La RSE est devenue un indispensable pour les grandes entreprises et les PME. En effet, il s’agit d’un véritable outil de stratégique. Créer une démarche RSE fiable est un gage de confiance pour vos clients.
Nous savons que vos questions sur la démarche RSE des entreprises sont nombreuses, et c’est pourquoi nous avons condensé tout ce qu’il y a à savoir sur le sujet dans cet article de blog.
Pour commencer, qu’est-ce que la RSE ?
La RSE est la Responsabilité Sociétale des Entreprises. Dans son Livre Vert de la Responsabilité Sociale des entreprises, l’UE définit la RSE comme : “l’intégration volontaire des préoccupations sociales et écologiques des entreprises à leurs activités commerciales et leurs relations avec leurs parties prenantes.”
En bref, c’est considérer la performance globale de son entreprise sous 3 angles, ou 3 piliers :
Le social : valoriser l’égalité des chances et la diversité en favorisant le lien avec les communautés locales et les parties prenantes.
L’environnemental : en réduisant l’impact environnemental de son entreprise et en utilisant des ressources plus responsables tout en sensibilisant ses collaborateurs aux enjeux environnementaux.
L’économique : en soutenant des producteurs et fournisseurs locaux, en fournissant des produits et services de qualité et en valorisant la transparence. De même, il est possible de changer son business model pour le rendre plus vertueux et compatible avec les limites planétaires.
Qu’est-ce qu’une démarche RSE ?
Une démarche RSE est une stratégie qui permet d’agir sur des engagements sociaux, environnementaux et économiques dans une entreprise.
Lorsque vous créez une véritable stratégie RSE, vous pouvez ainsi :
Développer une vision long terme pour votre entreprise.
Anticiper et réduire les risques auxquels vous êtes soumis.
Nouer des relations long terme avec les différentes parties prenantes.
Structurer votre gouvernance.
…
Mais comment mettre en place une stratégie RSE efficacement ?
De nombreuses entreprises se lancent chaque année, avec plus ou moins de succès. Vous avez très certainement déjà entendu parler de greenwashing. Il s’agit d’une pratique marketing visant à donner à son entreprise une image illusoire de responsabilité écologique. En effet, une communication dite “verte” ne veut pas toujours dire que l’entreprise s’engage sur des thématiques environnementales.
Il est important de faire les choses correctement afin de ne pas être accusé de greenwashing par les consommateurs, clients ou tout autre organisation. L’image de votre entreprise pourrait être compromise.
Heureusement, la RSE est encadrée, afin d’éviter les débordements.
Quelle réglementation pour la stratégie RSE d’une entreprise ?
Afin de fixer un cadre légal, différentes lois et normes ont vu le jour. Focus sur la réglementation en vigueur !
Qu’est-ce que la norme ISO 26000 ?
La norme ISO 26000 a été fixée par l’Organisation internationale de normalisation et vise à créer un cadre pour la RSE. Il s’agit du premier standard international de Responsabilité Sociétale des Entreprises (bien qu’elle s’adresse aussi aux RSO, la Responsabilité Sociétale des Organisations). Elle définit les notions de développement durable et de responsabilité sociétale pour les entreprises. C’est aussi la seule norme non certifiante.
La norme ISO 26000 structure la RSE autour de 7 piliers :
La gouvernance de l’organisation
L’environnement
Les droits humains
Les bonnes pratiques des affaires
La contribution au développement local
Les relations et conditions de travail
La protection des consommateurs
En bref, la norme ISO 26000 guide les entreprises qui créent leur démarche RSE et permet d’évaluer leurs engagements en faveur du développement durable.
Qu’est-ce que la loi Pacte pour la RSE des entreprises ?
La loi Pacte a été adoptée en 2019 en France. Elle permet aux entreprises et organisations de développer leurs engagements RSE. Les entreprises peuvent aller plus loin dans leur engagement en devenant des sociétés à mission. Pour cela, elles doivent inscrire dans leurs statuts leur raison d’être. Ce sont leurs objectifs sociaux et environnementaux, leurs gouvernances et leurs modalités de suivi de l’exécution de leurs missions.
En bref, cette loi est faite pour valoriser les engagements RSE de votre entreprise !
Quels sont les avantages de mettre en place une stratégie RSE ?
Vous augmentez la visibilité de votre entreprise grâce à la RSE
🍃 63% des français sont plus attentifs aux engagements des entreprises depuis le Covid-19 (sondage Opinionway).
Communiquer sur votre démarche RSE vous permettra d’améliorer votre image de marque et de booster votre visibilité. En effet, les consommateurs et clients sont de plus en plus exigeants et attendent de plus en plus des entreprises.
En mettant en place une stratégie RSE pour votre entreprise, vous allez au devant de leurs attentes. En communiquant sur vos objectifs et actions, vous valorisez votre stratégie RSE et touchez plus de clients.
