondée sur des logiques socio-économiques et des niveaux d’émissions de gaz à effet de serre. Définis par le GIEC sous le nom de SSP (Shared Socioeconomic Pathways), il présente cinq récits possibles : SSP1-1.9 (+1,4 °C, très optimiste), SSP1-2.6 (+1,8 °C, optimiste), SSP2-4.5 (+2,7 °C, tendanciel), SSP3-7.0 (+3,6 °C, pessimiste) et SSP5-8.5 (+4,4 °C, très pessimiste).

Projeter vos risques et opportunités dans ces différents scénarios va permettre d’identifier leurs évolutions et de repérer ceux qui se retrouvent plusieurs fois dans cette zone d’attention. Ce seront vos priorités à traiter, avec des actions d’adaptation ou d’atténuation.

💡 Bon à savoir : la réussite de cette étape est clé pour réussir à mobiliser le comité de direction dans la démarche, en leur permettant de comprendre les risques de l’inaction face au changement climatique. Comme le souligne le rapport Stern, ne rien faire coûterait entre 5 et 20 % du PIB mondial, contre environ 1 % pour une stratégie de prévention.

Étape 3 : vision

L’objectif de “Vision” est de construire la vision de l’entreprise dans un monde bas-carbone à horizon 2035 / 2050.

Durée indicative : 2 semaines à 1,5 mois

Concrètement, cela consiste à identifier avec le comité de direction le modèle de développement de son entreprise dans un monde décarboné : nouveaux business models, nouveaux produits, nouveaux modes de collaboration, etc. Pour le rendre plus réaliste, des principales étapes intermédiaires pour y parvenir (à horizon 2035 / 2050) sont identifiées. 

Puis, en s’appuyant sur la méthode SBTi, une trajectoire de réduction compatible avec les Accords de Paris est définie.

💡 Bon à savoir : en utilisant la plateforme WeCount, vous pouvez calculer automatiquement la trajectoire de réduction de votre entreprise, sur la base de votre bilan carbone de référence.

Elaboration d’une trajectoire de réduction automatisée avec la plateforme WeCount

Étape 4 : nouvelle stratégie 

Objectif : définir un plan stratégique de décarbonation en identifiant les principaux leviers pour réduire vos émissions de gaz à effet de serre. 

Durée indicative : 1 à 3 mois

Il s’agit d’identifier les principaux leviers stratégiques à mettre en place à moyen et long terme (2035/20250) pour atteindre les objectifs et la vision définis dans la 3ème étape “Vision”.

Ces leviers stratégiques, élaborés avec le comité de direction, concernent à la fois l’atténuation de l’empreinte carbone (réduction des émissions de GES) et également l’adaptation au changement climatique et ses impacts (en lien avec les risques et opportunités dans la phase “enjeux”). 

La structuration de ces leviers stratégiques se base sur les 9 modules de la méthode ACT (Investissements matériels, investissements immatériels, produits et services, management, engagement fournisseur, engagement client, engagement public, modèle économique, objectif de performance carbone).

Étape 5 : plan d’action 

Cette dernière étape mobilise l’ensemble des parties prenantes de l’entreprise dans la construction d’un plan d’actions concret et opérationnel à horizon 2035.

Durée indicative : 4 à 6 mois

L’ensemble des actions possibles seront listées et quantifiées selon les critères suivants :

  • Émissions réduites ou générées

  • Coûts (OPEX, CAPEX)

  • Faisabilité

  • Temporalité

  • Indicateurs de suivi (KPIs)

Pour prioriser les actions, ces critères peuvent être complétés par la grille ClimATE-SMART, qui permet d’évaluer chaque action selon 2 dimensions.

SMART, une action doit respecter les critères de gestion de projet, à savoir :

  • Spécifique : l’objectif est-il clairement défini ?

  • Mesurable : l’action est-elle quantifiable ?

  • Atteignable : les ressources nécessaires sont-elles disponibles ?

  • Réaliste : est-elle cohérente avec les valeurs et objectifs de l’organisation ?

  • Temporel : quel délai est fixé pour sa mise en œuvre ?

ClimATE, l’action est prioritaire si elle a du sens dans une stratégie de décarbonation. C’est le cas dès lorsqu’on peut répondre "oui" à au moins une de ces questions :

  • Clim (Climat) : l’action mènera-t-elle à une réduction faible, moyenne ou élevée ?

  • A (Acceptable) : le changement convient-il aux parties prenantes ?

  • T (Transformative) : entraînera-t-elle une transformation ?

  • E (Engaging) : favorise-t-elle l’adhésion des parties concernées ?

Si des actions ne sont pas “ClimATE-SMART” et n’induisent pas directement une réduction carbone, elles peuvent tout de même être structurantes et donc essentielles au plan global. Ex: Installer un système de suivi des données carbone ne réduit pas les émissions en soi, mais rend possible un pilotage précis et durable.

