Quels outils pour calculer facilement tous les scopes de son bilan carbone ?

Dernière mise à jour : août 30


4 notions pour savoir comment et pourquoi calculer tous les scopes dans un bilan carbone :

  1. Comprendre la démarche bilan carbone

  2. Quelles sont les obligations réglementaires ?

  3. Comment faire simplement le bilan carbone de son organisation ?

  4. Se lancer et se former facilement

Entre sensibilisation, collecte de données et rapports stratégiques, le bilan carbone est un outil impératif à la construction d’une stratégie climat. Cependant beaucoup sont perdus face à ce que représente une démarche bilan carbone et le calcul des émissions de gaz à effet de serre. Il faut donc tout d’abord bien comprendre ce qu’est une démarche bilan carbone.


Voici une définition simple 👉


Les stratégies de décarbonation des entreprises et organisations impliquent d’avoir une base de référence standard en ce qui concerne la mesure des émissions de de gaz à effet de serre ou (GES) et les moyens d’évaluer réellement année après année l’évolution des émissions. Pour cela il faut effectuer un Bilan Carbone® : une méthode d’évaluation sur une année de référence, élaborée par l’Association Bilan Carbone (ABC) dans le but d’identifier les principaux postes d’émission de l’organisation. Cela permet de déterminer des leviers d’actions de réduction forts et concrets pour chaque organisation.


Chaque Bilan Carbone® se décompose en ce qu’on appelle “scopes”. Ils sont au nombre de trois :


  • Le scope 1 qui comprends les émissions directes liées aux consommations d’énergie, conséquence des activités contrôlées par l’entreprise

  • Le scope 2 (qui est lié au scope 1) qui inclut les émissions indirectes liées aux consommations d’énergie

  • Et enfin le scope 3 qui regroupe quant à lui toutes les autres émissions de gaz à effet de serre



La collecte des données d’activité physiques de l’organisation est indispensable à la démarche. Mais au-delà de cette collecte qui peut déjà s’avérer pénible, pour réaliser son bilan carbone il faut multiplier chacune de ces données par le facteur d’émission correspondant. Cette étape, complexe mais nécessaire, permet de convertir la donnée physique en quantité de CO2e.




Ainsi se calcule un bilan carbone sur lequel chaque organisation doit se baser pour établir une stratégie climat efficace et ainsi décider de leviers d’actions impactants.



Depuis la loi Grenelle II de juillet 2010, la réalisation du bilan carbone et la recherche de la neutralité carbone sont devenus obligatoires pour un certain nombre d'acteurs publics et privés.



Au niveau d’une entreprise, la recherche de la neutralité carbone consiste à réduire au maximum ses émissions de gaz à effet de serre et à compenser l’intégralité des émissions restantes.

Depuis les Accords de Paris, les gouvernements ont affirmé leur détermination à viser la neutralité carbone à l’horizon 2050 et les acteurs européens sont décidé à mettre au cœur de leur activité les solutions face au réchauffement climatique.


C’est pourquoi, en France, les organisations de plus de 500 salariés (250 dans les DOM-TOMs) doivent réaliser leur Bilan Carbone® a minima tous les quatre ans. Elles ont l’obligation de mesurer et publier leurs émissions de gaz à effet de serre scope 1 & 2. C'est le reporting carbone réglementaire auquel elles doivent adjoindre un plan de transition pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Il en va de même pour les collectivités de plus de 50 000 habitants, les services de l'État et les établissements publics de plus 250 agents.


Cette obligation bien que limitée aux scopes 1 et 2 est d’autant plus importante que, d’après l’ADEME, la réglementation est un réel premier pas vers la comptabilisation totale des émissions de GES. Cependant, elle insiste sur l'importance de la réaliser dès le départ sur l’ensemble des scopes (scope 1, 2 et 3), le scope 3 représentant bien souvent près de 75 % des émissions d’une organisation. Réduire ces émissions permettra également dans le futur de diminuer considérablement sa vulnérabilité face au changement climatique et aux augmentations à venir du prix de la tonne de CO2e qui impacteront immanquablement l’attractivité de son entreprise.