Afin d’éviter les mauvaises presses comme le greenwashing, la team WeCount vous recommande de toujours être sincère dans les actions que vous menez. Faites aussi preuve de transparence sur les pratiques de l’entreprise.
Aujourd’hui, les consommateurs deviennent de véritables consom’acteurs. Ils n’hésitent pas à se renseigner sur les actions réalisées par les entreprises chez lesquels ils achètent. Vous devez mériter leur confiance.
Vous attirez de nouveaux talents grâce à la RSE
🍃 76% des jeunes diplômés considèrent que leur poste doit être en phase avec leurs valeurs (« Talents : ce qu’ils attendent de leur emploi » porté par Boston Consulting Group, la Conférence des Grandes écoles et Ipsos).
Communiquer sur votre démarche RSE vous permettra de correspondre aux attentes des candidat.e.s qui postulent chez vous. C’est d’autant plus vrai pour la jeune génération qui a besoin de trouver du sens dans son travail au quotidien.
En effet, avoir une stratégie RSE bien ficelée peut vous permettre de faire pencher la balance en votre faveur lors de recrutements.
Vous engagez vos salariés grâce à la RSE
🍃 83% des salariés pensent qu’il est important de travailler pour une entreprise qui partage leurs valeurs (sondage Opinionway).
Pourquoi impliquer ses salariés ?
Tout simplement, pour créer un climat de confiance et de transparence avec eux. Tout comme avec vos clients, si vous instaurez une relation de confiance, il vous le rendront ! Ils pourront ainsi se projeter sur du long terme et s’impliquer d’autant plus car leur travail aura plus de sens pour eux.
Vous engagez votre entreprise pour un monde meilleur
Le dernier avantage, mais pas des moindres. En créant une stratégie RSE, vous engagez votre entreprise pour un monde meilleur. Vous agissez au quotidien en sachant que vos actions servent un grand but.
Et ça, ce n’est pas rien 😉
Les étapes pour débuter sa stratégie RSE
Etape 1 : se faire accompagner (ou non)
Vous ne savez pas par où commencer ? Que mettre en place en premier ? Comment prioriser ?
Sachez le, vous n’êtes pas seuls. Certaines entreprises peuvent vous accompagner pour mettre en place une bonne stratégie RSE.
Par exemple : des cabinets de conseils spécialisés (Utopies, Ekodev, Ernst&Young, etc.), une organisation patronale, la Chambre de Commerce et d’Industrie, une fédération professionnelle, l’ADEME…
Etape 2 : l’identification des parties prenantes et la communication de votre stratégie RSE
En interne
Tout d’abord, il est très important d’identifier les parties prenantes de la démarche RSE au sein de votre société. Que ce soit des collaborateurs, dirigeants, cadres ou encore syndicats, il est important de leur expliquer que vous comptez développer une stratégie RSE.
Ainsi, ils comprendront pourquoi vous les sollicitez par la suite et se sentiront plus impliqués dans la démarche.
Pour leur faire comprendre l’intérêt de développer une stratégie RSE, vous pouvez proposer des moments de sensibilisation aux enjeux écologiques et sociaux. Par exemple la projection de documentaires, l’animation de Fresque du Climat, une sortie team building…
En externe
Toutes les personnes avec qui vous travaillez sont concernées par les actions que vous allez mettre en place, que ce soit en interne ou… en externe. Qu’ils soient fournisseurs, clients, actionnaires ou sous-traitants, vous devez communiquer sur votre stratégie et expliquer votre démarche.
La transparence est un facteur clé d’une bonne stratégie RSE.
Etape 3 : faire un audit interne de l’entreprise
La RSE a pour but de mettre en place des actions afin d’engager socialement et environnementalement votre entreprise.
Mais comment mettre en place des actions vraiment efficaces ? Quelles sont les actions à prioriser ?
Vous le saurez en réalisant un audit interne de votre entreprise. Ainsi, il vous permettra de faire un état des lieux de l’existant et de voir sur quoi vous focaliser par la suite.
Faire un bilan carbone pour prioriser vos engagements dans la lutte contre le réchauffement climatique
Pour définir vos priorités et gagner en efficacité en terme d’engagements climatiques, vous pouvez effectuer un bilan carbone.
Qu’est-ce qu’un bilan carbone ?
Le bilan carbone vous permet de comptabiliser vos émissions de gaz à effet de serre. Ce bilan est actuellement obligatoire pour les entreprises de plus de 500 salariés et pourrait devenir obligatoire pour quasiment toutes les entreprises dans les prochaines années.
Comment réaliser son bilan carbone ?
Tout d’abord, il faut savoir qu’il existe plusieurs méthodologies de comptabilité carbone :
La méthode Bilan Carbone de l’ABC (Association Bilan Carbone) et l’IFC (l’Institut de Formation Carbone). Il s’agit de la méthodologie la plus répandue en France. C’est d’ailleurs celle utilisée pour le reporting BEGES demandé par les autorités françaises.