🎁 : Si vous souhaitez vous tester et faire cet exercice de priorisation, nous vous mettons à disposition ce template. 

Une fois le plan validé en comité de direction, il est décliné en un plan opérationnel à douze mois. Celui-ci permet de lancer les premières actions, tout en instaurant un suivi régulier des émissions de CO₂e.

💡 Bon à savoir : sur la plateforme WeCount, vous pouvez quantifier l’impact de chaque action, comparer différents scénarios de décarbonation et suivre année après année la trajectoire engagée. Si vous souhaitez en savoir plus, demandez dès maintenant une démo.

Simulations, construction et suivi d'impacts des actions sur la plateforme WeCount

Avec ce plan, la transition vers un modèle bas carbone de votre entreprise n’est plus un objectif flou mais un plan d’action solide et opérationnel. Reste à savoir comment s’engager concrètement dans la démarche ACT Pas à Pas.

Comment s’engager dans une démarche ACT ?

Vous en savez maintenant plus sur cette méthode ambitieuse et concrète et vous souhaitez vous engager dans une démarche ACT Pas à Pas ? Voici les informations que vous devez connaître. 

Quels sont les pré-requis ?

Voici les pré-requis demandés par l’ADEME pour pouvoir s’engager dans une démarche ACT et bénéficier des subventions : 

  • Le Codir a clairement exprimé sa volonté de participer au projet ;

  • Au moins un membre du Codir a été nommé sponsor du projet ;

  • Un salarié de l’entreprise est nommé coordinateur du projet, et s’est formé auprès de l’ADEME à la méthode ACT Pas à Pas ;

  • L’entreprise a réalisé au moins un bilan carbone au cours des deux dernières années (scopes 1, 2 et 3).

ACT Pas à Pas : quel coût et quelles subventions ? 

Le coût de participation à un programme ACT s’élève entre 28k€ et 29k€. Ce montant couvre l’ensemble des étapes de la méthodologie, de l’état de lieux de votre entreprise au plan d’actions, en passant par la définition de sa vision et stratégie climat.

Pour financer en partie les coûts externes de mise en oeuvre des méthodologies ACT, l’ADEME accorde les taux suivants de subvention : 

  • 80% pour les TPE ;
  • 70% pour les PME ;
  • 60% pour les ETI et grandes entreprises.

Si vous êtes une entreprise non industrielle, les taux de subvention sont identiques, avec un maximum de prise en charge de 18 000 €.

Par exemple, une PME non-industrielle bénéficie d’une subvention à hauteur de 70 %. L’accompagnement de 24 900€ HT lui revient à 9 900€ HT.

Votre coordinateur du projet devra également être formé à la méthode ACT par l’Ademe. Le montant de cette formation s’élève à 1 000€ HT. L’Ademe prend en charge une partie des coûts de formation pour les entreprises industrielles, à savoir 80% pour les entreprises de moins de 250 salariés, et 40% pour les autres. 

Comment déposer une demande pour une subvention ACT Pas à Pas ?

L’ensemble des documents et démarches à suivre sont présentés sur le site Agir pour la Transition.

Les principaux documents à fournir et à compléter sont : 

  • Le RIB ;

  • Le KBIS ;

  • Le volet Administratif du dossier - complété ;

  • Le volet Technique du dossier - complété ;

  • Le volet Financier du dossier - complété.

📗: guide de dépôt de l’ADEME.

Comment WeCount peut vous aider dans cette démarche ?

WeCount fait partie des cabinets de conseils référencés sur la méthode ACT Pas à Pas.

Notre programme ACT Pas à Pas collectif vous permet, en complément d’un accompagnement individuel sur toutes les étapes de cette méthode, de former votre équipe et d’échanger avec des entreprises de votre secteur.

L’ADEME et l’initiative ACT encouragent d’ailleurs tout particulièrement ces approches collectives, via des appels à projets permettant de déployer la méthode à l’échelle d’un territoire ou d’une filière. Nous accompagnons régulièrement des réseaux d’entreprises, fédérations professionnelles et partenaires territoriaux dans la mise en place d’opérations collectives d’ACT Pas à Pas.

Si vous avez encore des questions sur cette démarche ou besoin d’échanger avec un de nos experts pour avancer plus efficacement dans cette démarche, contactez-nous dès maintenant !

Si vous souhaitez en savoir plus sur ce dispositif ou échanger avec un de nos experts pour définir la meilleure approche pour votre organisation, contactez-nous dès maintenant. Nous serons ravis de vous accompagner dans la structuration de votre stratégie climat.

Sources

ACT Step-by-Step : Méthodologie, version 1, février 2021, actinitiative.org
Présentation de l'initiative ACT, actinitiative.org
S’adapter, ne rien faire… combien ça coûte ?, juin 2023, adaptation-changement-climatique.gouv.fr

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