Un Bilan Carbone® comme pensé par l’ABC se fait en 6 étapes pour lesquelles elle a fourni des outils pour récolter, mesurer et analyser l’impact carbone de l’entreprise :





Les outils sous format Excel, accessible après une formation payante, comprennent :


Un tableur principal permettant de comptabiliser les émissions d’un site ainsi que de les formaliser pour différentes utilisations

Un tableur multi-sites avec extractions Bilan GES, ISO 14069 et GHG Protocol

Deux fichiers de calcul techniques pour la gestion des fluides frigorifiques et du fret

Un fichier pour l’analyse économique des émissions et en particulier la vulnérabilité au risque climat (hausse des prix de l’énergie, taxes carbone, etc.)

Et un fichier de suivi interannuel des émissions, permettant de comparer deux années entre elles.


Comme on peut le voir au niveau du nombre de fichiers nécessaires, qu’il s’agisse de l’ISO, de la méthode réglementaire ou de la méthodologie Bilan Carbone®, tout cela nécessite à la fois de l’expertise, du temps et de l’investissement.


“ Un bilan carbone réalisé en quelques clics n’existe pas. Un bilan carbone orientant uniquement l’organisation vers des actions de compensation, encore moins ! ”

Pour beaucoup d'organisations, les compétences nécessaires à la réalisation d’un bilan carbone ne sont pas toujours présentes en interne, ce qui rend l’exercice d’autant plus fastidieux et chronophage. Le plus simple est donc d’externaliser et de s’adresser à des sociétés de conseils, néanmoins cela est très coûteux...


La solution ? Trouver un outil adapté pour internaliser la démarche et faciliter le processus. Un outil qui, pour être efficace et sérieux, doit intégrer ces différents éléments :


Il doit être construit autour de la méthodologie de l’ABC et fournir des facteurs d’émissions (FE) dont la source est complètement transparente afin que vous soyez sûrs de vos calculs. Des facteurs préférablement issus de la base carbone de l’ADEME

L’outil doit être ergonomique et vous permettre de gagner du temps par sa facilité de prise en main et d’utilisation

Des aides à la saisie, un impératif pour comprendre ce que l’on veut calculer et comment, ainsi que l’indication des données d’activités nécessaires à l'organisation de sa collecte

La possibilité de cartographier les activités de l’organisation organisée en 3 scopes afin d’identifier et de structurer toutes les sources significatives d’émission de GES. Sans oublier la possibilité de répartir les émissions par site et/ou produit

Un outil qui donne accès, en fonction des besoins, à plusieurs méthodes de calculs pour faciliter la saisie des données et vous procurer plus de flexibilité

Propose le calcul des incertitudes pour apporter de la crédibilité à vos reportings

Une dimension collaborative afin que chaque utilisateurs participant au projet puisse facilement et intuitivement apporter sa pierre à l’édifice dans les domaines d’émissions qui lui sont attribués

Un suivi de l’avancée clair et tangible, tant pour organiser son travail que pour valoriser sa progression

La possibilité de sourcer et de commenter chaque donnée entrée ainsi que l'aperçu des résultats sous forme de synthèse et de tableaux détaillés permettant de rentrer en profondeur dans les résultats (graphiques et indicateurs d’intensité carbone variés et personnalisés, tableaux réglementaires)

Un bilan carbone n’est rien sans l’établissement d’un plan d’action opérationnel dérivant de l’analyse des données. Une bonne plateforme de bilan carbone permet d’établir des trajectoires basées sur les travaux de l'initiative Science Based Targets (SBT) et donc alignées avec les Accords de Paris

Enfin, pour pouvoir définitivement internaliser les compétences, la plateforme doit donner accès à des outils de collecte de données complémentaires et des contenus créés par des experts permettant de se former.