Le GHG Protocol, une méthodologie internationale pour communiquer sur son empreinte carbone.
Pour vous aider dans votre comptabilité carbone, vous pouvez utiliser une plateforme en ligne, souvent plus intuitive et plus simple à prendre en main que le excel fournit pour la méthode Bilan Carbone.
De même, des programmes d’accompagnement existent pour vous aider à mettre en place ce bilan carbone.
🍃 Chez WeCount, nous proposons une plateforme de comptabilité carbone ET un programme d’accompagnement de 3 mois à la transition bas-carbone. Contactez-nous si vous voulez en savoir plus.
Réaliser un audit interne de l’entreprise pour définir vos actions sociales
Cet audit social RSE vous permettra de faire un état des lieux sur votre entreprise. Vous pourrez ainsi mesurer l’efficacité de votre politique RH, vérifier la conformité de votre réglementation et prouver votre engagement.
Etape 4 : créer un plan d’action
Nous rentrons maintenant dans le vif du sujet.
Vous devez fixer des objectifs et actions à mettre en place à court, moyen et long termes en priorisant. On ne peut pas être sur tous les fronts !
Tous vos objectifs doivent être SMART (Spécifiques, Mesurables, Atteignables, Réalistes et Temporellement définis.)
Pour vous aider à la réalisation de ce plan d’actions, voici quelques pistes :
Vous pouvez effectuer un benchmark des actions RSE de vos concurrents. Vous pourrez ainsi observer des bonnes pratiques, voir quels sont leurs engagements, vous donner de nouvelles idées…
Vous pouvez aussi miser sur l’intelligence collective en demandant à vos employés de prendre part à l’élaboration du plan d’action. Ce sont eux qui connaissent le mieux leur métier, et donc le moyen de les changer.
Mais le principal : ne vous éparpillez pas ! Il vaut mieux fixer peu d’objectifs mais qui auront un grand impact pour commencer.
Etape 5 : communiquer sur vos objectifs RSE
En arrivant à cette étape, le gros du travail a déjà été réalisé. Place à l’activation de votre stratégie RSE !
Dans tous les cas, vous devez créer une charte RSE pour clarifier vos engagements et vos objectifs. Avec ce document, vous faciliterez la communication en interne et en externe.
Communiquer sur sa stratégie RSE en interne
Vous devez maintenant tenir au courant vos équipes du travail qui a été réalisé. Le but est qu’ils comprennent que leur soutien vous a aidé, mais qu’ils se sentent aussi impliqués dans la démarche et prêts à faire les actions qui ont été décidées.
Différents supports peuvent être utilisés pour communiquer en interne :
L’intranet
Le mailing
Le journal d’entreprise
Les affichages
…
Vous pouvez aussi proposer à vos salariés des formations.
Communiquer sur sa stratégie RSE en externe
Afin que vous puissiez obtenir tous les bénéfices de la création de votre stratégie RSE, vous devez communiquer sur vos actions et résultats.
Mais sur quels supports ?
Les réseaux sociaux
Le site internet
Le mailing
Les affichages
…
Dans tous les cas : donnez vos les moyens d’atteindre vos objectifs et restez transparents et honnêtes afin d’éviter le greenwashing ! C’est la clé du succès de votre stratégie.
Alors, quand est-ce que vous vous lancez ? �
Vous souhaitez accélérer la transition climat et esg de votre entreprise ?
Pendant plusieurs mois, ces structures ont réalisé leur bilan d'émissions de gaz à effet de serre (GES), partagé leurs données terrain et élaboré leurs premières pistes d'action de décarbonation grâce à l'accompagnement individuel, aux ateliers collectifs et à la plateforme carbone de WeCount.
Les retours d'expérience opérationnels des Offices de Tourisme participants, associés à l'expertise méthode de WeCount, ont permis la co-construction d'une note méthodologique au plus proche des réalités et des spécificités du secteur touristique territorial.
Contenu du guide
Dans le guide, vous pouvez trouver :
✅ +20 idées d'actions concrètes et leviers opérationnels pour engager votre plan de décarbonation et inciter aux mobilités bas-carbone.
💡 Des repères méthodologiques sur-mesure pour structurer votre démarche et réussir à définir vos périmètres d'étude (Périmètre Office de Tourisme vs Périmètre Destination)
🔎 Une analyse décryptée des 6 principaux postes d'émissions du secteur : mobilités visiteurs (réceptif/local), produits de boutique, prestations traiteurs & alimentation, numérique, gestion des bâtiments et achats de services.
📊 Des recommandations et cas pratiques pour fixer votre trajectoire de réduction des émissions (alignée sur la SNBC, les objectifs de votre collectivité ou la méthodologie SBTi) et mobiliser votre écosystème territorial.
Comment prouver l’impact concret de vos actions et valoriser la contribution de la RSE à la performance globale de l’entreprise ?
Business, RH, finance... Les responsables RSE doivent aujourd'hui naviguer entre pilotage d'impact et exigences de rentabilité. Pour pérenniser les engagements et obtenir les arbitrages stratégiques nécessaires, il devient essentiel de positionner la RSE non plus comme une contrainte, mais comme un véritable moteur de performance économique et d'attractivité.
Comment dépasser la simple mesure d'impact pour parler le langage de la direction et des chiffres ? Quels indicateurs et arguments mobiliser pour démontrer la valeur créée par vos démarches ?
Dans ce webinaire, trois experts et acteurs engagés vous apportent des clés méthodologiques et des retours d'expérience concrets pour mesurer, valoriser et faire du ROI de la RSE un levier de conviction puissant en interne.
Pour participer au webinaire
Rien de plus simple, inscrivez-vous en complétant le formulaire ci-dessous. 👇🏻
Intervenants
🎙️ Sylvain Wasserman, président de l'ADEME
🎙️ Claire Bottineau, Head of Sustainability chez Elis Group et vice-présidente du C3D
🎙️ Emery Jacquillat, PDG de CAMIF et cofondateur de la Communauté des Entreprises à Mission
Pourquoi participer
Ce webinaire a été conçu comme un moment pour :
Dépasser les idées reçues sur le coût de la RSE et en faire un levier de création de valeur globale,
Mobiliser les bons indicateurs pour crédibiliser vos démarches auprès de votre direction, de la finance et des RH,
S'inspirer de retours d'expérience stratégiques et de conseils d'experts pour affirmer le positionnement de votre équipe RSE en interne !
Un moment pensé pour celles et ceux qui, au quotidien, cherchent à donner envie d’agir, clarifier les enjeux et créer un alignement stratégique durable !
Ce live peut vous être utile, mais vous n'avez pas d'email professionnel ? Ecrivez-nous à l'adresse contact-us@wecount.io.
👋 À propos des webinaires Pépites de WeCount
Les Pépites de WeCount mettent en lumière celles et ceux qui font avancer la transition dans leurs organisations. Un rdv trimestriel, des formats courts, inspirants et concrets pour passer de la réflexion à l’action.
Et pour cause, un jean, un smartphone, une bouteille de shampoing : chaque produit génère des émissions de gaz à effet de serre et vient impacter le bilan carbone de chaque individu. Les entreprises qui prennent les devant et jouent la carte de la transparence ont aujourd’hui un avantage de taille.
L'empreinte carbone produit est devenue un outil stratégique pour les entreprises qui souhaitent éco-concevoir leurs produits, répondre aux exigences réglementaires et se différencier sur leur marché.
Dans cet article, on vous explique ce qu'est l'empreinte carbone d'un produit, comment la calculer, comment la réduire concrètement, et comment l'intégrer dans votre stratégie climat globale.
L'empreinte carbone produit en résumé :
Une approche 360 : L'empreinte carbone produit mesure les émissions de GES sur l'ensemble du cycle de vie d’un produit (matières premières, fabrication, transport, utilisation, fin de vie). Le bilan carbone entreprise lui se concentre sur la mesure des émissions générées par une entreprise sur une année.
Focus climat vs vision multicritère : L'empreinte carbone produit se concentre uniquement sur les émissions de CO₂e, tandis qu'une ACV complète évalue également d’autres impacts environnementaux (eau, biodiversité, ressources, toxicité, acidification…).
Un levier stratégique pour les entreprises : Mesurer l'empreinte carbone de ses produits n’est pour le moment pas obligatoire en Europe. En revanche, les choses commencent à bouger. Les entreprises opérant dans le textile en France sont d'ores et déjà concernées par le décret n°2025-957 du 6 septembre 2025 encadrant l'affichage volontaire du coût environnemental. Par ailleurs, les entreprises qui communiquent sur leurs engagements environnementaux devront se conformer à la directive Empowering Consumers for the Green Transition (ECGT) dès septembre 2026.
Une méthodologie rigoureuse encadrée par des normes : Le calcul repose sur des normes internationales (ISO 14067, GHG Protocol Product Standard) et nécessite de définir une unité fonctionnelle, cartographier le cycle de vie, collecter des données précises et appliquer des facteurs d'émission adaptés.
Des actions concrètes pour réduire l'impact : Éco-conception, choix des matières premières, optimisation de la fabrication, réduction des transports, allongement de la durée de vie, amélioration de la recyclabilité... Les leviers sont nombreux et doivent être priorisés selon leur impact réel.
Qu'est-ce que l'empreinte carbone d'un produit ?
Définition simple
L'empreinte carbone d'un produit (aussi appelée Analyse de Cycle de Vie carbone ou Product Carbon Footprint en anglais) mesure la quantité totale de gaz à effet de serre émise sur l'ensemble du cycle de vie d'un produit ou d'un service, exprimée en kilogrammes de CO₂ équivalent (kgCO₂e ou tCO₂e).
Concrètement, cela signifie qu'on comptabilise toutes les émissions générées depuis l'extraction des matières premières jusqu'à la fin de vie du produit, en passant par sa fabrication, son transport, son utilisation et son recyclage ou sa destruction.
L'analyse du cycle de vie, de l'extraction des matières premières à la gestion de sa fin de vie, source wecount.io
☝️ Exemple : Pour une bouteille de shampoing, on ne regarde pas seulement le produit en lui-même, mais aussi son utilisation : un lavage de cheveux. Cela inclut donc les matières premières (ingrédients, plastique de la bouteille), la fabrication du shampoing, l'emballage et l'étiquetage, le transport jusqu'au point de vente, la distribution du point de vente jusqu’à chez la personne, l'utilisation (eau chaude pour se laver les cheveux), la fin de vie (recyclage de la bouteille, traitement de l'eau usée).
Différence entre empreinte carbone produit et empreinte carbone entreprise
Avant d’aller plus loin, il est essentiel de bien distinguer ces deux approches, car elles ne mesurent pas la même chose :
Critère
Empreinte carbone entreprise (Bilan Carbone®)
Empreinte carbone produit (ACV carbone)
Périmètre
Une organisation (entreprise, collectivité)
Un produit ou service spécifique
Temporalité
Une année donnée (ex : 2024)
Tout le cycle de vie du produit (sans limite temporelle)
Objectif
Mesurer l'impact global de l'organisation
Mesurer l'impact d'un produit spécifique
Scopes
Scopes 1, 2, 3 de l'organisation
Toutes les étapes du cycle de vie du produit
Différence entre empreinte carbone produit et ACV
Quelques éléments pour vous permettre de distinguer les deux :
Une Analyse du Cycle de Vie (ACV) est une méthodologie normée (ISO 14040 et 14044) qui évalue les impacts environnementaux d'un produit ou service sur l'ensemble de son cycle de vie. Elle est multicritère et ne se limite pas au climat, mais mesure plusieurs impacts environnementaux (épuisement des ressources, consommation d'eau, acidification, eutrophisation, toxicité, occupation des sols, appauvrissement de la couche d'ozone, etc.).
L'empreinte carbone produit (aussi appelée ACV carbone ou Product Carbon Footprint en anglais) est une ACV simplifiée qui se concentre sur un seul indicateur : les émissions de gaz à effet de serre (exprimées en CO₂e). Elle suit la même logique que l'ACV (approche cycle de vie complet), mais ne regarde que l'impact climatique.
✨Notre conseil : Si votre priorité est de mesurer et réduire votre impact climat, l'empreinte carbone produit suffit. Si vous souhaitez une vision globale de tous les impacts environnementaux, optez pour une ACV complète.
Les principales normes et méthodologies
Le calcul de l'empreinte carbone produit est encadré par plusieurs normes et référentiels internationaux :
ISO 14067 : Norme internationale spécifique à l'empreinte carbone des produits (quantification et communication) ;
ISO 14040 et 14044 : Normes de référence pour l'Analyse de Cycle de Vie (ACV), qui servent de base méthodologique ;
GHG Protocol Product Standard : Référentiel international développé par le World Resources Institute (WRI) et le World Business Council for Sustainable Development (WBCSD) ;
Bilan Carbone® Produit : Méthodologie française développée par l'ADEME et l'Association Bilan Carbone (ABC).
📝 À noter : L'ACV et l'empreinte carbone produit sont des méthodes très encadrées par des normes ISO et requièrent une grande rigueur, contrairement à des estimations rapides ou approximatives.
Pourquoi est-il intéressant de mesurer l'empreinte carbone de ses produits ?
Répondre aux exigences réglementaires
Plusieurs réglementations françaises et européennes imposent ou incitent à mesurer l'empreinte carbone des produits :
À l’échelle européenne
En mars 2023, la Commission Européenne présentait la directive Green Claims. Celle-ci était adoptée par le Parlement européen en mars 2024 et avait pour objectif d’encadrer les allégations environnementales en s'appuyant sur la méthodologie PEF. Entretemps, il y a eu un retour en arrière puisque cette initiative a été retirée en juin 2025.
Il reste à ce jour la directive ECGT (Empowering Consumers for the Green Transition), adoptée en mars 2024, et dont l’entrée en application dans les États membres est prévue pour septembre 2026. Cette dernière interdit entre autres les allégations génériques (« écologique », « vert ») et les labels « neutre en carbone » basés sur des compensations plutôt que sur des réductions réelles.
Zoom sur la France
La loi AGEC (Anti-Gaspillage pour une Économie Circulaire, 2020) et la loi Climat et Résilience (2021) imposent progressivement aux entreprises de certaines filières (textile, agroalimentaire, hôtellerie) d'afficher l'impact environnemental de leurs produits.
En pratique, cela se traduit par un score, une étiquette ou un pictogramme apposé sur le produit ou sa fiche en ligne, informant le consommateur de l'impact carbone et environnemental du produit tout au long de son cycle de vie.
En France, il existe également le décret n° 2025-957 du 6 septembre 2025 qui encadre les modalités de calcul et de communication du coût environnemental des produits textiles. Ce n’est pas une obligation mais les entreprises peuvent choisir d’afficher le score de leurs produits sur leurs sites internet et/ou en magasin. Decathlon a par exemple choisi d’aller en ce sens, comme on peut le voir par exemple sur la fiche produit de ces chaussures de basketball.
Identifier les vrais leviers de réduction
Mesurer l'empreinte carbone de vos produits permet d'identifier précisément les étapes du cycle de vie les plus émettrices et de prioriser les actions de réduction les plus efficaces.
Quelles émissions sont prises en compte pour une analyse d'empreinte carbone produit ?
Les gaz à effet de serre couverts
L'empreinte carbone produit mesure l'ensemble des gaz à effet de serre (GES) émis, pas seulement le CO₂. Ces gaz sont convertis en CO₂ équivalent (CO₂e) selon leur pouvoir de réchauffement global (PRG).
Les principaux GES pris en compte sont :
CO₂ (dioxyde de carbone) : combustion d'énergies fossiles, déforestation
Gaz fluorés (HFC, PFC, SF₆) : réfrigération, climatisation, industrie électronique
📝 A noter : Le méthane est émis principalement par l’agriculture et la production des hydrocarbures. Selon le 6e rapport du GIEC, son pouvoir de réchauffement par contre serait entre 26 et 34 fois supérieur à celui du CO2 sur 100 ans.
Quel est le lien entre empreinte carbone produit et stratégie climat d'entreprise ?
Les deux approches sont complémentaires et s'inscrivent dans une stratégie climat globale.
Lien entre empreinte carbone produit et trajectoire de décarbonation
L'empreinte carbone produit est un outil clé pour définir et piloter votre trajectoire de décarbonation :
Fixer des objectifs produit par produit : Réduire de X% l'empreinte carbone de chaque produit d'ici 2030 ;
Piloter les actions d'éco-conception : Suivre l'évolution de l'empreinte carbone au fil des itérations de design ;
Mesurer les progrès : Recalculer l'empreinte carbone après chaque amélioration pour vérifier l'impact réel.
Lien entre empreinte carbone produit et neutralité carbone et SBTi
Le Science Based Targets initiative (SBTi) est un référentiel international pour valider que votre trajectoire de réduction est alignée avec l'Accord de Paris. L'empreinte carbone produit peut nourrir votre démarche SBTi en vous permettant de :
Quantifier les émissions scope 3 aval (utilisation et fin de vie de vos produits vendus) ;
Identifier les leviers de réduction produit par produit ;
Fixer des objectifs de décarbonation par gamme de produits.
📝 À noter : La SBTi impose de réduire vos émissions, pas de les compenser. L'empreinte carbone produit permet d'identifier où et comment réduire efficacement. La première étape pour une entreprise qui vise l’objectif Net Zero et souhaite contribuer à la neutralité carbone est de réduire ses propres émissions avant de réduire les émissions de sa chaîne de valeur ou de financer des projets de séquestration. Pour creuser le sujet, consultez notre article Science Based Targets Initiative (SBTi) : 5 étapes pour fixer sa trajectoire.
Comment calculer l'empreinte carbone d'un produit ?
Le calcul de l'empreinte carbone d'un produit suit une méthodologie rigoureuse en 5 étapes clés.
Étape 1 : Définir le périmètre et l'unité fonctionnelle
Avant de commencer, il faut définir précisément ce que l’on mesure.
L'unité fonctionnelle
L'unité fonctionnelle définit la fonction et la performance que le produit remplit. On ne mesure pas l'empreinte d'un objet en soi, mais celle de l'usage qu'on en fait. Cette unité fonctionnelle, cela va être ce à quoi le résultat est rapporté.
Exemples d'unités fonctionnelles :
Ampoule : "Fournir entre 500 et 900 lumens pendant 1000 heures" ;
Sac de courses : "Emballer 9000 litres de produits par an" ;
Voiture : "Transporter 5 personnes sur 200 000 km" ;
Shampoing : "Permettre 20 lavages de cheveux".
Le périmètre
Il faut également définir :
Quelles étapes du cycle de vie sont incluses (extraction, fabrication, transport, usage, fin de vie) ;
La zone géographique (produit vendu en France, en Europe, à l'international) ;
Les hypothèses d'utilisation (durée de vie, fréquence d'usage, conditions d'utilisation).
Étape 2 : Cartographier le cycle de vie
Une fois l'unité fonctionnelle définie, il faut cartographier toutes les étapes du cycle de vie du produit et identifier les flux entrants et sortants à chaque étape.
Fabrication : Mélange des ingrédients, mise en bouteille, étiquetage, énergie de l'usine ;
Emballage : Carton, film plastique, palette ;
Transport amont : Transport des matières premières vers l'usine ;
Transport aval : Transport du produit fini vers les points de vente ;
Distribution : transport du produit depuis les points de vente jusque chez les habitants ;
Utilisation : Eau chaude pour se laver les cheveux ;
Fin de vie : Recyclage de la bouteille, traitement de l'eau usée.
Étape 3 : Collecter les données d'inventaire
C'est l'étape la plus chronophage : il faut collecter chaque donnée d'activité vis-à-vis de l’unité fonctionnelle et pour chaque étape du cycle de vie.
Types de données à collecter :
Quantités de matières premières (kg, litres, unités) ;
Consommation d'énergie (kWh de gaz, électricité, fioul) ;
Distances et modes de transport (km en camion, train, bateau, avion) ;
Consommation d'eau (litres) ;
Déchets générés (kg de déchets, taux de recyclage).
Étape 4 : Appliquer les facteurs d'émission
Une fois les données collectées, il faut les convertir en émissions de CO₂e en appliquant des facteurs d'émission.
💡Bon à savoir : Sur la plateforme de comptabilité carbone WeCount, nous avons rassemblé 115K facteurs d’émission parmi 15 bases de données de référence (Base Empreinte, ecoinvent, Inies, Agribalyse, Defra, Ecobalyse, etc). L’idée est de vous faciliter la vie en centralisant un maximum de données. Pour en savoir plus, demandez une démo !
Plateforme de comptabilité carbone WeCount
Étape 5 : Analyser les résultats et identifier les leviers
Une fois tous les calculs réalisés, il faut analyser les résultats pour identifier les étapes les plus émettrices (on parle de points chauds carbone) et prioriser les actions de réduction.
Questions à se poser :
Quelles étapes du cycle de vie pèsent le plus dans l'empreinte totale ?
Quels sont les postes sur lesquels j'ai le plus de marge de manœuvre ?
Quelles actions de réduction auront le plus d'impact ?
Emissions GES produits selon le cycle de vie
Peut-on communiquer sur l'empreinte carbone d'un produit ?
Oui, communiquer sur l'empreinte carbone d'un produit est possible, voire encouragé, à condition de respecter certaines règles de transparence et de sincérité pour éviter le greenwashing.
Bonnes pratiques de communication environnementale
Être précis et transparent : Indiquez clairement le périmètre de l'empreinte carbone (tout le cycle de vie ou seulement certaines étapes), l'unité fonctionnelle, et la méthodologie utilisée ;
Afficher les chiffres : Communiquez l'empreinte carbone en kgCO₂e de manière claire et compréhensible. Évitez les formulations vagues comme "produit vert" ou "éco-responsable" sans données chiffrées ;
Comparer de manière honnête : Si vous comparez votre produit à un concurrent ou à une version antérieure, assurez-vous que la comparaison est juste et méthodologiquement cohérente (même périmètre, même unité fonctionnelle) ;
Reconnaître les limites : Soyez honnête sur les incertitudes, les hypothèses et les limites de votre calcul. Aucune empreinte carbone n'est parfaite, et reconnaître cela renforce la crédibilité ;
Accompagner d'actions concrètes : Ne communiquez pas uniquement sur le chiffre, mais aussi sur les actions de réduction que vous avez mises en place et vos engagements futurs.
Éviter le greenwashing et le greenhushing
Le greenwashing c'est le fait de communiquer de manière trompeuse ou exagérée sur les qualités environnementales d'un produit. Par exemple, n’affichez jamais "produit neutre en carbone". Pour mieux comprendre la raison, consultez notre article “Neutralité carbone : ce que cela signifie vraiment pour les entreprises.”
Le greenhushing, c'est le fait de ne pas communiquer sur ses efforts environnementaux par peur d'être accusé de greenwashing.
Quels outils utiliser pour réaliser une empreinte carbone produit ?
Pour réaliser une empreinte carbone produit, plusieurs options s'offrent à vous :
Tableur Excel (manuel) : Gratuit et flexible, le tableur Excel convient aux produits simples et permet de se familiariser avec la méthodologie. Cependant, il est chronophage, peut comporter des risques d'erreurs de calcul et manque de traçabilité automatique. Il peut être adapté pour un premier calcul exploratoire sur un produit simple.
Logiciels d'ACV spécialisés : Ils permettent d’avoir des calculs automatisés rigoureux avec bases de données intégrées (Ecoinvent) et conformité aux normes ISO. Ces outils offrent des analyses multicritères complètes, mais sont parfois coûteux (licences annuelles) et nécessitent une expertise ACV avec une courbe d'apprentissage élevée. Cela peut être adapté pour desACV complètes multicritères, certifications environnementales ou équipe dédiée.
Logiciel de comptabilité carbone : Cette option permet de collecter facilement les données, de garantir une robustesse méthodologique, d’avancer sereinement avec un outil facile à prendre en main mais aussi et surtout de piloter efficacement le passage à l’action (définir une trajectoire, quantifier les actions et simuler des scénarios, etc.).
Chez WeCount, notre plateforme de comptabilité carbone a été spécialement conçue pour les PME : intuitive, guidée, et accessible sans expertise préalable. Vous êtes accompagné à chaque étape, de la collecte à la publication de votre bilan. Envie d'une démo ? Contactez notre équipe.
Plateformes simplifiées et accessibles : Bilan Produit® (ADEME) et Ecobalyse (textile) sont des outils gratuits ou accessibles avec interface simplifiée et bases de données intégrées. Moins personnalisables et limités à certains secteurs, ils peuvent convenir aux calculs simplifiés et estimations rapides.
Comment WeCount accompagne les entreprises dans leur démarche d'analyse d'empreinte carbone produit ?
Analyser l’empreinte carbone d’un produit demande de mobiliser de nombreuses données (achats, transport, fabrication, usage…), souvent réparties entre plusieurs équipes. Sans outil structurant, la démarche peut vite devenir chronophage et difficile à piloter.
WeCount propose une approche combinant plateforme digitale et accompagnement méthodologique pour faciliter la réalisation d’une empreinte carbone produit.
Centraliser et réutiliser les données existantes : La plateforme de comptabilité carbone permet de s’appuyer sur les données déjà collectées dans le cadre du bilan carbone de l’entreprise. Les émissions peuvent être réorganisées à l’échelle d’un produit et réparties selon les étapes de son cycle de vie, ce qui évite de repartir de zéro.
Structurer l’analyse étape par étape : Un accompagnement est proposé pour définir le périmètre, l’unité fonctionnelle et les données prioritaires à collecter. L’objectif est d’identifier rapidement les principales sources d’émissions et de prioriser les actions de réduction.
Orienter les choix d’éco-conception : Les résultats obtenus permettent de comparer différents scénarios (choix de matières, modes de transport, emballage, durée de vie…) et d’éclairer les décisions de conception ou d’amélioration produit.
Gagner en autonomie dans le pilotage : Au fil des analyses, les équipes internes peuvent actualiser les calculs dans la plateforme, suivre l’évolution de l’empreinte carbone des produits et intégrer ces éléments dans leur stratégie climat.
Dans certains secteurs, comme la santé, un accompagnement spécifique peut être proposé pour appliquer des méthodologies dédiées, notamment pour l’évaluation de l’empreinte carbone des médicaments (méthode fournie par la DGE, Direction Générale des Entreprises).
FAQ : Empreinte carbone produit
Qu'est-ce qu'une bonne empreinte carbone pour un produit ?
Il n'existe pas de seuil universel, car cela dépend du type de produit, de sa fonction et de son secteur. Une "bonne" empreinte carbone est relative : elle doit être inférieure à la moyenne du marché et s'inscrire dans une trajectoire de réduction continue. L'essentiel est de mesurer, comparer avec des produits similaires, et progresser année après année.
L'empreinte carbone produit est-elle obligatoire ?
Non, l'empreinte carbone produit n'est pas obligatoire pour la plupart des entreprises. En revanche, l'affichage environnemental est en cours de déploiement progressif pour certains secteurs (textile, agroalimentaire, hôtellerie). De plus, certains clients, distributeurs ou donneurs d'ordre peuvent exiger cette information dans le cadre de leurs propres engagements climat ou de leur reporting CSRD.
Peut-on comparer deux produits entre eux ?
Oui, à condition de comparer des produits remplissant la même fonction (même unité fonctionnelle) et mesurés avec la même méthodologie. Par exemple, comparer l'empreinte carbone d'un sac réutilisable et d'un sac jetable nécessite de définir la même unité fonctionnelle (ex : "emballer 9000 litres de produits par an") et le même périmètre (cycle de vie complet).
À quelle fréquence faut-il recalculer l'empreinte carbone d'un produit ?
Il est recommandé de recalculer l'empreinte carbone d'un produit tous les 2 à 3 ans, ou dès qu'une modification majeure intervient (changement de fournisseur, de matière première, de procédé de fabrication, de transport). Cela permet de suivre l'évolution de l'impact et de mesurer l'efficacité des actions de réduction mises en place.
Quelle différence entre étiquette carbone et empreinte carbone produit ?
L'empreinte carbone produit est le calcul complet des émissions de GES sur tout le cycle de vie du produit. L'étiquette carbone (ou affichage environnemental) est la communication de cette empreinte au consommateur, souvent sous forme de score, pictogramme ou étiquette apposée sur le produit. L'étiquette est donc la version simplifiée et grand public de l'empreinte carbone produit.